Articles avec #elections tag

Publié le 10 Juillet 2020

Dessin de Rudy

ELECTIONS ET LUTTES : LA MARQUE DES COMMUNISTES

Nous venons de connaitre une période électorale avec les municipales qui mérite analyse et propositions.

Ce qui marque,  c’est l’abstention massive des électeurs et électrices : 60 % environ se sont abstenus.

Bien des exégètes disserteront sur le fait que les abstentions sont devenues monnaies courantes et ils banalisent ou dramatisent.

Je vais, sans prétention, donner mon opinion. Je la base sur mon vécu de militant communiste.

Cette situation ne résulte pas seulement  d’un coup de colère, d’une déception ou d’incompréhensions ;  ce n’est pas non plus une banalisation du vote devenu une corvée du  week-end.

Il y a du fondamental  et des responsables.

L’abstention s’est développée avec un système capitaliste en crise profonde qui va jusqu’à  malmener sa propre démocratie bourgeoise pour survivre et empêcher l’alternative progressiste : je dirai, n’ayons  pas peur des mots : une alternative communiste.

Cette situation de crise s’accélère depuis les années 75 où s’annonçaient  déjà dans notre pays et dans le monde de fortes restructurations du capital et des choix régressifs visant le monde du travail ;  dédaigneusement, dit par les classes dirigeantes, d’en finir avec l’Etat providence. Celui de Croizat et de la Sécurité sociale par exemple.

On peut dire que le capital, libéré de la peur du communisme avec la fin de l’URSS, pense pouvoir faire ce qu’il veut pour redresser son taux de profit à tout prix en France et dans le monde.

Il s’appuie sur l’individualisme et la division internationale du travail et la mise en concurrence exacerbée des travailleurs   à travers les délocalisations, les changements  dans l’organisation du travail et les transformations actuelles informationnelles dans le rapport capital-forces productives.

Le néo-conservatisme est décidé à jeter par la fenêtre  toutes les formes démocratiques qu’il a dû concéder ou monter pour organiser sa domination.

 En France, le code du travail est vidé de son contenu social engrangé à partir des luttes de 36, de la libération ou  du grand mouvement social de 1968.

Il s’ensuit l’affaiblissement des organisations  syndicales en réduisant  leur rôle de défense des intérêts des salariés et des retraités. De même limiter et  affaiblir les formations politiques dans un modèle les enfermant dans une constitution qui les musèlent complètement par des superstructures capitalistiques dominantes venant même contester le rôle de l’Etat.

En fait, nous assistons non pas à la dictature du prolétariat mais à la dictature du capital pour la profitabilité  financière;  et les Etats deviennent que des représentants de l’oligarchie financière internationale. En France, c’est le CAC 40 qui décide et au niveau de l’Europe, c’est le club des magnats de la grande finance appelé Bidelberg regroupant la fine fleur des milliardaires.

Tout est fait donc pour que le monde du travail soit soumis  et enchainé à cette dialectique capitaliste.  Celui-ci mesure les conséquences mais ne trouve pas la réponse et la riposte à la hauteur des attaques qui se manifestent contre lui  en France, en Europe et dans le monde.

L’abstention  politique se développe donc, elle  est un chemin sans issue et encourage toutes les formes d’autoritarisme et même d’absolutisme.

Les citoyens ont devant eux une image voulue comme quoi il est inutile de se rebeller  et le sentiment de fatalité règne: «  le pot de fer contre  le pot de terre » disaient les anciens, quand le mouvement social était faible et inorganisé.

L’idée de l’abstention part  d’une impression d’abandon  et peut  conduire  à ce que l’acte du vote soit considéré comme vain. Cà intéresse la bourgeoisie qui peut alors diriger sans failles l’appareil d’Etat.

Alors que faire  ?

Le chemin sera long pour redresser la barre et redonner confiance et optimisme dans l’idée du collectif et non du recroquevillement sur soi-même.

Les communistes doivent tenir la barre.

Nous avons une responsabilité de par notre histoire : combats de classe et résistance sont dans nos gènes n’est-ce-pas ?

Le responsable de cette situation doit alors être clairement désigné : c’est le  capital, c’est l’argent roi, c’est  le profit maximum  tiré sur le travail, c’est  l’exploitation optimale de la force de travail qui mène  le bal idéologiquement et concrètement.

L’élection est « un piège à con » disaient certains révolutionnaires d’opérette  en 1968, genre Cohn-Bendit ;  il faut être précis, l’élection n’est pas un piège, mais un moment particulier de la démocratie, mais pas n’importe comment. Il s’agit  d’établir une démocratie sociale véritable. Il ne peut y avoir de démocratie politique  si elle n’existe pas dans la vie de tous les jours et sur le terrain, notamment à l’entreprise.

Une démocratie qui part  du débat et des luttes et qui offre des solutions progressistes et  qui construit une société » communiste. C’est notre boulot ou alors nous ne sommes plus des communistes !

Alors il est nécessaire de nous rétablir avec le peuple, avec les travailleurs, avec les exclus du système capitaliste qui jonchent la vie politique, économique et asociale de ce système qui n’a que trop duré.

Le Parti communiste français est l’outil incomparable pour  parvenir à créer les conditions de l’adhésion des cités et des lieux de travail.

Nous  n’avons pas encore ce parti en état de le faire. Le manifeste communiste en ait un déclencheur, il faut maintenant lui donner de la concrétude.

Il s’agit dépasser la délégation de pouvoir, un boulet qui nuit au développement de la pensée communiste ;  le militant communiste est la pierre angulaire pour qu’il  n’y a plus  de hiérarchie  dans le fait de militer que l’on soit responsable dans une entreprise ou dans une cite, une ville un village, un département, une région ou au niveau national. Les tâches sont à partager et à faire tourner entre adhérents et participants.  Nous ne sommes pas pour la course à l’échalote : le peuple n’en peut plus de voir cette chasse aux places, séquelles du passé et du gaullisme et de cette constitution de 58. Les communistes ne sont pas  non plus immunisés par rapport à ce système de représentation codifiant  la personnalisation politique de haut en bas ou de bas en haut  jusqu’à la présidentialisation considérée comme l’acte majeur désignant le monarque pour cinq ans comme le maire pour 6 ans.

Une façon de faire en quelque sorte pour que ceux et celles qui sont autour de la table  ont un maitre du jeu. Un maitre du jeu qui  devrait être la population, les travailleurs, les gens, sinon ce sont des sordides batailles qui l’emportent pour désigner « l’heureux lauréat ».

L’élection doit être le moment où l’on décide parce que l’on a agit et lutter, parce qu’on a causé, parce que l’on s’est réuni  pour travailler tels ou tels sujets qui intéressent la collectivité.

Plus on se verra avec le peuple et les travailleurs dans l’usine,  dans la cité, dans l’immeuble,  sur la place du marché avec nos tréteaux, que  notre présence humaine sera crédible pour la reconquête des votes et surtout la reconquête de l’idée de lutter et d’agir ensemble  pour faire avancer les choses.

L’humain c’est du « communisme », le respect de chacun et chacune dans sa recherche du mieux vivre ensemble, c’est  « s’autocommuniser » pour ainsi dire.

Une telle façon de voir sera en fonction de ce que sont les travailleurs aujourd’hui. La harangue, le tweet, le blog, une fulgurance dans face- book, ne suffiront pas  comme ne suffit plus seulement le tract dans la boite à lettre enfoui sous une tonne de pub. Certes, nous vivons avec internet, cela  permet d’accéder à plein d’informations concernant le  travail quand  celui-ci évolue et se modifie ;  la  révolution informationnelle peut être le moyen de rendre la vie meilleure pour toutes et tous si ces outils sont maitrisés par ceux et celles qui en ont la charge de les conduire pour créer les richesses et déterminer leur répartition en faveur de toutes et tous et non d’une poignée de financiers qui s’en accaparent. Attention aux formes de télétravail où le patron s’ingère indirectement dans le cercle familial et la vie intime.

Il nous faut  donner une autre image de la militance communiste et de l’organiser pour qu’elle soit  le moyen de confier au peuple et aux travailleurs la décision.

Les pratiques électorales doivent alors évoluer et être liées aux luttes dans l’entreprise  et à la décision de intéressés-es dans les cités, les villes et villages.

L’organisation du parti doit être revue en conséquence  en faisant en sorte que le lieu prééminent de notre activité soit l’entreprise où s’organise le mieux le combat contre l’idéologie dominante.

L’abstention est l’arme de l’adversaire de classe, la lutte  et l’action sont les armes du monde travail et plus généralement des citoyens.

Tout un programme à développer à notre prochain congrès avec un candidat communiste à l’élection présidentielle. Election présidentielle  qu’il nous faut dénoncer comme l’acte le plus antidémocratique de la république en proposant aux français d’en finir avec la personnalisation du pouvoir entre les mains d’un seul homme.

Bernard LAMIRAND MILITANT COMMUNISTE

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #Politique

Repost0

Publié le 30 Juin 2019

FAIRE OU NE PAS FAIRE DE LA POLITIQUE

Les élections européennes ont eu lieu et nous observons que les français boudent toujours les urnes même si ils ont voté un peu plus à ces élections.

Quand nous regardons de près les résultats, les abstentions se manifestent particulièrement dans les zones fortement urbaines. Egalement dans les régions où le chômage et la précarité règnent en maitre.

Dans la région des Hauts de France cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Les gens qui ne votent plus sont en majorité des travailleurs notamment dans les bassins industriels.

Ces abstentions ne sont donc pas le fruit du hasard ou d’une mauvaise humeur de l’électeur  et de l’électrice.

Peut-on par exemple attribuer à la désindustrialisation cette volonté  de l’électorat populaire de rester à la maison le jour des élections ?

Certes, mais d’autres raisons entrent ligne de compte, j’en citerai une : l’affaiblissement d’une conscience politique. Nous devons en examiner les raisons. Nous pourrions bien sûr invoquer et c’est vrai, le poids de l’idéologie dominante et sa façon de faire en sorte que toute possibilité de débattre soit réduite à la portion congrue et que c’est l’événementiel qui compte et qui corrompt le vrai débat.

N’avons-nous pas notre propre responsabilité dans cet état de fait ?  Par exemple ne manquons nous pas de présence sur le terrain et auprès des gens pour chercher  les alternatives à ce qui peut apparaitre chez le citoyen de plus en plus dépolitisé comme impossible ou illusoire.

Nous sommes dans un monde en pleine transformation et cela nécessite d’apporter des réponses et d’avoir  une vie militante qui permettent à la population de saisir pleinement ce qu’il perçoit confusément car il n’a pas les éléments qui lui permettent de se faire une opinion et souvent cette opinion est ensevelie sous les discours de classe de l’idéologie dominante qui projette ses propres réponses pour détourner les gens vers des solutions qui remettent en cause la gestion capitaliste.

Oui, dans cette situation si complexe, le citoyen, s’il n’est pas armé idéologiquement s’efface alors du débat politique auquel dans le meilleur des cas il ne se sent en mesure de se faire une opinion et dans le pire des cas  se tourne vers le rejet de la politique ou plus grave dans l’extrême droite à l’affut.

La campagne européenne d’Ian Brossat et du PCF a été un révélateur : révélateur que les gens s’intéressent à la politique quand on ne les ignore pas, qu’on va les voir, qu’on les écoute, que l’on prend le temps de cheminer avec eux sur des perspectives à partir du réel, d’un réel qu’ils vivent chaque jour sous les plus mauvais auspices et donc qui nécessitent de faire marcher les têtes comme on disait dans le temps.

J’ai constaté cela dans les points rencontres que nous avons organisé à Nogent sur Oise avec la Section du PCF.

Nous avons vu ainsi plusieurs centaines de personnes avec lesquelles nous avons passé un moment à l’écoute et au débat avec eux. Leurs propos montraient pour la plupart une sorte de dégout de la politique politicienne à tous les niveaux mais aussi plein d’idées pour changer quand on les pousse dans leurs retranchements.

Dans les échanges, cependant, un certain scepticisme semble l’emportait, l’idée  que le monde politique est incapable de répondre à leurs problèmes est manifeste, pour d’autres c’est « le tous pourris » qui l’emporte. Et quand nous les accostions, venait pour esquiver leur propre part à porter le débat, cette répartie : « je ne fais pas de politique ».

L’abstention a des raisons politiques : la crise et l’incapacité de ceux et celles qui sont au pouvoir à la régler. L’on sent que les citoyens ne sont plus en connexion pour ainsi dire avec leurs représentants.

La montée du mouvement des gilets jaunes l’atteste, les initiatives citoyennes sur des sujets variés aussi ; les gens sont à la recherche d’autres formes de vie collective pour trouver des solutions à leurs problèmes.

L’idée politique ne peut plus être l’apanage de quelques-uns.

L’abstention  est en partie le mal d’une démocratie délégataire à bout de souffle et les prochaines élections municipales nécessitent de la part du PCF des propositions pour faire en sorte de nous sortir d’un mode de vie dépassé et de plus en plus rejeté par la population ou alors par encore pire l’indifférence.

L’issue à l’abstention politique passe par une démocratie renouvelée où l’expression populaire doit dépasser le cadre limitatif d’un vote de délégation de pouvoir  et en ce sens nos propositions pour les municipales ne doivent pas se limiter l’entre-nous politicien.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #POLITIQUE

Repost0

Publié le 14 Juin 2019

Il s'agir d'obtenir plus 4 millions de signatures : tout les syndicqués-es CGT doivent s'y mettre. C'est nécessaire pour mettre un terme à la dilapidation des biens nationaux Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #LUTTES, #PCF, #Politique, #CGT

Repost0

Publié le 9 Juin 2019

CA GROUILLE: ALORS AERONS LE PAYSAGE POLITIQUE !

Les Elections européennes à peine terminées que les combinaisons carriéristes refleurissent pour préparer l’accessit suprême : les élections présidentielles de 2022.

Les manœuvres politiciennes sont en cours pour les prochaines élections municipales en 2020. Pourtant il y a beaucoup à dire sur ces élections européennes et le fait que près de 50 % des électeurs et électrices ne se sont pas dérangés pour voter.

La grande masse du monde du travail s’est abstenu : c’est l’obstacle majeur pour nous communiste car nous avons l’ambition ontologique de le sortir des pattes du système capitaliste et de ses tares qui le traversent toujours dans ses périodes de crise avec l’extrême droite et des formes néo-fascistes  qu’il utilise à bon escient.

En effet, ce vote, outre l’abstention des classes populaires, montre que le système organise délibérément la dérive vers l’extrême- droite à partir d’un populisme regroupant une partie des LR (Ex gaullistes) et le RN (Ex Front National) et une autre de droite, libérale celle-là, regroupant les lambeaux du PS, du centre et d’un autre reste du gaullisme (LR).Nous n’aurions en terme de choix que de choisir deux maux :  l’un brutal comme l’organise Trump aux Etats-Unis, au Brésil et l’autre à petit feu avec Macron et les libéraux. En même temps, à gauche, rien ne va plus : les verts jaunissent et donnent des rejetons capitalistiques autour d’une écologie qui ne touchera pas à un poil du capitalisme destructeur et la vieille sociale démocratie essaye de se dépatouiller comme elle peut après sa déroute présidentielle.

Le PCF, lui, comme son secrétaire national vient de le dire dans une tribune dans l’humanité dimanche, a besoin de faire une analyse sérieuse de cette situation politique et d’un fait majeur, le parti communiste français, s’il a retrouvé de l’espoir, n’a pu engranger les voix nécessaires pour faire au minimum 5 % pour avoir des députés européens malgré une belle campagne de la liste conduite par Ian Brossat composée en grande partie du monde ouvrier.

Pour ce parti, le mien, qui prétend représenter la classe ouvrière, cela pose question quand son score représente 2 % des votes parmi la jeunesse et les ouvriers.

Nous n’avons pu, c’est mon avis, malgré un bon accueil, faire reculer le dégout politique qui s’exprime notamment dans les abstentions et aussi par le vote pour la Le Pen.

Le reportage fait à Denain, toujours dans l’Humanité dimanche, dans une ville ouvrière, une ville de luttes lors de la casse industrielle d’Usinor et de Fives- Cail, une ville littéralement anéantie par la crise après avoir été dirigée longtemps par les communistes, indique l’ampleur de la tâche. Cela montre surtout la désespérance qui conduit à se jeter dans les bras de l’adversaire de classe responsable de ces dégâts humains et matériels quand tout sombre et ne pas voir en l’occurrence ce qui se cache derrière le RN (Front National) : le néo-libéralisme qui a plongé  Denain dans la misère  après que les maitres des forges d’Usinor eurent  exploité les travailleurs pendant plus d’un siècle sans vergogne.

Un monde du travail à la dérive dans ces anciens bastions ouvriers du Nord et de la Lorraine mais ailleurs aussi.

Il faudra le temps long pour rendre espoir à ces hommes et ces femmes, à leurs enfants et petits enfants, eux qui n’ont que connus que chômage et emplois précaires après la disparition de ces hauts lieux industriels où le monde du travail avait une vie sociale et collective rempli de solidarité et  l’idée communiste pour changer cette société.

Alors, comme disait Fabien Roussel, il faut être humble devant une telle situation et voir ce qui ne va pas dans  les têtes et aider à faire saisir qui sont les responsables d’une telle situation et comment, à partir de chaque lutte ou mobilisation sur un besoin, redonner confiance  et de savoir contre qui on se bat. Bref une conscience de classe qui manque cruellement en ce moment.

N’est-ce pas par la mise en œuvre de notre 38eme congrès qui doit rentrer au cœur des foyers et des usines  maintenant ?

Refaire de la politique, redonner gout à la vie politique, à la citoyenneté, voilà ce qui nous différencie des autres, nous communistes. Une vie politique nécessaire dans ce monde où l’adversaire de classe fait tout pour garder le pouvoir y compris en recourant aux pires choses comme on le voit en ce moment sur toute la planète où il sévit à travers l’utilisation du racisme, du nationalisme, de la xénophobie, d’un populisme aux accents fascistes et avec des forces militaires à l’appui pour imposer sa domination à travers des conflits armés ou en tramant des révolutions montées par la CIA.

Alors, quand je dis que ça grouille, ce n’est pas une formule en l’air, c’est une recomposition politique droitière et néolibérale pour aliéner davantage le monde du travail et l’empêcher de voir clair dans ce qui se passe ; l’abstention et le vote Le Pen ne font qu’un pour les stratèges du capitalisme international et français.

A gauche les dégâts sont considérables. Comme le disait Warren Buffet, multimilliardaire américain : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».

La bataille de classe n’est pas perdue, et c’est à nous communistes de la mener : c’est dans nos gènes et si nous savons retrouver le chemin de la présence communiste sur le terrain, ce combat de classe retrouvera ses marques et nous gagnerons à nouveau des luttes.

Les élections municipales vont être utilisées pour une nouvelle recomposition de la droite et cela s’aperçoit déjà avec les appels à rejoindre le RN et LREM. A gauche, il ne s’agit pas de singer les droites qui visent  l’élection présidentielle ;  le PCF  doit ambitionner des listes rassemblant des citoyens avec leurs propositions  pour regagner  une vie politique et sociale permettant d‘en faire les acteurs avec  leurs propositions face au capital.

C’est donc dans un retour dans les cités, dans les usines et les bureaux qu’il faut axer notre bataille pour les municipales ou peut jaillir alors plein d’idées nouvelles du peuple et les communistes, qui ont été bien accueillies avec la campagne de Ian, peuvent faire prendre corps à une autre vie démocratique nouvelle pour remettre non seulement de l’espoir et des chances de redevenir le parti qui intéresse les gens comme dit.

Alors une seule chose compte, préparons les municipales avec les gens et le style adopté lors des européennes permettra au  vrai rassemblement de se faire  avec des listes citoyennes et les municipales prendront alors  une toute autre tournure.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #COMMUNISME, #ELECTIONS

Repost0

Publié le 4 Juin 2019

LE BIG BANG DES SAUVEURS SUPREMES

L’internationale, chanson écrite par Eugène Pottier en 1871 et mis en musique par de De Geyter, fut chantée pour la première fois à Lille disait :

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun..

Ces paroles sont plus vraies que jamais.

A peine les résultats des élections européennes, certaines et certains, reprennent leur bâton de maréchal pour refaire les alliances politiciennes qui ont cours depuis des années et qui ont conduit la gauche à être réduite à l’état de ce qu’elle est aujourd’hui.

Ces gens-là veulent un « big-bang » mais ont bien soin de mettre leur stature en filagramme pour que surtout on ne les oublie pas.

Nous y trouvons tout l’aréopage des prédicateurs d’une gauche dont on ne sait plus sa véritable définition depuis qu’elle s’est fourvoyée dans l’accompagnement du capitalisme en crise.

Le concours de beauté n’est plus l’horizon du peuple.  Il en a tellement gouté qu’il en régurgite aujourd’hui tout le contenu et cela l’amène à s’abstenir et dans le pire des cas  à renier ses propres valeurs de solidarité sociale sous les coups de boutoirs de la droite et de l’extrême droite qui attend son heure.

Le monde du travail souffre de cette situation sans vraies perspectives.

C’est à un changement de société qu’il faut s’atteler et non pas mettre un nouveau sauveur suprême qui constatera que la tâche est trop difficile et abandonnera la partie comme l’ont fait ses prédécesseurs.

La peur de l’extrême droite est mise en avant pour se réunir, bien sûr le danger existe, mais le réglera t’on seulement par la peur de l’arrivée du RN au pouvoir, avec cette fois-ci la droite conservatrice à ses cotés car c’est cela qui nous pend au nez. L’élection présidentielle en appelant à voter Macron par défaut pour éviter le danger Le Pen n’a absolument pas régler le problème, il l’a même accentué. Si nous raisonnons de la même manière nous aurons la réédition en pire du même scénario en 2022.

Sortons de ce jeu mortifère et passons à l’offensive.

Que faut-il faire alors ?

D’abord définir ce que doit être la gauche aujourd’hui dans le contexte de la France mais aussi à partir du monde dans lequel nous vivons et des problèmes qui se posent à l’échelle de la planète.

Il faut une gauche anticapitaliste et qui le dit clairement.

Une telle gauche nécessite de refaire de la politique avec le monde du travail et de lui rendre le pouvoir, c'est-à-dire de le sortir de la délégation de pouvoir mortifère dans lequel il est enfermé par nos propres manquements à son égard.

 Alors s’imposera la nécessité que c’est ce monde du travail qui  définit ses objectifs, son pouvoir de décision, ses règles démocratiques pour qu’il reste toujours le maitre d’œuvre de la politique à mener et qui doit être celle qu’il définit lui-même.

Il s’agit donc de se sortir des décisions d’en haut et des reniements face aux stratégies ordo-libérales dans lequel le combat de classe est engagé depuis les années Reagan pour faire disparaitre toutes organisations politiques ou syndicales qui le combattent, l’idée communiste en particulier.

Le parti communiste vient de retrouver ses marques, il peut être l’inspirateur d’une telle démarche de classe ;  non pas par hégémonie mais en pourvoyeur d’idées qui renverse ce système car là est le vrai sens de passer à l’offensive et de ne plus se complaire à panser les plaies du système.

La question est donc de savoir si on veut battre le capital et mener la lutte de classe indispensable.

Le parti communiste a commencé à s’engager dans cette voie avec les Européennes. Ian Brossat et sa liste ont créé les conditions d’un débat offensif et de ce que pourrait être les innovations tant en matière sociale qu’en matière de climat et de devenir de la planète. Cela prélude l’idée de dépassement du capitalisme et de comment s’y prendre devant les obstacles et les bâtons dans les roues que mettront les pouvoirs en place.

C’est la voie que les communistes ont choisi à leur congrès, ils ont retrouvé confiance, les idées lancées sont dans les têtes mêmes si elles ne se sont pas exprimées en vote ; le temps long des retrouvailles avec l’idée communiste nous oblige à être humbles et patients. Notre effacement pendant plusieurs décennies nous avait mis hors course ; maintenant nous redevenons visibles et le travail dans lequel les communistes excellent ce sont les luttes pour changer cette société.

Nous n’avons pas besoin de sauveurs suprêmes mais plein d’hommes et de femmes qui prennent le pouvoir et l’exerce collectivement à l’entreprise, dans les quartiers et les cités.

Tenez, premiers travaux pratiques : comment nous allons mener une bataille pour le devenir de la Sécurité sociale et les retraites avec des propositions innovatrices à partir des besoins que détermineront les salariés-es et les retraité-es ?

Pourquoi pas un grand débat national en matière de Sécurité sociale. Ce serait rendre hommage au CNR qui a créé cette belle conquête sociale que de la rendre encore plus proche et humaine par des propositions  comme l’ont été celles de 1945.

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #COMMUNISME, #ELECTIONS

Repost0

Publié le 26 Mai 2019

UNE BELLE JOURNEE DE MAI

Vingt six un dimanche inscrit  au calendrier du peuple

Les oiseaux chantent ce matin de bonne heure

Quelques nuages passent et semblent ailleurs

Ce n’est pas le jour de rester dans ses meubles

 

La France va voter pour de nouvelles figures

Déjà les plus éveillés-es se préparent à l’élection

Tout semble prêt pour la grande explication

Jacasseuses décampent devant les bons augures

 

Le rouge firmament colore l’horizon à l’est

Bientôt soleil montrera  la bonne direction

Les bulletins sont prêts à l’opinion

Des noms monde du travail naissent

 

Journée d’espérance et contre l’abstention

Monde du travail ne te laisse pas berner

Vote et donne ton opinion celle de décider

Que le communiste Brossat affirme cette aspiration

 

            Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #PCF, #PCF OISE

Repost0

Publié le 24 Mai 2019

NOGENT SUR OISE : DERNIER DEBAT AU MARCHE AVEC LOIC PEN
NOGENT SUR OISE : DERNIER DEBAT AU MARCHE AVEC LOIC PEN
NOGENT SUR OISE : DERNIER DEBAT AU MARCHE AVEC LOIC PEN
NOGENT SUR OISE : DERNIER DEBAT AU MARCHE AVEC LOIC PEN
NOGENT SUR OISE : DERNIER DEBAT AU MARCHE AVEC LOIC PEN
NOGENT SUR OISE : DERNIER DEBAT AU MARCHE AVEC LOIC PEN

Cet après-midi, la section de Nogent sur Oise avec l'aide de camarades de Montaire a tenu au marché son dernier point fixe avant le vote du 26 Mai.

Loïc Pen candidat sur la liste  de Ian Brossat PCF était des nôtres. Beaucoup de discussions et nous avons fait  le buzz comme on dit avec la remise d'un billet de banque de 200 euros pour augmenter les salaires et les retraites.

Accueil avec humour de ce faux billet de banque mais discussions sérieuses sur ce que Macron nous a pris en quelques années et nous avons entendu des gens nous dire qu'ils avaient du mal à vivre avec de  salaires 800 euros à 1000 euros et des retraites du même acabit, d'autres nous ont dit qu'ils  apprécient Ian Brossat à la télévision,  Loïc Pen médecin à la maternité de Creil retenait l'attention des gens et des mères de famille par rapport à la bataille qu'il mène avec la population et le Comité de défense pour que la maternité reste à l'hôpital de Creil. Enfin plaisir de retrouver des anciens communistes qui renouaient avec le PCF.

Oui, il se passe quelque chose autour de la liste de Ian Brossat pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent.

Les 5 % et  plus sont possibles. Le pouvoir et les médias à sa botte mesurent ce retour des communistes sur le devant de la scène politique.  Alors il ne  faut pas relâcher et  nous nous en voudrions s'il nous manquait que quelques voix ;  et encore une fois n'hésitons pas à passer un coup de fil à nos amis-es, nos camarades et dans nos familles. Les médias font du forcing pour vanter les listes du pouvoir et de l'extrême droite : l'abstention est encouragée par les discours de démoralisation de ceux qui ne veulent pas une autre Europe que celle de l'argent roi et du fric à la pelle pour els puissants.

Alors continuons à inciter les électeurs et électrices à aller voter le 26 mai et à glisser un bulletin dans l'urne pour Ian Brossat et de la liste "Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'Argent".

Bernard LAMIRAND

Nota: Attention ! Ne vous trompez pas, glissez le bulletin de vote comprenant toute la liste et non la circulaire que vous avez reçu.

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #PCF, #PCF OISE

Repost0

Publié le 22 Mai 2019

VOTEZ UTILE DIMANCHE : UNE ENTOURLOUPE DE MACRON ET DE LA LE PEN

La machine à refouler le libre choix des citoyens est en marche.

En  marche à reculons  avec le parti de Macron et de sa comparse la Le Pen.

Ce vote utile revient comme un leitmotiv à chaque élection : c’est une mystification.

C’est un montage des ces deux larrons en foire qui se complètent très bien pour que les bulletins de vote ne puissent leur échapper.

L’idéologie dominante tient à dominer absolument car il s’agit bien de cela : entendre une seule réponse à la crise, celle de la droite libérale macroniste et de l’extrême droite lepéniste.

Le Conseil supérieur de l’audio visuel (CSA)  est alors chargé de l’équité entre les listes qui se présentent aux suffrages des français.

L’équitable veut dire : c’est chacun à sa place, vous êtes petit vous aurez les miettes, vous êtes grands vous aurez presque tout. Ainsi les vaches seront bien gardées et le MEDEF n’a rien à craindre pour son Europe du Capital.

Les  médias jouent alors le jeu, ils ne sont pas responsables, ils appliquent la loi disent-ils : en fait ils obéissent à la justice immanente du CSA qui n’est rien de moins que celle des patrons de presse dont la plupart représentent les grands groupes financiers et industriels du pays.

Monsieur Brossat, par exemple, dans cette figuration, n’a qu’à aller se faire brosser.

Et puis, cela ne suffisant pas, nous avons le maître de l’Elysée qui s’intègre dans ce jeu subtil ; il cause et dès qu’il cause les médias répercutent sa contribution pour le vote utile.

Macron cherche le vote utile comme la dame Le Pen ;  ce serait une histoire entre eux deux. Il faudrait choisir le bon vote utile, les autres votes ne sont que des voix perdues disent-ils en cœur.

Ainsi irait le bon ordre capitalistes dans ce pays. Votez utile, c’est ce que l’on nous refile à chaque élection et ceux et celles qui y croient en sont les premières victimes, car les vainqueurs ne sont que les mandants d’un autre ordre, l’ordo-libéralisme de Macron dont les méfaits se font de plus en plus sentir chaque jour et de l’autre coté l’idéologie nationaliste et raciste de la Le Pen qui n’en demandait pas tant d’être le seul adversaire désigné de Macron. Quelle comédie !

Bref, servir la soupe « utile » est un met délicieux pour eux mais un poison pour ceux qui s’y adonneront le jour du vote.

Choix cornéliens ? Non !  Choix du cocu oui !

Alors parlons d’autre chose que  de ce choix utile, mot qui est utile que pour la tromperie. Un autre choix s’impose : celui de la nécessité, celui de la vérité, celui de l’honnêteté politique, celui de la solidarité et de la vie des gens.

Alors  ne nous laissons pas abuser, le vote utile c’est pour ceux qui se qui nous exploitent et diminuent nos salaires et nos retraites, organisent le chômage, aggravent les conditions de travail, licencient et font partir les usines ailleurs là où cela rapportent le plus pour leurs bourses.

Alors écoutons ce que disent les communistes avec leurs candidats du monde du travail ;  ceux et celles  qui chaque jour produisent les richesses dans notre pays et qui n’ont que les miettes. Ian Brossat et sa liste ne vous mentent pas, ne veulent pas que vous soyez encore une fois les dindons de la farce. Et ne répondez pas non plus aux sirènes de l’abstention, elles sont des voix déguisées pour le système en place, car quand les salariés-es, les retraités-es, les chômeurs s’abstiennent, ce sont les rentiers, les fraudeurs des paradis fiscaux, les spéculateurs, les financiers des banques et des grands groupes qui se frottent les mains.

Votons dimanche Ian Brossat et sa liste pour une Europe des gens contre l’Europe de l’argent.

Bernard LAMIRAND Militant PCF section de Nogent sur Oise

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #MEDIAS, #PCF

Repost0

Publié le 14 Mai 2019

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #Retraites, #politique

Repost0

Publié le 13 Mai 2019

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #PCF

Repost0