VERS OU NOUS CONDUISENT LES SOCIALISTES ?

Publié le 22 Avril 2013

VERS OU NOUS CONDUISENT LES SOCIALISTES ?

Quel triste week-end pour le monde du travail !

Non seulement ce monde du travail eut droit aux défilés dans les rues de Paris, à la télévision et dans les radios, de ce monde de friqués qui s’est emparé du « mariage pour tous » pour mobiliser toute la panoplie des homophobes, réactionnaires, fascistes racistes, xénophobes, mais aussi de la pire avanie faite par le parti socialiste en pleine nuit samedi au sénat: sortir l’article 44/3 pour en finir avec les communistes qui voulaient que les sénateurs débattent sérieusement de ce que contenait cette loi scélérate dite de « sécurisation de l’emploi ».

Une étape fondamentale a donc été franchie par le parti socialiste dans sa descente aux enfers du monde capitaliste qu’il cajole avant de passer à la casserole;  il vient en effet de rompre avec un point essentiel de ce qu’est la gauche depuis l’avènement du gaullisme et de la cinquième république : dénier toute raison d’exister de cet article antirépublicain qui permet de mettre fin au débat et au vote article par article d’un projet de loi par la procédure du vote bloqué.

Que peut-on encore espérer de ce parti socialiste face à son choix clairement exprimé ces jours-ci de satisfaire les entreprises comme le dit Ayrault: en clair le profit, en mettant fin à tout débat pour que la loi réclamée par le Medef soit appliquée rapidement et ne souffre d’aucun retard à cause de députés ou de sénateurs qui veulent jouer leur rôle de législateurs.

Que de chemins de traverses parcourus depuis le 5 mai 2012 par Hollande et par son gouvernement pour en arriver aujourd’hui à cirer les pompes de la droite et du capital.

Rien ne prédestinait le parti socialiste à prendre ce chemin de « l’abaissement du pantalon » face à cette droite qui n’en demandait pas tant, et qui, du coup, reprend force et confiance et se prépare à tous les coups fourrés qui lui permettrait de revenir au pouvoir, peut-être même avant 2017 devant ce fiasco socialiste en cours.

La semaine dernière, la liste s’est allongée des dégâts de la politique antisociale menée par le gouvernement, la liste des boites qui ferment s’est encore allongée, Pétro-plus est abandonné à son triste sort et le préfet aux ordres du gouvernement propose un plan social de haut niveau comme si les plans sociaux sont de hauts niveaux quand il s’agit de mettre dehors des salariés.

Quelle laideur aussi de voir comment cette droite qui profite de cet accablement du monde du travail qui lui se sent lâcher et qui du même coup ne se mobilise pas, y compris pour s’opposer à cette droite xénophobe, raciste, homophobe qui défile dans nos rues.

Est-il encore temps de modifier le trajet pris par ce gouvernement ?

Non, s’il ne rebrousse pas chemin et il semble qu’il a plus qu’ un fil à la patte et qu’il ne croit qu’à la politique que lui insuffle le libéralisme par l’austérité.

C’est cette politique là qui le conduira tout droit dans le ravin et non dans le mur.

La question qui nous est posée, c’est de ne pas être happé par le convoi socialiste qui roule vers le précipice.

Oui, mais sans lui.Il reste un atout majeur, celle de la mobilisation du monde du travail qu’il s’agit de sortir de sa torpeur actuelle dû aux multiples coups de poignard qu’il a reçu par les reniements de Hollande depuis qu’il est président.

Cela sera dur, les 1er mai et 5 mai sont donc deux dates importantes pour redonner goût à la lutte à ceux qui n’y croient plus.

Une sixième république est sans doute nécessaire mais elle ne sera comprise par le peuple que si celui-ci retrouve le chemin de la lutte.

Le « tous pourris », « le coup de balai », sont des ressentiments comme le disait ce matin le co-directeur de la revue « Regard ». Il faudra autre chose que la colère et le ressentiment pour changer de république et surtout pour redonner de la force et de l’unité au monde du travail meurtri aujourd’hui par les trahisons socialistes et l’abaissement de certains syndicats qui ont accepté cet accord scélérat qui amènera encore plus de pauvreté pour les salariés et les retraités et plus de profits pour les capitalistes internationaux.

Alors soyons nombreux le premier mai pour manifester notre désapprobation des politiques actuellement menées dans le pays et dans le monde en exigeant qu’émergent les revendications concernant les salaires, les retraites, l’emploi, les conditions de vie et de travail.

Cela peut paraitre banal mais c’est le fondement d’un rapport de force nécessaire pour changer de société.

Le 5 Mai sera alors un moment important pour que le peuple de gauche se ressaisisse d’abord et passe à l’offensive.

L’heure n’est plus à constater les dégâts socialistes, l’heure est à la lutte.

Comme je le dis souvent : « les petits ruisseaux font les grandes rivières » et pour cela mieux vaut des argumentations solides pour aider ceux qui n’y croient plus que plutôt les enfoncer dans le ressentiment qui n’a rien de révolutionnaire.

Je suis un syndiqué de la CGT, je pense que les 700000 syndiqués de la CGT se doivent d’être présent le premier mai y pour manifester à l’appel de la CGT, FSU, Solidaires.

Bernard Lamirand

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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