POUR UN SYNDICALISME DE COMBAT

Publié le 13 Mai 2013

POUR UN SYNDICALISME DE COMBAT

Plusieurs choses seront à l’ordre du jour de cette semaine sur le plan social.

Le vote de la loi d’amnistie pour les militants syndicalistes sanctionnés par Sarkozy, le vote du Sénat concernant l’accord national dit de la sécurisation de l’emploi (ANI) qui entrainera une précarité accrue en matière de salaires et d’emploi, un texte de loi déposé par les députés communistes concernant les licenciements boursiers et enfin la rencontre des organisations syndicales et patronales concernant le devenir des retraites et d’une soit-disante négociation de celle-ci à la rentrée.

Le gouvernement est au pied du mur si l’on peut encore employer cette expression. Je dirai volontiers qu’il a déjà construit le mur de l’intransigeance social et de la liberté d’exploiter pour le profit maximum.

Ce gouvernement n’entend pas la voix du monde du travail.

Il est d’ailleurs jugé sévèrement par les travailleurs et les retraités dans tous les sondages.

Si, cette semaine, est confirmé que ce gouvernement reste sur la voie de la dégradation sociale, il portera la responsabilité du retour de la droite au pouvoir, ce qui semble d’ailleurs poindre quand on voit comment celle-ci frétille d’impatience.

Cette droite, alliée au Medef, ce qui ne surprendra personne, s’apprête ainsi à s’unir avec l’extrême droite de Marine le Pen comme on vient de le voir dans le département de la Somme où pour prendre la mairie communiste de Gamaches, la pire réaction s’unit pour les municipales.

Le secrétaire général de la CGT, Thierry le Paon, a très bien résumé à sa manière la situation : l’intervention des salariés et des retraités qui va compter.

Je partage.

Je n’attends rien de la conférence sociale que prépare Ayrault par le rencontre des syndicats et du patronat ce jour. La précédente conférence sociale, l’an dernier, organisée avec grand fracas a été un leurre puisqu’elle a débouché sur les revendications patronales de réduction des dits coûts du travail et de cet accord félon sur la Sécurisation de l’emploi, véritable arme de destruction des acquis sociaux.

Il faut donc travailler la mobilisation des salariés et des retraités.

L’appauvrissement de ceux-ci est un fait indubitable, il faut donc engager la bataille des salaires et des retraites.

Ce sont les paramètres qui reconstruiront la croissance et élèveront le niveau de vie et favoriseront les cotisations nécessaires pour payer les retraites et l’ensemble de la protection sociale.

J’apprécie que Thierry porte ces questions comme majeures.

Mais elles ne seront majeures que si tout le mouvement social s’en empare et défonce les barrières austéritaires mis en place par le gouvernement précédent et par celui en place qui les as renforcées.

C’est donc un appel à ce que les salariés et les retraités se bougent et ne remettent pas ces enjeux revendicatifs à la négociation bidon que l’on connait et qui débouche toujours sur du moins pour les salariés.

L’unité est un principe, mais pour qu’elle soit efficace il ne faut pas qu’elle soit celle d’états-majors syndicaux. C’est aux syndicats de bases de la chercher parmi les travailleurs. C’est la meilleure.

Il revient à la CGT, syndicat de classe, à la travailler cette unité d’action pour qu’elle grandisse parmi les masses.

L’augmentation des salaires et des retraites est certainement l’antidote à la crise, à l’austérité.

Rien ne sera fait sans l’intervention des salariés et c’est aux organisations de la CGT d’y travailler la conception et la réalisation.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article