UNIVERSITE PATRONALE : GATTAZ POUR LA MILITARISATION DES ENTREPRISES

Publié le 24 Août 2013

UNIVERSITE PATRONALE : GATTAZ POUR LA MILITARISATION DES ENTREPRISES

UN PEU D'HUMOUR...

UNIVERSITÉ DU MEDEF : L’ARMÉE VA FORMER LE PATRONAT A LA NOUVELLE COLLABORATION DE CLASSE

Le nouveau patron du Medef, Gattaz, veut montrer à tout le monde qu’il est un patron de combat.

Il a donc invité le général chef de la légion étrangère pour expliquer à ses ouailles l’art de la guerre en ces périodes de crise du capitalisme et la manière de tromper l’ennemi de classe : le salariat. L’idée étant de regarder la réalité en face, dit-il, et de demander aux français de partager le goût du combat des entrepreneurs : une dénomination qui veut faire oublier l’appellation de classe précédente, celle des patrons de combats et qui nous rappelle aussi les stratégies anciennes de la collaboration remontant à un autre maréchal dont un air sinistre emplissait la TSF de nos anciens : « maréchal nous voilà ».

L’Université se tiendra à Jouy en Josas du 28 au 31 Août et devrait, selon les dires du Maréchal Gattaz, nouveau président du Medef - béni à l’eau sainte de Vichy par les patrons- réunir des syndicalistes ( seule la présidente de la CGC y viendra) des hommes politiques, des ministres et plusieurs spécialistes du renseignement et des militaires de hauts rangs.

On peut d’ailleurs se demander ce que font ces militaires en uniforme astreints pourtant à l’obligation de réserve dans une enceinte où ils quitteront automatiquement leur neutralité (s’ils en ont une) pour enseigner au patronat les rudiments de la nouvelle guerre de classe que compte lancer le maréchal Gattaz.

Quand aux renseignements militaires, ceux-ci pourraient alors améliorer les méthodes patronales en leur enseignant l’art et la manière de tourmenter davantage les personnels par les pratiques nouvelles du mouchardage informatique, du bourrage de crâne, de la souffrance au travail par le stress ou le placement de caméras ultra sophistiquées jusque dans les chiottes des salariés -es comme l’enseigne l’ami Poutine en Russie de poursuivre l’ennemi (de classe) là où il se terre.

Pour le Maréchal Gattaz, il s’agit aussi de mener la guerre psychologique et de convaincre le gouvernement qu'il faut défoncer la dernière ligne de défense du droit du travail et de faire encore mieux que l’accord scélérat de janvier 2013 sur la flexibilité du travail signé par ceux à la solde du patronat.

En outre, l’état-major Patronal veut une guerre éclair contre les charges sociales et il ordonne une offensive contre les cotisations sociales en estimant qu’il y a 50 milliards de trop de cotisations sur le coût du travail et 50 milliards de trop en charges sur l’exploitation des entreprises.

Cette année le premier ministre ne s’y rendra pas, mais il a invité une pléiade de ministres à y aller, notamment le coté finance avec l’ami du patronat, Moscovici, toujours prêt à rendre service à ceux qui ont les poches pleines.

Nul doute qu’avec un tel patron de combat, les travailleurs auront besoin de s’unir et de mener le combat de classe, comme nous invite, tout compte fait, ce patron de combat.

Il n'est pas question de nous mettre « au garde à vous » devant ces outrances guerrières et d’aller « grailler » à l’ordinaire troupe pendant que ces messieurs se régalent au Mess des officiers du fric.

Le 10 Septembre, il ne s’agira pas de rester « planter comme une borne » ; soyons nombreux dans les rues de nos villes à manifester pour nos salaires, nos conditions de travail, notre retraite et plus largement pour le droit syndical à l’entreprise, un lieu où il ne faut pas laisser les légions du patronat s’emparer de la bataille idéologique et tenir le terrain de l’exploitation et de la surexploitation de l’homme par le capital.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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