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Publié le 19 Janvier 2020

 

Une excellente AG d'Espace Marx Oise ce samedi. L'idée communiste rejaillit à travers les luttes actuelles sur les retraites et la Sécurité sociale . Débat très riche entre les participants-es : de la contradiction, des propositions, et des objectifs pour dépasser ce capitalisme fauteur de troubles majeurs, tels le retour à la misère en France et dans le monde: un système qui touche l'humanité de plein fouet et la nature qu'il détruit.  L'insistance a été unanime pour travailler ces questions avec les travailleurs et particulièrement la jeunesse qui va avoir à affronter ces contradictions majeures auxquelles le capitalisme est incapable de répondre par sa soif du profit maximum contre les peuples qu'il veut surexploiter sans vergogne. L'Assemblée générale a pris la décision de consacrer toute l'année à débattre de ces questions et comment l'idée communiste et marxiste peut être utile à ces combats. Bernard Lamirand Président Espace Marx Oise Bernard de la Sala.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #COMMUNISME, #Marx

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Publié le 21 Janvier 2019

LES VERSAILLAIS

Belle journée au Château de Versailles ce jour d’hiver où se pressaient ce que l’on appelle le monde des affaires.

Affaires louches certainement.

Tout le « Saint-frusquin » des grandes Multinationales était présent pour parler de leurs possessions et acquisitions matérielles et financières.

Saint-frusquin, un encombrement de choses matérielles nous dit le dictionnaire, en fait cette rencontre tombait à pic le jour où OXFAM présentait un bilan montrant que les riches s’en foutaient plein les poches et que les pauvres trinquaient davantage aussi bien en France que dans le monde.

26 caïds de la finance, détenant à eux seuls plus que la moitié de la population mondiale, venaient ainsi à l’invitation du monarque de l’Elysée.

Les Picsou sont  arrivés la besace pleine avec l’intention de ne pas perdre un seule centime.

Les braves gens, ayant de la jugeote doivent se dire : « mais qu’est-ce qu’ils peuvent faire avec tant de fric ! ».

C’est normal que se manifeste cette interrogation ; mais  si accumuler autant de capitaux montre de manière criante cette aberration, en fait  c’est la domination de l’argent par l’argent qui prédomine en dehors de tout sens moral et de toute légalité ; c’est plus exactement la cupidité poussée dans ses plus profondes élaborations.

D’ailleurs, la captation de ces sommes fabuleuses, entrainent ce que nous savons : que cette accumulation est indispensable au capital pour se maintenir à flot et qu’elle le conduit à ce jeu destructeur acté dans ses origines de la suraccumulation dévalorisation pour sans cesse redresser le taux de profit et repartir ainsi.

Cela entraine des destructions massives de capitaux et surtout, à chaque fois, par des crises de plus en plus rapprochées et violentes, à des pertes de richesses matérielles et humaines et c’est ce que vivent les peuples actuellement pressés comme des citrons.

Nous avons, en ce moment à expliquer ces contradictions cachées par le flot idéologique de l’impossibilité de faire autrement.

Et nous voyions sous nos yeux en ce moment les effets de cette crise majeure du libéralisme avec l’accentuation de la pauvreté et à l’autre bout les "majordomes du système" qui ramassent à la pelle des fortunes considérables dans les décombres  des  restructurations du capitalisme.

Les luttes prennent en ce moment ce niveau de réflexion et elles sont susceptibles de retourner l’idéologie dominante du cout du travail responsable en cout du capital coupable de cette situation entrainant à la ruine, à la misère des êtres humains pour une immense majorité de cette planète.

La lutte des gilets jaunes prend alors un accent qui doit bousculer cette situation, mais celle-ci nécessite l’intervention des forces organisées en France et dans le monde et c’est cette "épée de Damoclès" qui pèse sur leur tête que sont venus discuter les PDG du CAC 40 ; ils ont la frousse comme l’a aussi leur fondé de  pouvoir pour la France, le dénommé Macron.

Leur rencontre de ce  jour étant de voir comment ils vont pouvoir endiguer ce qui est entrain de monter au plus profond des populations et pas seulement en France : c'est à dire une révolution qui peut les balayer du jour au lendemain et c’est cela leur effroi.

Alors, Versailles, nous connaissons, c’est le lieu de la réaction d’un système, nous ne sommes plus à la période de la commune, mais leur rencontre vise bien à créer les conditions politiques pour demeurer à tout prix.

En fait, Macron en bon disciple, va leur demander de jeter du lest pour ainsi dire, mais il va surtout les réconforter sur le "continuer comme avant " c'est-à-dire emplir les caisses de ces rapaces comme les rois à Versailles, jadis, remplissaient la cour d’honneur et de prébendes.

Alors, oui, que ces messieurs et ces quelques dames du capital finissent selon l'expression consacrée "comme les aristocrates à la lanterne", c’est tout le mal que nous leur souhaitons dans leurs agapes avec le sire Macron.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

Ancien

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #ECONOMIE, #Marx

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Publié le 1 Décembre 2018

En quoi consiste l’aliénation du travail?

 

 

 
 
 

 

  D'abord dans le fait que le travail est extérieur à l'ouvrier, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à son essence, que donc, dans le travail, celui-ci ne s'affirme pas, mais se nie, ne se sent pas à l'aise, mais malheureux, ne déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. En conséquence, l'ouvrier n'a le sentiment d'être auprès de lui-même qu'en dehors du travail, et, dans le travail, il se sent en dehors de soi. Il est comme chez lui quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas chez lui. Son travail n'est donc pas volontaire, mais contraint ; c'est du travail forcé. Il n'est pas la satisfaction d'un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. Le travail extérieur, le travail dans lequel l'homme s'aliène, est un travail de sacrifice de soi, de mortification. Enfin, le caractère extérieur à l'ouvrier du travail apparaît dans le fait qu'il n'est pas son bien propre, mais celui d'un autre, qu'il ne lui appartient pas lui-même mais appartient à un autre... L'activité de l'ouvrier n'est pas son activité propre. Elle appartient à un autre, elle est la perte de soi-même ».

                                                         Marx. Manuscrits de 1844.

 

  

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 26 Novembre 2018

Je viens de retrouver un article datant de 2011 de Michel Peyret concernant l'abolition du salariat et il me semble qu'il est utile d'en reparler aujourd'hui dans nos batailles pour revendiquer des hausses de salaires mais aussi d'aller plus loin dans le dépassement du salariat.

Nous en avons déjà défricher quelques formes avec la Sécurité sociale, au congrés du PCF a été avancé l'idée des "gratuités" et on pourrait commencer par celles des transports collectifs, par l'eau et bien d'autres choses.

Bernard LAMIRAND 

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 19 Novembre 2018

 

Marx et le capital :

” La loi qui maintient constamment l’équilibre entre la surpopulation relative, ou l’armée industrielle de réserve, et l’ampleur et l’énergie de l’accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins d’Héphaistos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l’accumulation du capital. L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d’esclavage, d’ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d’emblée, capital”

– “Le capital est semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage”

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 6 Juillet 2018

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF, #Marx

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Publié le 17 Avril 2018

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 18 Février 2018

MARX 2018 UN GRAND  SUCCES A LA BELLEVILLOISE SAMEDI DERNIER

A ce que ça peut faire du bien d’entendre toutes ces  voix communistes et marxistes à nouveau émerger – se dire plein de choses, se contredire, avancer des solutions, se prendre la tête et prendre aussi la parole et aller parfois jusqu’à l’engueulade mais  en fait débattre -  c’est revivifiant par exemple toutes ces fulgurances qui s’entrechoquaient dans les débats  sur le travail, ce qu’il en advenait, ce qu’il fallait faire bouger pour que le capital n’empoche plus la plus value, telle que le décrivait Marx et dont maints intervenants ont montré la justesse en ces moments ou la crise du système capitaliste indique jusqu’où la cupidité de cette classe capitaliste peut aller et rendre le monde malheureux.

La lutte de classe revenait comme un leitmotiv ; il est vrai que même les plus acharnés à croire que celle-ci est morte sont obligés de dire aujourd’hui qu’elle est là et que le vainqueur n’est pas désigné et que vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué n’est plus tenable.

Bref, « le ptit Macron », a du mouron à se faire et sa course pour tout démanteler et déconstruire pourrait se retourner contre lui. Hôpitaux, maternité, Ehpads, SNCF, fonctionnaires, retraités, métallos, çà bouge …. L’état de grâce a du plomb dans l’aile.

Je retrouvais à travers les apports et contributions de chercheurs l’idée de ne plus subir le système mais de recommencer à y mettre du commun et du collectif dans les actes de la vie courante pour nous sortir  des relents  dans lequel l’idée communiste s’était abîmée après la fin de l’Union Soviétique et les effacements de dirigeants dépassés par les événements.

Le prochain congrès PCF, je l’espère, devrait prendre en compte  les bruissements qui montent un peu partout pour un parti communiste français qui se sort de son statu quo et pour qu’il ré-enchante les militants et leur donne envie d’être à la pointe du combat pour changer les choses dans ce pays et dans le monde.

Alors oui, l’initiative de l’Humanité et du collectif Marx 2018 est  un grand succès  pour ce  200 éme anniversaire de la Naissance de Karl Marx.

Le directeur de l’Humanité, Patrick le Hyaric, prenant la parole pour ouvrir la journée, dit sa surprise et celle de tous les organisateurs d’avoir vu convergé beaucoup plus de monde que prévu, et la Bellevilloise pleine à craquer, était devenue trop petite pour contenir dans les différentes salles tous ces militants et militantes qui s’agglutinaient  pour assister aux interventions des conférenciers invités-es pour parler de Marx hier, aujourd’hui et demain. Une réflexion marxiste avec des apports introductifs mis à la portée de toutes et tous; mais sans édulcorer la puissance de l’idée Marx qui jaillit en ce moment et pas seulement parce que nous sommes dans le 200éme anniversaire de sa naissance.

Vraiment une journée formidable pour les idées communistes qu’elles soient économiques, sociales, philosophiques, féminines, sur le racisme et la xénophobie et jusque dans la pénétration des idées Marx  à travers des écrits qui montraient à quel point elles restaient d’actualité et écrabouillaient les petites querelles comme quoi Marx aurait été un affreux productiviste alors qu’à son époque il entrevoyait déjà les problèmes écologiques et en particulier ceux auxquels nous sommes confrontés sur cette terre que le capitalisme est entrain de la rendre impropre à la vie.

L’on sentait vraiment que tout ce monde militant était en quête d’éclaircissements sur Marx et le besoin d’y trouver réponse face à ce monde capitaliste infernal :   le plus hideux, le plus  vieux, le plus corrompu, guerrier et prêt à tout pour toujours dominer ce monde qu’il détruit en même temps qu’il abaisse l’homme tout court.

Une présence très intéressante de toutes les catégories ; et l’on voyait des jeunes et des moins jeunes, des femmes nombreuses, des ouvriers et des cadres, écouter et prendre la parole pour non seulement s’initier et connaitre les œuvres de Marx mais par contre  traduire dans leur vie de tous jours quelle réponse y apporter ;  j’ai été particulièrement intéressé par cette somme de propositions des conférenciers pour travailler au dépassement de ce système sans tomber dans le piège du dogmatisme.

Oui, du communisme et pas du communisme qui ne soit qu’éclaireur et rédempteur.

Le nouveau enjambait l’ancien, tout compte fait,  en étant critique mais respectueux des combats d’hier des communistes en France et dans le monde.

Que dire après une telle rencontre que c’est l’espoir et non  le désespoir qui apparait ;  et chacun et chacune, j’en suis persuadé, sont repartis -es non pour appliquer quelques recettes magiques que Marx aurait laissé dans le tiroir mais pour traduire ces écrits dans leur lutte quotidienne et utiliser  les recherches des historiens, philosophes, sociologues, économistes communistes et j’ai à ce moment une pensée particulière pour Paul Boccara disparu l’an passé et dont les recherches sont d’une grande acuité en ce moment.

Oui, un grand moment communiste, j’emploie ce mot, en plus l’on pouvait acheter  un numéro spécial de l’Humanité sur Karl Marx et la reproduction de Manifeste communiste de 1848 qui n’a pas perdu de sa vitalité pour changer ce monde.

En même temps, quel bol d’air, pour les communistes et quelle envie d’y aller au charbon ! Pouvoir repartir de Marx, de bon pied, non pas pour en faire une statue, un modèle, un culte, mais à travers le contenu émancipateur de ses analyses, aider à ce que les travailleurs prennent conscience de leur force et concevoir que l’idée communiste peut refaire enfin surface.

Le communisme est d’actualité comme le disait Lucien Sève dans une vidéo et j’en suis content qu’il le dise ainsi.

A nous les luttes pour changer ce système honni.

Merci à l’Humanité et Marx 2018 de nous avoir donné un tel désir d’affronter le capital et tous ses « maquignons » qui roucoulent autour.

Oui, le parti communiste français est plus que jamais nécessaire a être la force propulsive et unitaire pour créer les conditions d’une lutte sans merci pour transformer le monde.

Alors un congrès qui soit vraiment MARX et que les communistes se choisissent les formes d’organisation les plus dynamiques pour être à la, hauteur de cet enjeu.

Bernard Lamirand Section Creil-Nogent, Villers saint Paul.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF, #Marx, #HUMANITE

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Publié le 16 Novembre 2017

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19572845&cfilm=235590.html

Après une démarche auprès de la direction de Pathé d'Espace Marx Oise , nous vous annonçons la mise à l'affiche du film "Le jeune Karl Marx"  au cinéma de Pathé Montataire dès ce mercredi.

Nous encourageons tous les progressistes à aller voir ce film qui montre le parcours de Marx et aussi d'Engels dans ce qui va constituer l'idée communiste et qui relate comment Marx et Engels ont puisé parmi la classe ouvrière pour établir une alternative à ce système capitaliste qui se développait devant leurs yeux et conduisait déjà à une exploitation féroce du monde du travail.

A voir et à débattre

Bernard LAMIRAND Président Espace Marx.

Norbert Boulanger Secrétaire

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 25 Juillet 2016

KARL MARX TRAVAILLANT ELABORANT SA GRANDE OEUVRE "LE CAPITAL"

KARL MARX TRAVAILLANT ELABORANT SA GRANDE OEUVRE "LE CAPITAL"

MARX : LA GENESE DU SYSTEME CAPITALISTE INDUSTRIEL (Extraits du capital livre 1)

Toujours important de chercher tout ce qui a engendré la situation actuelle, notre réel pour mieux l’affronter.

Marx nous renseigne ici sur la naissance du capitalisme industriel.

Je reprendrai que quelques extraits significatifs mais il est évident qu’il vaut mieux lire intrinsèquement le développement et l’étude approfondie que fait Karl Marx sur cette genèse.

Je vous engage, pour ceux et celles qui ne l’on pas encore fait, de lire ou relire le capital de Marx dans ces moments où le capitalisme intervient pour redresser son taux de profit en s’en prenant aux conquêtes sociales, notamment en France avec la loi El-Khomry.

Bernard LAMIRAND

EXTRAITS :

La genèse du capitalisme industriel ne s’accomplit pas petit à petit comme celle du fermier. Nul doute que maint chef de corporation, beaucoup d’artisans indépendants et même d’ouvriers salariés ne soient devenus d’abord des capitalistes en herbe, et que peu à peu, grâce à une exploitation toujours plus étendue du travail salarié, suivie d’une accumulation correspondante, ils ne soient enfin sortis de leur coquille, capitalistes de pied en cap…..

…. Karl Marx reprend alors une citation d’un écrivain anglais : « A présent …. il paye ( le capitaliste) au propriétaire foncier la rente, au travailleur, le salaire, au percepteur, l’impôt et la dime, et retient pour lui-même une forte portion du produit annuel du travail, en fait, la partie la plus grande et qui grandit encore jour par jour. Aujourd’hui le capitaliste peut être considéré comme propriétaire en première main de toute la richesse sociale, bien qu’aucune loi ne lui ait conféré de droit à cette propriété…. Ce changement dans la propriété a été effectué par l’usure … et le curieux de l’affaire c’est que les législateurs de toute l’Europe ont voulu empêché cela par des lois contre l’usure…. La puissance du capitalisme sur toute la richesse nationale implique une évolution radicale dans le droit de propriété ; et par quelle loi ou quelle série de lois a-t-elle été opérée ? ».

Marx indique alors : « l’auteur cité aurait dû se dire que les révolutions ne se font pas de par la loi ».

…. les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partage d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du XVII siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. Quelques une de ces méthodes reposent sur l’emploi de la force brutale, mais toutes sans exception exploitent le pouvoir de l’état, la force concentrée et organisée de la société, afin de précipiter violemment le passage de l’ordre économique féodal à l’ordre économique capitaliste et d’abréger les phases de transition. Et, en effet, la force est l’accoucheuse toute vieille société en travail. La force est un agent économique…

… De grandes fortunes poussaient en vingt quatre heures comme des champignons ( Marx souligne la traite des noirs et le rôle des grandes compagnies hollandaises concernant le sel, l’opium, le bétel et autres denrées et des mines aux richesses inépuisables)…

… le sort des indigènes était naturellement le plus affreux dans les plantation destinées au seul commerce d’exportation, telles que les indes occidentales, et dans les pays riches et populeux telles que les Indes orientales et le Mexique, tombés entre les mains d’aventuriers européens, âpres à la curée….

… Dès leur naissance les grandes banques, affublées de titres nationaux n’étaient que des associations de spéculateurs privés s’établissant à coté des gouvernements et, grâce aux privilèges qu’ils obtenaient, à même de leur prêter de l’argent public. Aussi l’accumulation de la dette publique n’a -t-elle pas plus de gradimètre plus infaillible que la hausse successive des actions de ces banques, dont le développement intégral date de la fondation de la banque d’Angleterre, en 1694…

… Il faut avoir parcouru les écrits de ces temps là, ceux de Bolingbroke, par exemple, pour comprendre tout l’effet que produisit sur les contemporains l’apparition soudaine de cette engeance de bancocrates, financiers, rentiers, courtiers, agents de change, brasseurs d’affaires et loups-serviers.

Puis, après avoir montré le rôle de l’impôt dans la capitalisation de la richesse et l’expropriation des masses Marx en vint à la capitalisation industrielle.

J’en cite que quelques extraits : … Le système protectionniste fut le moyen artificiel de fabriquer des fabricants, d’exproprier les travailleurs indépendants, de convertir en capital les instruments et conditions matérielles de travail, d’abréger de vive force la transition du mode traditionnel de production au mode moderne. Les états européens se disputèrent la palme du protectionnisme et, une fois entrés au service des faiseurs de plus-value, ils ne se contentèrent pas de saigner à blanc leur propre peuple, indirectement par les droits protecteurs, directement par les primes d’exportation, les monopoles de vente intérieur, etc. …. la source enchantée d’où le capital primitif arrivait tout droit aux faiseurs , sous forme d’avance et même de don gratuit, y fut souvent le trésor public….

… Avec le développement de la production capitaliste pendant la période manufacturière, l’opinion publique européenne avait dépouillé son dernier lambeau de conscience et de pudeur…. et, jusqu’à nos jours, les notabilités de Liverpool ont chanté les vertus spécifiques du commerce d’esclaves, « lequel développe l’esprit d’entreprise jusqu’à la passion ( On l’entend à nouveau (Gattaz, Hollande, Valls et autres genre M. Le Pen, Sarkozy) forme des marins sans pareil et rapporte énormément d’argent ».Liverpool employait la traite 15 navires en 1730,53 en 1751,74 en 1760,96 en 1770 et 132 en 1792.

Dans le même temps que l’industrie cotonnière introduisait l’esclavage des enfants, aux Etats-Unis elle transformait le traitement plus ou moins patriarcal des noirs en un système d’exploitation mercantile. En somme, il fallait pour piédestal à l’esclavage dissimulé des salariés en Europe l’esclavage sans phrase dans le nouveau monde….

…. tantae molis erat « tant il était difficile » !Voilà de quel prix nous avons payé nos conquêtes ; voilà ce qu’il en a coûté pour dégager les « lois éternelles et naturelles » de la production capitaliste, pour consommer le divorce des travailleurs avec les conditions de travail, pour transformer celle-ci en capital, et la masse du peuple en salariés, en pauvres industrieux (labouring poor) chef d’œuvre de l’art , création sublime de l’histoire moderne. Si, d’après Augier, c’est « avec des taches naturelles de sang, sur une de ses faces », que « l’argent est venu au monde », le capital y arrive suant le sang et la boue par tous les pores.

Ce passage que j’ai pris dans le capital montre à quel point le capitalisme s’est servi et asservi la force de travail. Aujourd’hui dans d’autres conditions, n’est-ce-pas cela qu’il fait quand on observe la façon dont il se sert de la force de travail dans le monde où l’on retrouve toutes les facettes de son exploitation selon l’état des pays ( esclavage ancien ou dit moderne, précarité absolue du travail, salaire de subsistance etc.

* en abrégé Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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