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Publié le 25 Août 2020

Cette longue déclaration finira, comme d'habitude dans les archives. Plein de choses sont dites face à ce qui se passe dans le monde et les constats y attenants. Cependant, les responsables gouvernementaux du G20 ne sont pas inquiétés. Il y a donc à boire et à manger pour tout le monde dans cette déclaration. Cette instance syndicale internationale devrait avoir un comportement plus radicale sur les causes de ces crises qui secouent le monde actuellement et dont les travailleurs font les frais et subissent des remises en cause de leurs droits sociaux et démocratiques. On aurait pu penser que la CSI aurait eu dans ces conditions un langage plus accusateur, ce n'est pas le cas et en particulier sur le rôle des transnationales, du capitalisme qui est le grand responsable de cette situation qui va entrainé des millions de chômeurs supplémentaires sur la planète pendant que les grands groupes mondiaux vont distribués comme d'habitude des dividendes records et se frottaient la panse en concourant à celui qui aura le plus de richesses.

Le pire dans cette déclaration, c'est aucune allusion à la nécessité pour le monde du travail d'agir dans chaque pays et y compris par la lutte et les grèves.

Bernard LAMIRAND

(déclaration CSI) ci jointe.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL, #Politique

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Publié le 31 Janvier 2020

Les propositions de l’administration Trump pour Israël et la Palestine, annoncées mardi dernier, sont un affront aux droits et à la dignité des Palestiniens et n’ont rien d’un plan de paix réaliste. Ces propositions avancées conjointement par Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont été préparées par le gendre du président américain, Jared Kushner, lequel entretient des liens commerciaux et financiers importants avec les entreprises israéliennes.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré: «L’annonce faite cette semaine n’offre aucune base pour la paix et la justice et a été rejetée par l’Autorité palestinienne. Aucun dialogue ou consultation digne de ce nom n’a été engagé avec les Palestiniens. La paix ne pourra être obtenue que par le biais de négociations basées sur le droit international et non en imposant au peuple palestinien une formule unilatérale absolument inacceptable. Les propositions américaines compromettent sérieusement toute perspective d’aboutir à un accord équitable et pacifique.»

Le projet proposé par les États-Unis légitimerait toutes les colonies israéliennes déployées illégalement sur le territoire palestinien, nierait la revendication légitime des Palestiniens en faveur d’une capitale nationale à Jérusalem-Est, abandonnerait des dizaines de milliers de citoyens palestiniens hors d’Israël, annexerait de larges parts de la Palestine, en accordant notamment à Israël la souveraineté sur plus d’un tiers des territoires palestiniens situés dans la vallée du Jourdain, priverait les Palestiniens du statut de réfugiés et supprimerait l’UNWRA, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, un programme vital pour l’économie palestinienne. Toute perspective de créer un État palestinien relèverait de la décision des États-Unis et d’Israël.

Sharan Burrow ajoute: «La CSI se veut pleinement solidaire de son affilié palestinien PGFTU, qui rejette ces propositions, et appelle la communauté internationale à également s’y opposer. La seule voie acceptable pour progresser est de mettre fin à l’occupation israélienne et d’engager de véritables négociations, en vue d’aboutir à une solution à deux États, basée sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies et sur les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale d’un État souverain palestinien.»

 

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La Confédération syndicale internationale (CSI) représente 200 millions de membres au travers de 332 organisations affiliées de 163 pays et territoires.
 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #INTERNATIONAL

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Publié le 2 Juillet 2019

Oui, je crois que cette expression correspond bien à ce qui se passe au niveau des chefs d'Etats Européens.

La presse, toujours égale à elle-même, nous livre ses apitoiements sur le fait que les chefs d'Etats européens ont passé toute la nuit pour se mettre d'accord pour qui va détenir le pompon de président de la commission Européenne.

La vérité est toutes autres, ces messieurs pour la plupart, se battent pour mettre leurs poulains friqués et leur offrir les meilleures places. Nous sommes à la distribution des prix. Peu importe l'individu - rappel Junker le tricheur  avait raflé le poste le dernier coup- toutes cette bande, en fait, magouille. D'autres postes, bien rémunérés sont  aussi dans le lot à partager. Dernière nouvelle, la présidente du FMI Lagarde,serait prenante de la banque européenne, voilà une dame qui passe d'une fonction de ministre des finances en France avec quelques gamelles au cul, puis profite de la mise en indisponibilité de Strauss Khan pour mœurs particulier en hôtel, pour rafler la mise et la paye et la voilà maintenant à l'affut d'une place de banquière.

Triste Europe du fric. En fait d'une caste qui va de l'extrême droite au social libéral, et qui, en ce moment, attend du système capitaliste que celui-ci leurs donne les jetons de présence indispensable à leur train de vie.

De l'air donc et pour cela il faut changer de système. Autant le dire, ce capitalisme est pourri jusqu'à la moelle. Qu'attendons-nous pour le mettre à la porte !

Vive le communisme.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #EUROPE, #INTERNATIONAL

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Publié le 26 Juin 2019

L’OIT renouvelle le contrat social, adopte une Convention sur la violence et appelle les gouvernements à répondre des violations

La Conférence internationale du Travail du centenaire s’est achevée par l’adoption de deux instruments majeurs : une Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail et une nouvelle Convention internationale pour combattre la violence et le harcèlement au travail.

« Cette semaine, l’OIT a pris un engagement historique, convenu entre les syndicats, les employeurs et les gouvernements, en faveur d’un avenir du travail centré sur l’humain et la réalisation du contrat social inscrit il y a 100 ans jour pour jour dans le mandat de l’OIT. À l’heure où le monde est confronté aux défis colossaux du changement climatique et de la transformation numérique, la Déclaration est un manifeste pour les droits et la protection de tous les travailleurs, ainsi que pour l’établissement d’un socle de protection sociale pour tous les travailleurs. Le socle de protection sociale comprend les centaines de millions de travailleurs piégés dans l’économie informelle ou acculés à des emplois précaires et dangereux, dont la rémunération ne suffit pas à subvenir à leurs propres besoins ainsi qu’à ceux de leur famille. Il couvre également les chaînes d’approvisionnement, où a lieu une exploitation débridée, et les entreprises de plateforme actuellement en plein essor. La Convention historique contre la violence et le harcèlement au travail marque l’aboutissement d’une campagne exceptionnelle en faveur de cette nouvelle norme internationale et les efforts viseront désormais à assurer sa ratification et sa mise en œuvre par les gouvernements. Grâce à ces décisions, le contrat social pour l’avenir, incarné par l’OIT, a été assuré », a déclaré la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), Sharan Burrow.

Une Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail

Avec l’apparition de nouveaux modèles d’entreprise tels que les entreprises de « plateforme », qui coupent à toute responsabilité en matière d’emploi, outre l’érosion croissante des droits des travailleurs à un emploi sûr assorti d’un salaire et de conditions décents, la Déclaration marque un renouvellement important du contrat social, où l’accent est mis sur un socle de droits et de protections pour tous les travailleurs. Elle appelle aussi à l’instauration de mesures de transition juste, pour protéger et soutenir les moyens d’existence au cours du processus de transition à une économie zéro carbone et dans le contexte de la transformation numérique accélérée du monde du travail. La négociation collective, le dialogue entre syndicats, employeurs et gouvernements et les actions transfrontalières visant à protéger les droits des travailleurs des chaînes d’approvisionnement y occupent également une place importante, au même titre que la protection des données, l’éducation et la formation. La Déclaration reconnait, par ailleurs, la santé et la sécurité au travail comme fondamentales pour un travail décent. Aussi, la Conférence a-t-elle adopté une Résolution qui énonce la voie à suivre pour que ce principe soit formellement reconnu par l’OIT dans le cadre des Droits fondamentaux des travailleurs. Elle appelle, en outre, le système multilatéral à adopter une approche cohérente, centrée sur l’humain, où l’OIT soit au cœur des politiques commerciales, financières, économiques et environnementales internationales.

Une nouvelle norme internationale pour combattre la violence et le harcèlement

La nouvelle Convention adoptée à l’issue de la Conférence garantit que le monde du travail doit être exempt de violence et de harcèlement, fournissant ainsi l’élan qui s’impose d’urgence dans la quête d’une protection pour des centaines de millions de travailleurs, dont les femmes représentent la majorité. Cela sous-entend une approche inclusive, qui étende la protection à tous les travailleurs, quel que soit leur statut contractuel, y compris aux personnes qui exercent l’autorité d’un employeur, aux chercheurs d’emploi, stagiaires, internes et apprentis, volontaires et autres. La Convention stipule aussi clairement que tous risques et dangers de violence et de harcèlement impliquant des tiers, tels que des clients, des prestataires de service, des usagers, des patients et des membres du public, doivent être dûment pris en considération et traités. Cette reconnaissance est extrêmement importante pour les travailleurs qui dans le cadre de leur emploi sont amenés à traiter avec les membres du public et dans un espace public.

L’OIT examine les cas de violations des droits par pays

La réunion régulière de la Commission de l’application des normes de la Conférence a procédé à l’examen des engagements des États membres de l’OIT en matière de protection sociale, une question prioritaire à l’heure où trois quarts de la population mondiale est inadéquatement ou pas du tout protégée.

La Commission a également examiné le respect des Conventions de l’OIT par les gouvernements. Les discussions ont porté sur 24 pays figurant parmi les pires contrevenants, dont la Turquie, le Brésil, l’Inde, le Kazakhstan, Fidji, le Zimbabwe et les Philippines, où le gouvernement du président Rodrigo Duterte s’est rendu complice de l’impunité accordée aux auteurs de violences à l’encontre de syndicalistes, qui sont parfois allées jusqu’au meurtre.

Un message pour les cent prochaines années

« La Conférence du centenaire a rappelé au monde toute l’importance que revêt l’Organisation internationale du travail, la plus ancienne et la plus significative de toutes les institutions multilatérales. Elle protège les plus vulnérables et garantit les droits des travailleurs. À l’heure où l’inégalité des revenus atteint des pics historiques et où l’espace démocratique se contracte, en cette ère de colère où les sociétés multinationales ont trop de pouvoir et les gens trop peu, l’OIT est un rempart contre la transformation du travail en une marchandise bradée sans aucune considération pour la dignité humaine », a déclaré Mme Burrow.

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL, #SYNDICALISME

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Publié le 14 Janvier 2019

>> Le cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence projette le film sur le "célèbre" procès de Nelson Mandela et ses compagnons le vendredi 18 Janvier à 20H30 en présence d'un des réalisateurs, affiche jointe.

>> Faites le savoir à vos amis et votre entourage,

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ANTIRACISME, #INTERNATIONAL, #Société

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Publié le 1 Décembre 2018

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE

 

CSI En ligne

 

Sommet du G20 de Buenos Aires : action coordonnée pour une croissance mondiale accompagnée des emplois et des salaires décents requis pour restaurer la confiance dans le G20

 

Bruxelles, 30 novembre 2018 (CSI en ligne) : Dix ans après la crise financière, les dirigeants du G20 se réunissent à Buenos Aires dans le cadre de leur sommet annuel, au moment où les syndicats préviennent que les gens ont toujours le sentiment d’avoir été trahis en payant les impôts qui ont sauvé une économie fondée sur la spéculation et que leurs dirigeants politiques n’ont pas réformée. N’étant pas parvenu à assurer la justice sociale et un travail décent pour tous, le système multilatéral qui régit la mondialisation est aujourd’hui menacé.

 

La déclaration du Groupe syndical 20 adressée au G20 formule des recommandations de politiques à l’intention des dirigeants afin de les amener à prendre des mesures visant à réduire les inégalités, à augmenter les salaires minimums et à renforcer la négociation collective tout en veillant à ce que l’économie numérique soit au service de tous.

 

La feuille de route du G20 a été fixée par la déclaration des ministres du Travail du G20, mais il appartient aux dirigeants du G20 de respecter leurs engagements :

-         réduire les inégalités de revenus ;

-         promouvoir l’accès à une protection sociale adéquate ;

-         garantir les droits fondamentaux au travail dans l’économie numérique ; et

-         faire le ménage dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

 

« La mondialisation n’est plus assurée, car la farce que constitue le modèle économique actuel a infligé aux gens des emplois peu rémunérateurs et précaires tout en brisant la confiance dans la politique et la démocratie. Le salaire minimum, même quand il existe, ne couvre souvent pas les dépenses de subsistance de base et les travailleurs éprouvent du mal à s’en sortir. 94 % des travailleurs dans les chaînes d’approvisionnement qui réalisent des profits massifs pour les multinationales sont une population active cachée dans des emplois peu rémunérés, dangereux et peu sûrs, » a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale.

 

« L’économie numérique pose des défis et offre des opportunités qui nécessitent une coopération au niveau mondial ainsi qu’un dialogue social transfrontalier. Les défis tels que la protection des données personnelles des travailleurs, la propriété des données, la surveillance, l’emploi sur plates-formes et les lois sur la concurrence qui empêchent la syndicalisation et la négociation pour les travailleurs non conventionnels exigent des gouvernements qu’ils fassent respecter les lois afin de protéger les travailleurs. Les engagements du G20 en matière de formation, de compétences et de renforcement du dialogue social jettent les bases d’une transition juste qui s’avère nécessaire aux changements qu’apportera la numérisation dans les lieux de travail ». Pierre Habbard, secrétaire général, Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC).

 

Le Groupe syndical 20 appelle les dirigeants du G20 à s’engager à :

 

Faire le ménage dans les chaînes d’approvisionnement mondiales afin de respecter les engagements pris pour mettre fin au travail forcé, au travail des enfants, au travail précaire, aux bas salaires et aux conditions de travail dangereuses. Les dirigeants doivent soutenir la négociation du Traité contraignant des Nations unies sur les entreprises et les droits humains et s’assurent que les entreprises multinationales prennent en charge et corrigent les violations qui surviennent dans leurs chaînes d’approvisionnement.

 

Le relèvement du salaire minimum et le renforcement de la négociation collective contribueront grandement à inverser la tendance à la baisse que connaît la part du revenu du travail dans la plupart des pays, ce qui corrigera les inégalités et accroîtra la demande mondiale nécessaire pour soutenir la reprise économique.

 

Veiller à ce que l’économie numérique soit au service de tous. Les dirigeants du G20 doivent préparer la main-d’œuvre pour le futur du travail avec des stratégies de redéploiement, des réajustements de salaires et de temps de travail, le développement des compétences et la protection sociale. Nous appelons également les gouvernements à mettre en place des structures de gouvernance et de réglementation efficaces afin que les entreprises numériques respectent le travail et les droits humains des travailleurs des plates-formes. Des mesures doivent également être prises d’urgence pour connecter les milliards de personnes qui n’ont pas encore accès à Internet.

 

Action pour le climat et transition juste. Les gouvernements du G20 doivent réviser leur politique climatique et leurs objectifs pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C et prendre des mesures en vue d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat ; notamment en promouvant et en mettant en œuvre des stratégies pour une transition juste vers une économie zéro émission nette.

 

« Les risques mondiaux d’aujourd’hui exigent des solutions et des politiques mondiales. Le G20 est en mesure de stimuler des politiques visant à créer des emplois, à faire respecter les droits des travailleurs, à combattre le changement climatique et à garantir que l’économie mondiale respecte les normes du travail décent. Une réunion conjointe des ministres de l’Emploi et des Finances en 2019 peut assurer la coordination internationale et nationale nécessaire à la croissance, aux emplois et aux salaires. Le Programme à l’horizon 2030 de l’ONU doit servir de guide pour la coordination des politiques du G20 qui doivent être reprises par la présidence japonaise en 2019, » a déclaré Sharan Burrow.

 

Voir la déclaration du L20 ici : https://www.ituc-csi.org/declaration-du-l20-au-sommet-du-20762

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 14 Août 2018

Brésil : Sharan Burrow et le président de la CUT Wagner Freitas rendent visite en prison à l’ex-président Lula

 

Bruxelles, le 14 août 2018 (CSI EnLigne) : La Secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow, accompagnée de Wagner Freitas, Président de la plus grande centrale syndicale brésilienne, la CUT, ont rendu visite le 9 août à l’ancien Président du Brésil, Lula, à la prison de Curitiba où il est en détention policière en raison d’accusations montées de toute pièce. Burrow a réaffirmé la solidarité du mouvement syndical international avec Lula, tandis que Freitas réitérait le plein soutien de la CUT à la candidature de Lula pour la prochaine élection présidentielle au Brésil.

 

« Lula est un prisonnier politique et les gens le savent très bien. La résistance prend de l’ampleur chaque jour face à ce qui n’est qu’une parodie de justice ; en dépit de toutes les tentatives de pervertir l’état de droit, de réduire Lula au silence par sa détention et de lui refuser ses droits politiques, les sondages montrent qu’il aurait plus du double des voix de n’importe quel autre des candidats. Lula nous a dit sans ambiguïté qu’il va se présenter aux élections présidentielles depuis sa cellule parce qu’il refuse que le peuple brésilien vive dans la pauvreté, privé d’éducation, de santé ou d’autres services publics et de protection sociale. Il veut faire en sorte que la population accède à de bons emplois et à des salaires décents. Il s’opposera à toutes les tentatives de le réduire au silence et même s’il est privé de sa participation politique active, son colistier Fernando Haddad parlera en son nom », a dit Burrow.

 

Burrow et Freitas ont été rejoints par le syndicaliste coréen Han Sang-gyun devant la prison, dans le campement où se sont installées des centaines de personnes pour témoigner de leur solidarité avec Lula. Han, ancien président de la centrale syndicale nationale KCTU, a été libéré de prison à la fin du mois de mai en Corée, après avoir purgé plus de deux ans d’une peine imposée sous le régime corrompu de l’ancien président coréen, désormais renversé, Park Geun-hye.

 

« Lula est conscient de la montée en puissance de l’autoritarisme partout dans le monde, qui accompagne le déficit d’emplois décents, l’affaiblissement des protections de l’emploi et la diminution des salaires provoquée par la cupidité des entreprises. Il comprend que la lutte pour les droits et libertés démocratiques est mondiale, et a témoigné de sa gratitude pour la solidarité internationale qui s’exprime en faveur de sa cause. La lutte de Lula en faveur de la démocratie, des droits et du travail décent est aussi notre lutte », a dit Burrow.

 

La CUT, en collaboration avec d’autres mouvements progressistes du Brésil, se mobilise en faveur d’un soutien national à la candidature de Lula, l’homme politique le plus populaire du pays.

 

« De puissants groupes d’intérêt manipulent le système judiciaire brésilien en vue d’empêcher que le peuple puisse réélire Lula et consolider le pouvoir et les privilèges qu’ils font fructifier depuis le reversement de la Présidente qui avait succédé à Lula, Dilma Rousseff, dans un coup d’état orchestré par un Parlement gangrené par la corruption. Le mouvement syndical international est entièrement solidaire de Lula et du peuple brésilien », a dit Burrow.

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 21 Juin 2018

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

 

CSI en ligne

 

Journée mondiale des réfugiés – La CSI soutient l’appel à la solidarité de l’ONU

 

Bruxelles, 21 juin 2018 (CSI en ligne) : La CSI a soutenu l’appel à la solidarité avec les 68 millions de réfugiés dans le monde, lancé par le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Selon le HCR, près de 90 % des réfugiés sont déplacés à l’intérieur de leur propre pays ou dans les pays voisins.

 

« Les syndicats accueillent les réfugiés sur nos lieux de travail et dans nos collectivités et nous insistons pour qu’ils jouissent des mêmes droits que tous, y compris une protection complète ainsi que tous les droits garantis par la législation du travail. Les syndicats sont partout à l’avant-garde de la solidarité avec les réfugiés et avec les migrants en général, ainsi que de la lutte contre les forces politiques populistes et d’extrême droite qui favorisent la division, la xénophobie et la haine, » a déclaré le secrétaire général de la CSI, Sharan Burrow.

 

Le mouvement syndical international œuvre pour que le Pacte mondial des Nations Unies pour les réfugiés, dont l’adoption est prévue cette année, établisse des normes claires fondées sur la solidarité et l’égalité des droits.

 

« Nous devons garder à l’esprit que les réfugiés sont de loin les plus nombreux dans les pays en développement et que l’aide internationale leur est vitale, notamment à travers des programmes d’aide et de réinstallation. Dans le même temps, la communauté internationale doit s’attaquer aux facteurs qui poussent les gens à fuir leur foyer, comme les conflits armés et autres violences, la pénurie de nourriture et d’eau et, de plus en plus souvent, le changement climatique. Bien que de nombreux pays respectent leurs obligations en vertu du droit international, il est profondément désolant de constater la recrudescence du dénigrement des réfugiés et le traitement inhumain qui leur est infligé par certains gouvernements. Le dernier exemple en date, celui des États-Unis qui séparent par la force des familles et retiennent les enfants dans des cages, est tout simplement horrible. Des efforts multilatéraux sont nécessaires pour aborder l’énormité de ce défi mondial pressant ainsi qu’à bien d’autres. Se retirer du multilatéralisme va totalement dans la mauvaise direction, » a déclaré Burrow.

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Publié le 13 Juin 2018

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE

 

CSI en ligne

 

040/120618

 

 

Plainte contre la Commission européenne pour non-respect des droits humains fondamentaux dans sa politique commerciale

 

Bruxelles, 12 juin 2018 (CSI En Ligne) : La CSI, la Campagne Vêtements Propres (Clean Clothes Campaign, CCC) et l’HEC-NYU EU Public Interest Clinic ont aujourd’hui présenté une plainte formelle au Médiateur européen. Les organisations des droits des travailleurs estiment que la Commission européenne ne tient pas compte de ses obligations en matière de droits humains dans le cadre de ses politiques commerciales vis-à-vis du Bangladesh, et lui reprochent son manque de transparence à cet égard.

 

Le Bangladesh bénéficie d’un régime de tarifs préférentiels dans ses exportations vers l’Europe, en vertu du Système des préférences généralisées (SPG), un instrument de l’UE promulgué pour encourager un développement durable dans les pays bénéficiaires. Le SPG exige, en contrepartie, des pays bénéficiaires qu’ils maintiennent un ensemble de normes du travail et qu’ils respectent les droits des travailleurs. De par son appartenance à la catégorie des pays les moins avancés, selon la nomenclature onusienne, le Bangladesh bénéficie du régime le plus favorable sous le SPG, à savoir l’initiative « Tout sauf les armes » (TSA). Comme son nom l’indique, l'initiative TSA octroie un accès en franchise de droits et de quotas au marché unique européen pour tous les produits d’exportation à l’exception des armes et des munitions. Le Bangladesh est le principal bénéficiaire de la TSA et l’UE, le principal partenaire commercial du Bangladesh. L’industrie du prêt-à-porter représente une large majorité des exportations du Bangladesh et procure de l’emploi à quatre millions de travailleurs.

 

Le Bangladesh est coupable de violations graves et systématiques des droits fondamentaux des travailleurs. Des millions de travailleuses et travailleuses au Bangladesh sont astreints à des conditions de travail dangereuses. Qui plus est, la législation du travail du Bangladesh créé des obstacles considérables pour l’exercice du droit de liberté syndicale, du droit d’organisation et du droit de négociation collective. Sans compter que même ces lois biaisées ne sont pas adéquatement mises en œuvre par le gouvernement, tandis que les plaintes des travailleurs sont systématiquement ignorées par les autorités. Privés de pouvoir de négociation ou de recours légal, les travailleurs sont contraints de vivre dans une pauvreté extrême.

 

Bien qu’elle ait exhorté le Bangladesh d’améliorer ses conditions de travail, la Commission européenne s'est abstenue de lancer une enquête formelle sur le statut SPG du Bangladesh, et ce alors que le SPG fournirait à la Commission un outil extrêmement puissant à l’heure d’assurer que le développement économique ne se fasse pas au détriment des travailleurs. La Commission a aussi manqué de créer un processus transparent et objectif permettant de déterminer le moment le plus propice pour l’ouverture d’une enquête, rendant par-là même impossible la participation d’ONG, entre autres.

 

« Le gouvernement du Bangladesh doit défendre les travailleurs et pas seulement se plier aux exigences des puissants patrons d’usines, dont un grand nombre sont responsables d'une exploitation débridée. Cette plainte a pour but d’amener l'Union européenne à envoyer un message très clair au Bangladesh, conformément aux engagements auxquels l’UE, elle-même, a souscrit. Nous œuvrons en collaboration étroite avec la CES sur cette problématique et tenons à la remercier pour son soutien », a indiqué Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

 

« En tant que principale partenaire commerciale du Bangladesh, l’UE a pour responsabilité de veiller à ce que les travailleurs qui confectionnent les vêtements des Européens travaillent dans des usines sécurisées. L’ouverture d’une enquête n’entraînera pas la révocation automatique des privilèges commerciaux du Bangladesh – plutôt, cela doit servir à montrer que l’Europe est déterminée à faire respecter les normes du travail d’une manière à la fois équitable et systématique », a indiqué Paige Morrow, directrice exécutive de l’HEC-NYU EU Public Interest Clinic.

 

Pour accéder au texte intégral de la plainte et aux annexes :

https://www.ituc-csi.org/bangladesh-complaint-to-the

https://www.ituc-csi.org/bangladesh-complaint-to-the-20309?var_mode=calcul

 

il aurait été utile que la CSI Cite les entreprises qui exploitent ces salariés-es car souvent nous retrouvons de gros employeurs notamment ceux qui font fortunes dans l'habillement et les grandes surfaces.

Bernard LAMIRAND

 

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Publié le 11 Juin 2018

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

CSI en ligne

039/080618

Les Nations Unies sanctionnent les marchands d’esclaves

 

Bruxelles, le 8 juin 2018 (CSI en ligne) : La CSI salue les sanctions sans précédent imposées par les Nations Unies à six individus – quatre Libyens et deux Érythréens – pour traite d’esclaves. Il y a parmi eux un commandant de la garde côtière libyenne, et au moins une personne qui entretient des liens étroits avec des groupes terroristes fondamentalistes. Les sanctions prévoient une interdiction mondiale de voyager et le gel des actifs des six personnes.

 

« La traite d’esclaves est un commerce qui rapporte chaque année 150 milliards de dollars. Ces sanctions vont permettre de désorganiser d’importantes opérations de trafic réalisées par des gens qui se sont enrichis en pratiquant les activités les plus abjectes qui soient. Nous félicitons le Conseil de sécurité des Nations Unies pour cette décision, qui montre que le multilatéralisme fonctionne à une époque où règne la fragmentation politique mondiale, et nous espérons que son action ne s’arrêtera pas à ces six individus, ni à ces sanctions. La justice pénale doit s’appliquer pleinement aux marchands d’esclaves », a déclaré la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow.

 

Cette affaire révèle combien la déshumanisation des migrants et des réfugiés est propice à de terribles exactions lorsque personne, au sein de la communauté internationale, n’endosse la responsabilité d’y mettre fin. L’incapacité actuelle du gouvernement libyen de diriger le pays crée un climat de totale impunité. La Libye est devenue une plaque tournante pour les passeurs et les trafiquants de migrants et de réfugiés originaires d’Afrique et du Moyen-Orient à destination de l’Europe et d’autres régions. Plus de 3000 personnes ont perdu la vie en essayant de traverser la Méditerranée en 2017, tandis que les marchands d’esclaves continuent d’accumuler une immense fortune, ce qui ne fait qu’entretenir les activités criminelles et aggraver les conflits armés.

 

La diabolisation grandissante des migrants et des réfugiés les rend particulièrement vulnérables au commerce des esclaves et ceux qui profitent de cette fragilité ne doivent plus être autorisés à agir impunément.

 

Quarante millions de personnes sont prises au piège du travail forcé : une forte volonté internationale est absolument nécessaire pour combattre l’esclavage moderne. Le Protocole de 2014 de l’OIT sur le travail forcé offre un cadre juridique complet pour œuvrer en ce sens. Ce Protocole doit être ratifié de toute urgence à l’échelle mondiale et être suivi d’effet. Le Pacte mondial pour les réfugiés et les migrants, qu’il est prévu d’adopter à la fin de l’année, doit être l’élément moteur d’une approche centrée sur l’être humain.

 

Pour en savoir plus :


https://www.ituc-csi.org/la-csi-rallie-l-appel-a-l-action

https://edition.cnn.com/2018/06/07/africa/un-sanctions-migrant-traffickers-intl/index.html

http://50forfreedom.org/fr/?noredirect=fr_FR

https://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/labour_demands_5-final_2_.pdf

 

La CSI représente 207 millions de travailleuses et de travailleurs au sein de 331 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

 

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI

 

Pour plus d’informations, prière de contacter le Service Presse de la CSI au +32 2 224 03 52 ou par courrier électronique : press@ituc-csi.org

 

 

Une décision qui mériterait d'aller encore plus loin et de sanctionner aussi l'esclavage de travailleurs dans certains pays et en particulier dans les Emirats du golfe persique et aussi de regarder de plus près dans nos pays développés les formes d'esclavage dit moderne dans les entreprises, chez les margoulins dans certains services à la personne etc etc.

Bernard LAMIRAND

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