Publié le 4 Juillet 2016

MANIF DEMAIN CONTRE LOI EL-KHOMRY

Toutes et tous demain pour manifester notre refus de la loi El-Khomry : loi scélérate d'un gouvernement scélérat.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Luttes

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Publié le 4 Juillet 2016

MES PAGES MARX LUNDI 4 JUILLET 2016

AUJOURD’HUI SUITE SUR LA FORCE DE TRAVAIL QUI AMENERA A LA PLUS VALUE DANS UN PROCHAIN ARTICLE

Je cite Marx : « Le procès de travail tel que nous venons de l’analyser dans ses moments simples et abstraits - l’activité qui a pour but la production de valeur d’usage, l’appropriation des objets extérieurs aux besoins- est la condition générale des échanges matériels entre l’homme et la nature, une nécessité physique de la vie humaine, indépendante par cela même de toutes formes sociales, ou plutôt également communes à toutes. Nous n’avions donc pas besoin de considérer les rapports de travailleur à travailleur. L’homme au travail d’un coté, la nature et ses matières de l’autre, nous suffisaient . Pas plus que l’on devine au goût du froment qui l’a cultivé, on ne saurait, d’après les données du travail utile, conjecturer les conditions sociales dans lesquelles il s’accomplit. A-t-il été exécuté sous le fouet brutal d’un surveillant d’esclaves ou sous l’œil inquiet du capitaliste ? Avons-nous affaire à Cincinnatus labourant son lopin de terre ou au sauvage abattant du gibier d’un coup de pierre ? Rien ne nous l’indique.

Revenons à notre capitaliste en herbe. Nous l’avons perdu de vue au moment où il vient d’acheter sur le marché tous les facteurs nécessaires à l’accomplissement du travail, les facteurs objectifs - moyens de production- et le facteur subjectif - force de travail. Il les a choisis en connaisseur et en homme avisé, tels qu’il les faut pour son genre d’opération particulier, filage, cordonnerie, etc. Il se met donc à consommer la marchandise qu’il a achetée, la force de travail, ce qui revient à dire qu’il fait consommer les moyens de production par le travail. La nature générale du travail n’est évidemment point du tout modifiée, parce que l’ouvrier accomplit son travail non pour lui-même, mais pour le capitaliste. De même, l’intervention de celui-ci ne saurait non plus changer soudainement les procédés particuliers par lesquels on fait des bottes ou des filets. L’acheteur de la force de travail doit prendre telle qu’il l’a trouve sur le marché, et, par conséquent, aussi le travail tel qui s’est développé dans une période où il n’y avait pas encore de capitalistes. Si le mode de production vient lui-même à se transformer profondément en raison de la subordination du travail au capital, cela n’arrive que plus tard, et alors seulement nous en tiendrons compte.

Le procès de travail, en tant que consommation de la force de travail par le capitaliste, ne montre que deux phénomènes particuliers.

L’ouvrier travaille sous le contrôle du capitaliste auquel son travail appartient. Le capitaliste veille soigneusement à ce que la besogne soit proprement faite et les moyens de production employés suivant le but cherché, à ce que la matière première ne soit pas gaspillée et que l’instrument de travail n’éprouve que le dommage inséparable de son emploi.

En second lieu, le produit est la propriété du capitaliste et non du producteur immédiat, du travailleur.

Le capitalisme paie, par exemple, la valeur journalière de la force de travail, dont, par conséquent, l’usage lui appartient durant la journée, tout comme celui d’un cheval qu’il a loué pour la journée. L’usage de la marchandise appartient à l’acheteur, et en donnant son travail le possesseur de la force de travail ne donne en réalité que la valeur d’usage qu’il a vendue. Dès son entrée dans l’atelier, l’utilité de sa force, le travail, appartenait au capitaliste. En achetant la force de travail, le capitaliste a incorporé le travail comme ferment de vie aux éléments passifs du produit, dont il était aussi nanti. A son point de vue, le procès de travail n’est que la consommation de la force de travail, de la marchandise qu’il a achetée, mais qu’il ne saurait consommer sans lui ajouter des moyens de production. Le procès de travail est une opération entre choses qu’il a achetées, qui lui appartiennent. Le produit de cette opération lui appartient, donc au même titre que le produit de la fermentation dans son cellier …

Prochainement nous aborderons comment la plus value sera répartie.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 3 Juillet 2016

La plus belle réalisation des métallos CGT
La plus belle réalisation des métallos CGT

Communiqué de presse
Campagne de dénigrement contre la Maternité des Bluets
L'Association Ambroise Croizat (AAC), gestionnaire de la maternité des Bluets, subit
une campagne de dénigrement sans précédent, notamment dans la presse et sur les
réseaux sociaux, visant à la déstabiliser et à prendre le contrôle de la maternité
créée, il y a 60 ans par des métallos CGT.
Des pressions manifestes et récurrentes sont exercées sur le personnel de la
maternité engagé dans le maintien de la qualité des soins, de la prise en charge des
patientes. Les personnes en situation de recrutement à la maternité sont dissuadées
de répondre favorablement aux propositions d'emploi.
L’ancien directeur, étant en désaccord profond avec les orientations stratégiques à
mettre en œuvre pour assurer la pérennité et le développement de la maternité des
Bluets, dans le respect de son histoire et de ses spécificités, l’association a décidé de
mettre un terme à leur collaboration.
Les missions d'expertises menées récemment par l'ARS et l'HAS révèlent d'ailleurs
sans ambiguïté que les actions menées depuis huit mois n’étaient pas à la hauteur
des enjeux d'un établissement semblable à la maternité des Bluets, malgré les
moyens mis à sa disposition par l'Association Ambroise Croizat.
La Fédération CGT de la Métallurgie et l'Association Ambroise Croizat veilleront à ce
que le personnel puisse assumer ses missions dans la sérénité, et ne peuvent
imaginer que l’acharnement subi par la maternité soit lié à l’actualité sociale du
moment.
La Fédération CGT de la Métallurgie et l'Association Ambroise Croizat vont continuer
à soutenir la maternité des Bluets avec la plus grande détermination et mettront en
œuvre tous les moyens à leur disposition pour qu'elle demeure en matière de
maternité, de Procréation Médicalement Assistée, d'Interruption Volontaire de
Grossesse, de soins et d'accueil, un lieu d'excellence ayant pour vocation d'être
accessible à tous et à toutes.
La CGT appelle à un rassemblement devant le ministère des Affaires Sociales
et de la Santé, 14 Avenue Duquesne, 75007 Paris, le Lundi 4 Juillet à 11h00.
La CGT appelle à un autre rassemblement devant l’Agence Régionale de Santé
35 rue de la Gare, 75019 Paris (porte d’Aubervilliers), le Jeudi 7 juillet 2016 à
partir de 11h00.
Elle appelle à une manifestation d’ampleur de toutes ses organisations CGT le
Jeudi 22 Septembre prochain à partir de 11h00 devant le ministère des Affaires
Sociales et de la Santé, et devant les ARS dans les territoires.
Montreuil, le 30/06/201

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #FTM CGT

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Publié le 3 Juillet 2016

LA CHANSON DE CRAONNE INTERDITE A L'ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE LA SOMME
BARBUSSE LE MILITANT DE LA PAIX CELUI QUI STIGMATISA CETTE BOUCHERIE DE 14/18
BARBUSSE LE MILITANT DE LA PAIX CELUI QUI STIGMATISA CETTE BOUCHERIE DE 14/18

Un obscur secrétaire d'Etat dénommé Todeschini - socialiste- a interdit que la chanson de Craonne soit citée et chantée pour l'anniversaire de cette boucherie capitaliste.

Vous trouverez la chanson en vidéo ci jointe.

J'enjoins tous ceux épris de liberté de la copier sur leur site ou sur les réseaux sociaux où ils s'expriment.

Après l'interdiction des manifestations syndicales, voici maintenant l'interdiction de chanter des chants du peuple.

Bientôt les poèmes de Victor Hugo, d'Apollinaire, de Desnos seront interdits de même ceux d'Aragon.

Notre pays sombre dans l'autoritarisme prélude à d'autres atteintes plus graves encore si l'on ne manifeste pas notre opposition républicaine.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #LIBERTE

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Publié le 2 Juillet 2016

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #LIBERTE

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Publié le 2 Juillet 2016

MEDIAS CONFISQUES
MEDIAS CONFISQUES

PEUX T'ON PARLER DE LIBERTE DE LA PRESSE QUAND C'EST LES POSSEDANTS QUI POSSEDENT LA QUASI TOTALITE DES MEDIAS ET EMBAUCHENT LEURS GENS A EUX POUR FAIRE LEUR PROPAGANDE ?

RESTENT TELE ET RADIO PUBLIC . ET AUSSI L'HUMANITE EN DIFFICULTE ET DONT J'INVITE MES LECTEURS A S'Y ABONNE.

Bernard Lamirand

nota : cliquez sur l'image pour agrandir

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PRESSE

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Publié le 2 Juillet 2016

Marx au travail sur le capital
Marx au travail sur le capital

LE PROCES DE LA PRODUCTION CAPITALISTE

Marx aborde dans son analyse de la reproduction simple la place de l’ouvrier producteur de richesse et le système qui l’enchaine.

Je cite : « Le procès de production capitaliste reproduit de lui-même la séparation entre travailleur et conditions de travail. Il reproduit et éternise par cela même les conditions qui forcent l’ouvrier à se vendre pour vivre, et mettent le capitaliste en état de l’acheter pour s’enrichir. Ce n’est plus le hasard qui les place en face l’un de l’autre sur le marché comme vendeur et acheteur. C’est le double moulinet du procès lui-même, qui rejette toujours le premier sur le marché comme vendeur de sa force de travail et transforme son produit toujours en moyen d’achat pour le second. Le travailleur appartient de fait à la classe capitaliste, avant de se vendre à un capitaliste individuel. Sa servitude économique est moyennée et, en même temps, dissimulée par le renouvellement périodique de cet acte de vente , par la fiction du libre contrat, par le changement des maitres individuels et par les oscillations des prix du marché du travail.

Le procès de production capitaliste considéré dans sa continuité, ou comme reproduction, ne produit donc pas seulement marchandise, ni seulement plus value ; il produit et éternise le rapport social entre capitaliste et salarié.

Nota : tiré du chapitre XXIII du livre I du capital , éditions sociales.

Le prochain article sera consacré à la plus value .

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Juillet 2016

HOMMAGE A BENOIT FRACHON

Evocation faite par Jean Pierre Dubois

HOMMAGE A BENOÎT FRACHON
En ce 80ème anniversaire de la grande grève de 1936, il convient de rendre hommage à ce grand dirigeant de la CGT. Apprenti métallo à 14 ans, syndiqué à 16 ans, Benoît Frachon, organisateur de luttes exceptionnel, devient secrétaire de la Confédération. A ce titre, il est un des négociateurs des accords Matignon de juin 1936 où la classe ouvrière arrache par sa grève générale les premiers congés payés et la semaine de 40 heures.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 1 Juillet 2016

Marx en plein travail sur son oeuvre "Le Capital"
Marx en plein travail sur son oeuvre "Le Capital"

MA PAGE MARX 1ER JUILLET 2016

Pendant les vacances, mon blog va se calmer sur l’événementiel. Je compte plutôt faire de cette période un moment de réflexion et de reprendre quelques grands extraits de Marx repris dans le Capital.

Cette semaine, je vais rappeler quelques éléments sur l’accumulation simple du capital, je cite Marx dans le livre premier du capital chapitre XXIII : « Quand un homme mange son bien en contractant des dettes, la valeur de son bien ne représente plus que la somme de ses dettes. De même quand le capitaliste a mangé l’équivalent de son capital avancé, la valeur de ce capital représente plus que la somme de plus-value qu’il a accaparée.

Abstraction faite de toute accumulation proprement dite, la reproduction simple suffit donc à transformer tôt ou tard tout capital avancé en capital accumulé ou en plus value capitalisée. Ce capital, fût-il le même, à son entrée dans le procès de production, acquis par le travail personnel de l’entrepreneur, devient, après une période plus ou moins longue, valeur acquise sans équivalent, matérialisation du travail d’autrui non payé.

Au début de notre analyse ( deuxième section) nous avons vu qu’il ne suffit pas de la production et de la circulation des marchandises pour faire naitre le capital. Il fallait encore que l’homme aux écus trouvât sur le marché d’autres hommes, libres, mais forcés de vendre volontairement leur force de travail, parce que d’autre chose à vendre ils n’avaient miette. La séparation entre produit et producteur, entre catégorie de personnes nanties de toutes les choses qu’il faut au travail pour se réaliser, et une autre catégorie de personnes dont tout l’avoir se bornait à leur propre force de travail, tel était le point de départ de la production capitaliste.

Mais ce qui fût d’abord point de départ devient ensuite, grâce à la simple reproduction, résultat constamment renouvelé. D’un côté, le procès de production ne cesse pas de transformer la richesse matérielle en capital et moyens de jouissance pour le capitaliste ; de l’autre, l’ouvrier en sort comme il est entré : source personnel de richesse dénuée de ses propres moyens de réalisation. Son travail, déjà aliéné, fait propriété du capitaliste et incorporé au capital, même avant que le procès commence, ne peut évidemment, durant le procès, se réaliser qu’en produits qui fuient de sa main. La production capitaliste, étant en même temps consommation de la force de travail par le capitaliste, transforme sans cesse le produit du salarié non seulement en marchandise mais encore en capital, en valeur qui pompe la force créatrice de la valeur, en moyens de production qui dominent le producteur, en moyens de subsistance qui achètent l’ouvrier lui-même. La seule continuité ou répétition périodique du procès de production capitaliste en reproduit et perpétue la base : le travailleur dans la qualité de salarié.

Dans un prochain article, nous verrons la transformation de la plus value en capital.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Marx

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Publié le 29 Juin 2016

RENCONTRE GOUVERNEMENT CGT CE JOUR

Rencontre avec le Premier ministre et la ministre du Travail

Intervention liminaire de la délégation CGT

mercredi 29 juin 2016

Sommaire

INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT

Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik

Monsieur le Premier ministre,

Madame la ministre du Travail,

Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourd’hui, contre elle une majorité de l’opinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Vous connaissez aussi nos propositions en faveur d’un Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui l’exercent.

Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de l’OIT.

En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de l’OIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de l’époque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à s’y méprendre à l’article 2 de votre projet de loi.

Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à l’infraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de l’OIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement :

« Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à l’encontre des principes des conventions 87 et 98 ».

Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton l’article 2 du projet de loi dit travail.

Si le gouvernement s’entêtait à le maintenir, il est clair qu’il exposerait la France à une violation grave et immédiate des conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT qui, je vous le rappelle, protègent les libertés syndicales et la négociation collective dans le monde.

Il serait irresponsable de demander la semaine prochaine aux députés d’adopter une loi bafouant aussi clairement le droit international du travail, et encore davantage d’utiliser une nouvelle fois le 49-3 à cette fin.

Nous prendrions alors immédiatement nos responsabilités en alertant l’opinion publique sur ces violations et en portant plainte devant les instances habilitées de l’OIT. Et croyez-moi, nous trouverons une majorité des organisations syndicales de ce pays pour le faire.

De notre point de vue, vous n’avez par conséquent, pas d’autre choix que de retirer immédiatement l’article 2 de la loi.

Mais il y a plus grave encore, Monsieur le premier ministre. Il n’y a pas que l’article 2 qui contrevient aux engagements internationaux de la France.

Le projet de loi dans son ensemble viole le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Si vous lisez les communiqués de la CGT, vous savez sans doute que nous sommes intervenus le 5 juin dernier à Genève lors de l’examen de la France par le Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations-Unies. Nous avons alerté ce comité sur le climat social en France, la stigmatisation et la répression du fait syndical, les dispositions du projet de loi Travail ainsi que son processus d’adoption.

Il y a quelques jours, les experts du comité ont rendu leur rapport. Il est accablant pour la France. Là encore, je me permets d’en citer de courts extrait. Voici ce que disent les experts des
Nations-Unies de votre projet de loi de manière générale :

« Le Comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail (…), y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu’il ne soit démontré que l’État partie a considéré toutes les autres solutions possibles. Le Comité engage l’État partie à s’assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n’ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur. Il l’exhorte également à s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail :

a) Est inévitable et pleinement justifiée (…) ;

b) Est nécessaire et proportionnée à la situation, (…) ;

c) N’est pas discriminatoire (…). »

Et voici ce que ces mêmes experts onusiens disent des atteintes aux droits syndicaux en France :

« Le Comité déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés. Il constate aussi avec inquiétude que l’espace démocratique de négociation des conventions collectives s’amenuise. Le Comité engage l’État partie à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles. Il l’engage également à assurer l’effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d’une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs (…) ».

Je vous épargne, Monsieur le premier ministre, les infractions qu’auraient pu constituer au regard du droit international les éventuelles interdictions de manifestation que vous vous êtes permis d’agiter la semaine dernière.

Vous l’aurez compris, le projet de loi « travail » est hors-la-loi internationale. Il l’est doublement : devant l’Organisation internationale du Travail et devant les Nations-Unies. Vous n’avez pas d’autre option que de le retirer. Sans quoi, nous n’aurons pas d’autre choix que de poursuivre la mobilisation contre un projet injuste et illégal.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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