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Publié le 12 Juin 2017

UNE DROLE SEQUENCE ELECTORALE

Nous sommes pour ainsi dire en fin de parcours.

J’entends des amis et camarades dire : « vivement que cela se termine ».

Un dégout plane.

Le capital a bien joué. Il est parvenu à ses fins : le triomphe de son protégé, un jeunot que l’on a bichonné dans les allées financières et dans celles de la république bourgeoise.

Gattaz est content, son poulain vient de gagner le grand prix de l’Elysée.

Quelques écuries l’ont entrainé et l’ont fait galoper sur une piste en velours préparée depuis quelques temps par le système qui voyait ses serviteurs incapables de donner suffisamment d’espèces sonnantes et trébuchantes aux gros actionnaires des multinationales.

Il a fallu déblayer le terrain des quelques mottes qui gênaient. Sarkozy puis Fillon ont mordu la poussière : il fallait simplement mettre quelques cailloux sur la piste pour qu’ils se cassent la figure.

Mais le capital avait aussi d’autres cordes à son arc et donc d’autres trucs. Cela se révèle…

Un Hollande chargé de préparer le bébé libéral social dans la couveuse de l’Elysée.

Il a rempli sa mission : l’écurie socialiste a été mis au rencart : tout compte fait Hollande était depuis le départ le serviteur zélé et attentif à ce que les choses se passent bien pour que naisse un nouvel amphitryon pour les grandes sociétés qui ne pouvaient plus utiliser les vieux chevaux de retour de la cinquième république usés jusqu’à la corde.

Ce n’était pas un félon mais bien une sorte d' agent double que le capital avait pris soin de l’éduquer dans les grandes écoles du système.

Et puis, il y a la jument qui hennit et qui sert autrement la maison du fric : elle sait diviser, elle a joué son rôle au point qu’elle devient gênante et que l’on cherche maintenant à la mettre à l’équarrissage : tant mieux, elle ruait et sentait le crottin bourgeois : le capital voudrait bien lui donner une récompense à Hénin Beaumont, dans les scories de la social-démocratie qui a mise à mal la population avec quelques vermines du coin.

Et puis, il faut toujours un braillard, un gars qui fait semblant de tout casser et qui ne casse rien du tout, mais utile pour que les bons chevaux de classe se casse la figure sur les handicaps populistes qu’il a déposé sur le parcours au nom de sa vieille amitié avec son propriétaire de course aujourd’hui disparu le sieur Mitterrand.

N’en jetons plus, la piste est pleine.

En fait, si l’écurie semble toute pimpante avec « le vieux jeune beau », s’il va y avoir du beau gratin sur les gradins de l’hémicycle : dehors il semble bien que les idées de classe sont plus que jamais là, que les drapeaux rouges  que le braillard voulait enlever reviennent dans les rues et que celui de la CGT flotte au vent du large partout où se discute salaires, temps de travail, emploi et loi travail.

Et puis, il y a toujours cette idée du communisme qui remonte à la surface : des camarades, et non pas des gens, disent : il va voir de quel bois les prolétaires se chauffent le « macaron ».

Et puis dimanche prochain, il y aura un groupe communiste et Front de gauche, si tous les camarades du monde salarié s’y donnent la main.

Oui… On est toujours là Monsieur Gattaz…

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 25 Avril 2017

Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Déclaration de la Commission exécutive confédérale

mardi 25 avril 2017

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

Montreuil, le 25 avril 2017

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Publié le 5 Mars 2017

PRESIDENTIELLES : DEUX LIEVRES QUI FINIRONT EN CIVET

Ils sont deux lièvres à courir pour le trophée de la République.

Ils tiennent les couloirs à gauche de la piste.

Un troisième larron, sortant de la couveuse hollandaise et patronale, comme un coucou, semble faire la course en tête à quelques encablures de la ligne d’arrivée.

L’arrivée est proche : quel sera le lapin qui sortira du chapeau de la République ?

Aucun doute, il semble bien que les croches « papattes » de deux larrons de la gauche, le socialiste plus ou moins soumis et l’insoumis qui se prépare à soumettre le peuple avec sa faconde de sauveur suprême, semblent bien largués.

Peuvent-ils encore entendre, dans leurs dernières foulées sur la piste, les quelques conseils pour que la gauche gagne ?

Chacun sait que les appels dans les gradins sont insignifiants devant de tels égos.

Les prétendants, dans leur couloir respectif, ne veulent point attendre le moindre appel à la raison. Ils font leur course, et après tout, ils se sont préparés pour cela avec leurs enjôleurs. Dans les tribunes, les experts s’affairent : ils ne savent plus donner de la tête. A chaque instant arrive de coups bas, des ornières jusque là indétectables, des pièges sous la cendrée républicaine très amochée : la piste est vraiment défoncée.

Ainsi le coucou Macaron et la fée Carabosse tirent leur épingle du jeu et font désormais la course en tête et la droite se déchire et la gauche expire.

Quelques oiseaux de mauvaises augures avaient portant averti que le concours de beauté pourrait se terminer de la sorte. Certes, ils ne lisaient pas dans la boule de cristal, ils ne savaient pas que Pénélope pourrait tisser et détisser son fil d’argent attendant son Ulysse à l’Elysée, mais ils avaient bien vu que le déroulé de l’insoumis serait un fiasco et celui du frondeur n’irai pas plus loin qu’un petit caillou perdu dans la nature.

Ils n’ont pas été entendus.

L’anticipation ne semble plus être une vertu politique.

Un possible, ingénu, on ne sait…cru pourtant qu’il pourrait à force de geste et de sacrifices conglutiner les égos ; mais nos deux lièvres n’avaient aucunement l’intention de se retirer et de ne pas montrer tout leur talent de coursier jusque la ligne d’arrivée d’avril.

Les jeux semblent donc être fait.

Un proverbe dit : « rien ne sert de courir il faut partir à point » ; sauf qu’ici, dans la compétition républicaine, les lièvres ne sont que des montures dérisoires que le « bon samaritain » devra défendre jusqu’au bout et boire le calice jusqu’à la lie.

Tristesse et comme le dit Torreton dans l’Huma de vendredi, il n’y a plus qu’à aller faire des terrines de pâtés de campagne. Et pour ceux qui le pourront, selon le temps, de faire des pâtés sur les plages ou de transformer en civet nos deux lièvres.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 17 Février 2017

Appel                                 PCF     : SORTONS DE L'IMMOBILISME En choisissant de ne pas présenter de candidat(e) issu(e) de ses rangs à l’élection présidentielle, le PCF a, dans le même temps, décidé par une résolution adoptée à 94% « de continuer d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une telle candidature commune et empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite. » Les communistes ont mandaté « la direction nationale et le secrétaire national du PCF pour poursuivre ces efforts… », et ont décidé que le choix « de s’engager sans attendre autour d’une candidature » (en l’occurrence celle de JL.Mélenchon) « [n’était] pas le terme de [leurs] efforts de rassemblement. » Deux événements politiques considérables, le discrédit de la candidature Fillon et, surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls et le succès de Benoît Hamon, créent une situation tout à fait nouvelle.  Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche et des écologistes pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires. Lâcher l'exigence d'une candidature commune pour la présidentielle rendrait impossible un succès de la gauche pour cette échéance et donc peu crédible l'idée de majorité de gauche pour les législatives. Ne pas relever ce défi serait prendre la responsabilité de laisser la voie libre à la droite et à l'extrême-droite. Face à une situation aussi lourde de conséquences, l'immobilisme n'est plus de mise. Il faut sortir du blocage actuel à gauche et cesser d'opposer réalisme, efficacité et radicalité, de privilégier les éléments de division au détriment des possibilités de convergence. Le Parti Communiste peut beaucoup y aider : il avance en effet des propositions précises fortes d'une cohérence associant l’énoncé d’objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, de l’État et même de l’Union européenne. Il est encore temps de prendre une initiative marquante. Pour cela le PCF doit sortir de l'attentisme. Nous demandons que Pierre Laurent et le Comité Exécutif National réunissent d'urgence le Conseil national du PCF. Celui-ci pourrait décider d'appeler à une rencontre des candidats et des forces politiques de la gauche anti-austérité, et lancer une pétition nationale unitaire pour que soit construite, autour de quelques grands axes, une plate-forme commune pour lutter contre les marchés financiers et répondre aux attentes populaires. Cela concernerait particulièrement l'emploi, le travail, les salaires, l'écologie, la protection sociale et les services publics, la démocratie, l'entreprise, les banques et l'Europe.
Les 430 premiers signataires (contact pour signer : choixclair@gmail.com) : Albéro Florïnda 75, Allain Joël  67, Ancona Albert 66 , Angelini Claire, Assante Pierre 13, Auckenthaler Isabel 91, Averty Claude 49, Baché Alain 40, Bailanger Stéphane 33, Balensi Rodolphe 92, Bardos Jean-Louis 92, Barrier Michel 76, Basset Jean-Pierre 26, Bassino Dante 75, Bastide Daniel 07, Battais Boris 49, Bauer Stéphane 95, Bavencove Pascal 62, Beaupin Patrice 89,
Bédrines Evelyne 75, Bédrines Julie 94, Bellal Amar 75, Belot Monique 78, Ben Dominique 59, Benoist Lydie 91, Berland Claude 13, Bernard Gilbert 17, Bernard-Cordomi Françoise 31, Bernardi Jean-Marie 83, Bertu Patrick 44, Beuvain Laurent 80, Bézard Jacques 17, Bianco Michel 13, Bidart Hélène 75, Bidault Jean-Paul 03, Billard Claude 45, Bize Thibault 25, Blanstier Véronique 31, Blasco Dany 47, Boccara Frédéric 92, Boccara Paul 94, Bolla Alain 83, Bonneau Béatrice 75, Bonnet Christian 44, Bontemps Gilles 44, Borchini André 02, Borelly Dominique 92, Bouchez Alain 47, Boudet Pierre 35, Boulet Claire 58, Bourdellon Jean-Baptiste 54, Bourgeois René 54, Boussinot Annette 47, Bouvier Alain 92, Bouvier Françoise 92, Bouvier Guy 49, Bouy Claude 83, Bréchard Maurice 86, Brenon Patricia 29, Brones Alexis, Brugerolles Julien 63, Bulcourt Michel 30, Buteau Alexandre 91, Caillaud Jean-Jacques 36, Cailloux Gisèle 92, Cailloux Jean-Louis 92, Canezin François 31, Carpels Yves 92, Carretero Jean-Michel 13, Carvalho Patrice 02, Caugant Franck 94, Cauvin Jean-Claude 04, Ceruti Michel 47, Chaffaud Gisèle 94, Chaffaud Guy 94, Chalk Stephen 04, Chambon Jean 69, Chapet Claude 93, Charfe Claudine 92, Charles Corinne 94, Charroux Gaby 13, Chassaigne André 63, Chavanat Ana 37, Chazottes Jena-Claude 31, Cheikh Fethi 10, Chenau Auguste 44, Cheneau Yannick 44, Chenuet Gérard 92, Cialdella Maurice 68, Cirera Daniel 93, Clet Emile 83, Clootens Bernard 77, Contant Brigitte 94, Cossange Nicolas 34, Couvez Eric 44, Couvez Florence 44, Cresta Anne 94, Cukierman Georges 94, Dammerey JeanClaude 52, Daspre Pierre 83, Daudin Vincent 78, De Andrade Roger 56, Debû Raphael 69, Delbos Gilles 94, Delécolle Alain 49, Dème Danielle, Denis Philippe 44, Depoil Jean-Claude 03, Deschamps Lucien 94, Desloges Roland 94, Didier Evelyne 54, Dieudonné Jean-Michel 54, Digny Sylvie 07, Dimicoli Yves 75, Dissès Jean-Claude 64, Donnat Yvan 13, Dirringer Jean-François 77, Doulaud Thierry 91, Dubourgnoux Eric 63, Ducarouge Gilbert 43, Duclos Dan 75, Durand Daniel 42, Durand Denis 75, Durand Jean-Louis 86, Durand Jean-Marc 26, Durand-Drouhin Marianne 75, Durdux Jean-Claude 51, Durieux Victorien 54, Duterte Jean 51, Ernoult Daniel 72, Ernoult Gilles 49, Ernoult Michèle 72, Ernoux Alain 92, Escanès Claudine 51, Faccini Alain 35, Fagault Alexandre, Fagault Julien, Fargier Bruno 07, Farré Roland 74, Faucon Pierre 87, Feix Claude (Sénégal), Filhol Barbara 94, Forest Pierrette 13, Fornaciari Bruno 79, Fort José 20 A , Fort Martine 20A, Fortin Dimitri 94, Foulard-Regnart Monique 51, Fourmy Daniel 31, Frajerman Laurent 75, Franco Jean-Robert 75, Frau Gérard 13, Fredon René 83, Gabay Pascal 75, Galano Jean-Michel 75, Galaup Jean-Pierre 91, Gama Jean-Michel 91, Garcia Benoit 33, Gardes Richard 26, Garzon Pierre 94, Gaulon Alain 94, Georjon Louis 43, Gérardin Yves 54,  Gillet-Colard Claude 94, Giraudou Jean-Louis 94, Glaudel Annie 92, Glaudel Sylviane 92, Glemet Alain 83, Gobert Marie-Jeanne 14, Goby Nelly 21, Gosselin Bertrand 54, Goulmot Cédric 92, Gourmelen C. 57, Grand Jacky 63, Gras Richard 43, Gratigny Christian 76, Grégoire Jean-Christophe 30, Grevoul Roger 30, Grosgeorge Gilles 94, Grosgeorge Odile 94, Grzyb Monique 30, Gueye Mireille 92, Guezenec Mireille 22 , Guiard Jacques 17, Guichard Daniel 77, Guichet Nathalie 66, Guignon-Cauvin Odile 04, Guilbert Alain 19, Guionie Jean-Claude 19, Guyard Stéphane 14, Guyomarch Danielle 94, Guyomarch Pierre 94, Guyon Thierry 47, Hager Jean 94, Hapiot Jean-Paul 59, Hardy Dominique 76, Hart Yvan 77, Hassomeris Georges 69, Hatzig Patrick 54, Havraneck Jack 77, Heams Thomas 75, Hénin Jacky 80, Huet Yvon 75, Hurpeau Claudine 92, Hussein-Zaidi Navid 78, Huttl Paul 83, Ivorra Pierre 83, Jacquart François 07, Jan Colette 91, Janvier Alain 77, Jlalji Brahim 17, Joly Pascal 94, Josse Dominique 51, Josse Yann 51, Kaczmarek Marie Stéphanie 80, Kahane Jean-Pierre 91, Kamenka Patrick 75, Kermainguie Nathalie 38, Khayi Nadine 31, Kissous Robert 34, Kotlicki Marie-Jo, Kouchner Jean 34, Lacaze Pierre 31, Lacombe Eliane 92, Lacombe Jean 92, Lafaurie Anne 94, Laïdi Michel 44, Lambert Xavier 31, Lambrechts Alain 13, Lamirand Bernard 60, Langlais JeanMarc 17, Langlois Dominique 76, Lanta Paule 64, Latché-Henrion Johanna 54, Latinus Roger 91, Lattuada Cédric 51, Laveron Jean-Claude 11, Le Bournault Elisabeth 07, Lebreton Pascale 92, Le Duff Jean 35, Lefebvre Fabienne 94, Lejeune Sylviane 91, Lelarge Brigitte 94, Lelarge Jacky 94, Lelièvre Isabelle 49, Lemesle Michèle 29, Le Reste Didier 75, Leroux Jean-Pierre 75, Le Roux Bernard 94, Le Roux Jocelyne 94, Levi-Cyferman Annie 54, Lucas Yvette 66, Maaza Lionel 77, Magniadas Jean 75, Maia Pédro 44, Mairal Jean-Claude 03, Malaval Gisèle 10, Malberg Henri 75, Maly Roger 59, Mansouri Guilani Nasser 75, Mansouri Mitra 75, Marchand Claude 45, Marchand
Gérard 27, Marchand Laurent 13, Marchand Nicolas 94, Marchand Sylvie 27, Marconis Monique 31, Marmorat Bernadette 51, Marques Morlot Frédéric 75, Martin-Darmon Michèle 24, Mati Georges 75, Mati Juliette 75, Mattera Gérard 52, Maurice André 44, Maurice Bernard 54, Michel Michel 55, Michel Sandrine 34, Millien Serge 91, Mills Catherine 75, Miquel Pierre 63, Mirande Jean-Jacques 47, Mirande Monique 47, Miron Romain 54, Misslin Dominique 94, Misto Umberto 54, Mitrovic Gordana 51, Moal Anne 93, Moinet Jérôme 75, Monnini Eric 54, Monteil Raymond 95, Moreau Philippe 29, Moreigne Marc 75, Moretto Richard 09, Morin Alain 91, Morin Geneviève 91, Morisseau Mireille 91, Morvan Gregory 91, Morvan Jean-Pierre 91, Muller Luc 93, Muret Sylvie 92, Musset Maryvonne 54, Nardot Marie-France 47, Nalewajek Philippe 59, Nassiet JeanMarc (Mayotte), Nicolaon Florence 92, Niéto Didier 30, Odent Bruno 75, Olivier Hervé 77, Pagano Alain 49, Pallières Augustin 75, Parmentier Aline 68, Pasquier Nicole 94, Patis Laurence 51, Périllat-Bottonet Franck 94, Perrier Roland 91, Perrin Morand 54, Petit Jean-Claude 92, Pettex Camille 75, Pettex Nora 75, Piazza Violette 75, Picart Sophie 84, Picquet Christian 31, Pierné Thierry 55,Piganiol Christian 15, Pinero Maïté 93, Ploteau Georges 35, Poirson Christian 54, Poivey Thierry 94, Polidor Didier 76, Ponticaccia Eugène 34, Porcheron Jean-Jacques 94, Poulain Nadine 33, Pourre Fabienne 94, Prat Sébastien 15, Primet Jean-Paul 94, Primet Raphaelle 75, Pytkowicz Pauline 75, Quiles Renaud 34, Quiniou Yvon 85, Quintin Yvon 59, Raach Jean-Louis 58, Raf Zou 78, Rainero Piero 29, Rauch Frédéric 47, Raymond Jean 06, Rech Céline 49, Recoquillon Denis 94, Regnart Claude 02, Renard Denis 92, Réolid Vincent 92, Reverte Philippe 91, Richard Pascale, Riou Claire 92, Rioux Pierre 44, Rivoalan Jacquy 35, Robineau Catherine 92, Romian Hélène 93, Roume Jean-Pierre 15, Roussel Dominique 13, Rovei Gisèle 11, Rovei Jacques 11, Salecroix Robin 44, Saliba Evelyne 75, Saliba Roger 75, Salkowsky Gérard 77, Salomon JeanClaude 44, Salomon Jocelyne 44, Salomon Nicolas, Salles Maurice 32, Sancéré Mélanie 94, Sancéré Pascal 34, Sanchez Marie-Françoise 66, Sanchez Richard 66, Santamaria Michèle 20 A, Satgé Dominique 31, Sauvage Marie 64, Schiavi Claude 89, Sciandra Jean-Luc 77, Sciandra MarieAnge 77, Scibor Frédéric 64, Schmaus Guy 92, Servant Jean-Pierre 94, Simon Martine 02, Sinteff Marie-Christine 57, Smague Daniel 59, Somdecoste-Lespoune Nelly 64, Sommeiller Liliane 03, Soret Martine 78, Spire Arnaud 75, Spizak Pierrick 54, Sturaro Michel 92, Tartivel Laurette 94, Téaldi Jean-François 06, Ternant Evelyne 25, Thin Georges 03, Thomas Jacques 94, Thoré Reine 35, Thuillier Maximilien 51,, Tilmont Nina 44, Tirlicien Robert 54, Tord Franca 34, Touil Yvon 94, Tournebise Alain 75, Touvron Denise 17, Touvron Thierry 17, Triché Joë 10, Trillaud Francis 38, Troadec Rémi 44, Tupin Michel 94, Tupin René 95, Turmeau Jérôme 44, Valeyre-Pernet Francine 38, Vandenweghe Jean-Paul 59, Vatel Dominique 51, Venel Gérard 13, Veste Roger 62, Vialle Frédéric 87, Vieu-Charier Catherine 75, Villalba Pascal 40, Villemont Philippe 76, Villemont Sandrine 76, Vinet Serge 94, Virlouvet Francis 75, Vuillaume Michel 74, Wagnez Michel 34, Wannepain Maurice 59, Witt Lauranne 54, Yanelli Danielle 03, Yilmaz Bora 54, Zaidner Jeannine 94, Zaidner Marcel 94, Zajdner Françoise 30

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Publié le 24 Janvier 2017

UN PRESIDENT COMME ON AIMERAIT QU’IL SOIT TOUT LE TEMPS

Certains glosent sur la « fuite de Varenne » du Président de la République au Chili quand son parti vote pour élire un futur potentat.

Personne n’a remarqué que Hollande vient de nous indiquer le meilleur dénouement concernant le mandat du président de la République.

Depuis son abdication au trône, Hollande, sans le savoir, un peu comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, vient de montrer à quelle utilité pourrait servir un président de la République.

Ainsi, il visite les théâtres et va voir la pièce de Drucker, là il s’échappe en Amérique latine pour entreprendre un voyage vers les démocraties ressuscitées comme au Chili ou en Colombie.

Il visite aussi les déserts, comme celui d’Atacama au Chili réputé pour être un grand lieu de solitude.

Il inaugure des complexes solaires et va dans les écoles.

Toutes ces choses qu’il ne voyait auparavant que par le petit bout de la lorgnette.

Il visite aussi les casernes de pompiers, bientôt il ira voir les pécheurs, les vrais, pas ceux qui pêchent en eau troubles comme Guéant dont la justice vient de le mettre au fer ou bien demain avec des chaines à ses pieds : on attend la cour de cassation pour savoir le jugement ultime contre ce petit voyou.

Tout compte fait, Hollande parle dans cette campagne contrairement aux allégations des médias qui s’étonnent hypocritement de son silence. Il se déplace et montre ingénument qu’il est entrain de donner la vraie définition du Président de la République : inaugurer les chrysanthèmes.

Au fait, nos candidats, de droite ou de gauche, évitent de parler de ce rôle que devrait jouer le président de la République demain : mon petit doigt me dit qu’ils aimeraient tous enfiler les habits que le général de gaulle leur a laissé et à l’exemple du plus grand pourfendeur du président de la République élu au suffrage universel, Mitterrand, de trouver son compte une fois élu et de paraitre et de singer le grand monarque De Gaulle.

« Honi soit qui mal y pense » * .

Bernard LAMIRAND

 

*Polydore Virgile raconte comment la jeune Jeanne de Kent, comtesse de Salisbury – la favorite du roi en ce temps – fait accidentellement tomber sa jarretière à un bal à Calais. Le roi Édouard III d'Angleterre répond à la foule qui sourit en attachant la jarretière à son propre genou[3] en prononçant ces mots : « Messires, honi soit qui mal y pense ! Tel qui s'en rit aujourd'hui s'honorera de la porter demain, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs le chercheront avec empressement »[4].

 

 

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 27 Novembre 2016

TEMPS DE GRISAILLE EN FRANCE

Aujourd’hui 27 novembre, l’automne lâche ses dernières feuilles mortes et les arbres sont dénudés offrant une silhouette squelettique. Je regarde au bout de mon râteau ces feuilles abandonnées et je me souviens qu’elles étaient belles quand elles ont émergées de leurs  bourgeons au printemps dernier.

Que de feuilles mortes se ramassent à la pelle en ce moment et que d’espoirs s’envolent quand un vent mauvais sillonne la plaine et les disperse vers les recoins les plus obscures !

Elles sont passées du vert à un rouge flamboyant  puis à une pâleur extrême pour ensuite se décrépir par terre et rejoindre tantôt le compost ou tantôt le tas de détritus où elles vont finir leur vie éphémère.

Je regarde le ciel, non pas pour un dieu céleste - il y en a trop d’ailleurs qui s’y prennent sur terre-  mais un corbeau qui passe et croasse vers je ne sais quel horizon.

Au loin, dans cette Picardie, quelques oiseaux migrateurs, passent : j’ai l’impression qu’ils s’enfuient aux lointains pour gagner des terres plus hospitalières.

Dans mon jardin, il reste mes habituels amis-es :  quelques rouges gorges fidèles qui attendent que je remets la petite niche à graines, ils ont faim, peut-être faim d’espoir et d’une vie où il fera bon vivre.

Quelques merles aussi, et j’ai vu les habituels coucous ;  vous savez ces oiseaux qui pondent leur œufs dans le nid des autres oiseaux et profitent ainsi de la couvée et ensuite chassent du nid les vrais habitants.

Cela n’existe pas seulement dans la nature me direz-vous ; c’est vrai : il y a, en effet, d’autres drôles d’oiseaux qui savent eux aussi profiter des autres et ensuite prendre la place et s’ériger en maitre du séant.

Je regarde encore le ciel, il est dégagé ce matin, il fait un froid de « Canard »et je sens que celui-ci va égratigner la mare au canard mercredi prochain de ces coins-coins  où raisonneront jusqu’au plus profond des abimes les clameurs face aux renards dans le poulailler.

Un rayon de soleil vient d’illuminer ma fenêtre, un dernier groupe d’hirondelles s’en va et avant le départ traine sur un vieux fil téléphonique abandonné depuis la privatisation de France-Télécom.

Elles reviendront pour faire printemps.

L’espoir est toujours dans le cœur des oiseaux de bons augures que sont les communistes.

L’été prochain, après le mauvais temps, ils reviendront pour chasser les mauvais augures dépenaillés.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Novembre 2016

Le chef de file des communistes à l'Assemblée est l'invité du 5/7 alors que votent les militants du PCF sur un éventuel ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

André Chassaigne, Assemblée Nationale, Paris - 4 mai 2016
André Chassaigne, Assemblée Nationale, Paris - 4 mai 2016 © AFP / Bertrand Guay

Les 50.000 adhérents du Parti communiste français s'expriment dès ce jeudi et jusqu'à samedi sur le ralliement du parti à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Les délégués des sections PCF se sont d'ores et déjà exprimés en majorité contre ce ralliement.

André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche à l'Assemblée nationale, n'y est pas favorable : "Les conditions sont complètement différentes" de ce qu'elles étaient en 2012, où Jean-Luc Mélenchon et le PCF avaient fait front commun pour la présidentielle. "En 2012, nous avions eu une co-élaboration, nous avions construit ensemble des perspectives politiques sur un programme. Aujourd'hui, c'est à prendre ou à laisser".

"Le ralliement à Jean-Luc Mélenchon se fera sans avoir une prise quelconque sur le contenu de la politique portée par Jean-Luc Mélenchon, et surtout avec des divergences de fond qui me paraissent importantes"

 
 
 

Ces divergences de fond portent sur la conception du rassemblement, selon André Chassaigne : "Il considère que dans ce pays il y a la gauche de la gauche, et qui seule, par une forme de repli, pourrait arriver au pouvoir et résoudre les questions du pays. Ce que je porte, avec d'autres communistes, c'est la conception d'un rassemblement, qui fait qu'au lieu de se replier, on construise un renouveau de la gauche dans son ensemble".

Mélenchon est "le premier diviseur"

Mais envoyer un candidat face à Jean-Luc Mélenchon, qui brille dans les sondages, n'est-ce pas un risque ? "Ce qui est important derrière tout cela, c'est de pouvoir porter une parole différente", répond André Chassaigne. "Le premier diviseur, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui est parti en premier, sans échange, sans discuter avant de démarrer, et qui dit que tous ceux qui se présentent après sont des diviseurs".

Et pour les législatives, où Jean-Luc Mélenchon envisage un candidat de "la France insoumise" dans chaque circonscription ? "C'est d'abord de sa part la volonté de construire une nouvelle organisation politique, puisque chaque voix obtenue aux législatives permet de financer pendant cinq ans l'organisation politique à laquelle elle est rattachée", explique le député PCF. Mais il y a plus grave selon lui :

"Avoir une candidature soutenue par les Insoumis, cela consiste à signer une charte, et dans cette charte un candidat s'engage à ne plus avoir la liberté de vote, à prendre ses ordres auprès de l'organisation des Insoumis".

"On défend les intérêts d'une population, on porte une parole politique, mais on n'est pas des petits soldats aux ordres d'un homme providentiel", selon André Chassaigne, qui n'a aucun doute sur le fait que Jean-Luc Mélenchon obtiendra quoi qu'il en soit les 500 parrainages nécessaires à sa candidature.

"Je souhaite que les communistes votent massivement pour qu'on présente un candidat avec la volonté de rassembler et pas d'isoler", affirme-t-il, tout en rappelant que ce sont les adhérents qui trancheront au final.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Présidentielles 2017

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Publié le 29 Octobre 2016

PCF ET LES PRESIDENTIELLES 

Je suis particulièrement inquiet de voir mon parti engourdi dans une grande expectative politique.

Certes, nous avons réalisé une consultation citoyenne et des décisions seront prises je l’espère le 5 Novembre, mais il me semble que nous « tournons en rond », selon une vieille expression, quand on ne sait plus à quel saint se vouer.

L’absence quasi permanente sur la scène politique du PCF, le barrage médiatique organisé par l’idéologie dominante pour taire les idées communistes, montre bien que les forces les plus réactionnaires savent où peut venir le danger  et qu’il faut extraire de l’imaginaire populaire le marxisme encore enraciné dans la société.

Le besoin d’un parti communiste visible et offensif est donc crucial : la crise du système capitaliste, l’autoritarisme qui le sous-tend, le racisme et la xénophobie qui  lui permet de trouver des boucs émissaires, les  guerres et les violences dont il est la cause et qu’il attise, l’appauvrissement des salariés et retraités, une droite extrémisée, un patronat toujours plus assoiffé de profit, un parti socialiste pire que celui que nous avons connu dans les guerres coloniales, obligent à être nous-mêmes et à ne pas se laisser aller à l’aventure.

Dans des telles circonstances, le parti communiste est un bien précieux et il peut l’être davantage encore pour susciter une candidature de large union face à l’insignifiance que nous affligent actuellement ces quelques égos à gauche qui barrent le chemin de la perspective.

J’entends des voix dirent que les dés sont pipés pour un tel schéma, qu’il vaudrait mieux se borner, par une sorte d’inertie, à la candidature de Mélenchon  et que l’on pourrait se servir de son bulletin de vote à cet effet. Je ne comprends pas ce déguisement.

D’autres pensent qu’il est le seul porteur d’une démarche permettant de gagner les élections présidentielles et législatives de 2017, que l’élection présidentielle est défavorable par essence au PCF par le coté culte de la personnalité que cela suscite.

Par l’absurde, avec notre influence actuelle, il vaudrait mieux alors ne plus se présenter à rien et nous réfugier sur notre Aventin ? Ce serait l’impuissance caractérisée.

Mélenchon serait donc la seule perspective crédible  à gauche ! Voyons-voir !  Actuellement, il  se situe à près de 15 % de l’électorat qui irait voter selon divers sondages. Un chiffre modeste pour une telle éventualité.

Rappelons qu’en 2012, portée par les communistes, sa candidature a oscillé entre 10 et 15 % pour finalement retomber vers 11 % lors du vote, ce qui n’était pas si mal que cela, mais avec un PCF qui l’a littéralement porté de bout en bout.

Nous ne sommes plus en 2012 où s’exerçait à gauche le rejet de Sarkozy et un vote par défaut pour Hollande. La France est dans une situation de crise manifeste tant sur le plan économique, sociale, morale: elle est en voie d’extrémisme. Le Front national est aux portes du pouvoir, la droite classique se « lepenise », le parti socialiste et ses dirigeants accompagnent la crise, la devance, avec Hollande et Valls décidés à rompre avec une gauche de progrès pour installer un parti  libéral - démocrate à l’américaine.

Nous avons besoin d’être présent dans ces moments là ou tout peut arriver et le pire est à notre porte :  le parti communiste dans son histoire n’a jamais baissé pavillon.

Une candidature qui créé l’union est toujours possible mais c’est un postulat que  le candidat Mélenchon a empêché de par ses ambitions électorales personnelles.

Pourtant des camarades pensent qu’il est le recours, malgré tout, pour rassembler autour de sa personne et gagner les élections présidentielles. C’est une opinion mais résistera t’elle à l’épreuve des faits ?

La question que nous nous devons de porter n’est-elle pas celle-ci : peut-il, comme il le proclame, gagner les présidentielles avec la « France insoumise » ; une organisation qu’il a créé à son image et auquelle il faudrait se rallier sans condition.

Je ne le pense pas et je ne suis pas le seul.

D’ailleurs lui-même le pense t’il vraiment ? N’a-t-il pas d’autres buts en tête ?

Son programme électoral est à prendre ou à laisser dit-il à l’adresse des communistes. Singulière façon d’imposer les choses à ceux et à celles qui seraient prêts à travailler avec lui.

Ce programme n’est que celui de Mélenchon et de ses amis-es et dedans, il y a des propositions que les communistes ne peuvent accepter sinon que de se renier.

Le programme n’est pas discutable dit-il ! Alors comment rassembler avec un homme qui a le verbe aussi autoritaire.

Singulière façon de promouvoir la démocratie !

Cette façon d’agir comble les adversaires d’une gauche nouvelle capable de réunir toutes les forces de progrès.  Les socialistes libéraux  savourent  cette désunion, eux, dont la peur de voir se rassembler des hommes et des femmes de progrès les obsède.

Donc,  faut-il  y aller quand même ? Ce serait un exercice de haute voltige, nous serions pour ainsi dire sur un fil dont les amarres seraient tellement abîmées qu’elles menaceraient de se rompre avant d’arriver au bout du chemin.

Et sauver les meubles n’a jamais été la caractéristique des communistes. Le courage politique, de tout temps a été notre marque de fabrique.

La candidature de Mélenchon dans ces conditions comme pouvant être notre candidat ne peut que nous amener qu’à Canossa.

Derrière ce qui est visé, c’est notre effacement.

Regardez comment déjà, les médias nous ont déjà éliminé de la parole politique pour ces élections.

Je ne l’accepte pas.

Un candidat communiste s’impose donc quitte à le retirer si une possibilité existe encore de rassembler la vraie gauche.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Présidentielles 2017

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Publié le 17 Octobre 2016

Je mets en ligne sur mon blog cette contribution collective que j'ai signé. Bernard Lamirand

 

Conférence Nationale du 5 novembre

POUR UN CHOIX CLAIR

contribution collective

 

Face à la menace qui pèse sur notre pays, face au risque de voir s’imposer les programmes ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême droite, et disparaître durablement les forces de progrès, les communistes ont décidé en juin dernier de construire un large rassemblement « de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner aux renoncements de ceux qui gouvernent, qui ne veulent pas de la droite et de l’extrême droite, qui espèrent contribuer à une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, qui veulent faire émerger une alternative à l’austérité libérale ». Où en sommes-nous ? L’évolution du débat politique confirme l’urgence de ce choix. Et pourtant, nous ne parvenons pas à construire ce rassemblement populaire et à faire émerger une candidature qui puisse lui donner une traduction politique lors de la prochaine élection présidentielle.

 

Comment sortir de l’impasse ? Menons en grand le débat sur les propositions, en rencontrant toutes les forces de progrès disponibles pour construire un projet d’avenir pour la France, sur la base des résultats de la consultation citoyenne. Mais comment faire avancer un programme sans un candidat ou une candidate, qui soit son porte-parole auprès des citoyens, et que ceux-ci puissent appuyer, sauf à leur donner à penser qu'il s'agit d'une cartouche à blanc ? Notre conférence nationale doit prendre une décision sur la candidature aux présidentielles.

 

Dans le cas contraire, on irait vers une Conférence nationale invitée à décider d'attendre jusqu'à fin janvier, date de la primaire du PS, pour seulement continuer, voire amplifier avec une pétition, notre posture de rassemblement.

Cette démarche, sans candidat, n'est-elle pas dangereuse ? Ne nous enferme-t-elle pas dans le piège du ralliement, à l'un ou à l'autre, et de l'effacement ?

 

Jusqu'en janvier, en effet, les candidats déclarés vont développer leur campagne électorale, alors que le parti communiste, si louables soient les intentions et propositions qu'il cherchera à porter, risque fort de rester inaudible sur ses idées, sans levier pour peser dans le rapport de force politique médiatique, et de contribuer à installer comme un fait accompli l'absence du PCF de la campagne présidentielle.

 

La conférence nationale doit réaffirmer notre stratégie de rassemblement. Mais elle doit aussi aller de l’avant et faire un choix : pensons-nous, comme le défendent quelques camarades, que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon et à sa conception étriquée du rassemblement est maintenant la seule solution possible ? Ou bien choisissons-nous de proposer une candidature issue de nos rangs pour porter nos propositions, poursuivre jusqu 'au bout nos efforts de rassemblement, retirant le cas échéant notre candidat pour une candidature commune? Les communistes doivent pouvoir, sans tarder, se prononcer et choisir l’une de ces deux options.

 

Il n’y a pas de solution idéale. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’est plus, aujourd’hui, une candidature de rassemblement. Le « populisme de gauche » n’apporte pas de solutions réelles à la crise. Un ralliement par défaut à cette candidature risque de démobiliser durablement les militants, avec des conséquences importantes sur nos campagnes, sur nos résultats aux législatives et sur nos capacités à mener les batailles dont notre peuple aura besoin dans les années à venir.

 

Une candidature issue de nos rangs, engagée dans la campagne pour porter nos propositions et poursuivre en grand nos efforts de rassemblement, peut au contraire faire bouger la situation à gauche. En donnant une visibilité nouvelle à nos propositions et à notre démarche, en permettant la mise en mouvement des militants, elle peut changer la donne du débat politique dans le pays et donner une nouvelle chance à la construction d’un rassemblement politique. Elle serait aussi un atout pour entrer le plus tôt possible dans la campagne des législatives, avec des candidatures à parité qui donnent à voir le visage du PCF d’aujourd’hui, pour gagner le plus grand nombre possible d’élu-e-s utiles au peuple.

 

Premiers signataires :

 

Joël Allain (Bas-Rhin), Albert Ancona (Pyrénées Orientales), Serge Arla (Pyrénées Atlantiques), Pierre Assante (Bouches du Rhône), Daniel Bachelet (Saône et Loire), Paule Ballut (Hts de Seine), Paul Barbazange (Hérault), Jean-Marc Barès-Crescence (Hte Garonne), Thierry Barre (Val-de-Marne), Philippe Barrière (Hautes-Pyrénées), Jean-Pierre Basset (Drôme), Patrice Beaupin (Yonne), Colette Becquet (Nord), Serge Bédrines (Paris), Amar Bellal (Paris), Dominique Ben (Nord), Maryline Bénard (Hérault),Hélène Bidard (Paris), Claude Billard (Loiret), Thibaut Bize (Doubs), Jean-Jacques Blanc (Hauts-de-Seine),Frédéric Boccara (Hts-de-Seine), Paul Boccara (Val-de-Marne), Alain Bolla (Var), Béatrice Bonneau  (Paris), Gilles Bontemps (Loire-Atlantique), Serge Borgnard  (Ille-et-Vilaine), Alain Bouchez (Lot et Garonne), Alain Boussard (Doubs), Julien Brugerolles (Puy de Dôme), Erwan Briand  (Paris), Gisèle Cailloux (Hts-de-Seine), Jean-Louis Cailloux (Hts de Seine), Michel Cerutti (Lot et Garonne), Jean Chambon (Rhône), Claude Chapet (Seine-Saint-Denis), Claudine Charfe  (Hts-de-Seine), JC Chazottes  (Hte-Garonne), Yannick Cheneau (Loire-Atlantique), Mahama Compaoré (Calvados), Christian Cordelier (Paris), Nicolas Cossange (Hérault), Pierre Daspre  (Var), Christian Debout (Nord), Yann Del Rio (Savoie), Michel Demolder (Ille-et-Vilaine), Philippe Denis (Loire-Atlantique), Roland Desloges (Val-de-Marne), Yves Dimicoli (Paris), Jean-François Dirringer (Seine-et-Marne), Denis Durand (Paris), Jean-Marc Durand (Drôme), Jean-Louis Durand (Vienne), Roland Farré (Hte-Savoie), D. Fourmy  (Hte-Garonne), Jean Robert Franco (Paris), René Fredon (Var), Pascal Gabay (Paris), Jean-Michel Galano (Paris), Jean-Michel Gama (Essonne), Benoit Garcia (Gironde), Alain Gautheron (Eure), Alain Glemet (Var), C. Gourmelin (Moselle), Roger Grévoul (Gard), Odile Grosgeorge (Val-de-Marne), Gilles Grosgeorge (Val-de-Marne), Aurélien Guillot (Mayenne), Jean-Claude Guionie (Corrèze), Florian Gulli (Doubs), Stéphane Guyard (Calvados), Jean-Pierre Hapiot (Nord), Yvan Hart (Seine-et-Marne), Alain Hénault (Hts-de-Seine), Jacky Henin (Somme), Philippe Himber (Var), Paul Huttl (Var), Pierre Ivorra (Var), Alain Janvier (Seine-et-Marne), Jean-Marie Jegou (Var), Pascal Joly (Val-de-Marne), Robert Kissous (Hérault), Victor Laby  (Paris), Pierre Lacaze (Hte-Garonne), Eliane Lacombe (Hts-de-Seine), Anne Lafaurie (Val-de-Marne), Bernard Lamirand (Oise), Françoise Landois (Pyrénées Atlantiques), Claude Laridan (Rhône), Guy Lazar (Doubs), Pascale Lebreton (Hts-de-Seine), Jean Le Duff (Ille-et-Vilaine), Fabienne Lefebvre (Val-de-Marne), Michèle Leflon (Ardennes), Sylviane Lejeune (Essonne), Gérard Le Puill (Hts-de-Seine), Didier Le Reste (Paris), Christophe Lime (Doubs), Yvette Lucas (Pyrénées Orientales), Gisèle Malaval (Aube), Henri Malberg (Paris), Roger Maly (Nord), Mitra Mansouri-Guilani (Paris), Nasser Mansouri-Guilani (Paris), Nicolas Marchand (Val-de-Marne), Georges Mati (Paris), Thierry Méot (Paris), André Meyer (Hts-de-Seine), Catherine Mills (Paris), Jérôme Moinet (Paris), Arsène Montarou (Sarthe), Raymond Monteil (Val-d’Oise), Alain Morin (Essonne), Geneviève Morin (Essonne), Jean-Pierre Morvan (Essonne), Marie-France Nardot (Lot et Garonne), Monique Nironi (Var), Bruno Odent , Alain Pagano (Maine et Loire), Nicole Pasquier (Val-de-Marne), Michel Pedussaud (Hte-Garonne), Franck Périllat (Val-de-Marne), Roland Perrier (Essonne), Christian Picquet (Haute-Garonne), Hervé Poly (Pas-de-Calais), Jean-Jacques Porcheron (Val-de-Marne), Fabienne Pourre (Val de Marne), Jean-Claude Pradeau (Yvelines), Raphaelle Primet (Paris), Yves Quignon (Nord), Yvon Quiniou (Vendée), Yvon Quintin (Nord), Jean Rabaté, Frédéric Rauch (Lot et Garonne), Denis Recocquillon  (Val-de-Marne), Jean-Pierre Richard (Doubs), Jacquy Rivoalan  (Ille-et-Vilaine), Catherine Robineau (Hts-de-Seine), Marine Roussillon (Paris), Alain Saint Patrice (Rhône), Evelyne Saliba (Paris), Roger Saliba (Paris), Pascal Sancere (Hérault), Dominique Satgé (Hte-Garonne), Guy Schmaus (Hts-de-Seine), Jean Solbes (Hérault), Michel Sturaro (Hts-de-Seine), Jean-François Téaldi  (Alpes-Maritimes), Evelyne Ternant (Doubs), Jacques Thomas  (Val-de-Marne), Adrien Tiberti (Paris), Franca Tord (Hérault), Yvon Touil (Val-de-Marne), Rémi Troadec (Loire-Atlantique), Catherine Vieu-Charrier (Paris), Maurice Wannepain (Nord), Marcel Zaidner  (Val-de-Marne), Ludovic Zanolin (Hts-de-Seine),

 

contact : choixclair@gmail.com

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 5 Octobre 2016

Bernard Lamirand congrès PCF Oise 2016
Bernard Lamirand congrès PCF Oise 2016

Je suis de retour. Mon analyse de fin aout est plus que jamais d'actualité quand on voit se déballage de ces quelques chevaux de retour et les mélopées hasardeuses d'un " je suis le nouveau messie" vous devinerez qui, et vous pouvez rajouter le nouvel étalon de la bourgeoisie, une bourgeoisie qui voit ses canassons complétement vermoulus et qui tente de mettre en course un fabricant de monnaie de singe auquel les écrans capitalistes rivalisent pour montrer sa faconde . Vous avez aussi le clan des "Le Pen": leurs hideuses figures du père et de la fille apparaissent comme l'histoire du chaperon rouge dans le lit de "mère grand" : avec fameuse phrase "pourquoi tu as des grandes dents, c'est pour mieux te manger " etc.

Alors je ressors mon article et j'en conclus que tout est possible pour les progressistes si les luttes mettent à bas ces scénarios pourris que nous offrent du matin jusqu'au soir les médias inféodés à ce pouvoir branlant.

Bernard LAMIRAND

TEXTE DE AOUT DERNIER

Bon je sus absent plusieurs semaines mais je m’intéresse à la situation politique.

Je sens quelques effervescences électorales de tous cotés et chacun prépare son candidat et sa candidate, la droite s’ébroue aussi, de même Hollande, celui qui a failli et qui ce jour veut se présenter dans une blanche hermine, lui qui a trahi le peuple. Moi, je m'en tiens au congrès du PCF et j'agis modestement pour que le peuple entende et se saisissent de nos idées et qu'il se forge son opinion et intervient notamment dans les luttes qui vont reprendre avec le 15 septembre et celle pour la paix le 24 septembre. Ce serait une erreur politique d'abandonner le combat de classe pour ne se consacrer qu'à la course électorale que l'idéologie dominante veut dominante pour ne plus parler des problèmes des gens.

Les communistes ont fixé une feuille de route jusqu'au 5 Novembre pour définir ce qui sera le moyen de battre autant la droite et l'extrême droite que le social-libéralisme.

J'en reste là e je republie mon texte paru courant Aout ci-dessous.

Bernard LAMIRAND

PRESIDENTIELLES : SŒUR ANNE NE VOIS TU RIEN VENIR ?

Je reprends volontiers cette adjuration du conte La Barbe bleue de Charles Perrault pour parler de ce qui se passe actuellement et qui agite le monde politique à la veille d’une élection présidentielle qui sent la naphtaline.

Comme d’habitude, les médias s’époumonent sur la préparation de ces élections en mettant en avant quelques protagonistes qui ont décidé de se lancer dans le concours de beauté quinquenal de la cinquième République.

A les entendre, plus rien ne devrait compter que les digressions de ces quelques personnages habitués à la harangue égotiste.

Les primaires sont là pour enflammer leurs supporters.

Les coups bas pleuvent.

Les faits divers servent pour alimenter les dires des uns et des autres.

Quoi de plus attrayant que la démocratie bourgeoise pour qui veut gagner le pompon suprême.

Ils auront tous un programme électoral.

On sait ce qu’il en advient ensuite et l’on peut se rappeler comment chaque président s’en défait rapidement.

Le dernier s’est même déjugé le jour de son élection, en allant faire allégeance au programme d’austérité de la Communauté Européenne et en se rendant chez Madame Merkel pour lui indiquer son ralliement.

A gauche, le concours est lancé. Seul le parti communiste a soigneusement évité de participer à cette bouffonnerie en essayant d’empêcher la course à l’échalote qui se déroule actuellement.

ll propose une consultation citoyenne pour que le peuple fasse part de ce qu’il souhaite comme projet pour le pays et surtout pour sortir celui-ci de la crise d’un système capitaliste qui ruine la vie en société comme on le voit avec la désagrégation du social et du vivre ensemble.

Alors, sœur Anne, ne vois tu rien venir ?

C’ est un invocation que je prends donc à mon compte devant ce pitoyable spectacle que nous offre chaque jour les médias et particulièrement la télévision française aux mains d’une bande relayant les déjections du système.

Pour ces gens là il faudrait comme les turfistes du dimanche chercher le meilleur des meilleurs : celui qui aura jacté et éructé avec décibels à l’appui sur les estrades face à ceux et celles friands de ces divagations électorales, celui qui aura le bon mot qui frappe le populaire, la meilleure répartie ou la grosse saloperie pour empester l’atmosphère et pourrir encore un peu plus le climat électoral pour recueillir les voix des égarés comme le font l’extrême droite et la droite.

Egarement recherché pour mettre au fond du sac la réalité ou pour saisir celle-çi quand elle leur explose à la figure pour l’utiliser à bon compte comme ce qui se passe en ce moment avec les baignades des femmes musulmanes qui excitent tous les « ventripoteurs » racistes et xénophobes .

Quand le ridicule tue, cela devient grotesque.

Alors sœur Anne pourrait répondre : « d’ici les élections d’avril 2017, il y aura beaucoup d’eau qui couleront sous les ponts de Paris et d’ailleurs ».

Je ne sais pas comment mon parti trouvera l’aiguille dans la botte de foin en putréfaction présidentielle pour qu’une candidature se dégage de cet « embrouillamini » où la pléthore de candidats s’affirment en ce moment.

Ne faudrait-il pas réfléchir autrement et se dire que les choses peuvent se passer différemment et que notre démarche communiste va se construire dans les luttes qui vont reprendre de plus belle dans quelques jours et déboucher sur un autre scénario ; celui du peuple maitre de son destin pour une société de partage comme le souhaite ardemment les communistes.

Un autre débouché est possible que de s’en remettre à une élection comme celle qu’on nous prépare.

En pointant tous les feux sur les présidentielles, en ce moment, l’idée est de faire en sorte que celle-ci se déroule selon les critères habituels entre gens de bonne compagnie habitués à ce que cela se passe avec une trêve sociale.

Il faudrait surtout que l’on ne parle plus de la situation sociale et le gouvernement s’y active en trouva nt les dérivatifs nécessaires pour cacher son bilan exécrable.

Chacune et chacun, alors, devrait attendre le programme des candidats, gentiment et surtout de ne pas contrarier les élites présidentielles en course .

Il faut renverser la table.

Oui, d’ici le mois d’avril 2017, un fleuve bouillonnant peut couler sous les ponts et déborder le rivage des initiés.

Cette élection présidentielle ne peut pas être l’imprimatur obligatoire d’un système qui a fait tant de dégâts.

Plein de choses peuvent bouger d’ici là. Si nous regardons ce qui s’est produit en quelques mois, la situation s’est considérablement modifiée, et le mouvement social est sorti de son inertie.

En effet, qui aurait dit, après les élections régionales et les résultats déplorables qui ont vu le triomphe de la droite et la poursuite de la progression du FN, que des luttes importantes auraient émerger en si peu de temps ?

Personne n’aurait gagé un liard sur une montée de ces luttes et les mobilisations considérables contre la loi El-Khomry. Pourtant tout a été fait pour casser ce mouvement, pour mettre de coté la CGT, pour empêcher l’unité syndicale de se réaliser avec la trahison de la CFDT.

Pendant plusieurs mois et jusqu’aux vacances, le mouvement n’a pas baissé, le gouvernement a dû faire passer sa loi aux forceps avec le 49/3, le refus de cette loi dans la population continue d’être majoritaire : plein d’initiatives sont prévues dès la rentrée dont la première le 15 septembre et les retraités fin septembre.

D’autre part, malgré toutes les tentatives pour opposer les populations entre elles, et avec le dernier épisode du Burkini, le sécuritaire ne l’emporte pas dans la population. L’idée « du vivre ensemble » fait son chemin et plein de gens affirment que l’état de guerre et l’état d’urgence ne sont pas la solution pour empêcher les attentats horribles qui ont eu lieu dans notre pays et ailleurs.

L’assassinat d’un prêtre à Saint-Etienne du Rouvray a vu une réaction formidable et positive de la population ; le maire communiste de cette ville ouvrière a su montrer le bon chemin, celui de la fraternité humaine et cela a permis des rassemblements, jamais vus comme ceux regroupant dans les églises des catholiques, des protestants, des musulmans et des athées et agnostiques. Cela me rappelle la main tendue par Maurice Thorez aux chrétiens parue dans le journal anglais « Le Times ».

L’idée de fraternité, de se respecter les uns et les autres, de croire ou de ne pas croire, de faire la fête ensemble attestent que la haine et l’opposition entre religions, croyants ou incroyants ne passe pas. Le discours du pape est édifiant à ce sujet quand il dit des choses aussi fortes que celles mettant en cause cette société dans laquelle il dénonce un autre terrorisme, celui du « dieu argent » je le cite: « Le terrorisme – je ne sais pas s’il faut le dire, parce que c’est un peu dangereux – grandit quand il n’y a pas d’autre option. Quand au centre de l’économie mondiale il y a le dieu argent et non la personne – l’homme et la femme – : c’est déjà le premier terrorisme. Tu as chassé la merveille de la Création, l’homme et la femme, et tu as placé là l’argent. Voilà le terrorisme de base, contre toute l’humanité. Réfléchissons-y. ». Tout est dit….

Et que dire aussi de ce mouvement qui commence à s’enclencher contre cet état de guerre dans le monde et les risques majeurs qui peuvent demain anéantir l’humanité. Le 24 septembre, en France, de grandes manifestations seront organisées par le Mouvement de la Paix pour la paix dans le monde et mettre à bas l’état de guerre brandit y compris par nos gouvernants.

Plein de choses se sont aussi produites entre les gens pour se parler et bâtir des projets : « les nuits débout » ont marqué cet état d’esprit et tout porte à croire que dans les mois qui viennent des hommes et des femmes progressistes vont se lever pour mettre par terre ce « déroulé pitoyable électoral ».

Alors, ne tombons pas dans l’électoralisme béat ; il y a plein de choses à faire pour que le peuple entre en scène et disloque toutes les constructions de l’idéologie dominante.

Qui peut dire que ces élections se passeront comme d’habitude, qui nous dit que d’ici là peut se lever un formidable mouvement social bousculant tous les pronostics électoraux et fichant par terre toutes les divagations des batteurs d’estrade de gauche comme de droite.

Qui peut dire que ce peuple est en état de léthargie, incapable de réagir, qui peut dire que la jeunesse est aux abonnés absents , qui peut dire que les jeunes ne seront pas aux premières loges des mobilisations comme aussi les retraités qui en ont marre de cette situation, au vu de ce qui s’est passé tout long du printemps et de l’été.

Ils auront l’air drôles les faiseurs de miracles, les harangueurs égocentriques, la caste des énarques et des experts, les perroquets médiatiques, les politiciens du système, si le mouvement au lieu de s’arrêter reprend vigueur comme le feu qui couve et se rallume dès que le vent de la lutte reprend.

Rien n’est donc joué et tout peut se bouleverser et les ponts verront une autre eau que celle trouble que nous délivre les mannequins qui se sont déjà enharnachés dans leurs starting-blocks.

Un faux départ, voilà ce qu’on peut leur souhaiter…. et tant mieux s’ils sont éliminés de leur course à l’échalote …. par la montée des luttes.

Un autre cas de figure est envisageable et il s’agit de le construire vite. J’entends que le PCF soit à la pointe d’une construction bouleversant totalement les pions actuellement sur l’échiquier et alors il sera plus facile de trouver un porte parole du peuple et cela pourrait très bien être un communiste.

« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience » disait Marx dans le manifeste communiste et tout porte à estimer que tout va se jouer autrement que les empoignades actuelles et qu’une marée montante de luttes peut entrainer un changement balayant toutes ces années d’enchainement aux idées libérales.

Pourquoi pas un nouveau 68. L’histoire ne se répète pas mais elle peut bégayer et changer totalement la donne.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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