Publié le 6 Janvier 2020

LA MAGOUILLE NOUS N’EN VOULONS PAS

Ce matin, tous en cœur, les médias s’enflamment autour de l’âge pivot qui pourrait être aménagé ou modifié.

Le gouvernement en cœur reprend une proposition du président de l’Assemblée nationale d’un malus comme c’est le cas dans les retraites complémentaires.

Hier soir, Berger, a rappelé que la retraite pivot était le seul point qui l’opposait à la réforme dont il indique qu’il en est l’instigateur avec certains économistes.

Cela nous le savions ;  s’il en est l’instigateur,  il n’est point l’inspirateur des luttes qui se déroulent actuellement où son attitude est celle d’un fourbe envers le monde du travail. En effet, rappelons que cet âge pivot vient des accords ARCCO et AGIRC auquel Berger avait apposé sa signature pour l’enlever ensuite  avec le dessein de nous jouer la comédie afin d’apparaitre dans ce conflit où il n’a aucunement contribué jusqu’à présent sinon que pour essayer de l’affaiblir.

En disant cela, je suis désolé envers les adhérents CFDT qui subiront eux aussi les dégâts de cette retraite à point car là est le fond.

L’on peut dire aussi que ce soi-disant abandon de l’âge pivot ressemble plus à une tartufferie qu’à de la sincérité : en fait, ces « Messieurs » ne visent qu’à reporter la décision après le vote de la réforme et à l’écrire dans le cadre du futur Conseil d’administration de la Caisse de retraite universelle  sous la conduite de l’Etat ; celui-ci déciderait alors à quel niveau mettre  le couperet et en laissant le soin à un aréopage de préparer le purgatif sous le contrôle du Medef comme cela se fait depuis des années dans les caisses complémentaires  et  ainsi de pouvoir fixer  toujours plus tard l’âge de la retraite selon les directives de la communauté Européenne et des grands groupes financiers et bancaires et des assurances.

Des médias donc qui font donc la courte échelle à une « solution amicale » ; les tapes sur le dos règnent en ce moment entre gens de bonne compagnie, entre amis-es, pour juguler la colère et la révolte des gueux qui ont vu la manœuvre pour faire passer une réforme à points détruisant sur son passage tous les acquis de la retraite mise en place par les luttes et  le  Conseil National de la Résistance avec Croizat  ministre du travail  de 1945 à 1947 et son directeur de la Sécurité Sociale Pierre Laroque.

Dans cette affaire, les grands perdants seront tous les salariés-es et les retraités-es qu’ils soient du secteur privé , des services publics et des régimes spéciaux et les gagnants seront les financiers, qui , comme des vautours, s’empareront des cotisations salariales  pour les jouer à la bourse et rendre les rentes de plus en plus risquées dans un système en crise durable.

Les catégories de salariés-es les plus fragiles seront les dindons de la farce ; les femmes, les jeunes, les chômeurs, les précaires, les seniors de plus 55 ans sans  travail en seront les principales victimes.

Il veulent faire vite : la peur les étreint : le 9 janvier et le 11 janvier arrivent et déjà ils savent que les manifestations vont être très fortes et visent non seulement à refuser cet âge pivot mais aussi la retraite à points qui va réduire considérablement les prestations à la retraite, faire partir des salariés-es de plus en plus tard y compris pour les travaux pénibles et mettre en place un système de fonds de pension accentuant les inégalités au niveau des futurs ressources des retraités-es.

Alors, que nous restent- ils à faire : c’est de sonner le tocsin comme disait Henri Krasucki et toutes et tous de se mettre en grève et dans les manifestations  qui vont se développer.

Il faut clamer haut et fort que de nouvelles négociations doivent avoir lieu et qu’il est impératif que le gouvernement retire ce projet scélérat.

La bataille des retraites ne fait que commencer : nous la gagnerons si nous sommes tous et toutes unis.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #Retraites

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Publié le 5 Janvier 2020

UNE MAJORITE DES FRANÇAIS SOUHAITE QUE LE GOUVERNEMENT ABANDONNE SA REFORME

C’est le journal JDD qui l’annonce ce dimanche matin.

Cela mérite d’être souligné en grand :

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Plus de la moitié des Français (55%) souhaite que le gouvernement n'aille pas au bout de la réforme des retraites en l'état, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche.

D’autres sondages l’indiquent également.

La réforme des retraites de Macron est donc inacceptable pour une majorité de français.

Tout démontre que Macron doit cesser de mettre le désordre social dans le pays.

Le président de la République devrait entendre le pays qui, dans une grande majorité, considère que cette réforme va jeter par terre un système qui a fait ses preuves et notamment pendant la crise des années 2008/2012 permettant d’amortir sensiblement le choc de la faillite bancaire et financière du système capitaliste.

La France a le meilleur système du monde, il a permis de faire en sorte que les salariés-es puissent bénéficier d’une retraite incomparable par rapport aux autres pays Européens ;  là où les retraites se sont effondrées au point de faire renaitre un appauvrissement considérable en ces pays  des personnes agées.

Ce système par répartition, solidaire, intergénérationnel, basé sur des cotisations et des prestations définies, déterminant l’âge de la retraite pour tous et l’avançant pour des professions à caractère pénibles  est le fruit du Conseil national de la Résistance et de ce qui a été mis en place par des syndicalistes et en particulier Ambroise Croizat dans le fameux compromis établi avec le gouvernement provisoire du Général de Gaulle  en 1945, avec toutes les forces politiques du pays et particulièrement les communistes premier parti de France à la libération, dont Croizat sera le ministre mettant en place cette Sécurité sociale dont tous les français restent attachés malgré le travail de sape du patronat et des gouvernements successifs  par diverses réformes paramétriques.

Monsieur Kessler, ancien vice président du Medef, assureur est à l’origine de cette injonction formulée à tous les gouvernants depuis 2007 de mettre fin à ce système hérité de la libération et d’un compromis avec les communistes  disait-il dans le revue patronale « Challenges » en 2007.

La collusion entre le Président de la République et les assureurs et les fonds de pensions apparait en plein jour comme la raison principale de cette volonté de substituer les conquis de la libération à un retour en arrière vers des formes de plus en plus capitalisables des pensions de retraites qui deviendraient des rentes soumises aux aléas de la finance internationale et des Assurances telles celles du calcul de la rente en fonction  des rentrées financières de celles-ci et de d’un recul perpétuel des départ en retraite en fonction de l’espérance de vie et du temps de travail exercé.

Une collusion de plus en plus évidente avec des fonds de pensions anglo-saxons et particulièrement avec Black-Rock dont le président a ses entrées à l’Elysée et l’on peut même dire qu’il a inspiré le rapport Delevoye dont on sait aujourd’hui ses relations avec ces fonds capitalisables.

Donc un système de plus en plus aléatoire autant pour les actifs que pour les retraités.

Ce sondage atteste donc un désaccord très large des français concernant cette réforme à point étape vers une retraite de plus en plus indéfini sous le contrôle de fonds de pensions et de compte d’épargne retraite dont on sait que les inégalités seront de plus en plus prégnantes pour tous les français et françaises.

Tout indique donc que ce gouvernement se devrait de retirer immédiatement cette pseudo-réforme et reprendre avec les organisations syndicales les discussions pour améliorer les droits actuels et non les réduire.

Le 9 janvier  et le 11 janvier, journées de grève et de manifestation à l’appel de l’intersyndical,  seront à ce sujet des dates importantes pour que le monde du travail montre toute sa détermination à ce que le Président de la République abandonne cette réforme à point et accepte de reprendre les discussions avec  l’intersyndicale  pour améliorer nos systèmes de retraites par le haut et non en les rabaissant à des minimum vitaux.

Bernard LAMIRAND

A l'attention de mes lecteurs : 

Pour signer la pétition retraites, cliquez sur le lien ci-dessous.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 3 Janvier 2020

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Janvier 2020

Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Janvier 2020

Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Décembre 2019

Rédigé par aragon 43

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Publié le 22 Décembre 2019

LA RETRAITE DU PRESIDENT

Notre président, hier au Sénégal, peut-être mal remis d’une soirée après le repas de noël avec les militaires de la force Barkhane, ne se sentant plus, s’est lancé dans un discours où il faisait sacrifice de sa future retraite de Président de la République.

Un geste héroïque !!!

Où plutôt, n’avait-il pas quelques idées derrière la tête : celles de sauver sa retraite à point.

Cet engagement personnel, ne venait-il pas pour montrer l’exemple, ou comme des mauvaises langues  le pensent, de se faire passer pour un démagogue qui  lâche quelques avantages pour se faire acclamer par le peuple et paraitre comme celui épris de probité à ce moment de Noël dans la  miséricorde de la nativité .

On pourrait invoquer bien des hypothèses. Je retiens celle de se refaire une santé auprès du bon peuple en lui faisant avaler des couleuvres.

Et puis, considérer que la retraite des régimes spéciaux  puisse être mise en parallèle avec ses futurs émoluments de retraité de la présidence de la République est une filouterie.

 En effet, peut-on comparer les retraites des régimes spéciaux à celle d’un président de la République ?

On nous serine sur les privilèges des salariés de la  SNCF, de la RATP, d’EDF ; n’a-t-on pas là un vrai cas d’école sur les  privilèges dont bénéficient les anciens présidents de la République  et toute une clique qui tourne et retourne autour de ces présidents et qui se font les dents contre le monde du travail pour ensuite ramasser les dividendes outranciers dans les grands groupes et dans les médias.

Monsieur Macron appelle cela sa retraite ; ce n’est pas une retraite, c’est un privilège. Certes, nous nous en plaindrons point de ce soi-disant sacrifice ; pour la simple raison que ce système mis en place par les nantis et conforté par la 5eme république n’a aucune raison d’être. C’est en fait un enrichissement personnel à vie qu’ont bénéficié les présidents de la cinquième république.

Président de la République n’est qu’une fonction décerné par le peuple ; elle est importante de par la fonction, elle nécessite des frais pour les différentes activités du ressort d’un président de la république afin qu’il ne soit pas de sa poche ; cela doit être respecté. Mais faut-il en plus qu’il reçoive durant toute sa vie une rente mensuelle 6500 euros et une charge de membre du conseil constitutionnel avec rétribution de 11500 euros.

En fait, nous avons un là un vrai privilégié qui manigance et manœuvre pour sauver son quinquennat. Et s’il fait le sacrifice de sa future retraite, de sa place au conseil constitutionnel, c’est  pour que  le monde du travail boit sa potion délétère qu’est sa retraite  universelle et à point.

Sa générosité, son altruisme soudain, c’est simplement parce le bougre à d’autres cordes à son arc que sa future rente. En effet, ancien salarié de la banque Rothschild, ses vieux jours sont assuré pleinement et à son âge, d’autres carrières bien rémunérées s’offrent à lui qui compléteront son « bas de laine » et puis, comme d’autres que lui ayant exercés de hautes responsabilités, il pourra ramasser de l’argent à la pelle dans des conférences, des expertises auprès des banques et des grands groupes internationaux et il aura toutes les bénédictions des grandes compagnies d’assurance s’il réussit à mettre en place les fonds de pensions dans notre pays et là, comme dit l’autre, «  ça peut rapporter gros ». Notre président peut alors clamer sous tous les toits qu’il montre l’exemple ; hormis  et  en dehors des supputations ci-dessus,  l’on sait qu’il a déjà comme dit une vieille expression populaire : « les rognons biens couverts ».

Là est toute la différence entre une retraite de cheminot et celle de ses pontifes qui crachent sur le brave lampiste tout en préparant leurs  arrières dans les paradis fiscaux comme on l’a vu avec Cahuzac et d’autres.

Monsieur de Macron, dans toute sa magnanimité, aurait pu dire au Sénégal devant des pauvres africains,  qui eux n’ont que de misérables salaires et retraites, que la meilleure façon de rendre justice sur ces questions était de retirer ce projet scélérat et de permettre à tous les salariés de ce pays de partir à la retraite à 60 ans avec une pension de 75% du salaire et pour les métiers pénibles d’assurer la fin de carrière à 55 ans.

Monsieur de Macron voulait simplement trouver une échappatoire à la colère qui ne fait que monter et à la popularité de la grève qui ne fait que grandir dans le pays.

Le 9 janvier, les gueux seront dans la rue, ils seront encore plus nombreux pour exiger le retrait du projet à point et pour que s’engage une vraie négociation pour améliorer sensiblement notre régime de retraite par répartition et solidaire.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Décembre 2019

Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Décembre 2019

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Décembre 2019

Je mets en ligne ce texte que j'avais écrit il y a quelques semaines  car me semble t'il, à  nouveau, il est l'objet de supputations dans la presse à partir d'informations gouvernementales.

Le pouvoir cherche manifestement un moyen pour diviser le monde du travail ; il n'y arrivera pas car aucun cheminot n'est prêt à ce genre de troc :  maintenir les droits et en faire supporter le marchandage  à la jeunesse qui, elle, devrait cotiser tout en n'en bénéficiant pas plus tard au moment de sa retraite selon l'engagement pris de la solidarité intergénérationnelle.

LE THEORIE DU « GRAND PERE EN RETRAITE » : UNE ATTEINTE A LA SOLIDARITE INTERGENERATIONNELLE

Cette théorie, sorti du chapeau de Macron, vise à diviser les salariés-es des régimes particuliers comme la SNCF, EDF, RATP en empêchant la convergence public- privé de défense d’un système de retraite qui a fait ses preuves en matière de Sécurité sociale et de retraites.

Cette théorie  « du grand-père » remet en cause l’un des principes de la Sécurité sociale et du système de retraite par répartition mise en place en 1946 par Ambroise Croizat : il s’agit de  la solidarité intergénérationnelle où ce sont les cotisations payées par les travailleurs en activité et les entreprises  qui financent les pensions versées aussitôt aux retraités-es et ainsi de suite.

La  solidarité intergénérationnelle, pilier fondamental de la retraite par répartition est un conquis inestimable qui fait en sorte que nous avons dans notre pays le meilleur système de retraite du monde.

Cette théorie « du grand père », et pourquoi pas « de la grand-mère » pendant qu’on y est ,vise à rompre les engagements pris et partagés entre générations assurant par la cotisation la continuité du versement de la retraite et l’engagement  à chaque salarié d’avoir l’intégralité de ses droits au moment de la liquidation de sa retraite.

Cette  méthode exécrable appliquée lors de la privatisation des PTT visait à procéder à l’extinction du statut de la fonction publique au fur et à mesure des départs en retraites pour le remplacer par des salariés-es régis-es selon les règles du privé. Ici, elle vise à sortir les retraites et pensions d’un système juste pour l’individualiser par des points de retraites non-garantis et aléatoires.

C’est une rupture du contrat intergénérationnel : les nouveaux  embauchés ne connaitront que des pertes considérables tant en prestations retraites et âge de la retraite tout en continuant à cotiser pour ceux en retraites gardant les anciennes conditions ;  mais pour combien de temps ?

Cette remise en cause de la solidarité intergénérationnelle dans les régimes particuliers entrainerait  tout le système de retraite du régime général dans l’individualisme  car c’est le but du système à point et l’incertitude totale régnerait  en matière de droits garantis tant en âge de la retraite qu’en prestations.  Ce serait le renoncement à ce que proclamait Ambroise Croizat à Alger le 14 janvier 1944  «Nous libérerons les Français des angoisses du lendemain!» ; en parlant de la Sécurité sociale et du contenu du programme du Conseil National de la Résistance.

Ce principe amène automatiquement à renforcer l’individualisation de la retraite et à  spolier  la jeunesse de ce droit qui devrait être inaliénable : celui d’une pension  de retraite de haut niveau garanti à toutes et  tous et à toutes les générations.

Macron et Delevoye en procédant ainsi s’attaquent à la jeunesse actuelle, celle encore en étude, celle au travail en précarité, celle des femmes exploitées avec de bas salaires par rapport aux hommes  et  le système à point  amènerait à  leur faire supporter l’insuffisance de financement du fait des exonérations de cotisations patronales et de paramètres fixant des cotisations définies une fois pour toutes sans tenir compte d’un nombre de retraités-es grandissant.

En fait, il faut garder cette solidarité intergénérationnelle, le système de retraite en France  doit revenir à une retraite à 60 ans pour toutes et tous et 55 ans pour les professions pénibles avec comme base de la retraite les 10 meilleures années dans le privé  et  les 6 derniers mois pour le calcul de la retraite pour le secteur public.

Pour cela il faut revoir les cotisations patronales insuffisantes et sortir des exonérations patronales actuelles.

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Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #Retraites, #SECURITE SOCIALE

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