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Publié le 19 Décembre 2016

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI en ligne

Canada : L’interdiction de l’amiante marque une victoire décisive pour le mouvement syndical

Bruxelles, 16 décembre 2016 (CSI En Ligne) : L’annonce aujourd’hui par le gouvernement Trudeau d’une interdiction sur l’importation, l’exportation la fabrication et l’utilisation de l’amiante représente une victoire décisive pour le mouvement syndical canadien. Malgré une interdiction initiale de l’amiante par le Canada en 2012, les importations de produits contenant de l’amiante ont connu une croissance constante au cours des cinq dernières années alors que divers produits contenant de l'amiante ont également été exportés du Canada.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Nous félicitons le mouvement syndical canadien pour sa victoire et la décision du gouvernement augmentera la pression sur les autres pays qui n’ont pas encore mis en œuvre d’interdiction en ce sens. Des dizaines de millions de personnes sont exposées à l’amiante et tous les gouvernements sont appelés à intervenir dès lors que le Canada doit à présent endiguer le bilan effroyable de mortalité et de maladie. »

Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada (CTC), a affirmé : « Les syndicats canadiens ont travaillé sans relâche durant des décennies avec les survivants et les spécialistes de la santé pour obtenir cette interdiction. Nous savons que cela contribuera à renforcer les protections en matière de santé et de sécurité pour les travailleurs, de même qu’à rendre les lieux de travail et les espaces publics plus sûrs pour tout le monde. »

Dans le cadre de sa campagne pour l’interdiction, le Congrès du travail du Canada a aussi appelé le gouvernement à mettre sur pied un registre des personnes atteintes de maladies de l'amiante, à mettre en œuvre une réponse sanitaire globale couvrant la détection et le traitement précoces, des mesures ciblées sur les personnes travaillant dans des situations où l'amiante est présent, comme les rénovations de bâtiments, et des normes standardisées au niveau national en vue de l’élimination de l’amiante. Le CTC en a aussi appelé le gouvernement à soutenir les demandes soumises aux Nations Unies pour l’inscription de l’amiante blanc ou chrysotile à la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam http://www.pic.int/. Le gouvernement a en outre signalé qu’il « mettrait à jour sa position » concernant la convention contre l’amiante.

À lire également :
http://canadianlabour.ca/news/news-archive/canada's-unions-celebrate-federal-asbestos-ban
http://www.newswire.ca/news-releases/government-of-canada-to-ban-asbestos-606782976.html

La CSI représente 181 millions de travailleurs/euses au travers de 340 organisations affiliées nationales dans 162 pays et territoires

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme international

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Publié le 17 Décembre 2016

DASSAULT condamné en rafale !

Par Arrêt de la Cour d’appel de renvoi après cassation, Dassault vient de se faire une nouvelle fois condamner pour discrimination syndicale à l’encontre de sept camarades du site de Biarritz. Cette décision est définitive les délais de recours étant dépassés.

Les sommes que l’avionneur avait extorquées à chacun tout au long de leur carrière atteignent un montant de 1 100 000 €. Elles s’échelonnent entre 100 000 € et 195 000 € et seront payées sous forme de dommages et intérêts.

Il devra aussi requalifier cinq d’entre eux toujours présents aux effectifs au statut cadre. Victoire totale, réparation intégrale des préjudices, il aura fallu huit années de combat judiciaire pour parvenir à cet épilogue heureux.

Pour sa part, l’employeur ne souhaite pas commenter cette décision de justice et de simplement préciser que : » la société attache une grande importance au fait syndical et, aujourd’hui, il existe dans l’entreprise un accord permettant de suivre le déroulement de carrière des représentants du personnel. » Si la société attache une grande importance au fait syndical, il serait bon que ce ne soit pas sur le mode discriminatoire. Démenti par les faits Dassault serait mieux avisé de reconsidérer sa politique répressive envers les militants de la CGT s’il ne veut pas se voir régulièrement rappeler à l’ordre et condamner par la justice.

Souhaitons toutefois que la défense nationale n’en soit pas affectée…

François CLERC

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Décembre 2016

JE METS EN LIGNE UN EXTRAIT D'UN ARTICLE DE LA VOIX DU NORD SEUL JOURNAL A AVOIR PARLE DE CETTE GREVE A ARCELOR DUNKERQUE LA PLUS GRANDE USINE DE PRODUCTION D'ACIER EN FRANCE;

PLUSIEURS MILLIERS DE SALARIES SONT EN LUTTE.

JE PUBLIE CET ARTICLE AU MOMENT OU UNE DISCUSSION EST ENGAGEE AU SIEGE D'ARCELOR.

BRAVO AUX CAMARADES ET AUX SIDERUGISTES DE LUTTER POUR LES SALAIRES FACE A CE PATRON MILLIARDAIRE MITTAL.

BERNARD LAMIRAND

DUNKERQUE

Grève chez Arcelor : une réunion de la dernière chance à Paris ce jeudi

Alors que la grève, initiée par la CGT, syndicat majoritaire, atteint ce jeudi son septième jour chez ArcelorMittal, une dernière réunion de négociations sur les salaires se tient, à Paris. Pour l’heure, l’usine tourne au ralenti, soit une perte de production qui dépasserait déjà les 50 000 tonnes.

Par Olivier Dufourg | Publié le 14/12/2016

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Les syndicats d’ArcelorMittal attendent beaucoup de la dernière réunion de ce jeudi, à Paris. PHOTO MARC DEMEURE

Rarement un conflit autour des NAO (négociation annuelle obligatoire) sur les salaires aura pris de telles proportions chez ArcelorMittal. Alors que la CGT réclame une augmentation générale de 3 %, et que la direction ne propose que 0,2 % (plus une prime de 120 € en cas de signature d’un accord), l’usine tourne actuellement au ralenti, soit une perte de production qui dépasserait déjà les 50 000 tonnes de brames.

D’un côté, les trois hauts-fourneaux du site (HF2, HF3 et HF4) fonctionnent en alternance ; de l’autre, le train continu à chaud (TCC), dernière étape dans le processus de production avant l’usine proche de Mardyck, est à l’arrêt. Pour faire fonctionner les installations en toute sécurité, la préfecture a signé un arrêté vendredi pour réquisitionner du personnel.

« Il y a bien un malaise dans l’usine car les salariés, syndiqués ou pas, ont débrayé eux-mêmes sans qu’on leur demande quoi que ce soit »

Pour résumer la situation, tant la CGT, syndicat majoritaire, que la CFE-CGC et la CFDT sont d’accord sur au moins un point : en gros, la direction doit faire un effort et avancer des propositions « décentes » en termes d’augmentation des salaires. Sur la forme, en revanche, les trois syndicats, qui s’expriment chacun en leur nom (traduisez qu’aucune intersyndicale n’a été formée) revendiquent des moyens d’action différents.

Pour la CGT, c’est la voie du bras de fer avec la direction qui a été engagée. De son côté, la CFE-CGC, qui redoute les conséquences économiques d’une telle action, n’a pas appelé à la grève et se dit prête « à jouer le rôle de médiateur si besoin » pour débloquer le conflit. Quant à la CFDT, elle résume : « Il y a bien un malaise dans l’usine car les salariés, syndiqués ou pas, ont débrayé eux-mêmes sans qu’on leur demande quoi que ce soit. »

« Toutes les catégories de personnels » concernées

Malaise, vous avez dit malaise ? Pour la CGT, il va beaucoup plus loin que la seule question des NAO, « et concerne le niveau de rémunération en général, l’emploi, les conditions de travail, etc. », résume Bernard Colin, secrétaire CGT du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Et comme le souligne Philippe Verbèke, représentant du syndicat dans l’usine de Mardyck, « ce sentiment touche toutes les catégories de personnels, et Montataire, Desvres et Fos-sur-Mer ont débrayé. Heure après heure, le mouvement se propage, ce qui prouve que le malaise concerne tout le groupe. »

Ce jeudi, une dernière réunion de négociations se tient à Paris. Pour la CGT, « nous n’avons pas l’intention de calmer le jeu. La direction a été prévenue bien en amont que nous n’accepterions pas une augmentation comme celle proposée, qui est indécente. Et même si elle double ce chiffre, ce serait très mal vécu ».

« Cela n’aide pas les négociations »

Avec le train continu à chaud (TCC) qui est l’arrêt, c’est l’usine de Mardyck qui risque d’être pénalisée si le mouvement devait perdurer chez ArcelorMittal. Située dans le prolongement de l’usine à chaud de Dunkerque, d’où elle reçoit sa matière première (le « coil »), Mardyck relamine à froid cette bobine pour lui donner les caractéristiques finales demandées par les clients. Mais si le TTC ne fonctionne pas…

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Luttes

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Publié le 15 Décembre 2016

Je mets en ligne cette déclaration de la CSI mais va t'on continuer longtemps à garder des relations politiques, économiques, sportives avec ce système qui enferme des travailleurs dans ce réduit capitaliste mais en même temps moyenâgeux.

Nous avons vu se tenir sous une chaleur torride, dans des rues vides , les championnats du monde de cyclisme, quelle idée d'aller faire ce sport dans ce pays où règnent les grosses voitures des émirs et consorts, est ce pour le pognon ? Certainement...

Mais les travailleurs sont là-bas dans des conditions que les bonnes âmes médiatiques et politiques s'en satisfassent ainsi que les rapaces qui vont chercher des contrats pour construire des tours toujours plus grandes qui rapportent gros d'autant plus que les salariés qu'ils emploient sont payés à coups de fronde pour ainsi dire.

Et l'on sait que bientôt les footballeurs devraient faire leur coupe du monde dans ce pays et dans des stades ou des centaines de travailleurs immigrés y ont perdus la vie.

Il faut relancer l'exigence d'annuler la coupe du monde de foot dans ce pays? Tant pis pour les promoteurs et les profiteurs....

Bernard Lamirand

 

Les « Réformes » du travail au Qatar : De nouvelles étiquettes sur de vieilles lois

Bruxelles, 13 décembre 2016 (CSI En ligne) : L’annonce par le Qatar de « réformes » à sa législation du travail laisse les travailleurs migrants sous le contrôle total des employeurs, perpétuant par-là même le système d’esclavage moderne qui sous-tend le programme d’infrastructure titanesque en préparation de la Coupe du monde de football de 2022.  

La nouvelle législation maintient le système des visas de sortie qui permet aux employeurs de retenir les travailleurs contre leur gré au Qatar pour des périodes pouvant aller jusqu’à cinq ans et d’empêcher ces mêmes travailleurs de changer d’emploi pendant toute la durée de leur contrat. Elle autorise désormais aussi les employeurs à garder les passeports des travailleurs, chose auparavant interdite par la loi, quand bien même celle-ci était rarement  appliquée. Il est toujours interdit aux travailleurs de former des syndicats et de mener des négociations collectives et étant donné l’absence d’un salaire minimum, les travailleurs sont rémunérés en fonction de leur pays d’origine plutôt que sur la base du travail qu’ils effectuent.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré : « Le Qatar a donné un nouveau nom au système abjecte de la kafala, or le fait est que les travailleurs migrants resteront asservis à leur employeur. Apposer de nouvelles étiquettes sur de vieilles lois n’ôtera en rien l’infamie de l’esclavage moderne et les travailleurs continueront à être contraints de travailler sous un système d’emploi féodal. L’un des pays les plus riches du monde est responsable du maintien des travailleurs dans la pauvreté et la servitude, avec des taux indicibles de travailleurs morts ou blessés au travail. »

Par cette nouvelle manœuvre, le gouvernement cherche à détourner la condamnation internationale du traitement abusif réservé à sa main-d’œuvre migrante, et ce à l’approche d’une décision-clé de l’Organisation internationale du travail attendue en mars prochain concernant l’ouverture d’une commission d’enquête sur le Qatar.

« Les sociétés internationales qui opèrent au Qatar doivent s’assurer qu’en l’absence d’une législation du travail du 21e siècle, l’ensemble de leurs opérations dans le pays soient conformes aux normes internationales du travail ; quant à la FIFA et aux autres organismes sportifs qui entretiennent des relations commerciales avec le Qatar, ceux-ci sont appelés à exercer des pressions concrètes en vue de réformes réelles », a déclaré madame Burrow.

La CSI représente 181 millions de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 162 pays et territoires.

Suivez-nous sur le web : http://www.ituc-csi.org et http://www.youtube.com/ITUCCSI
 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #LIBERTE

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Publié le 13 Décembre 2016

Valeurs républicaines ? Basta, dit la Cour !

lundi 12 décembre 2016

La CGT a contesté la décision de la Direction générale du travail de valider les listes du Syndicat des travailleurs corses (STC) pour les élections TPE sur tout le territoire français.
La volonté de la CGT répond à son engagement à lutter contre toutes formes de discrimination et, bien sûr, contre celle concernant les salariés en fonction de leurs origines. C’est cela que prône le STC avec la préférence pour les Corses, leur volonté de « corsisation » des emplois et la défense des salariés corses.
La décision que vient de prendre la Cour de cassation représente une démission de la justice à faire respecter les règles de la République !
Pour contester le droit du STC à prôner la discrimination entre salariés, la CGT a étayé son dossier par plusieurs éléments de preuve : comme une grève organisée contre la nomination de 3 salariés « continentaux » ou des déclarations publiques de responsables du STC indiquant que l’action visant à la « corsisation » qui était jusqu’alors pacifique « pourra amener des actions différentes » !
Ces éléments de preuve ont tous été repris par l’avocat général et par la rapporteure de la Cour de cassation. Ces derniers ont estimé qu’ils prouvaient l’effectivité de l’appel à discrimination prôné par le STC et le caractère discriminatoire du syndicat.
Le Défenseur des droits est également intervenu en ce sens dans le dossier.
La CGT s’insurge contre cette décision qui ne semble répondre qu’à des considérants politiques et se réserve le droit de poursuivre ses actions juridiques.
Ce qui est surprenant et dangereux pour la démocratie, c’est qu’on estime qu’une organisation qui prône la discrimination ne contrevient pas aux règles républicaines.
Elle continuera à mener le combat contre toutes les discriminations et la division des salariés.
Elle s’engage à poursuivre avec les salariés son action pour la conquête de droits nouveaux et collectifs.
Elle appelle ses militantes et militants à amplifier leurs mobilisations dans la campagne électorale en cours, les salariés à se mobiliser dans les urnes en votant massivement pour les listes CGT.
Ensemble, mobilisés pour conquérir des droits et défendre les intérêts de tous les salariés.
Montreuil, le 12 décembre 2016

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Décembre 2016

LA MYSTIFICATION  POUR SUPPRIMER LES COTISATIONS  DE LA SECURITE SOCIALE

Le monde politique s’agite beaucoup en ce moment autour de la cotisation sociale.

De quoi parle-t-on ?

Il s’agit des cotisations qui permettent de payer des prestations sociales tant dans les domaines de la santé, des allocations familiales, de la retraite, d’accidents du travail ou  du chômage pour les plus importantes.

L’entreprise (qu’il ne faut pas confondre avec l’employeur) et les salariés en payent chacun une partie plus ou moins élevée .

Certaines cotisations sont  payées uniquement par l’entreprise par exemple concernant  les accidents du travail et les allocations familiales pour ce qu’il en reste après les reculades  des socialistes.

La cotisation est retenue chaque mois sur la feuille de paie et versée sous différentes formes aux salariés-es selon leurs besoins tout au long de la vie. Ces besoins  sont en fonction des problèmes qui se présentent à l’assuré et à sa famille pour l’éducation et la santé, puis plus tard pour la retraite  ou encore en cas de d’accidents du travail, de chômage ou  de maladie professionnelle.

Ce sont des cotisations assurant une solidarité entre tous les travailleurs à l’inverse de ce qui existait dans le passé autour d’œuvres charitables ou de systèmes assurantiels selon les moyens des intéressés.

En fait, c’est une partie du salaire, que l’on peut définir comme salaire socialisé,  provenant du prix de la force de travail et des acquis tels ceux garantis dans les conventions collectives ou dans le code du travail ou de la Sécurité sociale.

Ces cotisations ont une histoire, la plupart proviennent de la construction d’une Sécurité sociale établie selon les principes de la solidarité remplaçant les vieux systèmes assurantiels datant d’avant guerre.

Le Conseil national de la résistance (CNR) en fut l’inspirateur. Le législateur à la libération en fut le maitre d’œuvre avec le gouvernement provisoire et la CGT et le parti communiste français furent avec Ambroise Croizat ceux qui concrétisèrent son existence et  son financement par la cotisation et refusèrent de mettre en place un système par l’impôt comme en en Grande Bretagne. Le système britannique, faut-il le rappeler, n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même sapé par les remises en cause de l’état acoquiné au libéralisme.

Croizat, ministre du travail et de la Sécurité sociale et Pierre Laroque directeur de la sécurité sociale, eurent à faire face aux opposants de  la Sécurité sociale afin  que celle-ci reste dans les tiroirs et ne fonctionne pas selon les principes de la solidarité et de la cotisation.

Croizat gagna de haute lutte le débat pour que la cotisation soit retenue et l’impôt refusé sous la base que la Sécurité sociale appartenait à ceux qui en avait le plus besoin, c'est-à-dire ceux et celles qui créaient la richesse par leur travail.

Le patronat discrédité par sa collaboration avec les nazis et avec le régime de Vichy, n’était pas possibilité de s’y opposer.

Cependant, les critiques ne tardèrent pas à se multiplier et le patronat  et les professions du commerce et de l’artisanat s’opposèrent particulièrement à ce que la cotisation sociale régisse le financement de la Sécurité sociale.

Le débat n’est donc pas nouveau de ces gens là concernant la remise en cause de la cotisation sociale dont d’ailleurs, plus tard ils en profitèrent devant leurs régimes particuliers en faillite.

Le patronat l’a toujours estimé dans ses comptes comme une charge et un cout.

C’est un jugement du profiteur :  le salaire brut et celui socialisé sous le biais de cotisations assis pour leur calcul sur l’assiette salariale  permettent le développement social et économique en  satisfaisant  les besoins de la population.

Evidemment, ce prix de la force de travail  vient déjouer les calculs patronaux visant à diminuer sous prétextes de charges son prix pour permettre au profit de prospérer avec les dividendes et les actions de plus en plus élevés au fur et à mesure du transfert de la cotisation dite patronale dans les profits.

Alors oui, il y a un leurre : l’intégration de la cotisation des salariés dans le salaire brut est une manipulation patronale.

Alors ils ont trouvé quelques arnaqueurs qui parlent en ce moment dans les présidentielles les uns de supprimer toutes les cotisations sociales et les autres de supprimer celles des salariés pour augmenter leur salaire, disent-ils, la main sur le cœur.

C’est donc  une arnaque….

Ainsi  ils ont trouvé un stratagème : supprimer la cotisation salariale et faire ainsi gonfler le salaire net et faire croire que les salariés palperont  un salaire plus élevé en ne regardant que le net à payer qui sera plus élevé.

Illusions….

En effet qui paiera alors les prestations en matière de maladie, de mutuelles, la retraite régime général et celle des complémentaires  etc. ?

Nous nous trouverons alors dans plusieurs cas de figure :

1)      Une TVA  sociale (avancée par la droite et aussi par  le caméléon Macron mais aussi certains sociaux libéraux) qui  demain pourrait être ajustée et augmentée selon les dépenses à assurer par les consommateurs dont on sait que les salariés en sont les principaux contributeurs.

2)      De reporter sur l’impôt sur le revenu toutes les dépenses de Sécurité sociale et faire payer jusqu’au plus petit salaire la plus petite retraite ou pension.

3)      De garder un minimum de cotisations sociale pour financer le gros risques maladie et confier aux assurances privées et aux mutuelles la totalité des autres prestations maladie mais aussi de réduire la retraite à un minimum (fusion régime général et Arco et Agirc avec un système par point individuel et en fonction d’un prix du point reflétant la réalité du précariat du salarié et des salaires versée souvent plus bas) et pour compléter avec l’obligation de s’assurer individuellement dans des retraites par capitalisation.

Dans ce cadre, évidemment le patronat sera la grand gagnant puisqu’il ne paiera plus aucune centime de cotisations sociales et c’est déjà le cas en partie avec les exonérations jusqu’à 1,6 smic.

Je rappelle que ces exonérations en matière de cotisations dites de l’employeur devaient permettre aux entreprises, libérées de ces charges comme ils disaient, de créer plus d’un million d’emploi selon Gattaz. Résultat affiché par le pole emploi plus de 500000 chômeurs en plus depuis le quinquennat de Hollande et plein de salariés en emplois précaires mal payés et de nombreux sans emploi à la rue.

Donc, un leurre, une farce, une tromperie sur la marchandise puisque ce que les salariés récupéreront en salaire direct le perdront par l’augmentation de la TVA  ou autres subterfuges décrits précédemment : leur supplément de revenus en salaire sera vite pompé dans la non revalorisation de leur salaire et l’abaissement de celui-ci par un prix de la force de travail dégradé puisqu’en même temps les heures supplémentaires ne seront plus payées ou alors au minimum de 10 %.

A noter également qu’en même temps le patronat compte réaliser une plus grande productivité du travail sans en payer le prix aux salariés concernés.

Le patronat et l’assurance privée  seront donc les seuls bénéficiaires de cette manipulation concernant la cotisation sociale.

Le financement de la Sécurité sociale par l’impôt ou par des contrats d’assurances privées tant pour la santé que pour les retraites entrainerait alors  à des grandes inégalités entre ceux qui auront les moyens de se payer des contrats complémentaires les plus sophistiqués et les autres réduits à une médecine du pauvre et à des retraites minables.

En fait, en radiant la cotisation sociale, c’est la remise en cause de la  plus belle conquête de la libération,  celle que les français tiennent plus : la Sécurité sociale.

 

Bernard LAMIRAND Animateur du comité d’honneur  national Ambroise Croizat

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SECURITE SOCIALE

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Publié le 12 Décembre 2016

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Décembre 2016

Corée du Sud : des travailleurs de Samsung à la FTM-CGT pour alerter sur le comportement du géant mondial de l’électronique grand public

Samsung, groupe sud coréen, est considéré comme un état dans l’état dans le pays de 50 millions d’habitants. Plusieurs campagnes internationales lancées par la confédération KCTU et la fédération de la métallurgie KMWU ont mis en lumière les pratiques d’un autre temps du géant de l’électronique : travail forcé, politique anti-syndicale systématique, mépris des règles de santé au travail, fraude fiscale, entente sur les prix, …

C’est pour alerter les travailleurs et les opinions publiques européennes qu’une délégation de travailleurs de l’entreprise fait actuellement une tournée des syndicats en Europe, afin témoigner des infractions du groupe Samsung en Corée du Sud.

Le Secrétaire Général du syndicat des travailleurs de Samsung, Kim Sung Hwan, a été le premier à tenter de créer un syndicat de l’entreprise en 1996. Il a depuis lors licencié, emprisonné et surveillé par le groupe et les autorités coréennes. Présent, lors de la rencontre avec la FTM-CGT, lundi 5 décembre, il a témoigné de la souffrance des travailleurs. Protégé par les autorités du pays, Samsung fait travailler ses salariés au contact de produits hautement cancérigènes sans protection adéquate. De multiples cas de leucémies résultant du travail au contact de terres rares ont été rapportées, sans pour autant que les autorités sud-coréennes reconnaissent leur caractère professionnel.

De veuves des travailleurs défunts étaient également présentes afin de témoigner des souffrances de leurs époux et l’attitude totalement déshumanisée de l’entreprise, qui sont allé jusqu’à les frapper alors qu’elles manifestaient pacifiquement devant le siège à Séoul. Les travailleurs préparent désormais avec la KCTU une grande campagne internationale contre le groupe Samsung et comptent sur notre solidarité.

Cliquez ici pour télécharger le programme de la tournée européenne :

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #FTM CGT

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Publié le 5 Décembre 2016

Je joins dans mon blog quelques informations tirées du site de la CGT concernant les élections dans les petites entreprises de moins de 11 salariés-es.

J'appelle, comme je le fais  également, à discuter quand on rencontre des salariés-es de ces petites entreprises à non seulement voter mais aussi rejoindre la CGT;

La CGT s'est engagée dans une vaste bataille pour être au plus près de tous ces salariés victimes souvent d'une surexploitation avec des salaires, un temps de travail et des conditions de travail indignes.

N'hésitons pas à les rencontrer dans les restaurants, les cafés et bars, les PME de l'artisanat et du commerce, dans les professions sanitaires etc

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 4 Décembre 2016

REPRISE D'UN ARTICLE QUE J'AI FAIT EN 2014

A QUI LA BROUETTE ? AUX FONCTIONNAIRES OU AUX ACTIONNAIRES !

C’est un sondage IFOP, commandé par le Figaro, qui le dit : 60 % des français trouvent qu’il y a trop de fonctionnaires.

Ainsi on pourrait dire :

A l’hôpital public, s’il y a attente longue pour examens et opérations chirurgicales et si les services d’urgence tardent à nous soigner c’est parce qu’il y trop de docteurs et d’infirmières fonctionnaires.

A la SNCF, s'il y a trop de trains sans conducteurs, du retard pour réparer le matériel ferroviaire et les rails qui déraillent et si la SNCF nous conduit dans ces conditions, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A la Sécurité Sociale, s’il faut des semaines pour avoir des renseignements, un papier, un règlement, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A la Mairie, si les files d’attente se multiplient pour l’état civil,pour des renseignements sur des droits, sur les cartes d’identité à renouveler, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A l’hôtel des impôts si les queues augmentent sans cesse pour faire le point sur ses impôts, régler des contentieux, faire un changement, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

Sur nos routes départementales si celles-ci sont remplies d’ornières, ne sont plus réparées à temps, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires départementaux des Ponts et chaussées.

A l’hôtel de police, si les affaires et les urgences trainent en longueur, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A l’école, si les élèves sont en retard de formation, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

S’il n’y a pas assez de maisons de retraites et si celles -ci sont inabordables et demandent des années d’attente, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

A la télévision si on passe des navets tous les jours, c’est parce qu’il y a trop de fonctionnaires.

Mais pose t'on les questions suivantes :

N’y a-t-il pas trop de patrons trop payés ?

N’y a-t-il pas trop d’experts à la radio et à la télévision pour nous bourrer le mou avec le trop plein de fonctionnaires ?

N’y a-t-il pas trop de profits et de rentes pour les capitalistes ?

N’y a-t-il pas trop d’assurances privées qui piquent le pognons des assurés ?

N’Y a-t-il pas trop de paradis fiscaux ?

N’y a-t-il pas trop de patrons tricheurs et fraudeurs qui ne déclarent pas leurs salariés ?

N’y a-t-il pas trop de rentiers?

N’y a-t-il pas trop de riches?

N’y a-t-il pas trop de PDG présents dans les sociétés du CAC 40 et cumulant quantités de dividendes et de retraites chapeaux dans les diverses sociétés avec jetons de présence ?

En fait n’y a-t-il pas un trop faible revenu pour les salariés et les retraités et trop plein de revenus et de belles places pour les privilégiés de la fortune et du système capitaliste?

Bref n’y a-t-il pas trop de riches et trop de pauvres, trop de capital et trop de bas salaires et retraites.

Si !

Chiche le Figaro des riches, l’IFOP propriété de Madame Parisot, ex présidente du Medef et bien reconvertie touchant de bons émoluments, de faire un sondage sur le trop perçu de ceux qui se font de l’argent en dormant.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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