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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

Articles avec #international catégorie

CSI BLOCUS DU QATAR

Publié le 20 Juin 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

Blocus du Qatar : Craintes pour les travailleurs migrants dans une région en ébullition

 

Bruxelles, 20 juin 2017 (CSI en ligne) : Les inquiétudes vont croissant concernant la situation des travailleurs migrants au Qatar, alors que le blocus du pays par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et d’autres pays est maintenu. Selon des travailleurs du Bangladesh, de l’Inde et du Népal, les prix des denrées alimentaires de base auraient doublé depuis la fermeture de la frontière saoudienne et l’interruption des liaisons aériennes et maritimes vers le Qatar. Les livraisons d’aliments par avion depuis l’Iran et la Turquie entraînent un surcoût, alors que la disponibilité de matériaux destinés au vaste programme d’infrastructure de la Coupe du monde, notamment la construction de stades, de voies de transport, de milliers de chambres d’hôtels et autres est, elle aussi, en cause.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Les travailleurs migrants au Qatar, qui touchent déjà des salaires aussi bas que 70 USD par semaine, sont à nouveau durement mis à l’épreuve avec la hausse des prix des denrées alimentaires. Si les Qataris fortunés ne remarquent pas nécessairement de différence, les migrants pauvres qui ne jouissent d’aucun droit en vertu du système de kafala sont les premiers touchés par cette crise. Les délais probables dans les projets de construction sont susceptibles d’entraîner des pressions accrues pour l’énorme population de travailleurs migrants, dans un pays où ils n’ont pas de recours effectif à la justice. Ceux qui souhaitent quitter le pays doivent obtenir l’autorisation de leur employeur, alors que nombre de travailleurs n’ont pas fini de rembourser leurs dettes aux agents de recrutement qui ont organisé leur passage au Qatar. Le gouvernement du Qatar devrait, à titre de mesure humanitaire immédiate, révoquer l’obligation de l’obtention du permis de sortie de la kafala, de manière à ce que les personnes qui souhaitent rentrer chez elles ne se retrouvent pas bloquées au Qatar. »

Les entreprises multinationales qui font des affaires au Qatar se doivent aussi d’assumer leur part de responsabilité envers les travailleurs de leur chaîne d’approvisionnement, y compris les travailleurs du transport qui sont restés en rade quand le blocus a commencé et les travailleurs migrants qui voyageaient via le Qatar, qui avait jusqu’ici été un important hub aérien d’accès vers les autres pays de la région. Les besoins immédiats de ces travailleurs doivent être pris en considération et les engagements salariaux honorés. La Fédération internationale des journalistes a également appelé l’Arabie saoudite et ses alliés à cesser de traiter les journalistes comme des ballons politiques à l’heure où le réseau d’information Al Jazeera, financé par le Qatar, est menacé de fermeture dans plusieurs pays < http://www.ifj.org/nc/news-single-view/backpid/50/article/stop-using-journalists-as-political-footballs-in-qatar-crisis-demands-ifj/ >. Les entreprises de construction au Qatar doivent s’assurer que les éventuels retards encourus dans les projets d’infrastructure ne donnent pas lieu à des licenciements ou des réductions salariales.

La position de l’Arabie saoudite, des EAU et du Bahreïn, les forces instigatrices du blocus, vient souligner le fossé qui existe entre les pays de la région et les différentes positions adoptées par les familles gouvernantes eu égard à leur soutien à divers groupes fondamentalistes, y compris les risques posés à leur mainmise absolue sur le pouvoir dans la région du Golfe.

L’Arabie saoudite et le Qatar se trouvent aussi engagés dans une course à l’armement effrénée, avec l’annonce par le gouvernement saoudien d’un contrat d’armement de 110 milliards USD avec les États-Unis et l’achat par le Qatar, également auprès des États-Unis, de matériel militaire pour une valeur estimée de 12 milliards USD. Ces contrats d’armement viennent s’ajouter à l’afflux, au cours des dernières années, de matériel militaire en provenance d’autres pays exportateurs d’armes vers la région. Pendant ce temps, la guerre par procuration à laquelle se livrent l’Arabie saoudite et l’Iran au Yémen a déjà coûté des milliers de vies humaines et plongé ce pays dans une épidémie de choléra, avec près de 5000 nouveaux cas déclarés chaque jour. L’annonce par la Turquie du déploiement de milliers de soldats au Qatar, où les États-Unis comptent d’ores et déjà une présence militaire énorme, est susceptible d’attiser les tensions dans la région.

« L’absence de démocratie et de droits humains dans les pays du Golfe et les contrats d’armements plantureux conclus avec les États-Unis et d’autres pays, auxquels viennent s’ajouter les politiques autoritaires des puissances régionales comme la Turquie et l’Iran, font naître la menace d’un conflit encore plus étendu que les guerres dévastatrices qui font déjà rage au Moyen-Orient. Ce sont les gens ordinaires, les citoyens des pays en guerre et les travailleurs migrants dont le labeur permet aux économies des pays du Golfe de se maintenir à flot, qui paient le prix », a déclaré madame Burrow.

La CSI représente 181 millions de travailleurs/euses à travers 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org and http://www.youtube.com/ITUCCSI

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au +32 2 224 03 52 ou par e-mail : press@ituc-csi.org.

 

 

 

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PREMIER MAI 2017 APPEL DE LA CSI AUX TRAVAILLEURS DU MONDE

Publié le 27 Avril 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

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KAZAKHSTAN : UN MILITANT SYNDICAL CONDAMNE A LA PRISON POUR GREVE

Publié le 10 Avril 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE

CSI en ligne
O17-2017

Kazakhstan : Un leader syndical condamné à une peine de prison

Bruxelles, 7 avril 2017 (CSI En Ligne) : La CSI a dénoncé la condamnation de Nurbek Kushakbayev, président adjoint de la Confédération des syndicats indépendants du Kazakhstan, à deux ans et demi de prison pour son rôle dans des appels à la grève dans la Compagnie de construction pétrolière. Le tribunal Nº 2 de la ville d'Astana, dans le district d'Almaty, a doublé la peine de prison d'une amende de 75.000 euros à titre de « dommages-intérêts ».

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI a déclaré : « Nous appelons les autorités du Kazakhstan à s'assurer que ce verdict totalement injuste est annulé et que Nurbek Kushakbayev est remis en liberté. Lui et d'autres syndicalistes qui comme lui sont persécutés par les autorités devraient être autorisés à mener leurs activités syndicales légitimes conformément au droit de liberté syndicale, qui est un droit de tous les travailleurs dans le pays. Ce verdict ne fera qui nuire encore davantage à la réputation du Kazakhstan auprès d'autres pays qui sont importants pour son économie. »

Kushakbayev a été condamné en vertu de l'Article 402 du Code pénal - il s'agit de la première fois que cet article a été appliqué.

Pour signer la pétition LabourStart sur le Kazakhstan, cliquez ici : https://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=3386


La CSI représente 181 millions de travailleurs/euses à travers 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

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GALAXY UN PRODUIT DE L'EXPLOITATION

Publié le 31 Mars 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI en ligne

Le nouveau Samsung Galaxy 8 : un produit de l’exploitation

Bruxelles, le 30 mars 2017 (CSI en ligne) : D’après une enquête de la CSI sur les pratiques antisyndicales agressives de Samsung, le nouveau smartphone Samsung Galaxy 8 est fabriqué par une main-d’œuvre exploitée et harcelée. La société n’hésite pas à recourir aux pots-de-vin, aux menaces, aux brimades, aux renvois et même aux enlèvements pour exercer un contrôle total sur son personnel et sur les personnes qui travaillent pour ses fournisseurs. Alors que 200 salariés de Samsung ont développé une leucémie, un lymphome ou d’autres maladies professionnelles, l’entreprise a refusé de fournir des détails sur les substances chimiques utilisées dans la chaîne de production jusqu’à ce qu’un tribunal de district statue contre la politique de confidentialité de la société plus tôt cette année. Soixante-seize salariés, pour la plupart âgés d’une vingtaine et d’une trentaine d’années, sont morts.

Ces révélations font suite au lancement, en 2016, du catastrophique Galaxy 7, le « téléphone qui explose » et à l’arrestation du dirigeant de la société, Lee Jae-yong, impliqué dans l’énorme scandale de corruption qui a conduit à l’éviction de la présidente coréenne, Park Geun-hye.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré que « le Samsung Galaxy 8 est une caricature mondiale de l’avidité des entreprises. Alors que les médias du monde se concentraient sur les dangereuses défaillances du Galaxy 7 et sur le scandale de corruption dans lequel était impliquée la direction de la société, des milliers de travailleuses et de travailleurs de Samsung peinaient dans des conditions dangereuses et abusives pour fabriquer le nouveau modèle. Les personnes qui comptent acquérir un Galaxy 8 devraient savoir qu’il s’agit d’un produit de l’exploitation. »

Un manuel de 115 pages de pratiques antisyndicales que s’est procuré un membre de l’Assemblée nationale coréenne en 2013, décrit par le menu la façon dont les cadres supérieurs de Samsung sont formés à des techniques pour empêcher à tout prix le personnel d’adhérer à un syndicat. Le Galaxy 8 est produit dans les mêmes conditions malgré les demandes du Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du Travail (OIT) au gouvernement coréen pour qu’il enquête et veille à ce que la société respecte les droits fondamentaux des travailleurs.

Dans le cas présenté à l’OIT par la CSI, la Fédération syndicale internationale IndustriALL et des syndicats coréens, les organisations syndicales accusent l’entreprise de surveiller et d’intimider systématiquement des salariés, de renvoyer des membres syndicaux, d’annuler des contrats avec des fournisseurs où il y a une présence syndicale, de ne pas respecter des accords, de prévoir des dispositions contractuelles fictives et d’ordonner aux responsables d’enfreindre la législation du travail.

Elles décrivent aussi l’opération de « verdissage » que Samsung impose à ses fournisseurs et qui consiste à inciter le personnel à ne pas adhérer à un syndicat, sans omettre les tactiques de persuasion à l’égard des familles des travailleurs et les licenciements de salariés qui occupent des postes dans des syndicats locaux. Les organisations syndicales citent aussi le cas d’un travailleur du centre de services d’Ulsan de Samsung qui a été enlevé par des cadres : il a été mis de force dans une voiture et conduit sur une île située à plusieurs dizaines de kilomètres d’Ulsan où son téléphone a été confisqué. Séquestré dans une pièce, on lui a dit qu’il ne pourrait quitter l’île qu’à la condition qu’il se retire du syndicat.

Dans ses conclusions, le Comité de la liberté syndicale de l’OIT s’est dit particulièrement préoccupé par les allégations et a regretté que, alors qu’une enquête gouvernementale a confirmé l’enlèvement et le harcèlement de plusieurs syndicalistes, le bureau du procureur n’ait pas jugé nécessaire d’engager des poursuites pénales.

« Il est à espérer qu’à la suite du scandale de corruption, il en sera terminé de la collusion secrète entre Samsung et les autorités coréennes qui ont le devoir de protéger les travailleuses et les travailleurs. Les personnes qui fabriquent le Galaxy 8 et d’autres produits pour Samsung ont droit à la justice, et le public et les consommateurs peuvent aider en réclamant la fin du traitement brutal et répressif que la société réserve à son personnel », a encore déclaré Sharan Burrow.

Dites à Samsung de mettre un terme au traitement brutal et répressif de son personnel :
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BRESIL UN MILLION DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTE CONTRE LES ATTAQUES CONCERNANT LA RETRAITE ET LE DROIT DES TRAVAILLEURS

Publié le 18 Mars 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

Les Brésiliens se soulèvent contre le démantèlement des pensions et les attaques contre les droits des travailleurs par le gouvernement Temer

Bruxelles, 16 mars 2017 (CSI En Ligne) : Plus d’un million de personnes à travers 27 États du Brésil sont descendues dans la rue ce 15 mars pour protester contre les coupes massives dans les pensions et la sécurité sociale annoncées par le gouvernement extrêmement impopulaire de Michel Temer. Les manifestations, organisées par une coalition large qui rassemblait l'ensemble des centrales syndicales du Brésil, les mouvements des travailleurs sans toit et sans terre, des groupes indigènes et autres, se sont accompagnées d’une grève de 24 heures des enseignants et des travailleurs de la métallurgie, du pétrole, du transport et du secteur public. Temer, investi dans ses fonctions par un parlement gangréné par la corruption, dans la foulée du putsch politique qui a destitué la présidente Dilma Rousseff, a lancé un programme de coupes brutales ciblées contre les travailleurs et les pauvres, alors que son gouvernement se trouve engagé dans une course contre la montre pour boucler un programme qui favorise nettement les entreprises, avant qu’un nouveau cycle anticipé de procès de corruption ne vienne mettre fin à ses ambitions.

À Sao Paulo, l’ancien président Lula da Silva s’adressant à une foule de 250.000 personnes a déclaré : « Bien qu’il soit faible et non représentatif, Temer est parvenu à rassembler au Congrès une force politique comme nul autre président élu n’a réussi à faire. Ils sont déterminés à imposer une réforme de la sécurité sociale qui empêchera pratiquement des millions de Brésiliens de prendre leur retraite. Les travailleurs plus pauvres, notamment dans le Nord-est rural, partiront à la retraite avec l’équivalent de la moitié d’un salaire minimum. »

Le président de la CSI, João Felicio, a déclaré : « Le 15 mars, les travailleurs brésiliens ont donné une démonstration de force et de courage. Ils rejettent ces réformes du travail et de la sécurité sociale venant d’un gouvernement impopulaire et illégitime. Le soutien international restera extrêmement important pour la résistance face à ces réformes qui punissent les gens les plus pauvres. »

Dans le cadre des plans de Temer, une enseignante devra travailler 49 heures sans interruption pour pouvoir toucher l’intégralité de sa pension, et il en va de même pour les travailleurs agricoles. En revanche, les pensions des politiciens et des magistrats resteront intouchées.

Lula, qui reste encore aujourd’hui la personnalité politique la plus populaire du Brésil, est perçu comme la principale menace pour le gouvernement Temer et tout semble indiquer que les alliés que ce dernier compte au sein de la haute magistrature engageront des procédures judiciaires contre Lula pour l’empêcher de briguer un nouveau mandat politique. Des avocats spécialisés dans le droit international humanitaire ont saisi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans le cas de la campagne judiciaire menée contre Lula par un juge du tribunal de première instance, le populiste Sergio Moro. Commentant cette démarche en juillet dernier, l’illustre avocat du droit international humanitaire Geoffrey Robertson a décrit la persécution judiciaire à l’encontre de Lula comme une « violation flagrante du droit le plus fondamental à un procès équitable ».

Le gouvernement Temer est en passe de lancer une nouvelle offensive qui vise à affaiblir la société civile, cette fois en s’attaquant aux droits des travailleurs à être représentés par un syndicat. Ce faisant, il doit s’attendre à une forte résistance aux quatre coins du pays, qui bénéficiera du plein soutien du mouvement syndical international.

BRESIL UN MILLION DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTE CONTRE LES ATTAQUES CONCERNANT LA RETRAITE ET LE DROIT DES TRAVAILLEURS
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CHINE : DES LUTTES DANS L'AUTOMOBILE (Humanité)

Publié le 1 Mars 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL, Luttes

CHINE Lutte des intérimaires chez Volkswagen

Un tiers des précaires de l'usine automobile du Jilin réclament l'équité salariale avec les travailleurs permanents, conformément aux lois chinoises.

mercredi 1er mars 2017 Page 17 461 mots journal l’Humanité

Depuis 2010 et les grandes grèves chez Honda, l'industrie automobile apparaît toujours comme le fer de lance des conquêtes sociales en Chine. Dans la province de Jilin (nord-est), plus de 500 travailleurs intérimaires de FAW-Volkswagen, le joint-venture qui allie l'entreprise publique First Automobile Works et le constructeur allemand, sont en lutte pour l'équité salariale avec les travailleurs permanents. Après avoir épuisé toutes les voies de négociation légale et le rejet du dossier par la commission d'arbitrage du travail, le 13 février dernier, les ouvriers ont défilé la semaine dernière sous le slogan : « A travail égal, salaire égal ! » Selon l'association hong-kongaise de défense des travailleurs. China Labour Bulletin, les intérimaires perçoivent un salaire annuel d'environ 8 250 euros, contre 16500 euros pour les travailleurs à temps plein. FAW Volkswagen emploierait 1500 intérimaires sur environ 10000 collaborateurs dans cette usine, dont certains sont en contrat depuis plus de dix ans. Ils demandent désormais des compensations, y compris sur les primes.

En janvier, ils ont néanmoins gagné le soutien du ministère des Ressources humaines et de la Protection sociale car, depuis 2012, la loi sur le contrat de travail oblige les entreprises à se conformer à un certain nombre de règles sur l'égalité salariale et la limitation du recours aux intérimaires. Dans sa «charte du travail temporaire », le groupe Volkswagen s'engage également à user « avec modération » du travail intérimaire et à faire évoluer la rémunération des intérimaires « à mesure que l'expérience et la qualification augmentent, à l'instar de celle du personnel inscrit ». Par ailleurs, si le pourcentage d'intérimaires dépasse les 5 % par usine, le groupe prévoit des mécanismes de consultation avec les représentants des salariés.

Leader mondial des ventes automobiles, devant Toyota, grâce à ses ventes sur le marché chinois, Volkswagen fait régulièrement peser des menaces sur les emplois d'intérimaires. La Chine vit au rythme des grèves dans les grandes concentrations ouvrières depuis une dizaine d'années, contraignant les autorités à accepter les revendications salariales. Dans l'industrie, les rémunérations ont augmenté à un rythme annuel estimé à 20%. En 2015, l'écart de salaires entre les ouvriers nord-américains et chinois était ainsi évalué à 30 %. La grande majorité des conflits éclate de manière spontanée et peut parfois concerner des dizaines de milliers de salariés. A l'initiative des ONG, d'avocats ou du syndicat officiel, ces grèves avaient permis en 2010 de gagnerunehaussede24% du salaire de base.

Par Lina Sankari

Tous droits réservés L'Humanité 2017 029EC3A481A01F0C250E10407D05A12E78112E75074D79C3

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SAMSUNG : LUMIERE SUR UNE FACE CACHEE

Publié le 27 Février 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

Faites la lumière sur la réalité cachée des travailleurs de la chaîne d’approvisionnement de Samsung au Mobile World Congress qui se tient actuellement à Barcelone.
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Chère/Cher Bernard,

Quand les compagnies aériennes ont interdit l’utilisation du Samsung Note 7 après que des batteries ont commencé à s’enflammer spontanément, le public a pu se faire une idée de la crainte à laquelle se trouvent exposés au quotidien les travailleurs de la chaîne d’approvisionnement de Samsung.

Car derrière le marketing tape-à-l’œil de Samsung en tant que géant mondial de l’électronique se cache une culture d’entreprise froidement rivée sur le profit à tout prix, au détriment du bien-être quotidien de ses travailleurs. Une entreprise de technologie de pointe aux pratiques du travail médiévales, dont les lettres de noblesse sont la répression antisyndicale, des salaires de misère et des conditions de travail peu sûres et dangereuses.

Cette semaine, la face moderne de Samsung se trouve exposée au monde à l’occasion du Mobile World Congress, à Barcelone, où les géants des industries de la technologie convergent pour dévoiler leurs dernières innovations en smartphones, tablettes et technologie mobile. Qui n’est pas invité à cette somptueuse convention ? La main-d’œuvre largement invisible de quelque 1,5 millions de travailleuses et travailleurs de la chaîne de production mondiale qui fabriquent les produits Samsung dans des conditions précaires, dans certains cas au risque de leur vie.

Joignez-vous à nous à l’occasion du Mobile World Congress pour nous aider à divulguer les histoires des travailleurs cachés de Samsung et les porter à l’attention de l’élite technologique mondiale. Partagez maintenant.

Il ne coûterait pas grand chose à Samsung de traiter ses travailleurs avec dignité et de leur payer un salaire vital. Notre recherche montre que chaque travailleur de la chaîne de production rapporte à Samsung 10.435 dollars de profits – autrement dit, si elle augmentait leurs salaires de 50 dollars par mois (ce qui équivaudrait à seulement 600 dollars par an) pour atteindre le salaire minimum vital en Asie, Samsung continuerait à gagner 9835 dollars par travailleur. Une somme rondelette, même pour une entreprise si farouchement vouée au profit.

Pour Hesty, qui travaille dans une usine de semi-conducteurs en Indonésie, un salaire minimum lui permettant de vivre de son travail chez Samsung voudrait dire qu’elle puisse couvrir les nécessités de base de sa famille, comme les vêtements, la nourriture et la garde des enfants sans avoir à s’inquiéter de si son salaire lui durera jusqu’au prochain jour de paie.

Alors que le prix à payer par Samsung pour augmenter les salaires des travailleurs de l’ensemble de sa chaîne de production serait dérisoire, les travailleurs, eux, paient le prix fort pour leur labeur : Au moins 79 travailleurs sont morts de cancers et de maladies apparentées après avoir été exposés aux produits chimiques intervenant dans les processus de production de Samsung. L’entreprise a-t-elle assumé ses responsabilités ? Loin s’en faut -- elle a même refusé de divulguer le nom du produit chimique qui a causé les morts, invoquant le secret commercial.

Il est grand temps que Samsung et les autres géants technologiques reconnaissent le vrai prix de la technologie moderne, en abandonnant leurs pratiques médiévales. Alors que tous les yeux sont en ce moment-même tournés vers Samsung au Mobile World Congress, c’est le moment ou jamais de produire un impact maximal grâce à vos partages.

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Merci pour tout ce que vous faites,

Sharan Burrow, secrétaire générale CSI

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BANGLADESH : 26 TRAVAILLEURS DE L'HABILLEMENT INCARCERES POUR FAIT DE GREVE

Publié le 13 Février 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

Bangladesh : Des dizaines de travailleurs arrêtés pour avoir fait grève

 

Bruxelles, 13 février 2017 (CSI En Ligne) : La CSI a condamné l’incarcération par les autorités bangladeshies d’au moins 26 travailleurs de l’habillement, y compris plusieurs délégués syndicaux, pour leur participation à un mouvement de grève en faveur d’un salaire minimum vital.

À Ashulia, une banlieue de Dacca où se concentre la production de vêtements, des bureaux syndicaux ont été envahis, vandalisés et fermés de force, les dossiers d'affiliation brûlés et le mobilier saisi. Plus de 1600 travailleurs ont été licenciés et la police a engagé des poursuites judiciaires contre 600 travailleurs et dirigeants syndicaux.

 

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Le Bangladesh affiche un piètre bilan en matière d’abus et de violations des droits fondamentaux des travailleurs et cette dernière vague de répression contre des travailleurs de l’habillement pauvres qui revendiquent simplement un salaire qui leur suffise, à eux-mêmes et à leurs familles, pour vivre est une ignominie. La position antisyndicale maintenue de longue date par le gouvernement condamne les travailleurs à vivre au jour le jour et les prive des moyens de revendication de conditions de travail sûres. Nous demandons que ces travailleurs soient relâchés et que le gouvernement honore ses obligations de respecter les droits fondamentaux des travailleurs. L’Union européenne et les autres pays qui entretiennent des rapports commerciaux avec le Bangladesh se doivent d’user de leur pouvoir influence en soutien à des salaires et des conditions de travail décents dans les chaînes d’approvisionnement qui fournissent les marchés de leurs pays. Les enseignes internationales qui entretiennent des transactions commerciales avec des fournisseurs bangladeshis doivent aussi assumer leur part de responsabilités ».

 

Les fédérations syndicales internationales IndustriALL Global Union et UNI ont lancé une pétition internationale de soutien aux travailleurs emprisonnés - #EveryDayCounts Pour plus d’informations, prière de consulter :

http://www.industriall-union.org/bangladesh-free-jailed-unionists-and-workers-0

 

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BANGLADESH : 26 TRAVAILLEURS DE L'HABILLEMENT INCARCERES POUR FAIT DE GREVE
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BRESIL : UNE VICTOIRE CONTRE L'ESCLAVAGE AU BRESIL (VOIR ARTICLE DE LA CSI)

Publié le 31 Janvier 2017 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI en ligne

Brésil : La décision de la Cour interaméricaine est une victoire dans la lutte contre l’esclavage

Bruxelles, le 27 janvier 2017 (CSI en ligne) : La CSI s’est réjouie de l’appel du bureau brésilien de l’OIT pour la redistribution des terres à lutter contre le travail forcé dans le pays, à la suite d’une décision historique rendue par la Cour interaméricaine des droits de l’homme tenant le gouvernement comme responsable de l’indemnisation de 125 esclaves détenus dans un ranch de l’État de Pará.

Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « De puissants propriétaires terriens sont responsables de l’esclavage au Brésil et ce jugement engage la responsabilité des autorités quant à la protection des travailleurs contre le travail forcé. Le gouvernement de Michel Temer restreint la portée des lois du travail et de la lutte contre la fraude, ce qui expose davantage de personnes à un risque d’être prises au piège dans le travail forcé. Entre-temps, les coupables, et même certains membres du Parlement, échappent à la justice. Une répartition équitable des terres et la pleine application de la loi sont indispensables pour mettre fin à l’esclavage au Brésil. »

Pendant des décennies, les travailleurs brésiliens, souvent indigènes ou afrodescendants, ont été victimisés et maintenus dans des conditions de pauvreté extrême par les propriétaires terriens du nord-est du pays. Au cours des présidences de Luiz Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff, plus de 44 000 personnes ont été libérées de conditions proches de l’esclavage ; toutefois, depuis que Rousseff a été destituée par Temer, la volonté politique de mettre un terme au travail forcé a été absente.

En 2014, le groupe de pression de l’industrie agroalimentaire a réussi à obtenir de la Cour suprême qu’elle empêche la publication d’une « sale liste » des entreprises bénéficiant de l’esclavage. Par ailleurs, certains membres du Congrès brésilien qui ont joué un rôle de premier plan dans la destitution de Rousseff font eux-mêmes l’objet de soupçons crédibles pour leur responsabilité dans des affaires d’esclavage. Dans une affaire en cours d’examen par la Cour suprême pour des raisons de procédure, Beto Mansur (un membre du Congrès qui s’était farouchement opposé à Rousseff) est accusé d’avoir retenu 46 personnes, dont plusieurs enfants, dans des conditions proches de l’esclavage, alors que Nelson Nahim, un membre nouvellement désigné du Congrès, vient juste d’être libéré après n’avoir purgé que quatre mois d’une peine de 12 ans pour sa participation dans une affaire d’esclavage sexuel impliquant des victimes d’à peine 8 ans.

Au total, 30 des 81 sénateurs du Brésil et 130 des 513 membres de la chambre basse sont impliqués dans des enquêtes menées par la Cour suprême. La portée des enquêtes de corruption sur des politiciens proches de Michel Temer, et potentiellement sur Temer lui-même, devrait faire l’objet d’un amenuisement suite au décès du juge de la Cour suprême http://www.wsj.com/articles/plane-carrying-brazil-supreme-court-judge-crashes-1484857340 qui supervisait ces enquêtes. Le 19 janvier, Zavascki périssait dans le crash de l’avion léger qui le transportait.

« Le travail d’institutions telles que la Cour interaméricaine des droits de l’homme est indispensable lorsque les systèmes judiciaire et politique ne parviennent pas à faire respecter la primauté du droit, comme c’est le cas aujourd’hui au Brésil. La CSI poursuivra son engagement auprès de ces organismes afin de promouvoir et défendre les droits de tous les travailleurs, » a déclaré Burrow.

La décision rendue dans l’affaire connue sous le nom de Fazenda Brasil Verde, publiée par la Cour le 15 décembre, est la première à appliquer l’article 6 de la Convention américaine des droits de l’Homme interdisant le travail forcé. La CSI a déposé un dossier d’amicus curiae auprès de la Cour en mars 2016, et la Cour a adopté les arguments dans le dossier de la CSI.

La CSI représente 181 millions de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

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BRESIL : UNE VICTOIRE CONTRE L'ESCLAVAGE AU BRESIL (VOIR ARTICLE DE LA CSI)
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FIDEL ADIEU MON CAMARADE

Publié le 26 Novembre 2016 par aragon 43 dans INTERNATIONAL

Je reprends ici le texte de mon camarade Canaille le rouge qui décrit bien ce que fut Castro et à quoi il eut à faire face de l'empire capitaliste américain.

Une grande et belle page du livre de l'émancipation humaine se tourne.

Publié le 26 Novembre 2016

le combat continu 

« Hasta la victoria, siempre »

faits Fidel Castro

« Le commandant en chef de la Révolution cubaine est décédé à 22 h 29 ce soir », a annoncé Raul Castro en lisant une déclaration sur l’antenne de la télévision nationale.

" L’organisation de l’hommage funèbre qui lui sera donné sera précisée ultérieurement", a-t-il ajouté dans cette brève allocution conclue par la devise des révolutionnaires de la Sierra Maestra : : « Jusqu’à la victoire, toujours! » (« Hasta la victoria, siempre »), devenu de cri de ralliement de la Révolution cubaine.

Le plus surprenant n'est pas la disparition logique d'un homme arrivé au bout de son temps d'homme, un parcours-épopée qui a soulevé enthousiasme de plusieurs générations. Non, le plus surprenant , c'est qu'il ait pu parvenir à cette âge avancé entouré de tout un peuple, finir sa vie sereinement chez lui, lui qui aura certainement été la cible du plus grand nombre connu dans l'histoire de tentative d'assassinat de la part des forces impérialistes, leurs mafias, tueurs à gages et service spéciaux.

Le Figaro du 15 octobre 2007, reprenant une étude du Gardian fait état de  "pas moins de 638 tentatives de meurtre, plus ou moins abouties, auraient été fomentées contre le Lider maximo" (sic).

Mais Cuba, c'est un bilan.

La réussite de Cuba comparée aux autres îles caribéennes témoigne de ce qu'a apporté à l'Ile le parti communiste de Cuba et, à sa direction, Fidel Castro lequel en faisant la révolution est devenu communiste.

Que ce soit en matière sociale, médicale, scolaire, culturelle, sportive, en matière de recherche, d'agronomie, malgré un blocus féroce qui pèsera et pèse toujours sur la vie quotidienne des Cubains le bila est là.

Dans le patio de l'impérialisme, David narguant et faisant de l'ombre à Goliath, La construction dans des conditions d'agression permanente d'un socialisme qui affiche ses réussites au delà de la chaîne de sympathie que construit en soit l'image est insupportable pour le capital et son impérialisme.

Maintenant que la droite par maurrassienne française s'est trouvée son champion, attendons nous à voir les révolutionnaires du Café de Flore, nos décatis guérilléros de la Sierra germanopratine défiler dans le fenestrons à mouliner les idées plates pour nous parler de dictature, eux dont les supports encensaient Batista, hurlaient "échec"pour ne pas voir la réalité des Antilles "françaises.

Nous allons voir la cohorte de ceux qui passant leur vacances à "St Barth" excursionnaient du côté de Duvallier à Haïti et l'hébergeaient en retour quand il dû précipitamment mettre les voiles venir nous parler de dictature. Attendons les commentaires de nos contempteurs du commando Marcos, ces soutiens du parti révolutionnaire fréquentable parce que..."institutionnel" du Mexique, ceux devenus Guévariste mais qu'après avoir lâcher un soupir de soulagement dès lors qu'il fut certains qu'il avait été assassiné.

D'onfray à Finkielbraut, les supports médiatiques et chiens de garde qui y sont affectés, nous allons voir qui accompagne, qui se démarque politiquement de ce qui fera la chiourme des redevables de l'impérialisme et qui pour être flatté acceptera d'être le kapo du trumpisme-fillonisme ambiant.

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