SALAIRES : TAPER DU POING SUR LA TABLE !

Publié le 12 Juillet 2013

SALAIRES : TAPER DU POING SUR LA TABLE !

LES SALAIRES ET PAS LES DIVIDENDES !

J’accuse …

J’accuse le patronat de profiter de la crise pour augmenter ses profits.

J’accuse le CAC 40 de ravir aux travailleurs les fruits de leur travail en s’octroyant des dividendes records en 2012 .

J’accuse les 500 premières fortunes de France d’avoir augmenter de près de 25 % en un an leur fortune et de baisser en contrepartie le prix de la force de travail en réduisant les salaires et les emplois.

Je les accuse de s’être enrichi de 330 milliards d'euros : leurs revenus n'ont jamais été aussi élevé depuis 1996 : ce larcin commis suffirait largement à payer la retraite à 60 ans pour tous.

J’accuse le gouvernement de n’écouter que les revendications patronales augmentant leurs profits et de rejeter celles du monde du travail concernant salaires et emplois.

J’accuse ce gouvernement de continuer à transférer des centaines de milliards d’ exonérations sociales et aides en direction du capital financier chaque année au détriment de notre économie et de notre vie sociale.

J’accuse le gouvernement, de ce fait, de rendre encore plus inégaux les revenus et de favoriser les 500 plus grande fortunes.

J’accuse donc le gouvernement de facturer crise et dettes du système au compte et au solde du monde du travail.

j’accuse le gouvernement d’augmenter indument les tarifs de l’énergie et autres pour permettre aux actionnaires de ces entreprises de s’en mettre plein les poches.

J’accuse le gouvernement de promouvoir la baisse des salaires des fonctionnaires et par ricochet d’entrainer celle du secteur privé.

J’accuse certaines organisation syndicales de se plier au recul social ainsi imposé.

J’accuse les signataires de l’accord sur l’ANI de la plus grande escroquerie sociale par le chantage exercé sur les salariés pour leur faire accepter des baisses de salaires pour garder un emploi de plus en plus mal considéré et précarisé.

J’accuse , j’accuse, j’accuse……..

Mais je récuse surtout l’idée que le monde du travail en restera qu’au constat d’une telle situation.

Il faut faire pression sur le gouvernement et le patronat pour l’augmentation immédiate du SMIC et le passer à 1700 euros immédiatement.

Les luttes salariales dans les entreprises doivent exploser.

Il faut que les salaires correspondent aux qualifications acquises.

Au lieu de bloquer les salaires et pensions, voir de les réduire, il faut bloquer toute distribution de dividendes et d’actions dans les entreprises du CAC 40 : les plus values réalisées doivent être redistribué uniquement aux salariés et aux investissements créateurs d’emplois.

La bataille des salaires est la mère des bataille, elle prend au capital, elle seule créée les conditions d’une amélioration de la situation sociale et économique.

Des luttes s’engagent en ce moment sur les salaires : elles sont à saluer ; elles sont annonciatrices d’une mobilisation qui conduira à retourner les enjeux actuels basés sur la fatalité de la crise.

Partout dans le monde, les travailleurs et les populations commencent à réagir contre cette société où il faudrait obéir aux injonctions de la finance et du capitalisme mondialisé.

En France, passons des luttes contre à des luttes pour.

Salaires et Retraites, conditions de vie et de travail, emploi, jeunesse et vieillesse, sont nos points d’appui et nos atouts pour remettre les gaz de l’action et des conquêtes sociales.

J’accuse, je récuse, je revendique, je lutte.

Voilà notre feuille de route.

Le 10 Septembre nous serons là.

Pour être nombreux et nombreuses, créons-en les conditions par la rencontre des salariés dans les entreprises et les retraités sur leur lieux de vie.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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