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Publié le 2 Juillet 2019

Oui, je crois que cette expression correspond bien à ce qui se passe au niveau des chefs d'Etats Européens.

La presse, toujours égale à elle-même, nous livre ses apitoiements sur le fait que les chefs d'Etats européens ont passé toute la nuit pour se mettre d'accord pour qui va détenir le pompon de président de la commission Européenne.

La vérité est toutes autres, ces messieurs pour la plupart, se battent pour mettre leurs poulains friqués et leur offrir les meilleures places. Nous sommes à la distribution des prix. Peu importe l'individu - rappel Junker le tricheur  avait raflé le poste le dernier coup- toutes cette bande, en fait, magouille. D'autres postes, bien rémunérés sont  aussi dans le lot à partager. Dernière nouvelle, la présidente du FMI Lagarde,serait prenante de la banque européenne, voilà une dame qui passe d'une fonction de ministre des finances en France avec quelques gamelles au cul, puis profite de la mise en indisponibilité de Strauss Khan pour mœurs particulier en hôtel, pour rafler la mise et la paye et la voilà maintenant à l'affut d'une place de banquière.

Triste Europe du fric. En fait d'une caste qui va de l'extrême droite au social libéral, et qui, en ce moment, attend du système capitaliste que celui-ci leurs donne les jetons de présence indispensable à leur train de vie.

De l'air donc et pour cela il faut changer de système. Autant le dire, ce capitalisme est pourri jusqu'à la moelle. Qu'attendons-nous pour le mettre à la porte !

Vive le communisme.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #EUROPE, #INTERNATIONAL

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Publié le 11 Janvier 2019

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #EUROPE, #ELECTIONS

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Publié le 3 Juin 2018

Éditions le temps des cerises, édition Delga. Annie Lacroix Riz. 2014.

Page 128.

La potion que Bidault jugea finalement imbuvable fut avalée par son successeur et comme lui dirigeant du M RP, Robert Schuman « père de l'Europe » qui mérite présentation.

Ce catholique clérical, grand croisé contre l'« infâme » école laïque, germanophile, avait dans l'entre-deux-guerres soutenu l'autonomisme alsacien financé par le Reich avant et sous Hitler. Son « révisionnisme » territorial (pro hongrois, pro oustachi, etc.) contre le traité de Versailles, était notoire. Il avait dirigé l'action catholique mosellane des Wendel, aussi fasciste, anti maçonnique, antisémite et anticommuniste que les ligues, financé par la même dynastie ; il fut d'ailleurs membre de deux d'entre elles.

Après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain et conservé au début de Vichy son poste de sous-secrétaire d'État aux réfugiés, il entra en Moselle annexée par le Reich et y détruisit « volontairement ses papiers en septembre 1940 ». Ses œuvres d'Occupation échappèrent à l'instruction des procès de la Haute Cour de justice, comme celle de Jean Provost, mais il restait en septembre 1945 inéligible pour ses seules activités connues de l'été 1940. Rétabli peu après dans ses droits civiques, il accéda dès juin 1946 au prestigieux poste de ministre des finances.

Ministre des affaires étrangères de juillet 1948 à décembre 1952, Robert Schuman, symbole politique du passage des élites françaises du Blitzkrieg à la Pax Americana ou de la compatibilité entre ces deux amours, fut choisi et maintenu à ce poste par Washington. Le début de son règne coïncidera avec la fondation de l'American Committee on United  Europe (ACUE) par les anciens chefs de l'Office of stratégic Services (OSS), désormais chef de son successeur de 1947, la Centrale Intelligence Agency (CIA) : le catholique intégriste William Joseph Donovan et le protestant Alan Dulles, frère cadet de Foster et fondateur, à Berne, de novembre 1942 à mai 1945, de la future Allemagne occidentale, respectivement président et vice-président de l'ACUE, et comme leurs pairs, germanophiles et russophobes de longue date..

On comprend que Washington ait apprécié Schuman, à la lumière des documents déclassifiés des National Archives (Washington) résumés par le journaliste britannique Ambrose Evans-Pritchard : « les dirigeants du mouvement européen (tels) le visionnaire Robert Schuman et l'ancien premier ministre belge, Paul Henri Spaak, étaient tous traités par leurs bailleurs de fonds américains comme des stipendiés (personnes corrompues). Le rôle des États-Unis fut géré comme opération clandestine (c'était une règle des opérations de la CIA). Les fonds de l'ACUE provenaient des fondations Ford et Rockefeller ainsi que de milieux d'affaires étroitement liées au gouvernement américain ».

Un tel ministre facilita la délicate remise officielle au magnats allemands de la Ruhr de la propriété des mines et des hauts-fourneaux en novembre 1948 et, plus généralement le traitement de la France en quantité négligeable : en septembre 1949, les modalités de la dévaluation du mark soulignèrent le néant français en matière allemande. Les suppliques de Bonnet et du puissant clan « américain » (MRP et SFIO en tête) de l'appareil d'État prolongèrent à chaque remaniement ministériel le stage de Robert Schuman : Washington ne voulait aux affaires étrangères, jurait l'ambassadeur, aucun autre titulaire que ce père (américain) de l'Europe ».

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 25 Juin 2016

EUROPE : EN FINIR AVEC CEUX ET CELLES QUI S'EN ENGRAISSE
EUROPE : EN FINIR AVEC CEUX ET CELLES QUI S'EN ENGRAISSE

L’EUROPE L’EUROPE L’EUROPE !!!!

Il n’est pas dans mes habitudes de reprendre les déclarations du Général de Gaulle, mais celle citée en titre, vaut aujourd’hui son pesant d’or quand on saisit où cette Europe nous entraine.

Je la reprends donc, et je cite le général de Gaulle pour mon propos qui va suivre: « Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc. Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes ».

Oui, il ya les réalités, et nous les vivons actuellement : pas seulement sur ce qui vient de se passer en Grande Bretagne avec le « Bréxit » mais aussi ce qui s’est passé en Grèce et plus largement ce qu’elle sécrète : la montée populiste voir fasciste dans toutes les contrées européennes.

Cette Europe mise en place avec la CECA en 1951, en pleine guerre froide, je l’ai connu en tant que membre du comité consultatif du charbon et de l’acier et responsable syndical national de la FTM CGT siégeant à Luxembourg dans les années 1980 à 1990 et dans cette période du plan acier visant à réduire dans toutes l’Europe les capacités de production de l’acier.

Une période où s’esquisse toutes les délocalisations et les plans dits sociaux qui vont se succéder par la suite et toucher les industries comme le charbon, l’acier, le textile etc…

La réalité de l’Europe c’est qu’elle s’est bâtie uniquement pour le capital financier et les traités de Rome, de Maastricht, puis la constitution Européenne de 1985, ont été les moyens constitutionnels pour assurer la prééminence de la finance.

l’Europe, belle idée, était déjà difforme dès sa naissance.

La Grèce est une démonstration de la capacité de cette Europe du Fric à faire plier les peuples et les démocraties bourgeoises dès que le capital est l’enjeu .

La réalité est là devant nous.

Cette Europe est entrain de prendre un tour de plus en plus autoritaire et nul doute qu’elle a les outils pour dépasser y compris ce vote intervenu en Grande Bretagne. Déjà les instances sautent comme des cabris et invoque l’Europe et tout ce que les peuples pourraient perdre s’il advenait que d’autres suivent le même chemin .

La peur et l’autoritarisme, voilà ce qu’est devenu l’Europe que l’on nous vendait du temps de Robert Schuman et de Jean Monnet comme quelque chose de formidable.

Les peuples ont été mis de coté pour assurer la suprématie de la finance.

Mais nous l’avions dit dès le départ : cette Europe n’est pas celle du monde du travail et cela se voit aujourd’hui comme le nez au milieu de la figure.

Le vote intervenu en Grande Bretagne, et particulièrement en Angleterre et au Pays de Galles, résume ce qu’est cette Europe : celle du fric.

Le pire, c’est qu’elle exsude maintenant un autre pire : la montée raciste et xénophobique contenu dans ce vote en Angleterre et cela va avec la montée fasciste dans les pays de l’Est.

Les vieux démons croissent sur le fumier et les déjections de la finance internationale qui siège à Bruxelles les nourrissent amplement.

La réalité est là aujourd’hui et il faut non pas la subir mais la changer.

L’Europe est toujours une belle idée mais à la condition qu’elle soit celle des peuples et des travailleurs.

Hollande, élu Président de la république en 2012 avait une occasion extraordinaire d’en modifier le contenue, mais il s’est couché le soir de sa prise de mandat devant le représentante des Konzern allemands, acceptant les politiques austéritaires qui ont fait les dégâts qui gangrènent toute la vie sociétale européenne et française.

Cet individu, s’est ensuite couché et dernièrement avec la loi El-Khomry qui est bien celle de la finance internationale et des grandes multinationales. La Communauté Européenne a bel et bien inscrit la fin des droits sociaux hérités des luttes du monde du travail depuis l’aube l’industrielle conformément aux besoins des grandes multinationales.

Hollande, s’emploie donc depuis hier soir à raccommoder le système. Ce bonhomme ne représente plus que lui-même comme le sont toutes ces ombres qui hantent les couloirs de Bruxelles cherchant sébile en main les avantages financiers et les protections financières pour les nantis au point que les bestioles du Front national et autres se gavent de leurs saloperies.

Il est vraiment temps de changer cette Europe. Il ne s’agit pas pour les peuples qui la composent de s’enfermer dans leurs frontières, d’y mettre des murs, d’empêcher les peuples de correspondre entre eux, il s’agit de faire une véritable Europe du monde du travail.

Et la grande question, c’est bien celle de la démocratie sociale.

Là il y a un grand travail à faire sur le plan politique mais aussi sur le plan syndicale.

Nous avons adhéré à la CES, ce n’était pas pour enfiler des perles, la CES doit être l’outil du progrès social, elle doit être un fer de lance contre ce système capitaliste qui règne sans partage en Europe et détruits toutes les conquêtes sociales.

Oui, la bataille qui se déroule en France est regardée par tous les travailleurs épris de justice sociale et d’émancipation sociale.

Alors, il est temps de mettre une autre Europe sur pied et de couper l’herbe sous les pied à l’Europe des populistes, des nationalistes de tous poils dans laquelle la bête immonde décrite par Berthold Brecht est entrain de faire son nid.

Oui, il est temps de faire autre chose qu’un Bréxit raciste et populiste, qui n’est que l’émanation de la puanteur d’un système capitaliste qui rend la vie toujours plus difficile pour le monde du travail.

L’Europe, l’Europe, l’Europe…. Non ! l’Europe des peuples et du monde du travail, voilà ce qui doit enfin se construire et c’est ses peuples et ses travailleurs qui sont à même d’en édifier le contenu.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Juin 2016

BREXIT : DECLARATION DU PCF

L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE (Pierre Laurent)

Publié le 24 juin 2016 par Front de Gauche de Pierre Bénite

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis à vis de l'UE néolibérale. Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale.

Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens. Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite.

La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu.

Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société. Nous refusons le faux dilemme imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes.

Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche.

Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité.

Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste. Les communistes français seront plus que jamais au côté des peuples, de la gauche du Royaume Uni et d'Irlande, dans la période complexe et instable qui s'ouvre.

Avec nos alliés, nous travaillerons sans relâche à la construction de l'Europe du développement social, économique et écologique, respectueuse des souverainetés nationales.

La campagne présidentielle et législative de 2017 doit être l'occasion d'un grand débat populaire sur la politique de la France en Europe. Il n'y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l'Europe austéritaire.

La question du changement politique à gauche, dans un grand pays comme le nôtre se pose plus que jamais.

Le PCF entend y contribuer dès maintenant, en construisant un pacte d'engagements commun qui contienne une politique concrète et offensive pour un gouvernement de la France qui soit au combat sur la scène européenne.

Pierre Laurent,

Secrétaire national du PCF, Président du PGE

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Avril 2016

EMPECHER CE TEXTE D'ETRE VOTE AU PARLEMENT EUROPEEN
EMPECHER CE TEXTE D'ETRE VOTE AU PARLEMENT EUROPEEN

Les lobbies sont en train de mettre en place, dans le plus grand secret, le plus gros plan jamais élaboré pour faire taire les citoyens et sécuriser des milliards de profit...

... avec la bénédiction des autorités européennes !

D'ici quelques jours, si la directive qu'ils ont préparée est votée, il deviendra pratiquement impossible de contester l'autorisation de pesticides tueurs d'abeilles, ou nocifs pour l'environnement ou la santé !

Ce qu'il est en train de se passer est gravissime : signez dès maintenant votre pétition aux députés européens pour qu'ils rejettent ce texte !

TEXTE ET DEMANDE DE SIGNATURE EMANANT DE POLLINIS UNE ASSOCIATION QUI DEFEND LES ABEILLES B.LAMIRAND

Madame, Monsieur,

Imaginez. Votre enfant ou votre conjoint tombe gravement malade. Les médecins diagnostiquent un cancer qu'ils pensent lié à l'utilisation massive de certains pesticides dans votre région, ou à l'absorption régulière de petites doses de ces mêmes produits à travers l'alimentation.

Vous et votre famille, mais aussi des médecins et des scientifiques indépendants, demandent à l'entreprise qui fabrique ces produits de leur fournir les détails des tests et des études qui ont servi à autoriser leur commercialisation – pour comprendre ce qui s'est passé, peut-être même trouver un moyen de sauver votre enfant ou votre conjoint malade et éviter que de tels drames se reproduisent à l'avenir.

Mais l'entreprise agrochimique concernée refuse de divulguer ces informations.

Grâce à la directive sur le secret des affaires que l'Union européenne s'apprête à faire passer (1), elle est désormais en droit de le faire : rien ni personne ne pourra plus l'obliger à fournir ces informations pourtant capitales pour la santé de millions d'individus – sous prétexte qu'elles contiendraient des données précieuses qui assureraient des bénéfices confortables et durables à l'entreprise en question !

Pire : les journalistes ou les scientifiques qui s'aventureraient à rendre publics ces éléments confidentiels classés « Secrets d'affaires » pourraient être poursuivis devant la justice et risquer une amende colossale et jusqu'à 5 ans de prison !

Ce cauchemar absurde est une réalité imminente qui menace l'Europe et tous ses habitants, VOUS ET MOI COMPRIS.

Après des années de lobbying intensif, un petit groupe de multinationales agrochimiques et pharmaceutiques est en train de parvenir à son but.

Une directive draconienne de l'Union européenne est sur le point de nous interdire définitivement, à nous citoyens, journalistes, lanceurs d'alerte, médecins et scientifiques indépendants... l'accès à toutes les données scientifiques exigées par la réglementation pour pouvoir mettre un pesticide ou un nouveau médicament sur le marché.

Il s'agit de la nouvelle Directive du Parlement européen et du Conseil sur la protection des savoirs-faire et des informations commerciales non divulguées (secrets d'affaires) contre l'obtention, l'utilisation et la divulgation illicite, qui doit être approuvée par le Parlement européen à Strasbourg le 14 avril 2016.

C'est une offensive sans précédent contre notre droit à l'information
et notre droit à protéger notre santé et notre environnement.

Quels que soient les enjeux qui servent à justifier cette directive, son but est extrêmement clair :

**Garantir en inventant un nouveau droit que les intérêts des multinationales vont toujours passer avant l'intérêt général et avant l'intérêt des citoyens...

**Permettre que les dossiers d'homologation des éléments composant les produits phytopharmaceutiques soient encore plus opaques pour faciliter la commercialisation des pesticides et des médicaments ou les maintenir plus longtemps sur le marché...

**Sécuriser enfin des milliards de profits pour l'industrie agrochimique et pharmaceutique dans les années à venir en empêchant que n'éclatent d'autres grands scandales sanitaires et environnementaux et éviter que leurs produits ne puissent être retirés du marché.

Cela fait des années que les multinationales rêvent d'imposer ces mesures.

Elles ont déjà réussi en partie à verrouiller le système et empêcher les citoyens et les chercheurs indépendants de venir mettre le nez dans leurs affaires :

Vous avez sans doute entendu parler de l'affaire du glyphosate, l'ingrédient principal du fameux RoundUp de Monsanto, cet herbicide ultra-contesté qui est pourtant le plus massivement utilisé en Europe et dans le monde ?

Un rapport de l'OMS (l'Organisation mondiale de la santé) vient de dénoncer le produit en question dans un rapport alarmant (2) dans lequel il est soupçonné de provoquer des cancers chez les agriculteurs qui les utilisent, et dans la population...

...et pourtant :

L'Union européenne, de son côté, juge qu'il est « improbable » que l'herbicide incriminé soit à l'origine de ces problèmes, et – en s'appuyant sur des études scientifiques controversées financées par Monsanto – autorise sa commercialisation dans toute l'Europe (3) !

Lorsque des labos indépendants demandent l'accès à ces études pour en faire une contre-expertise et en avoir le cœur net, c'est un refus catégorique qui leur est opposé : ces études contiendraient des données classées « Secrets d'affaires », et il serait contre l'intérêt de l'entreprise de les divulguer.

D'après l'Union européenne, l'autorisation de commercialiser un pesticide se baserait donc avant tout sur la « bonne foi » d'une multinationale qui brasse des milliards de profits annuels grâce à ce même produit. C'est renversant !

Autre cas récent qui devrait nous alerter :

C'est arrivé à Rennes, en France - et largement médiatisé : une personne volontaire pour un essai clinique est décédée à cause du traitement qu'elle testait. Des scientifiques demandent aujourd'hui la publication des données de l'essai clinique en question pour comprendre ce qu'il s'est passé exactement. Mais le laboratoire pharmaceutique concerné, Biotrial, refuse, en prétextant qu'il doit protéger ses « secrets d'affaires » (4).

Ce que veulent obtenir les lobbies aujourd'hui, c'est que toutes ces pratiques moralement indéfendables soient officiellement gravées dans le marbre d'une directive européenne qui rende toute contestation et tout recours juridique impossible à l'avenir.

Comment les multinationales font-elles pour imposer si facilement leur volonté à tout un peuple ?

C'est difficile à croire, mais :

La directive sur les secret des affaires est la dernière étape d'un plan élaboré dans le plus grand secret par leurs lobbies, main dans la main avec la Commission européenne, pour garantir que ni les citoyens, ni les chercheurs indépendants ne viendront plus se mettre en travers de leur chemin lorsqu'ils commercialisent des pesticides nocifs pour les pollinisateurs, l'environnement ou même la santé humaine.

Pendant plus de trois ans, les lobbies ont dicté, quasiment ligne par ligne, leur loi à la Commission européenne.

L'association Corporate Europe Observatory, qui milite contre l'emprise des lobbies au sein des institutions européennes, a suivi ce processus. Ce que montre son rapport (5) est édifiant :

– Le groupe qui a rédigé la directive sur le secret des affaires était composé de seulement deux membres du personnel de la Commission et d'une armada d'experts, de consultants, de juristes et d'avocats travaillant directement pour l'industrie ;

– Les échanges de mails qui ont fuité entre la Commission et les lobbies montrent clairement qui est a été aux manœuvres pendant tout ce temps : les lobbies dictent, la Commission applique ;

– Les représentants de la société civile ont été soigneusement écartés des débats depuis le début des négociations. Ils n'ont même pas été tenus informés des réunions pendant lesquelles la directive a été élaborée, alors que les lobbies de l'industrie étaient invités à intervalles réguliers par la Commission à donner leur avis sur l'avancement des travaux.

Il s'agit clairement d'une directive faite sur mesure pour les lobbies et par les lobbies, qui vise à s'assurer que les citoyens, les associations et les scientifiques indépendants ne viendront plus mettre le nez dans leurs affaires.

Mais il reste un espoir d'empêcher les lobbies de faire définitivement la loi en Europe.

Un collectif d'associations, de syndicats et de représentants des citoyens européens (6), a lancé un appel pour que les députés européens qui devront voter le texte dans quelques jours rejettent purement et simplement la directive sur le secret des affaires.

Avec POLLINIS nous avons décidé de jeter nos forces dans cette bataille, pour que la voix des citoyens soit vraiment entendue des politiques.

Avec votre aide, nous allons exercer une pression maximum sur chaque membre du Parlement européen : mails quotidiens qui rendent compte du nombre de signatures recueillies par notre pétition, campagne de pression sur les réseaux sociaux, envoi de nos arguments juridiques à chaque parlementaire et contact pour les convaincre d'agir immédiatement...

Il faut que cette action soit soutenue au plus vite par plusieurs centaines de milliers de citoyens à travers l'Europe. C'est pour cela que je fais appel à vous aujourd'hui :

Les lobbies ont beau être assis sur des milliards et se payer des consultants à prix d'or pour influencer les décideurs européens...

...nous sommes 500 millions de citoyens européens. Et c'est de nous que les députés tirent leur légitimité !

Il est grand temps de le leur rappeler...

Faites maintenant un geste symbolique fort en signant la pétition contre la nouvelle directive européenne sur le secret des affaires - pour la protection des citoyens et le respect de notre droit à l'information, et ralliez un maximum de personnes supplémentaires, pour que tous ensemble on pèse plus lourd dans la balance que les lobbies !

Ce vote a lieu dans quelques jours, et pourtant, la majorité des personnes en Europe ignore encore totalement ce qui se trame dans leur dos, et les conséquences dramatiques que cela implique pour leur avenir et celui de leurs enfants.

C'est pourquoi que je compte vraiment sur vous pour signer la pétition, et m'aider à informer un maximum de personnes, en France, et dans tous les pays européens que vous pourrez nous aider à toucher.

Il n'y a qu'en luttant activement pour nos droits que nous pouvons stopper l'initiative conjointe des multinationales et de l'Union européenne.

Notre association s'organise pour lancer la pétition dans d'autres pays européens. Mais nous avons besoin de vous pour la diffuser, le plus rapidement possible et auprès du plus grand nombre possible : copiez les liens suivants, et transférez-les à vos amis et contacts partout en Europe :

Lien vers la pétition en Français : info.pollinis.org/NoToxicBizSecrets-fr

Lien vers la pétition en Anglais : info.pollinis.org/NoToxicBizSecrets-en

Il n'est pas question ici de dire que les entreprises n'ont pas le droit de vouloir protéger de la copie illégale leurs recherches et leurs inventions– le droit de la propriété intellectuelle existe déjà depuis longtemps pour répondre à ces besoins.

Mais il ne s'agit pas de ça ici : dans cette nouvelle directive, le droit au secret sert de prétexte pour justifier un verrouillage complet et définitif du système au profit de quelques multinationales, et enlever tout droit de recours et d'information aux citoyens !

Si vous ne faites pas entendre votre voix en signant la pétition, les bureaucrates européens en déduiront que personne ne se soucie de ce recul incroyable de l'intérêt général.

Ils penseront alors que cet énorme cadeau qu'ils font à l'industrie agrochimique et pharmaceutique en particulier n'a attiré l'attention ni l'indignation de personne.

Alors s'il vous plaît, exprimez-vous. C'est le moment de vérité.

Votre signature donnera une légitimité démocratique décisive aux démarches que les associations pourront entreprendre sur le plan juridique.

Et après avoir signé votre pétition, transférez ce message à toutes les personnes que vous connaissez. Dites-leur qu'il est temps d'agir - il n'y a vraiment pas de temps à perdre.

Merci d'avance.

Nicolas Laarman

Délégué général

Références :

  1. Proposition de DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués (secrets d'affaires) contre l’obtention, l'utilisation et la divulgation illicites
  2. L'étude de l'OMS publiée dans The Lancet : Carcinogenicity of tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon, and glyphosate.
  3. "Commanditées par une vingtaine de firmes agrochimiques, regroupées au sein du Glyphosate Task Force (GTF) et représentées par Monsanto, ces études sont pour l’heure tenues secrètes. [...]Tandis que l’EFSA fonde partiellement son avis sur les études industrielles fournies par le GTF et tenues confidentielles, le CIRC appuie son analyse sur les études publiées dans la littérature scientifique, principalement conduites par des chercheurs du monde académique" Roundup : Bruxelles demande à Monsanto de rendre publiques ses études, Stéphane Foucart, Le Monde du 7 avril 2016
  4. Biotrial : de nouvelles révélations troublantes dans l'essai clinique mortel de Rennes. À lire sur le Figaro.fr.
  5. Towards legalised corporate secrecy in the EU? Corporate Europe Observatory 28 avril 2015
  6. Liste complète sur le site de CEO : cliquez ici

POLLINIS Association Loi 1901
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Juin 2014

TSIPRAS OU NOUS AMENE T'IL

TSISPRAS Où NOUS AMENE T’IL ?

Je viens de découvrir avec stupeur la déclaration de notre candidat à la présidence de la Commission de Bruxelles et je le cite à une question du journal le Monde:

Vous avez été candidat à cette présidence et un opposant acharné à Jean-Claude Junker, mais aujourd'hui, vous soutenez sa nomination…

« J'ai déjà déclaré que, bien qu'opposant farouche à sa politique, je reconnaissais son droit à être le premier parmi les cinq candidats à la présidence la Commission pour conduire les négociations afin de former une majorité, car son parti a remporté le plus de sièges aux élections. Si cela ne se produit pas, alors l'Europe n'a pas d’avenir. Nous avons engagé un processus – même si ce n'était qu'un premier pas – de démocratisation visant à exposer au vote des peuples les partis du Parlement au travers de candidats représentant chaque parti. On a fait une campagne, on a débattu, et maintenant, on nous dit que tout cela était pour rien ! »

La politicaillerie va déferler pour désigner le remplacement du triste Barroso : est-ce une raison pour y mettre notre couplet ?

La structuration de la démocratie libérale européenne laisse en fin de compte le choix aux Etats de désigner avec l’avis du parlement le président de cette commission que le capital tient en laisse depuis la naissance de la Communauté Européenne.

Faire semblant de ne pas le savoir est une erreur politique.

Junker ou les autres candidats de droite ou sociaux démocrates libéraux en course pour la place titrent les médias ; qu’est que cela nous regarde de savoir qui de ces politiciens véreux va diriger comme président une commission honnie des peuples ?

Des peuples européens, qui par leur abstention massive, ont marqué leur écœurement, de ces roitelets capables des pires machinations pour tenir le pouvoir européen au profit des puissances financières auquelle Junker a été le zélé collaborateur.

La démocratie, cher Tsipras, ils connaissent : ne sont-ils pas ceux qui se sont assis sur le vote non de la constitution européenne pour en faire un traité du marché libre et non faussé ?

Junker devrait être celui en mesure de conduire les négociations pour former une majorité parce qu’il est le premier parti en nombre d’élus nous dit Tsipras ; mais est-ce une raison pour appuyer une telle candidature de ce politicien qui fut certainement l’un des plus acharné pour mettre en place cette Europe de l’austérité et d’infliger au peuple grec avec le triste Barroso et tous les gouvernements une politique qui frappe particulièrement le monde du travail.

Pour autant et en plus, est-ce un critère que de désigner le parti qui a le plus d’élus, cela aurait pu être, dans des circonstances différentes d’une victoire de la gauche avec une alliance de tous les partis la représentant sur un programme progressiste, une autre façon d’élire un président de la commission.

Nous n’avons pas donc à mettre le petit doigt dans la désignation de ce libéral de droite.

Ce n’est pas notre affaire.

Par ailleurs le changement pour une Europe démocratique ne s’arrête pas à une nomination d’un président de la Commission qu’il soit désigné par le parlement ou par le Conseil des ministre Européen, car tout compte fait la commission sera présidée comme d’habitude sous la férule du conseil de ministre européen et en particulier de l’axe libéral franco allemand.

La démocratie, cher Tsipras, est à conquérir avec les populations en premier lieu pour une Europe démocratique et ce n’est pas le cas avec cette Europe tenue par le capital et les lobbys qui l’entourent et auxquels Junker a toujours été inféodé.

Et la phrase suivante de la part de Tsipras est étonnante vis-à-vis d’un candidat de la gauche européenne quand il dit : « si cela ne se produit pas alors l’Europe n’a pas d’avenir » ; en clair, ce personnage Junker serait l’avenir de l’Europe démocratique. Les bras m’en tombent.

Je ne suis pas d’accord en tant que communiste français et je demande que mon parti ne se reconnait pas dans une telle déclaration qui vaut blanc seing pour Junker et ses acolytes qui vont continuer leur sale boulot.

Nous devons présenter notre candidat d’une manière claire et sans ambigüité et nous abstenir ensuite de toutes considérations sur les magouilles qui vont se succéder pour désigner le remplaçant de Barroso et lui donner une majorité pour appliquer un programme libéral dans cette Europe cadenassée.

En clair, abstenons nous de manager Junker et fortifions notre bataille pour une autre Europe avec le monde du travail comme nous avons su le faire au parlement et surtout dans nos actions qu’il faudra décupler après ces élections auprès des gens.

Bernard LAMIRAND Communiste très en colère.

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Rédigé par aragon 43

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