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Publié le 25 Août 2020

Cette longue déclaration finira, comme d'habitude dans les archives. Plein de choses sont dites face à ce qui se passe dans le monde et les constats y attenants. Cependant, les responsables gouvernementaux du G20 ne sont pas inquiétés. Il y a donc à boire et à manger pour tout le monde dans cette déclaration. Cette instance syndicale internationale devrait avoir un comportement plus radicale sur les causes de ces crises qui secouent le monde actuellement et dont les travailleurs font les frais et subissent des remises en cause de leurs droits sociaux et démocratiques. On aurait pu penser que la CSI aurait eu dans ces conditions un langage plus accusateur, ce n'est pas le cas et en particulier sur le rôle des transnationales, du capitalisme qui est le grand responsable de cette situation qui va entrainé des millions de chômeurs supplémentaires sur la planète pendant que les grands groupes mondiaux vont distribués comme d'habitude des dividendes records et se frottaient la panse en concourant à celui qui aura le plus de richesses.

Le pire dans cette déclaration, c'est aucune allusion à la nécessité pour le monde du travail d'agir dans chaque pays et y compris par la lutte et les grèves.

Bernard LAMIRAND

(déclaration CSI) ci jointe.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL, #Politique

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Publié le 10 Juillet 2020

Dessin de Rudy

ELECTIONS ET LUTTES : LA MARQUE DES COMMUNISTES

Nous venons de connaitre une période électorale avec les municipales qui mérite analyse et propositions.

Ce qui marque,  c’est l’abstention massive des électeurs et électrices : 60 % environ se sont abstenus.

Bien des exégètes disserteront sur le fait que les abstentions sont devenues monnaies courantes et ils banalisent ou dramatisent.

Je vais, sans prétention, donner mon opinion. Je la base sur mon vécu de militant communiste.

Cette situation ne résulte pas seulement  d’un coup de colère, d’une déception ou d’incompréhensions ;  ce n’est pas non plus une banalisation du vote devenu une corvée du  week-end.

Il y a du fondamental  et des responsables.

L’abstention s’est développée avec un système capitaliste en crise profonde qui va jusqu’à  malmener sa propre démocratie bourgeoise pour survivre et empêcher l’alternative progressiste : je dirai, n’ayons  pas peur des mots : une alternative communiste.

Cette situation de crise s’accélère depuis les années 75 où s’annonçaient  déjà dans notre pays et dans le monde de fortes restructurations du capital et des choix régressifs visant le monde du travail ;  dédaigneusement, dit par les classes dirigeantes, d’en finir avec l’Etat providence. Celui de Croizat et de la Sécurité sociale par exemple.

On peut dire que le capital, libéré de la peur du communisme avec la fin de l’URSS, pense pouvoir faire ce qu’il veut pour redresser son taux de profit à tout prix en France et dans le monde.

Il s’appuie sur l’individualisme et la division internationale du travail et la mise en concurrence exacerbée des travailleurs   à travers les délocalisations, les changements  dans l’organisation du travail et les transformations actuelles informationnelles dans le rapport capital-forces productives.

Le néo-conservatisme est décidé à jeter par la fenêtre  toutes les formes démocratiques qu’il a dû concéder ou monter pour organiser sa domination.

 En France, le code du travail est vidé de son contenu social engrangé à partir des luttes de 36, de la libération ou  du grand mouvement social de 1968.

Il s’ensuit l’affaiblissement des organisations  syndicales en réduisant  leur rôle de défense des intérêts des salariés et des retraités. De même limiter et  affaiblir les formations politiques dans un modèle les enfermant dans une constitution qui les musèlent complètement par des superstructures capitalistiques dominantes venant même contester le rôle de l’Etat.

En fait, nous assistons non pas à la dictature du prolétariat mais à la dictature du capital pour la profitabilité  financière;  et les Etats deviennent que des représentants de l’oligarchie financière internationale. En France, c’est le CAC 40 qui décide et au niveau de l’Europe, c’est le club des magnats de la grande finance appelé Bidelberg regroupant la fine fleur des milliardaires.

Tout est fait donc pour que le monde du travail soit soumis  et enchainé à cette dialectique capitaliste.  Celui-ci mesure les conséquences mais ne trouve pas la réponse et la riposte à la hauteur des attaques qui se manifestent contre lui  en France, en Europe et dans le monde.

L’abstention  politique se développe donc, elle  est un chemin sans issue et encourage toutes les formes d’autoritarisme et même d’absolutisme.

Les citoyens ont devant eux une image voulue comme quoi il est inutile de se rebeller  et le sentiment de fatalité règne: «  le pot de fer contre  le pot de terre » disaient les anciens, quand le mouvement social était faible et inorganisé.

L’idée de l’abstention part  d’une impression d’abandon  et peut  conduire  à ce que l’acte du vote soit considéré comme vain. Cà intéresse la bourgeoisie qui peut alors diriger sans failles l’appareil d’Etat.

Alors que faire  ?

Le chemin sera long pour redresser la barre et redonner confiance et optimisme dans l’idée du collectif et non du recroquevillement sur soi-même.

Les communistes doivent tenir la barre.

Nous avons une responsabilité de par notre histoire : combats de classe et résistance sont dans nos gènes n’est-ce-pas ?

Le responsable de cette situation doit alors être clairement désigné : c’est le  capital, c’est l’argent roi, c’est  le profit maximum  tiré sur le travail, c’est  l’exploitation optimale de la force de travail qui mène  le bal idéologiquement et concrètement.

L’élection est « un piège à con » disaient certains révolutionnaires d’opérette  en 1968, genre Cohn-Bendit ;  il faut être précis, l’élection n’est pas un piège, mais un moment particulier de la démocratie, mais pas n’importe comment. Il s’agit  d’établir une démocratie sociale véritable. Il ne peut y avoir de démocratie politique  si elle n’existe pas dans la vie de tous les jours et sur le terrain, notamment à l’entreprise.

Une démocratie qui part  du débat et des luttes et qui offre des solutions progressistes et  qui construit une société » communiste. C’est notre boulot ou alors nous ne sommes plus des communistes !

Alors il est nécessaire de nous rétablir avec le peuple, avec les travailleurs, avec les exclus du système capitaliste qui jonchent la vie politique, économique et asociale de ce système qui n’a que trop duré.

Le Parti communiste français est l’outil incomparable pour  parvenir à créer les conditions de l’adhésion des cités et des lieux de travail.

Nous  n’avons pas encore ce parti en état de le faire. Le manifeste communiste en ait un déclencheur, il faut maintenant lui donner de la concrétude.

Il s’agit dépasser la délégation de pouvoir, un boulet qui nuit au développement de la pensée communiste ;  le militant communiste est la pierre angulaire pour qu’il  n’y a plus  de hiérarchie  dans le fait de militer que l’on soit responsable dans une entreprise ou dans une cite, une ville un village, un département, une région ou au niveau national. Les tâches sont à partager et à faire tourner entre adhérents et participants.  Nous ne sommes pas pour la course à l’échalote : le peuple n’en peut plus de voir cette chasse aux places, séquelles du passé et du gaullisme et de cette constitution de 58. Les communistes ne sont pas  non plus immunisés par rapport à ce système de représentation codifiant  la personnalisation politique de haut en bas ou de bas en haut  jusqu’à la présidentialisation considérée comme l’acte majeur désignant le monarque pour cinq ans comme le maire pour 6 ans.

Une façon de faire en quelque sorte pour que ceux et celles qui sont autour de la table  ont un maitre du jeu. Un maitre du jeu qui  devrait être la population, les travailleurs, les gens, sinon ce sont des sordides batailles qui l’emportent pour désigner « l’heureux lauréat ».

L’élection doit être le moment où l’on décide parce que l’on a agit et lutter, parce qu’on a causé, parce que l’on s’est réuni  pour travailler tels ou tels sujets qui intéressent la collectivité.

Plus on se verra avec le peuple et les travailleurs dans l’usine,  dans la cité, dans l’immeuble,  sur la place du marché avec nos tréteaux, que  notre présence humaine sera crédible pour la reconquête des votes et surtout la reconquête de l’idée de lutter et d’agir ensemble  pour faire avancer les choses.

L’humain c’est du « communisme », le respect de chacun et chacune dans sa recherche du mieux vivre ensemble, c’est  « s’autocommuniser » pour ainsi dire.

Une telle façon de voir sera en fonction de ce que sont les travailleurs aujourd’hui. La harangue, le tweet, le blog, une fulgurance dans face- book, ne suffiront pas  comme ne suffit plus seulement le tract dans la boite à lettre enfoui sous une tonne de pub. Certes, nous vivons avec internet, cela  permet d’accéder à plein d’informations concernant le  travail quand  celui-ci évolue et se modifie ;  la  révolution informationnelle peut être le moyen de rendre la vie meilleure pour toutes et tous si ces outils sont maitrisés par ceux et celles qui en ont la charge de les conduire pour créer les richesses et déterminer leur répartition en faveur de toutes et tous et non d’une poignée de financiers qui s’en accaparent. Attention aux formes de télétravail où le patron s’ingère indirectement dans le cercle familial et la vie intime.

Il nous faut  donner une autre image de la militance communiste et de l’organiser pour qu’elle soit  le moyen de confier au peuple et aux travailleurs la décision.

Les pratiques électorales doivent alors évoluer et être liées aux luttes dans l’entreprise  et à la décision de intéressés-es dans les cités, les villes et villages.

L’organisation du parti doit être revue en conséquence  en faisant en sorte que le lieu prééminent de notre activité soit l’entreprise où s’organise le mieux le combat contre l’idéologie dominante.

L’abstention est l’arme de l’adversaire de classe, la lutte  et l’action sont les armes du monde travail et plus généralement des citoyens.

Tout un programme à développer à notre prochain congrès avec un candidat communiste à l’élection présidentielle. Election présidentielle  qu’il nous faut dénoncer comme l’acte le plus antidémocratique de la république en proposant aux français d’en finir avec la personnalisation du pouvoir entre les mains d’un seul homme.

Bernard LAMIRAND MILITANT COMMUNISTE

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #Politique

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Publié le 2 Mai 2020

Dessin de mon camarade Rudy

 LA FAUTE DE MACRON

Nous ne sommes pas ici dans le célèbre roman de Zola sur la « faute de l’abbé Mouret » découvrant les plaisirs pour ensuite devoir les refouler face aux turpitudes de l’église vis-à-vis des femmes.

Certes, Macron nous parle « des jours heureux », mais c’est pour ensuite nous plonger dans les horreurs de la mascarade macroniste sur la pandémie dont les erreurs et les manquements sont manifestes.

J’en prends un seul exemple : le masque.

Il est souvent dit que la politique c’est l’art d’anticiper : anticiper ne semble pas être le fort de Macron pour la santé des travailleurs : il a était incapable de se préparer à ce qui avait été annoncé et notamment par la réquisition pour fabriquer des masques de haute qualité pour les soignants et la population : il a failli à sa tâche de Président de la République.

Il veut déconfiner après été en dessous de tout.

Alors pour lui, « les jours heureux » sont ceux d’un retour à l’avant : les jours heureux du capital où il pourra à nouveau satisfaire la soif de profits des détenteurs de capitaux et de dividendes. La cohorte des milliardaires veille au grain à moudre et surtout pour tondre les travailleurs : ceux qui subsisteront après le carnage des contrats précaires et aussi indéterminés, auxquels la dame du chômage : « la Pénicaud » veut procéder.

Il nous parle des risques de rebond mais il envoie les enfants et les travailleurs reprendre le boulot dans les pires conditions de travail avec un manque considérable dans les entreprises, je veux parler de la disparition des CHCST, j’y reviendrai.

La CGT et le parti communiste, à juste raison, considèrent que les conditions ne sont pas réunies pour une reprise du travail dans les entreprises et je voudrais m’arrêter un instant sur cette situation dangereuse pour la santé des travailleurs et les risques de rebond du covid19 sur les lieux de travail et notamment si les protections individuelles dont les masques dont les masques manquent.

Nous voyons en effet le patronat diriger la manœuvre pour une reprise du travail à tout prix. Nous avons vu comment le pouvoir et le patronat, depuis des années, à force de mesures pour réduire ce qu’ils appellent les  couts du travail, ont démantelé nos hôpitaux et les droits des salariés ainsi que la représentation du personnel.

On peut se rendre compte que la casse du code du travail permet aujourd’hui au patronat de décider seul ou simplement par une réunion du CESE pour annoncer ses mesures. La disparition des CHSCT  apparait en conséquence comme catastrophique pour le monde du travail.

Chacun sait que les CHSCT ont été l’outil précieux pour améliorer les conditions de vie et de travail des salariés avec des délégués en nombre pour suivre les questions de santé et de sécurité dans les entreprises et surtout la prévention des risques.

Cette structure, mise en place par Croizat à la libération, a volé en éclat à la grande satisfaction du patronat lors de la remise en cause de la représentation du personnel dans le code du travail sous la baguette d’El-Khomry puis de Pénicaud.

Cette organisation CHSCT avait un grand pouvoir, celui d’empêcher la mainmise patronale sur les questions de santé et de sécurité sur les lieux de travail.

Le CHSCT pouvait permettre aux salariés d’invoquer la cause de retrait (avant d’exercer son droit de retrait, le salarié doit alerter son employeur, par téléphone ou par un écrit, de la situation de danger. Le signalement de la situation peut être fait à un représentant du CHSCT de son établissement qui pourra déclencher la procédure d’alerte de danger grave et imminent) et ne même temps plaider la responsabilité de l’employeur.

 Le CHSCT permettait aussi de procéder à des enquêtes sur les accidents du travail, sur l’arrivée de nouveaux procédés de production, sur les maladies professionnelles et leur prévention, sur les produits utilisés et sur les risques d’épidémies.

Tout cela à donc volé en éclat sur les injonctions de Macron  et de Philippe et de la dame patronnesse Pénicaud ministre des basses œuvres du gouvernement et du patronat.

Les CHSCT, aujourd’hui, ne sont plus. Ils ont été remplacés par une commission du CESE réduite à un rôle limitatif et souvent sous le contrôle patronal avec leurs experts.

Ainsi Macron, sans filets de secours, veut remettre au boulot les salariés partout et notamment avec le manque  de masques et des mesures de distanciation des salariés que l’ont sait difficilement respectées notamment là où il n’y pas de syndicats CGT.

Nous voyons là la perte incommensurable des CHSCT et il serait important que cet organisme soit immédiatement remis sur pied dans toutes les entreprises.

Il suffit pour cela d’abroger les lois qui ont anéanti les CHSCT et de redonner tout de suite vie à cet organisme dans toutes les entreprises.

Je pense que les syndicats CGT doivent immédiatement prendre les mesures avec les salariés pour que dans leur entreprise se remet en place les CHSCT indispensables notamment dans ces moments dramatiques de la pandémie, y compris par la consultation des salariés-es.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #POLITIQUE, #SANTE, #SECURITE SOCIALE

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Publié le 30 Juin 2019

FAIRE OU NE PAS FAIRE DE LA POLITIQUE

Les élections européennes ont eu lieu et nous observons que les français boudent toujours les urnes même si ils ont voté un peu plus à ces élections.

Quand nous regardons de près les résultats, les abstentions se manifestent particulièrement dans les zones fortement urbaines. Egalement dans les régions où le chômage et la précarité règnent en maitre.

Dans la région des Hauts de France cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Les gens qui ne votent plus sont en majorité des travailleurs notamment dans les bassins industriels.

Ces abstentions ne sont donc pas le fruit du hasard ou d’une mauvaise humeur de l’électeur  et de l’électrice.

Peut-on par exemple attribuer à la désindustrialisation cette volonté  de l’électorat populaire de rester à la maison le jour des élections ?

Certes, mais d’autres raisons entrent ligne de compte, j’en citerai une : l’affaiblissement d’une conscience politique. Nous devons en examiner les raisons. Nous pourrions bien sûr invoquer et c’est vrai, le poids de l’idéologie dominante et sa façon de faire en sorte que toute possibilité de débattre soit réduite à la portion congrue et que c’est l’événementiel qui compte et qui corrompt le vrai débat.

N’avons-nous pas notre propre responsabilité dans cet état de fait ?  Par exemple ne manquons nous pas de présence sur le terrain et auprès des gens pour chercher  les alternatives à ce qui peut apparaitre chez le citoyen de plus en plus dépolitisé comme impossible ou illusoire.

Nous sommes dans un monde en pleine transformation et cela nécessite d’apporter des réponses et d’avoir  une vie militante qui permettent à la population de saisir pleinement ce qu’il perçoit confusément car il n’a pas les éléments qui lui permettent de se faire une opinion et souvent cette opinion est ensevelie sous les discours de classe de l’idéologie dominante qui projette ses propres réponses pour détourner les gens vers des solutions qui remettent en cause la gestion capitaliste.

Oui, dans cette situation si complexe, le citoyen, s’il n’est pas armé idéologiquement s’efface alors du débat politique auquel dans le meilleur des cas il ne se sent en mesure de se faire une opinion et dans le pire des cas  se tourne vers le rejet de la politique ou plus grave dans l’extrême droite à l’affut.

La campagne européenne d’Ian Brossat et du PCF a été un révélateur : révélateur que les gens s’intéressent à la politique quand on ne les ignore pas, qu’on va les voir, qu’on les écoute, que l’on prend le temps de cheminer avec eux sur des perspectives à partir du réel, d’un réel qu’ils vivent chaque jour sous les plus mauvais auspices et donc qui nécessitent de faire marcher les têtes comme on disait dans le temps.

J’ai constaté cela dans les points rencontres que nous avons organisé à Nogent sur Oise avec la Section du PCF.

Nous avons vu ainsi plusieurs centaines de personnes avec lesquelles nous avons passé un moment à l’écoute et au débat avec eux. Leurs propos montraient pour la plupart une sorte de dégout de la politique politicienne à tous les niveaux mais aussi plein d’idées pour changer quand on les pousse dans leurs retranchements.

Dans les échanges, cependant, un certain scepticisme semble l’emportait, l’idée  que le monde politique est incapable de répondre à leurs problèmes est manifeste, pour d’autres c’est « le tous pourris » qui l’emporte. Et quand nous les accostions, venait pour esquiver leur propre part à porter le débat, cette répartie : « je ne fais pas de politique ».

L’abstention a des raisons politiques : la crise et l’incapacité de ceux et celles qui sont au pouvoir à la régler. L’on sent que les citoyens ne sont plus en connexion pour ainsi dire avec leurs représentants.

La montée du mouvement des gilets jaunes l’atteste, les initiatives citoyennes sur des sujets variés aussi ; les gens sont à la recherche d’autres formes de vie collective pour trouver des solutions à leurs problèmes.

L’idée politique ne peut plus être l’apanage de quelques-uns.

L’abstention  est en partie le mal d’une démocratie délégataire à bout de souffle et les prochaines élections municipales nécessitent de la part du PCF des propositions pour faire en sorte de nous sortir d’un mode de vie dépassé et de plus en plus rejeté par la population ou alors par encore pire l’indifférence.

L’issue à l’abstention politique passe par une démocratie renouvelée où l’expression populaire doit dépasser le cadre limitatif d’un vote de délégation de pouvoir  et en ce sens nos propositions pour les municipales ne doivent pas se limiter l’entre-nous politicien.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #POLITIQUE

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Publié le 14 Juin 2019

Il s'agir d'obtenir plus 4 millions de signatures : tout les syndicqués-es CGT doivent s'y mettre. C'est nécessaire pour mettre un terme à la dilapidation des biens nationaux Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #LUTTES, #PCF, #Politique, #CGT

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Publié le 14 Mai 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #Retraites, #politique

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Publié le 7 Décembre 2018

 

Nous avons véritablement un gouvernement pris de panique, un gouvernement qui ne compte plus que sur sa police pour faire taire les revendications.

Maintenant il s’attaque à la jeunesse.

Depuis ce matin circule et choque une vidéo concernant ce que j’appelle une « rafle » de jeunes lycéens obligés-es de se mettre à genoux, mains sur la tête, et pour d’autres placés-es face à un mur dans les mêmes conditions à Mantes la Jolie.

Ailleurs des jeunes sont frappés à la tête avec des armes qui peuvent être mortelles comme les pistolets électriques, les shockers ou paralysateurs.

On peut sentir une police vengeresse à travers les violences de la semaine dernière, violences d’individus inexcusables mais des individus que l’on voit toujours quand le peuple manifeste en nombre et qui sert ensuite aux gouvernants pour discréditer les mouvements.

Je viens d’apprendre que le défenseur des droits va lancer une enquête sur ce qui s’est passé à Mantes la Jolie, il a raison, frapper des enfants car ce sont des enfants est inadmissible

C’est même un acte scandaleux en république, c’est un acte habituel dans les dictatures, le souvenir du Chili de Pinochet et de ses rafles est dans toutes les têtes : ce pouvoir prend des libertés avec le droit international des enfants.

Dans ce qui vient de se produire, il y a manifestement une atteinte aux droits de l’enfant, stipulé dans la Convention de Genève relative aux droits de l'enfant et notamment les articles 37 à 40 qui protège la dignité de l’enfant et dont la France est obligée de respecter les règles.

 

En fait, ce pouvoir, pris d’affolement par les gilets jaunes, craint une extension de la colère jusque dans les lycées et dans les facultés et aussi dans les lieux de travail et usines où encore les retraités-es qui en ont plein la casquette.

Il a donc employé tout de suite le bâton, comme on dit, en faisant intervenir les forces dites de l’ordre et qui ont été utilisées pour mater dans l’œuf toute velléités de protestation des lycéens qui ne supportent pas le « parcours sup » qui va envoyait vers des « galères » pour leur vie future de salariés-es.

 

Evidemment le risque de coagulation est grand de voir la jeunesse se mobiliser avec leurs ainés-es et les actifs et privés-es d’emploi ; cela  panique Macron et consorts et inquiète le patronat dont chacun sait qu’il est celui qui inspire  ce gouvernement composé de patrons et de patronnes  sur toutes les mesures actuelles qui touchent l’ensemble du monde du travail et ceux et celles qui, demain, se verront mis au rancart avec des formations utilitaires préconisées par les entreprises.

 

Le gouvernement compte donc, par la jugulaire, par la force, par la peur, d’étouffer ce qui est entrain de monter, c'est-à-dire un ras le bol général capable de balayer toute cette bande. Et si, comme on dit, l’histoire ne se répète pas…mais elle peut bégayer… et sans faire de comparaison, l’esprit de 1968 est là en cette année 2018.

Certes, les conditions ne sont pas les mêmes, la France de 2018 n’est plus celle de 1968, elle a évolué, elle s’est transformée ;  une classe ouvrière différente, plus de cadres et techniciens, beaucoup plus d’étudiants, des retraités-es de plus en plus nombreux, c’est une France d’aujourd’hui, mais qui, comme sa sœur ainée, n’entend pas se faire avoir.

Hier nous avions soif de progrès social, de libertés, d’émancipation, aujourd’hui cette France ne veut plus être le dindon de la farce du libéralisme et elle veut sa part et elle crie son aversion des riches et des profiteurs.

A la lumière de ce qui se passe dans notre pays, cette colère qui monte et s’exprime n’est pas un hasard, tous les ingrédients de la révolte ont été déversés pendant des années de libéralisme et de crise, tous les gouvernements ont appelé à ce que le monde du travail accepte de se serrer la ceinture, mais après la sidération vient toujours l’état de révolte puis les luttes ; nous en sommes là et il s’agit bien de cela.

Une chose l’atteste vraiment dans les cortèges depuis les luttes contre la loi travail, celles des cheminots, contre les baisses de salaires et la remise en cause de la Sécurité sociale, contre les licenciements, c’est que c’est l’ensemble du peuple s’est fait une opinion et il en a marre et veut de bons salaires, de bonnes retraites, un vrai travail, des études, pouvoir profiter de la vie etc….

La lutte est donc à l’ordre du jour et c’est bien ainsi.

Alors il ne reste qu’à Macron et à son conseil d’administration patronal que la voie de l’autoritarisme et celle de la division et des petits compromis qu’il cherche à tisser avec quelques forces syndicales réformistes pour tenter de bloquer la tempête qui se prépare et qui peut déboucher sur un tsunami balayant toutes ces politiques libérales mises en place depuis des années contre l’ensemble du monde du travail.

Dans cette situation, le mouvement syndical a un grand rôle à jouer : celui de s’unir dans les luttes et c’est urgent.

Le 14 décembre à l’appel de la CGT partout dans la France des manifestations et des grèves vont se dérouler. C’est un moment fort pour faire grandir un rapport de force à la hauteur de l’enjeu : retrouver dans ce pays le progrès social et économique.

Oui, il est temps d’agir et de faire en sorte que l’unité syndicale aille dans le bon sens et que la colère et le mécontentement n’en reste pas là.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Politique, #Actualités

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Publié le 2 Décembre 2018

UN PRESIDENT DF LA REPUBLIQUE A COTE DE SES POMPES

C’est la seule explication que je donne voyant ce président s’enfermer dans le déni le plus complet.

Quel triste spectacle de le voir faire sa petite tournée des popotes, ce dimanche 2 décembre au matin, de retour du G20 et sortant de son avion présidentiel pour se rendre sur place constater les dégâts de sa politique et évidemment je ne cautionne aucunement les casseurs.

L’état de grâce est achevé, il n’y a plus de doute à ce sujet. Ce président n’a plus aucune crédibilité pour affirmer sa politique qui se découvre au fur et à mesure de ses décisions antisociales.

Nous venons de constater encore une fois  le cynisme d’un pouvoir monarchique reposant en fait sur un commis de la banque Rothschild, de surcroit élu par défaut.

Cet homme, arriviste au petit pied, montre ce qu’il est:  un parvenu sans grande surface politique.

Et l’on sait toujours comme se terminent la carrière de ces personnages imbus de leur personnalité: les poubelles de l’histoire de France les attendent .

Cependant, ce genre d’homme, par ses fonctions, détient des pouvoirs exorbitants et sa tendance mégalomaniaque est dangereuse pour la démocratie et peut entrainer au pire et déjà les populistes en tous genres sont à l’affut.

Ce président fait preuve d’autoritarisme et nous l’avons vu mettre en place un code du travail démolissant les droits et libertés syndicales acquises à la libération .

Une politique creusant comme jamais les inégalités et cela se sent et se vérifie maintenant dans des populations qui pressentent qu’elles sont les dindons de la farce au même titre que les salariés.

S’exacerbe alors la montée des mécontentements qui en sont les signes évidents.

Ce mécontentement général montre à quel point le pouvoir est discrédité et il n’a même plus le secours des institutions de la cinquième république dont on voit maintenant qu’elles foirent complètement quand la rébellion gagne toutes les couches de la population.

Alors l’équipage de « branquignols» au pouvoir ne sait plus où donner de la tête au point même de recevoir en catastrophe des représentants non reconnues des gilets jaunes qui se dégonflent à la dernière minute : on se serait cru dans une cour de récréation avec le surveillant.

La panique règne donc à l’Elysée et à Matignon, Macron et Philippe ont une « frousse bleue » que le mouvement des gilets jaunes se confond avec le monde du travail et en particulier avec la CGT et l’initiative du 1er décembre les affolent avec la possibilité d’une large mobilisation générale.

Nul doute que l’agrégation des revendications exerce un rôle majeur dans l’évolution du conflit actuel et nécessite  des réponses allant de leurs revendications.

Comme le dit la lettre de Fabien Roussel, premier secrétaire du PCF : «  il y a dans les 42 propositions beaucoup d’idées que notre pays s’honorerait à mettre en œuvre pour répondre aux attentes légitimes de la grande majorité de nos concitoyens ».

La motion de censure d’abord présentée par les députés communistes marque ce besoin de régler cette situation face à un pouvoir qui s’enferre dans la répression et le pourrissement au risque d’une situation dangereuse pour la démocratie.

L’heure est plus que jamais à l’action.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #POLITIQUE, #actualités

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Publié le 16 Juillet 2018

POUR UN PCF DU 21EME SIECLE  

J’ai  attendu la « Base COMMUNE » avant de me décider à contribuer en tant qu’adhérent du parti communiste français. Je croyais à un sursaut, j’ai été déçu, et je trouve que ce document ne permet pas de s’élever et de relever le défi de notre existence future comme force politique qui compte.   Pourtant, il avait été acté que les communistes puissent débattre à partir d’un texte offensif et sur le fond. Un document qui devait faire le bilan de l’activité écoulée et de l’orientation décidée depuis le dernier congrès en regard de la situation sociale, économique politique actuelle et ainsi de réfléchir au devenir de l’idée communiste en France et plus largement dans le monde.

Le document qui nous est présenté est soporifique, et s’il parle de tout, il en fait une sorte de fourre tout et finalement ne plait vu les critiques qui émanent d’un peu partout.

Je verrai plutôt un autre texte : celui  de redonner une dynamique aux communistes, un esprit conquérant.

Des questions cruciales pour l’avenir du PCF  se posent donc : en quoi le communisme peut-il retrouver toute sa place dans ce monde qui « va à volo » sous les coups de boutoirs d’un capitalisme destructeur qui compte demeurer envers et malgré tout, n’hésitant pas à manier l’autoritarisme, la dictature, ses liens avec le fascisme qui renait de ses cendres notamment en Europe, là où il est né ?

Plusieurs points attirent mon  attention et m'interroge :

-Que penser de la base commune ?

-Ou en sont les idées communistes?

-Quelle  vision communiste du 21eme siècle ?

- Qu’est devenue la présence communiste particulièrement dans les lieux de travail ?

Je prends seulement ces points : ils  me paraissent essentiels pour assurer le devenir du PCF arrivé à un stade où son existence est en jeu, et là,  je veux souligner qu’il ne s’agit pas de faire peur mais de dire que l’existence de notre parti est posée à ce 38eme congrès.

Certains et certaines d’ailleurs ne l’évacue pas dans leur base alternative à ce congrès pour en faire un enterrement de première classe.

Question subsidiaire : J’ajouterai que l’on entend une petite musique nous disant qu’il vaudrait mieux se ranger sagement chez Mélenchon et se contenter d’afficher nos idées dans un conglomérat où nous ne serions plus qu’un point de repère : en fait nous ne serions plus que des observateurs venant apporter la parole communiste dans un charivari populiste dont l’histoire nous dit qu’il peut aboutir aux pires situations connues au 20eme siècle.

Je vais donc dans un premier temps essayer de donner simplement mon opinion.

  1.      Que penser de la « Base commune » 

Le document «  Base commune » ne répond pas à la demande des communistes d’avoir un texte lisible, non académique, prospectif sur le fond et amenant à des issues concrètes. Le contenu laisse à désirer : je ne trouve pas cette volonté d’être nous-mêmes et je me demande si le congrès n’est pas qu’un moment à passer pour ensuite retourner aux vieilles habitudes entre spécialistes dans le circuit clos du Colonel fabien.

Ce document a été voté par une petite majorité des membres du Conseil National du PCF. Question :   que sont devenus la moitié des membres de ce conseil national absents pour voter ce document fondamental ?

Peut-il être alors une base commune pour tous les communistes dans ces conditions ?

Je ne le pense pas … car il ne rassemble pas et les communistes ont besoin de se rassembler sur des bases qui les projettent devant et avec leur identité communiste.

L’expérience a prouvé que même dans un  congrès, il peut y avoir plus sourd que celui qui ne veut point entendre. L’exemple de nos décisions pour les élections présidentielles le prouve : le fait accompli pour faire pression pour la candidature de Mélenchon suffit à lui-même. Cette décision de notre premier secrétaire prise la veille du vote des communistes était inacceptable et ne correspondait pas aux décisions du conseil national.

Cela  a d’ailleurs conduit à un échec de cette stratégie, admis d’ailleurs par Pierre Laurent après les élections,  ayant comme résultante un effacement du PCF à la grande satisfaction d’une bourgeoisie pas mécontente de pouvoir organiser l’ignorance par les médias du PCF, relayée en plus par les coups de boutoirs venimeux de Mélenchon maniant l’invective contre la direction de notre parti sans que celle-ci réagisse  trop occupée à discutailler s’il fallait qu’elle fasse encore allégeance ou  se révolter contre le « conducator ».

Ce texte ne répond donc pas à mes interrogations :  il reste cramponner à une unité de façade qui nous prive de mettre franchement en œuvre nos idées.

  1.      Ou en sont les idées communistes ?

Je ressens un manque de fermeté pour porter les idées communistes. Pourtant nous sommes dans un moment significatif où les salariés-es ont besoin d’un éclairage et d’une bataille de classe qui soit à la  hauteur de  l’enjeu : dépasser ce système capitaliste qui détruit et démoli chaque jour un peu plus l’humanité et la planète.

Certains, pour signifier notre fin de l’histoire communiste nous  invite, comme je le disais précédemment, à n’être même plus une force d’appoint mais un simple témoignage. Ils invoquent le fait que le parti communiste français n’est plus crédible et l’on ressort les échecs communistes et notamment la fin de l’URSS. Nous devrions porter notre croix pour l’éternité et simplement commémorer l’histoire communiste dans ce qu’elle eut de bon et de mauvais.

Au contraire, nous avons besoin de nous faire voir sur les lieux de travail, dans les cités et aussi en tant que nous-mêmes dans les élections nationales et régionales. Les militants font ce qu’ils peuvent mais ils ont besoin de se sentir estimés dans ce travail de bénédictin qu’ils font chaque jour à travers bien des vicissitudes et d’une direction communiste qui ne sait pas où elle va et cultive le rassemblement pour le rassemblement. Le rassemblement ne consiste pas à laisser la place aux autres pour une unité de façade. L’unité ne peut se faire que sur un contenu de classe et non sur des bases minimalistes où n’apparait plus l’objectif de changer cette société et ainsi de se conformer à une gestion de l’immédiat.

   3) Quelle vision du communisme au 21eme siècle 

Le stalinisme a été préjudice énorme à l’idée communiste dans le monde et dans notre pays.

Cela a été une des causes du recul des idées communistes mais pas la seule.

L’autre raison est notre apathie révolutionnaire face à un capitalisme en état  de dégénérescence.

La lutte de classe est plus que jamais une réalité vécue :   la bourgeoise est là pour montrer que le combat est idéologique.

La montée populiste de droite comme de gauche sont des signes d’un manque de présence communiste affirmée dans les batailles des idées.

La régénération des idées d’extrême droite et d’un néofascisme assumé, montre aussi que le capital est prêt à tout pour garder le pouvoir quand il se sent menacé.

Nous sommes donc dans un monde de plus en plus dangereux et les armes peuvent à nouveau parler : il est donc nécessaire qu’apparaissent d’autres alternatives que les guerres qui ne sont que la forme la plus violente de la mise en concurrence des salariés et des batailles que se mènent entre eux dans le cadre de l’économie de marché.

Une force communiste, demain, est capable de propulser autre chose et un monde de paix et de coopération dont nous en aurons besoin pour traiter des problèmes de plus en plus complexes que posent le surarmement, les migrations, les questions écologiques, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la terre, la nature, la vie et l’humain mais pas seulement l’humain  mais aussi l’humain avec la faune et la flore.

Il faut dire haut et fort que doit être mise en cause dans le monde ce système qui capte toutes les richesses créées par le travail tout en détruisant la nature. Il faut faire éclater ce scandale des profits immenses et de la financiarisation de l’économie alors que l’argent pourrait servir à toutes les causes pour vivre mieux et vivre communiste sur cette planète.

Nous avons pris un retard considérable sur notre implication dans les évolutions du travail, de la surexploitation capitaliste et de l’aliénation totale exigée des masses laborieuses à l’exigence du profit maximum. Il en va donc de la prise en considération des couches nouvelles de la jeunesse et bien sûr des femmes dont on a toujours du mal à leur donner toute leur place dans la société et dans notre organisation. Notre parti doit-être à  l’avant-garde des évolutions technologiques et sur  ce que cela entraine dans le travail : les travaux de Paul Boccara sur la révolution informationnelle doivent être pris plus au sérieux ; de même ses propositions concernant « la sécurité de l’emploi et de la formation ».L’idée de mettre sur le même plan nos propositions et celle de Friot sur le salaire à vie démontre les ambigüités de notre direction et le document « base commune » reste dans l’expectative sur toutes ces questions du prix de la force de travail en système capitaliste et comment y mettre les germes du dépassement du salariat.

Il faut donc gagner des formes de dépassement du  salariat dans tous les domaines de la vie et à commencer par travailler les gratuités telles l’eau, l’électricité, les transports, les logements etc. Cela passe par des services publics d’une autre dimension et en menant une bataille de chien pour que les citoyens s’en emparent et ne laissent pas les travailleurs des services publics livrés à eux-mêmes. C’est pareil pour la protection sociale et en particulier les questions de la santé pour tous dont la gratuité devrait devenir une règle de bon sens-y compris tout de suite. Il y a aussi la place des retraités-es jusqu’à leur fin de vie et comment les considérer comme des citoyens et des travailleurs à part entière  avec tous les moyens nécessaires pour leur assurer leurs vieux jours. Les retraités-es vont bientôt représenter plus de 30 % de  la population.

Le communisme doit donc s’afficher.

Il ne peut limiter son combat à notre sphère nationale.

Nous devons être des puissants contributeurs pour changer ce monde et le dire partout et au niveau national bien sûr mais aussi soutenir à ce que des forces se lèvent partout dans le monde pour bouter dehors ce système de plus en plus abominable.

Nous devons travailler la classe ouvrière d’aujourd’hui et pour demain et lui donner une nouvelle assise qui n’est plus celle seulement des ouvriers professionnels ou spécialisés mais celle aussi des techniciens ingénieurs cadres travaillant à la création de biens matériels et sociaux.

Les évolutions technologiques doivent servir les travailleurs et leur famille et non servir les intérêts du capital.

Partout une bataille tenace doit s’engager pour établir des nouveaux droits pour les travailleurs et en particulier sur les conditions d’emploi et de travail.

La pensée Marx doit être féconde alors et bien en lien avec le réel pour que les idées communistes triomphent sur cette planète et fassent en sorte que « le manifeste communiste » redevient la vraie alternative face au capitalisme.

  4) Quelle présence communiste dans les lieux de travail ?

Les convergences doivent être bâties à partir du lieu du travail mais aussi converger dans les luttes avec les salariés d’autres pays et dans les groupes et l’idée d’en finir avec les financiers et les banques qui jonglent avec les milliards ce qui suppose de se sortir de la mainmise des multinationales et transnationales.

La mise en concurrence des travailleurs doit être banni tant à l’échelle de notre pays qu’au niveau international.

La démocratie doit devenir une réalité sur chaque lieu de travail  et cela nécessite de l’ancrer avec des formes d’organisation qui permettent aux travailleurs d’être maitres de leur travail et de la valeur ajoutée qu’ils créent.

Une démocratie réelle à l’entreprise pour dépasser enfin le capitalisme et  en finir avec  la baisse du dit-coût du travail  (bas-salaires – salaires aléatoires,  temps de travail gratuit, précariat, ubérisation, droits sociaux minimas etc.

Nous avons trop  laissé le terrain de l’entreprise au patronat depuis des années.

Le parti communiste français n’a pas pris le train des évolutions qui apparaissaient déjà lors des grands mouvements de 1968.

C’est l’autre raison de sa perte de crédibilité parmi les travailleurs.

Il ne peut vivre de la nostalgie d’un passé même s’il y a toujours des choses à dire de cette belle histoire du PCF et notamment du rôle qu’il a joué dans la plupart des grands acquis sociaux de ce pays.

Sa quasi disparition des lieux de travail où auparavant il était solidement implanté a été une grave erreur.

Certes les casses industrielles dans les grands secteurs de la métallurgie, de la chimie, du textile et autres ont conduit à la disparition de structures PCF dans les entreprises.

Cela a fait beaucoup de mal au PCF mais il s’est aussi effacé de lui-même en négligeant sa présence à l’entreprise. On ne peut pas dire que nous avons été à la hauteur pour trouver les solutions adéquates pour poursuivre une vie politique à cet endroit. Nous avons (pas partout)  laissé le champ libre à la politique patronale qui n’a pas manqué de prendre notre place sur le terrain.

Le parti n’a trouvé comme réponse que d’apparaitre que quand le feu est à la maison, mais peu sur des batailles offensives et souvent notre direction ne prend même pas en compte le travail qu’effectue la commission économique du PCF notamment sur le plan de l’emploi, de l’industrie, des nouvelles technologies, de la place des travailleurs dans le process du travail etc.

Nous avons donc besoin d’un parti qui rétablit sa place dans les lieux de travail : son absence ne peut être compensée par le mouvement syndical qui n’a pas les mêmes fonctions.

Pour finaliser cette contribution, je pense qu’il faut absolument des changements radicaux dans le parti  pour se sortir de notre effacement et retrouver la parole communiste notamment à l’entreprise.

L’heure est à la militance auprès des travailleurs.

Le discours PCF doit être de mise partout et pour tous.

Pour cela, il faut faire appel à la jeunesse, le parti a parmi ses membres de jeunes communistes talentueux.

IL me parait essentiel d’avoir un parti qui travaille plus collectivement, plus à l’écoute des militants et militantes  et que les formes de militances permettent à ces jeunes hommes et femmes d’être les créateurs d’un PCF nouveau. Cela suppose de revoir de fond en comble nos organismes de direction et aussi la façon de les piloter.

A mon avis une nouvelle équipe s’impose.

Il est temps de se remuer sinon nous ne serons plus qu’un mollusque invertébré et une espèce en voie de disparition.

Il faut donc un texte autrement plus dynamique que celui qui nous est présenté et qui ne répond pas aux attentes des communistes.

C’est pour cette raison que je suis signataire du texte  « Pour un manifeste communiste du 21eme siècle ». Ce manifeste peut devenir une base commune de tous les communistes désireux de voir leur parti reprendre comme on dit « du poil de le bête ».

Alors, que ce Congrès soit historique : qu’il soit celui du retour du PCF comme une force qui va compter pour changer le monde.

 

Bernard LAMIRAND  Section de Creil-Nogent sur Oise, Villers Saint –Paul.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF CONGRES, #POLITIQUE

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Publié le 17 Juin 2018

LA BORNE DERAILLE

La ministre des transports de Macron s’énerve dans la presse ce dimanche du fait de la persistance de la grève des cheminots.

Tout compte fait c’est qu’elle n’a pas la conscience tranquille la drôlesse.

Cette dame, ancienne de la SNCF*, qui porte une lourde responsabilité de la situation dans laquelle la SNCF a été plongée par les gouvernements successifs et une direction SNCF dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle créé les conditions depuis longtemps pour affaiblir une entreprise nationale que Bruxelles et le libéralisme veulent voir disparaitre pour mettre en place des mastodontes ferroviaires privés  au main des lobbys internationaux dont on sait qu’ils rançonnent déjà les clients comme ils disent dans certains pays.

La CGT fait de la politique dit-elle ; elle crache, elle vitupère, elle gesticule : elle est bien bonne celle-là ; oui la CGT  fait de la politique et la politique est l’art de s’occuper de la cité. Et la cité transports va mal et à cause de qui ? De Borne, de Pepy, de Macron et surtout de cette volonté de mettre la main sur  un réseau et l’exploiter pour des actionnaires avides de profits. Cela est aussi  faire de la politique mais de la politique pour le profit de quelques-uns Madame Borne.

Politicarde est cette dame ; en fait  elle vise simplement à diviser les syndicats et à obtenir que certains rendent les armes et s’agenouillent devant la dame Borne. Dans cette affaire, le prétexte du bac est un signe de faiblesse de ce gouvernement quand on a plus comme arme que de faire peur aux jeunes qui passent leur bac et qui, d’autre part, pour un certain nombre d’entre eux, sont stressés non pas par le manque de transport mais par le fait que le triage avec le « parcours sup » peut aboutir à ce que ce parcours ne leur permettent plus de choisir leur orientation après le bac mais de subir des « dictats » qu’ils ne veulent pas.

D’autre part, la dame Borne fait un appel du pied à certaines organisations syndicales pour qu’ils acceptent d’aller « à Canossa » et négocient des cacahuètes : c’est essayer de faire oublier qu’une grande majorité des cheminots ont voté contre les mesures gouvernementales et ont donné toute leur confiance à la lutte.

Madame Borne, vous êtes borné sans doute, borné tout court et borné  surtout à n’appliquer que des décisions visant à octroyer  les rails aux grands groupes privés comme vos prédécesseurs avaient vendus les autoroutes pour des clopinettes à des crapules financières qui s’en mettent plein les poches avec les péages.

La lutte continue et plus que jamais les cheminots et les usagers ont toutes les raisons de faire bloc ensemble.

Bernard LAMIRAND

* En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions ( TOUT UN PROG4RAMME)

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #politique, #SYNDICALISME

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