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Publié le 23 Février 2019

 

e Pierre Bénite et leurs amis !

La lutte des classes en France par Serge Halimi et Pierre Rimbert

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

La lutte des classes en France par Serge Halimi et Pierre Rimbert

Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse…

La peur. Pas celle de perdre un scrutin, d’échouer à « réformer » ou de voir fondre ses actifs en Bourse. Plutôt celle de l’insurrection, de la révolte, de la destitution. Depuis un demi-siècle, les élites françaises n’avaient plus éprouvé pareil sentiment. Samedi 1er décembre 2018, il a soudain glacé certaines consciences. « L’urgent, c’est que les gens rentrent chez eux », s’affole la journaliste-vedette de BFM TV Ruth Elkrief. Sur les écrans de sa chaîne défilent les images de « gilets jaunes » bien déterminés à arracher une vie meilleure.

Quelques jours plus tard, la journaliste d’un quotidien proche du patronat, L’Opinion, révèle sur un plateau de télévision à quel point la bourrasque a soufflé fort : « Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef [Mouvement des entreprises de France], Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : “Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon…” Ils se sentaient menacés, physiquement. »

Assis à côté de la journaliste, le directeur d’un institut de sondage évoque à son tour « des grands patrons effectivement très inquiets », une atmosphère « qui ressemble à ce que j’ai lu sur 1936 ou 1968. Il y a un moment où on se dit : “Il faut savoir lâcher des grosses sommes, plutôt que de perdre l’essentiel” (1)  ». Lors du Front populaire, le dirigeant de la Confédération générale du travail (CGT) Benoît Frachon rappelait en effet qu’au cours des négociations de Matignon, consécutives à une flambée de grèves imprévues avec occupation d’usines, les patrons avaient même « cédé sur tous les points ».

Ce genre de décomposition de la classe possédante est rare, mais il a pour corollaire une leçon qui a traversé l’histoire : ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins de leur peur (2). Le mouvement des « gilets jaunes » — durable, insaisissable, sans leader, parlant une langue inconnue des institutions, tenace malgré la répression, populaire malgré la médiatisation malveillante des déprédations — a donc provoqué une réaction riche de précédents. Dans les instants de cristallisation sociale, de lutte de classes sans fard, chacun doit choisir son camp. Le centre disparaît, le marais s’assèche. Et alors, même les plus libéraux, les plus cultivés, les plus distingués oublient les simagrées du vivre-ensemble.

Saisis d’effroi, ils perdent leur sang-froid, tel Alexis de Tocqueville quand il évoque dans ses Souvenirs les journées de juin 1848. Les ouvriers parisiens réduits à la misère furent alors massacrés par la troupe que la bourgeoisie au pouvoir, persuadée que « le canon seul peut régler les questions [du] siècle (3)  », avait dépêchée contre eux.

Décrivant le dirigeant socialiste Auguste Blanqui, Tocqueville en oublie alors ses bonnes manières : « L’air malade, méchant, immonde, une pâleur sale, l’aspect d’un corps moisi (…). Il semblait avoir vécu dans un égout et en sortir. Il me faisait l’effet d’un serpent auquel on pince la queue. »

Une même métamorphose de la civilité en fureur s’opère au moment de la Commune de Paris. Et elle saisit cette fois de nombreux intellectuels et artistes, progressistes parfois — mais de préférence par temps calme. Le poète Leconte de Lisle s’emporte contre « cette ligue de tous les déclassés, de tous les incapables, de tous les envieux, de tous les assassins, de tous les voleurs ». Pour Gustave Flaubert, « le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain ». Rasséréné par le châtiment (vingt mille morts et près de quarante mille arrestations), Émile Zola en tirera les leçons pour le peuple de Paris : « Le bain de sang qu’il vient de prendre était peut-être d’une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres (4). »

Autant dire que le 7 janvier dernier, M. Luc Ferry, agrégé de philosophie et de science politique, mais aussi ancien ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, pouvait avoir en tête les outrances de personnages au moins aussi galonnés que lui lorsque la répression des « gilets jaunes » (lire « Des violences policières aux violences judiciaires »), trop indolente à ses yeux, lui arracha — sur Radio Classique… — cette injonction aux gardiens de la paix : « Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois » contre « ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier ». Puis M. Ferry songea à son déjeuner.

D’ordinaire, le champ du pouvoir se déploie en composantes distinctes et parfois concurrentes : hauts fonctionnaires français ou européens, intellectuels, patrons, journalistes, droite conservatrice, gauche modérée. C’est dans ce cadre aimable que s’opère une alternance calibrée, avec ses rituels démocratiques (élections puis hibernation). Le 26 novembre 1900 à Lille, le dirigeant socialiste français Jules Guesde disséquait déjà ce petit manège auquel la « classe capitaliste » devait sa longévité au pouvoir : « On s’est divisé en bourgeoisie progressiste et en bourgeoisie républicaine, en bourgeoisie cléricale et en bourgeoisie libre-penseuse, de façon à ce qu’une fraction vaincue pût toujours être remplacée au pouvoir par une autre fraction de la même classe également ennemie. C’est le navire à cloisons étanches qui peut faire eau d’un côté et qui n’en demeure pas moins insubmersible. » Il arrive cependant que la mer s’agite et que la stabilité du vaisseau soit menacée. Dans un tel cas, les querelles doivent s’effacer devant l’urgence d’un front commun.

Face aux « gilets jaunes », la bourgeoisie a effectué un mouvement de ce type. Ses porte-parole habituels, qui, par temps calme, veillent à entretenir l’apparence d’un pluralisme d’opinions, ont associé d’une même voix les contestataires à une meute de possédés racistes, antisémites, homophobes, factieux, complotistes. Mais surtout ignares. « “Gilets jaunes” : la bêtise va-t-elle gagner ? », interroge Sébastien Le Fol dans Le Point (10 janvier). « Les vrais “gilets jaunes”, confirme l’éditorialiste Bruno Jeudy, se battent sans réfléchir, sans penser » (BFM TV, 8 décembre). « Les bas instincts s’imposent au mépris de la civilité la plus élémentaire », s’alarme à son tour le roturier Vincent Trémolet de Villers (Le Figaro, 4 décembre).

Car ce « mouvement de beaufs poujadistes et factieux » (Jean Quatremer), conduit par une « minorité haineuse » (Denis Olivennes), est volontiers assimilé à un « déferlement de rage et de haine » (éditorial du Monde) où des « hordes de minus, de pillards » « rongés par leurs ressentiments comme par des puces » (Franz-Olivier Giesbert) donnent libre cours à leurs « pulsions malsaines » (Hervé Gattegno). « Combien de morts ces nouveaux beaufs auront-ils sur la conscience ? », s’alarme Jacques Julliard.

Inquiet lui aussi des « détestations nues et aveugles à leur propre volonté », Bernard-Henri Lévy condescend cependant à signer dans… Le Parisien une pétition, agrémentée des noms de Cyril Hanouna, Jérôme Clément et Thierry Lhermitte, pour inviter les « gilets jaunes » à « transformer la colère en débat ». Sans succès… Mais, Dieu soit loué, soupire Pascal Bruckner, « la police, avec sang-froid, a sauvé la République » contre les « barbares » et la « racaille cagoulée » (5).

D’Europe Écologie - Les Verts (EELV) aux débris du Parti socialiste, de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) aux deux animateurs de la matinale de France Inter (un « partenariat de l’intelligence », au dire de la directrice de la station), tout un univers social s’est retrouvé pour pilonner les personnalités politiques bienveillantes envers le mouvement. Leur tort ? Attenter à la démocratie en ne se montrant pas solidaires de la minorité apeurée. Comment contrer de tels gêneurs ? User d’une vieille ficelle : rechercher tout ce qui pourrait associer un porte-parole des « gilets jaunes » à un point de vue que l’extrême droite aurait un jour défendu ou repris. Mais, à ce compte-là, devrait-on aussi encourager les violences contre des journalistes au motif que Mme Marine Le Pen, dans ses vœux à la presse, voit en elles « la négation même de la démocratie et du respect de l’autre sans lequel il n’est pas d’échange constructif, pas de vie démocratique, pas de vie sociale » (17 janvier) ?

Jamais le sursaut du bloc bourgeois qui forme le socle électoral de M. Emmanuel Macron (6) ne s’est dévoilé aussi crûment que le jour où Le Monde a publié le portrait, empathique, d’une famille de « gilets jaunes », « Arnaud et Jessica, la vie à l’euro près » (16 décembre). Un millier de commentaires enragés ont aussitôt déferlé sur le site du journal. « Couple pas très futé… La vraie misère ne serait-elle pas, dans certains cas, plus culturelle que financière ? », estimait un lecteur. « Le problème pathologique des pauvres : leur capacité à vivre au-dessus de leurs moyens », renchérissait un second. « N’imaginez pas en faire des chercheurs, des ingénieurs ou des créateurs. Ces quatre enfants seront comme leurs parents : une charge pour la société », tranchait un troisième. « Mais qu’attendent-ils du président de la République ?, s’insurgeait un autre. Qu’il se rende chaque jour à Sens pour veiller à ce que Jessica prenne bien sa pilule ?! » La journaliste auteure du portrait chancela devant ce « déluge d’attaques » aux « accents paternalistes » (7). « Paternalistes » ? Il ne s’agissait pas, pourtant, d’une dispute de famille : les lecteurs d’un quotidien réputé pour sa modération sonnaient plutôt le tocsin d’une guerre de classes.

Clarification sociologique

Le mouvement des « gilets jaunes » marque en effet le fiasco d’un projet né à la fin des années 1980 et porté depuis par les évangélistes du social-libéralisme : celui d’une « République du centre » qui en aurait fini avec les convulsions idéologiques en expulsant les classes populaires du débat public comme des institutions politiques (8). Encore majoritaires, mais trop remuantes, elles devaient céder la place — toute la place — à la bourgeoisie cultivée.

Le « tournant de la rigueur » en France (1983), la contre-révolution libérale impulsée en Nouvelle-Zélande par le Parti travailliste (1984) puis, à la fin des années 1990, la « troisième voie » de MM. Anthony Blair, William Clinton et Gerhard Schröder, ont paru réaliser ce dessein. À mesure que la social-démocratie se lovait dans l’appareil d’État, prenait ses aises dans les médias et squattait les conseils d’administration des grandes entreprises, elle reléguait aux marges du jeu politique son socle populaire d’autrefois. Aux États-Unis, on s’étonne à peine que, devant une assemblée de pourvoyeurs de fonds électoraux, Mme Hillary Clinton range dans le « panier des gens pitoyables » les soutiens populaires de son adversaire.

Mais la situation française est à peine meilleure. Dans un livre de stratégie politique, M. Dominique Strauss-Kahn, un socialiste qui a formé nombre de proches du président français actuel, expliquait il y a déjà dix-sept ans que la gauche devait dorénavant reposer sur « les membres du groupe intermédiaire, constitué en immense partie de salariés, avisés, informés et éduqués, qui forment l’armature de notre société. Ils en assurent la stabilité, en raison (…) de leur attachement à l’“économie de marché” ». Quant aux autres — moins « avisés » —, leur sort était scellé : « Du groupe le plus défavorisé, on ne peut malheureusement pas toujours attendre une participation sereine à une démocratie parlementaire. Non pas qu’il se désintéresse de l’histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois dans la violence » (9).

On ne se préoccuperait donc plus de ces populations qu’une fois tous les cinq ans, en général pour leur reprocher les scores de l’extrême droite. Après quoi, elles retourneraient au néant et à l’invisibilité — la sécurité routière n’exigeant pas encore de tous les automobilistes la possession d’un gilet jaune.

La stratégie a fonctionné. Les classes populaires se trouvent exclues de la représentation politique. Déjà faible, la part des députés ouvriers ou employés a été divisée par trois depuis cinquante ans. Exclues également du cœur des métropoles : avec 4 % de nouveaux propriétaires ouvriers ou employés chaque année, le Paris de 2019 ressemble au Versailles de 1789. Exclues, enfin, des écrans de télévision : 60 % des personnes qui apparaissent dans les émissions d’information appartiennent aux 9 % d’actifs les plus diplômés (10). Et, aux yeux du chef de l’État, ces classes populaires n’existent pas, l’Europe n’étant pour lui qu’un « vieux continent de petits-bourgeois se sentant à l’abri dans le confort matériel (11)  ». Seulement voilà : ce monde social oblitéré, décrété rétif à l’effort scolaire, à la formation, et donc responsable de son sort, a resurgi sous l’Arc de triomphe et sur les Champs-Élysées (voir « Une carte qui dérange »). Confondu et consterné, le conseiller d’État et constitutionnaliste Jean-Éric Schoettl n’eut plus qu’à diagnostiquer sur le site Internet du Figaro (11 janvier 2019) une « rechute dans une forme primitive de lutte des classes ».

Brouillage idéologique

Si le projet d’escamoter du champ politique la majorité de la population tourne à la bérézina, un autre chapitre du programme des classes dirigeantes, celui qui visait à brouiller les repères entre droite et gauche, connaît en revanche une fortune inespérée. L’idée initiale, devenue dominante après la chute du mur de Berlin, en 1989, consistait à repousser aux marges discréditées des extrêmes toute position mettant en cause le « cercle de la raison » libérale — une expression de l’essayiste Alain Minc. La légitimité politique ne reposerait plus alors sur une manière de voir le monde, capitaliste ou socialiste, nationaliste ou internationaliste, conservatrice ou émancipatrice, autoritaire ou démocratique, mais sur la dichotomie entre raisonnables et radicaux, ouverts et fermés, progressistes et populistes. Le refus de distinguer droite et gauche, un refus que les professionnels de la représentation reprochent aux « gilets jaunes », reproduit en somme au sein des classes populaires la politique de brouillage poursuivie depuis des décennies par le bloc bourgeois.

Cet hiver, les revendications de justice fiscale, d’amélioration du niveau de vie et de refus de l’autoritarisme du pouvoir occupent bien le devant de la scène, mais la lutte contre l’exploitation salariale et la mise en accusation de la propriété privée des moyens de production en sont largement absentes. Or ni le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune, ni le retour aux 90 kilomètres à l’heure sur les routes secondaires, ni le contrôle plus strict des notes de frais des élus, ni même le référendum d’initiative citoyenne (lire « Qui a peur de l’initiative citoyenne ? ») ne remetttent en cause la subordination des salariés dans l’entreprise, la répartition fondamentale des revenus ou le caractère factice de la souveraineté populaire au sein de l’Union européenne et dans la mondialisation.

Bien évidemment, les mouvements apprennent en marchant ; ils se fixent de nouveaux objectifs à mesure qu’ils perçoivent des obstacles imprévus et des occasions inespérées : au moment des états généraux, en 1789, les républicains n’étaient en France qu’une poignée. Marquer sa solidarité avec les « gilets jaunes », c’est donc agir pour que l’approfondissement de leur action continue à se faire dans le sens de la justice et de l’émancipation. En sachant toutefois que d’autres œuvrent à une évolution inverse et escomptent que la colère sociale profitera à l’extrême droite dès les élections européennes de mai prochain.

Un tel aboutissement serait favorisé par l’isolement politique des « gilets jaunes », que le pouvoir et les médias s’emploient à rendre infréquentables en exagérant la portée de propos ou d’actes répréhensibles mais isolés. L’éventuelle réussite de cette entreprise de disqualification validerait la stratégie suivie depuis 2017 par M. Macron, qui consiste à résumer la vie politique à un affrontement entre libéraux et populistes (12). Une fois ce clivage imposé, le président de la République pourrait amalgamer dans un même opprobre ses opposants de droite et de gauche, puis associer toute contestation intérieure à l’action d’une « Internationale populiste » où, en compagnie du Hongrois Viktor Orbán et de l’Italien Matteo Salvini, se côtoieraient selon lui des conservateurs polonais et des socialistes britanniques, des Insoumis français et des nationalistes allemands.

Le président français devra néanmoins résoudre un paradoxe. Appuyé sur une base sociale étroite, il ne pourra mettre en œuvre ses « réformes » de l’assurance-chômage, des retraites et de la fonction publique qu’au prix d’un autoritarisme politique renforcé, répression policière et « grand débat sur l’immigration » à l’appui. Après avoir sermonné les gouvernements « illibéraux » de la planète, M. Macron finirait ainsi par en plagier les recettes…

Serge Halimi & Pierre Rimbert

Article publié par Le Monde diplomatique

(1« L’info du vrai », Canal Plus, 13 décembre 2018.

(2Cf. Louis Bodin et Jean Touchard, Front populaire, 1936, Armand Colin, Paris, 1961.

(3Auguste Romieu, Le Spectre rouge de 1852, Ledoyen, Paris, 1851, cité dans Christophe Ippolito, « La fabrique du discours politique sur 1848 dans L’Éducation sentimentale », Op. Cit., no 17, Pau, 2017.

(4Paul Lidsky, Les Écrivains contre la Commune, La Découverte, Paris, 1999 (1re éd. :1970).

(5Respectivement : Twitter, 29 décembre 2018 ; Marianne, Paris, 9 janvier 2019 et 4 décembre 2018 ; Le Point, Paris, 13 décembre 2018 et 10 janvier 2019 ; Le Journal du dimanche, Paris, 9 décembre 2018 ; Le Figaro, Paris, 7 janvier 2019 ; Le Point, 13 décembre 2018 ; Le Parisien, 7 décembre 2018 ; Le Figaro, 10 décembre 2018.

(6Lire Bruno Amable, « Majorité sociale, minorité politique », Le Monde diplomatique, mars 2017, et, du même auteur, avec Stefano Palombarini, L’Illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français, Raisons d’agir, Paris, 2017.

(7Faustine Vincent, « Pourquoi le quotidien d’un couple de “gilets jaunes” dérange une partie de nos lecteurs », Le Monde, 20 décembre 2018.

(8Lire Laurent Bonelli, « Les architectes du social-libéralisme », Le Monde diplomatique, septembre 1998.

(9Dominique Strauss-Kahn, La Flamme et la Cendre, Grasset, Paris, 2002. Lire Serge Halimi, « Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne », Le Monde diplomatique, m5728502.

(10« Baromètre de la diversité de la société française. Vague 2017 » (PDF), Conseil supérieur de l’audiovisuel, Paris, décembre 2017.

(12Lire « Libéraux contre populistes, un clivage trompeur », Le Monde diplomatique, septembre 2018.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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Publié le 14 Janvier 2019

>> Le cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence projette le film sur le "célèbre" procès de Nelson Mandela et ses compagnons le vendredi 18 Janvier à 20H30 en présence d'un des réalisateurs, affiche jointe.

>> Faites le savoir à vos amis et votre entourage,

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ANTIRACISME, #INTERNATIONAL, #Société

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Publié le 24 Juin 2018

Je publie cette tribune qui est précieuse pour comprendre où peut mener nationalisme et populisme.

Ce que nous voyions sous nos yeux en Europe et aux Etats-Unis montre que la "bête immonde n'est pas loin ". Merci à Gérard Mordillat et à Frédérric Gudea pour cette excellent mise en garde.

Bernard LAMIRAND

 
 

Le nationalisme banal

Mardi, 19 Juin, 2018

Par Gérard Mordillat Écrivain et cinéaste Frédéric Gudéa Ouvrier spécialisé

Mais, dans la société française, le nationalisme a dépassé le seuil de la banalité. C’est le deuxième niveau, où il est devenu inadmissible de ne pas chanter la Marseillaise lors des compétitions sportives ; où le patriotisme, l’amour de la patrie sont devenus obligatoires sous peine d’accusation de trahison et de soutien au terrorisme. Après le Bataclan et la tuerie à Charlie Hebdo, François Hollande a appelé les Français à mettre des drapeaux aux fenêtres, à se photographier devant eux et à poster leur image sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen a obtenu un score historique à l’élection présidentielle sur le thème de la priorité aux Français et Jean-Luc Mélenchon a fait distribuer des drapeaux français à ses partisans. Ce n’est pas « le poumon ! » comme dans Molière, c’est « le drapeau ! le drapeau ! le drapeau, vous dis-je » !

Le troisième niveau du nationalisme, c’est la bestialité raciste et xénophobe du fascisme de Mussolini ou du nazisme d’Hitler.

Nous y arrivons.

Le nationalisme est une idéologie de combat. Il impose de choisir son camp : patriote ou mondialiste, ami ou ennemi, frère ou traître. On est chez nous ! La France, on l’aime ou on la quitte ! ou, version Wauquiez, « pour que la France soit vraiment la France ». Sous le vernis sentimental de l’amour de la patrie, on sent le mépris, la haine et la violence prêts à passer à l’action. Du drapeau français à « on est chez nous ! », il n’y a qu’un pas. Et plus il y a de drapeaux français et plus se rapproche le jour où « on » décidera que « les autres » sont des menaces pour la sécurité nationale et pour l’honneur de la patrie.

Dans une nation, les membres n’ont pas la possibilité de tous se connaître individuellement et pourtant ils se reconnaissent comme membres de la même communauté politique. La nation est imaginée comme souveraine, car les nations rêvent d’être libres. L’emblème de cette liberté est l’État souverain. La nation est imaginée comme une communauté car, quelles que soient les inégalités et l’exploitation qui y règnent, la nation est toujours pensée d’abord comme une camaraderie horizontale. La menace nationaliste se nourrit de la multiplication des problèmes de la société française. La réponse est fausse mais terriblement simple : la cause de tous les problèmes, ce sont « les autres », les étrangers d’ici et d’ailleurs, et « nous » sommes des victimes. En France, la nation, c’est la terre et les morts. Qui ne sort pas de cette terre et n’a pas des générations de morts pour la France est un étranger.

La question nationale, une fois posée, régente les questions sociales, économiques, écologiques, sociétales et politiques. Elle ne se discute pas, elle s’impose avec la force de l’évidence. Le monde des nations semble le monde naturel et le seul monde possible. Le nationalisme en France, comme ailleurs, menace la démocratie car il conduit, tôt ou tard, à la dictature. La menace nationaliste augmente jour après jour. Elle compte bien remporter des succès éclatants aux élections européennes de juin 2019.

Ouvrons les yeux sur les manifestations concrètes du nationalisme, du plus banal au plus spectaculaire. Appelons un chat un chat et le nationalisme une menace. Le terme de populisme est un miroir aux alouettes, un piège à cons, un nuage d’encre médiatique devant le néofascisme qui gangrène l’Europe et la France. Science politique sans conscience du nationalisme n’est que ruine de la démocratie.

S’il faut un drapeau, c’est le drapeau rouge ou le drapeau noir parce que, comme le disaient les anarchistes espagnols « le sang humain est rouge et l’esprit est noir », et s’il fait bon chanter, ce n’est pas la Marseillaise qu’il faut entonner mais l’Internationale.

Gérard Mordillat

Écrivain et cinéaste Frédéric Gudéa Ouvrier spécialisé

L’entrée du supermarché est décorée d’un immense drapeau français. Face à la porte du magasin, au-dessus des caisses, un autre drapeau français est tendu. Un rayonnage propose des écharpes, des capes, des chapeaux, des sacs à dos, du maquillage tricolore et des drapeaux français. La Coupe du monde de football s’annonce favorable au commerce du bleu-blanc-rouge sous toutes ses formes. Le drapeau incarne le premier niveau du nationalisme : le nationalisme banal tel qu’il se manifeste en façade des bâtiments publics, tel qu’il s’entend dans l’hymne national, se célèbre lors des fêtes nationales, sans oublier les monuments aux morts, les papiers d’identité nationale et la monnaie nationale…

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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Publié le 25 Avril 2018

QUAND IL SERA GRAND

LE BEBE DE LA PRINCESSE AU BOIS DORMANT

Un beau jour, ce lundi 23 avril à 11h01, à Londres : chez sa majesté survint un prince né avec une cuiller d’argent dans la bouche en guise de tétine.

La princesse, future reine du Royaume-Uni, inscrivait ainsi une troisième  pousse née  dans un berceau d’or. La presse, évidemment, entra en pamoison dont celle de la France ; il est vrai que celui-ci, à peine né, trouvera dans son berceau tous les plus beaux joujoux du royaume à ne plus savoir que faire et les courbettes d’une nuée de fainéants qui lui feront toutes les salamalecs dû aux hommes bien nés.

Au loin, dans l’Afrique, des bébés naissent et parfois perdent vite la vie sans la goûter : pour ces bébés sans cuiller d’argent point de salut sinon que de croupir dans un océan de misère et attendre que le petit prince devenu grand, de passage, leur jette quelques écus.

Ce matin, faisant la queue pour un café à un distributeur de presse une discussion s’engagea :

une dame qui s’attardait devant un article louant cette naissance s’exclama et dit à la vendeuse que c’était un cadeau du ciel.

« Qu’il est beau le petit prince, qu’il est mignon et qu’elle est belle notre princesse ( nous sommes en France) poursuivit la dame toute admirative.

Ah, dit la vendeuse, tout en émoi : « sera-t-il toujours heureux  et aura-t-il le nécessaire et elle  s’époumona devant la photo du nouveau né sorti des cavernes royales.

Et puis, il y a ces grèves, dit la lectrice, l’air courroucé…

Je la regardais, prêt à lui dire ses quatre vérités ;  mais pas d’esclandres… restons-en là me dis-je…

Alors, je l’observais ;  elle n’avait pas l’air de descendre des quartiers huppés, elle toute rose bonbon , dodue, un fichu à la tête, une dame d’un âge respectable.

Peut-être était-elle une personne dans le besoin ?

Alors je l’entendis admirer à nouveau le chéri  de la presse people ….elle répéta encore : pourvu qu’il est tout le nécessaire !

Je pensais alors à des pauvres gens que je connaissais dans ma jeunesse et qui au lieu de se plaindre de leur sort  plaignaient les gros terriens du voisinage qui avaient perdu une vache prête à vêler.

Oui, en ce moment de misère ;  il est bon pour la société  que l’on mette en avant les privilégiés qui s’enrichissent mais aussi les rois et les reines et les princes et les PDG millionnaires pour que le peuple en rêve et reste tranquille à la maison.

Honni soit qui mal y pense dit l’ordre de la jarretière de sa majesté. Oui, inconvenant puis-je paraitre dans cette modeste raillerie ; eh bien je recommencerai pour le 4eme de la lignée des « propres à rien ».

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Société, #Actualités

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Publié le 8 Avril 2018

DES CHEMINEAUX AUTRES QUE LES CHEMINOTS

J’ai découvert des chemineaux différents des cheminots de la SNCF.

Je reviens de voyage et j’ai fait escale  à Palma de Majorque.

Une ile des Baléares, territoire espagnol, bien connu notamment de ceux qui rament pour placer leurs pognons dans les paradis fiscaux.

Je joins quelques photos de ces plaisanciers dont le statut de chemineaux consiste à parcourir les mers – non pas comme le Larousse le dit : à la recherche d’un travail. Mendiant ou vagabond- mais à la recherche de placements de leurs fortunes dans des banques qui pullulent comme dans la ville de Palma de Majorque.

Autrement dit, j’ai trouvé de chemineaux qui avaient un meilleur statut que celui  minuscule des cheminots français que Macron et sa clique veulent la disparition.

Bref de soi-disant  « honnêtes gens » qui s’empiffrent et dont les yachts et les belles demeures sont autant de signes de richesse visibles à l’œil nu, sans compter, bien sûr, les sacoches bien remplis de dollars dans les banques. Pour parfaire ma connaissance, j’ai pu observer au coté des amarres de puissantes voitures françaises et certainement parmi eux de braves citoyens défiscalisés et exonérés courroucés à l’idée qu’en France il y a des « brebis galeuses » qui ont quelques permis SNCF pour voyager gratuitement.

J’ai donc aperçu des chemineaux et non pas des cheminots nantis de statuts et de privilèges ; des chemineaux plein de fric avec toutes les douceurs du monde et cela n’a rien à voir avec le sac de charbon que touchaient les cheminots dans le temps ;   par exemple, mon père,  cantonnier poseur de rail et cheminot qui touchait quelques traverses de chemins de fer toutes pourries ou déclassées qui servaient à nous chauffer en hiver et dont j’avais l’insigne honneur avec mon frère de les scier en buches tous les jeudis après midi ( jour de repos scolaire) et c’était une vraie corvée.

Je joins donc quelques photos de yachts où s’affairaient de secondes mains pour les nettoyer avant que la « gentry » arrive se faire dorer et surtout empocher les dividendes et dont je doute que leurs avantages acquis soient du niveau du brave cheminot.

Bref, j’ai trouvé des chemineaux à statuts de « couilles en or » et je mets en ligne cet article en espérant que le chasseur de statut cheminot, le dénommé Macron, va s’occuper de leur sort mais j’en doute vu sa fortune et celle de sa dulcinée.

Macron et son acolyte Philippe aiment plutôt dépouiller les cheminots et non les chemineaux.

Bernard LAMIRAND

DES CHEMINEAUX AUTRES QUE LES CHEMINOTS DE LA SNCF
DES CHEMINEAUX AUTRES QUE LES CHEMINOTS DE LA SNCF
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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #Société, #C'EST UN SCANDALE

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Publié le 19 Mars 2018

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique, #SOCIETE, #Sociétés

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Publié le 4 Décembre 2016

REPRISE D'UN ARTICLE QUE J'AI FAIT EN 2014

A QUI LA BROUETTE ? AUX FONCTIONNAIRES OU AUX ACTIONNAIRES !

C’est un sondage IFOP, commandé par le Figaro, qui le dit : 60 % des français trouvent qu’il y a trop de fonctionnaires.

Ainsi on pourrait dire :

A l’hôpital public, s’il y a attente longue pour examens et opérations chirurgicales et si les services d’urgence tardent à nous soigner c’est parce qu’il y trop de docteurs et d’infirmières fonctionnaires.

A la SNCF, s'il y a trop de trains sans conducteurs, du retard pour réparer le matériel ferroviaire et les rails qui déraillent et si la SNCF nous conduit dans ces conditions, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A la Sécurité Sociale, s’il faut des semaines pour avoir des renseignements, un papier, un règlement, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A la Mairie, si les files d’attente se multiplient pour l’état civil,pour des renseignements sur des droits, sur les cartes d’identité à renouveler, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A l’hôtel des impôts si les queues augmentent sans cesse pour faire le point sur ses impôts, régler des contentieux, faire un changement, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

Sur nos routes départementales si celles-ci sont remplies d’ornières, ne sont plus réparées à temps, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires départementaux des Ponts et chaussées.

A l’hôtel de police, si les affaires et les urgences trainent en longueur, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A l’école, si les élèves sont en retard de formation, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

S’il n’y a pas assez de maisons de retraites et si celles -ci sont inabordables et demandent des années d’attente, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A la télévision si on passe des navets tous les jours, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

Mais pose t'on les questions suivantes :

N’y a-t-il pas trop de patrons trop payés ?

N’y a-t-il pas trop d’experts à la radio et à la télévision pour nous bourrer le mou avec le trop plein de fonctionnaires ?

N’y a-t-il pas trop de profits et de rentes pour les capitalistes ?

N’y a-t-il pas trop d’assurances privées qui piquent le pognons des assurés ?

N’Y a-t-il pas trop de paradis fiscaux ?

N’y a-t-il pas trop de patrons tricheurs et fraudeurs qui ne déclarent pas leurs salariés ?

N’y a-t-il pas trop de rentiers?

N’y a-t-il pas trop de riches?

N’y a-t-il pas trop de PDG présents dans les sociétés du CAC 40 et cumulant quantités de dividendes et de retraites chapeaux dans les diverses sociétés avec jetons de présence ?

En fait n’y a-t-il pas un trop faible revenu pour les salariés et les retraités et trop plein de revenus et de belles places pour les privilégiés de la fortune et du système capitaliste?

Bref n’y a-t-il pas trop de riches et trop de pauvres, trop de capital et trop de bas salaires et retraites.

Si !

Chiche le Figaro des riches, l’IFOP propriété de Madame Parisot, ex présidente du Medef et bien reconvertie touchant de bons émoluments, de faire un sondage sur le trop perçu de ceux qui se font de l’argent en dormant.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 25 Novembre 2016

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Novembre 2016

Depuis un certain temps, nous voyons apparaître le mot "éponyme", j'ai voulu en savoir plus sur ce mot que l'on employait guère avant qu'il devient mot à la mode et en particulier dans les médias qui l'utilisent pour n'importe quoi.

Je vous livre un texte d'un blog "parlons français" que j'ai trouvé.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Juillet 2016

Ne laissons pas la haine triompher dans le monde
Ne laissons pas la haine triompher dans le monde

LA BARBARIE SUR LA PROMENADE DES ANGLAIS

Un réveil ce matin, triste, et une colère que j’essaye de rentrer.

Je pense d’abord à tous ceux et celles qui ont été victimes de cet attentat et qui rejoignent d’autres actes criminels dans le monde assassinés dans des circonstances analogues.

Un énergumène ( peut importe sa nationalité… c’est un salaud), dans un camion, a foncé sur la foule qui participait au feu d’artifice du 14 juillet.

Des enfants, des hommes et des femmes, des familles de Nice ou en vacances ont été fauchés ; ils ne demandaient qu’à vivre et à profiter de la vie comme tous les êtres humains pourvus d’humanité de cette planète.

J’imaginais que cela aurai pu être mes enfants et petits enfants.

Terrible….

C’est ce que tout parent ou grand parent doit éprouver dans de telles circonstances.

Il est trop tôt pour parler des responsabilités. Elles sont cependant là devant nos yeux et il va falloir aller sur le fond des problèmes sur l’état de cette société dans laquelle nous vivons et qui amène tant d’actes inhumains.

Nous vivons dans un monde où la férocité des rapports sociaux en système capitaliste règne. Elle conduit à la monstruosité et des formes de barbarie et pourquoi pas le dire à des nouvelles formes de fascisme sortant de ce que produit le libéralisme dans sa quête de l’argent roi.

Regardons autour de nous, la décomposition de ce système à bout de course engendre des oiseaux de mauvaises augures et des charognards et je n’ai pas besoin de les nommer, nous les connaissons.

Le commerce des armes, l’alliance de ce système avec les pires régimes féodaux et religieux en sont les conséquences.

Une société en crise durable excitant et exacerbant les haines pour maintenir sa domination mondiale est au cœur des affrontements et des violences.

Dans une précédente crise, ce système avait engendré le nazisme et des assassinats de masses, ne l’oublions pas.

Le cliquetis des armes se fait entendre partout, il est temps d’y mettre le holà.

Des zones de guerre menacent le monde entier et l’Europe est à nouveau au cœur des intolérances et des néo-fascistes.

Des poudrières nées d’un néo-colonialisme d’après guerre, avec la mise en place d’états chiens de garde du système capitaliste, en sont la genèse, comme la continuité et le renforcement de l’OTAN, chien de garde du capitalisme international auquel la France a rejoint cette organisation qui aurait dû disparaître avec la fin de la guerre froide.

Le Moyen-Orient, le Maghreb, l’Afrique sont devenus des proies où le système capitaliste a assis une domination qui entraine à toutes sortes de réactions virulentes dans des états corrompus, dictatoriaux et où "l’opium du peuple" sert de moyen pour les déstabiliser et les tenir sous le fouet de la cupidité internationale.

Une conférence mondiale pour la paix dans le monde doit être convoquée d’urgence pour sortir de ce monde des violences et des haines avant qu’il ne soit trop tard.

Il faut mettre fin immédiatement à cet organisme de guerre capitaliste qu’est l’OTAN.

La France doit se retirer immédiatement de cette organisation.

L’ONU doit être réactivée et joué son rôle pour la paix dans le monde et être garante de la liberté des peuples.

Il est urgent de reprendre les négociations pour éliminer les armes nucléaires en totalité et arrêter les industries d’armement et toutes sortes de salons où se vendent des armes qui iront ensuite frapper les populations.

En Septembre, le Mouvement de la paix, en France, organise de grandes manifestations, il faut que les travailleurs y prennent part et font de la question de la paix dans le monde celle qui unit les travailleurs du monde entier contre les fauteurs de guerre et contre l’obscurantisme moyen de dompter les peuples depuis la nuit des temps.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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