Publié le 2 Septembre 2007

 

UNE JOURNEE A FRIC

La droite met en oeuvre son programme.

La bourgeoise, Maitre Lagarde y veille.

L'avocate des milieux d'affaires américains nous a gratifié de deux décisions ce soir.

-Une politique de rigueur: il faut équilibrer le budget dit-elle et de s'en prendre aux fonctionnaires en faisant des économies sur le personnel.Plus de 22000 fonctionnaires partant en retraite ne seront pas remplacés cette année et l'an prochain selon les décisions du Président de la République, c'est un fonctionnaires qur deux qui ne sera pas remplacé. De quoi payer les cadeaux aux riches: les 25 milliards reçus dans le cadre du paquet fiscal.

-L'énergie: l'annonce de la création d'une nouvelle entreprise regroupant pour l'énergie : Suez et gaz de France. Cette entreprise sera privée nous indique le secrétaire général de l'Elysée.

Deux faits, que la télévision nous passe comme de bonnes décisions, et c'est à peine si l'on s'attarde sur le désaccord des organisations syndicales et en particulier de la CGT.

Ces deux décisions sont graves pour le commun des mortels; moins de fonctionnaires, c'est moins de services publics notamment pour l'éducation de nos enfants ou pour la santé.

Les franchises décidées par le gouvernement vont frapper au porté monnaie les travailleurs et les retraités.

Le gaz privatisé coûtera plus cher et sera placé sous la coupe des actionnaires qui réclameront des hausses significatives pour maintenir leur porte feuille d'actions dans ce nouveau groupe.

Et pendant ce temps là, Sarkozy, se montre et essaye de cacher cette réalité en occupant la scène médiatique qui est devenu sa propriété.

La rentrée ne peut pas être celle de l'acceptation de ces mesures et de laisser à Sarkozy "le temps de réaliser" comme j'ai pu l'entendre dans les commentaires de ces aboyeurs professionnels des médias aux ordres de la droite.

Marie Georges Buffet a raison de secouer et de placer "la fête de l'huma" sous le signe de la lutte. Hélas, aujourd'hui nous avons vu le triste Hollande nous gratifier de bons mots et de n'avoir aucune vélléité de luttes pour répondre à ces attaques de la droite.

Comme si il suffirait d'attendre que les problèmes du parti socialiste soient réglés pour discuter d'autres choses. Et l'on a vu l'inénarrable Rocard pointait son nez à La Rochelle pour justifier ses amitiés avec Sarkozy.Il est vrai que le Sieur Rocard doit jouir d'une certaine admiration comme pour Blair de la part du Chef de l'Etat.

Alors, je crois qu'il faut que chacun d'entre nous exerce la pression, là où il est, pour que l'on sorte de cet attentisme. Le pouvoir d'achat est l'antidote des dividendes aux actionnaires; alors agissons là dessus.

J'espère que l'appel de Marie George Buffet sera entendu largement et que chacun dans ses responsabilités syndicales ou politiques saura faire ce qu'il faut pour la mobilisation en cette rentrée 2007.

Ne laissons plus la parole à Sarkozy et au MEDEF

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 30 Août 2007


jeudi 30 août 2007

LE MEDEF EXIGE UNE RETRAITE PLUS TARDIVE

L'Université d'été du Medef est un moment important pour les patrons pour faire connaître leur stratégie en matière sociale.

Chacun se rappellera qu'un tir d'artillerie de préparation a eu lieu, préparé par un sondage, indiquant que les français étaient d'accord pour repousser la retraite après 65 ans. Ce sondage fait bien les affaires du patronat.

J'ai eu l'occasion de donner mon opinion sur la valeur de ce sondage: "voir blog http://ber60.over-blog.com/

Madame Parisot s'est donc prononcée, dans son discours d'introduction, pour mettre en avant cette question de l'âge de la retraite.

Une façon de faire pression sur des négociations qui vont s'engager bientôt concernant la retraite. Rappelons que le Plan Fillion, qui devait nous sortir de l'ornière, a fait faillite.

En préconisant de rallonger le nombre d'années de cotisations et de porter dans un premier temps la retraite à 62 ans, Madame Parisot défend son pré-carré: celui des profits; celui des actionnaires.

L'idée qui germe derrière ces propositions, c'est de refuser de revoir le financement des retraites et de prendre une part plus grande de la valeur ajoutée pour les payer.

C'est également vouloir en finir avec la cotisation de l'entreprise et non de l'employeur comme il est souvent mentionnée.

Et derrière cela , c'est créer les conditions pour que le financement repose sur la fiscalité. J'ai remarqué que les deux invités syndicalistes du Medef ( FO et CFDT) avaient réagi négativement contre ces propositions.

C'est une bonne nouvelle, à condition de ne pas capituler plus tard en rase campagne comme l'a fait Chérèque lors du plan Fillion.

Il me semble, que ce dossier de la retraite pourrait mériter une concertation de toutes les organisations syndicales pour engager le combat non seulement pour maintenir les départs à 60 ans dans le privé mais aussi assurer le devenir des régimes spéciaux.

Voilà un dossier qui peut permettre de rassembler tous les travailleurs pour défendre ce droit à la retraite.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Août 2007



SURPRENANT

Par Bernard LAMIRAND 

Un article ce matin paru dans l'humanité me laisse perplexe.

L'article "PCF: toutes les questions sont ouvertes" m'interrogent fortement sur le sens des réponses esquissées par l'auteur Olivier Meyer journaliste de l'humanité.

Je cite " Les premières prises de position publiques de dirigeants permettent de penser que les clivages qui traversaient le parti ces derniers temps seront bousculés.Certaines de ces positions s'inscrivent dans le débat sur une recomposition de la gauche, se prononçant parfois sur la nécessité de créer une nouvelle force politique.D'autres, sans forcément écarter l'idée d'une recomposition militent pour que le débat s'ouvre d'abord sur l'état de la société, les réponses à porter aux défis du monde. Marie- George Buffet s'est pour le moment interdit de mettre en débat son propre point de vue. Elle pourrait commencer à le faire lors de sa rentrée politique le 30 août lors du rendez-vous national de la vignette......".

Ce commentaire du journaliste m'interroge dans le sens de la mise en avant d'une nouvelle organisation politique: laquelle ? Proche des socialistes, proche de la LCR  !

Et si des communistes ont un autre avis sur la question ?
Olivier Mayer semble l'ignorer; par exemple il y a des communistes, j'en suis, qui pense que le PCF à de l'avenir au sein d'une gauche qui doit faire la clarté sur sa démarche par rapport au capitalisme et non par le bout de la lorgnette du libéralisme qui n'est qu'une forme particulière de la stratégie du capital.

Je crains que certains sont déjà entrain de manipuler le débat pour mettre en valeur des thèses que je ne partage pas ; notamment celle de Gayssot cherchant sa voie dans un nouveau parti qui ne porterait plus le nom de communiste.

Je comprends que certains veulent en rabattre sur l'idée du communisme, ce mot gêne certains dans leur tentative de participer à la naissance d'un mollusque invertébré regroupant des forces disparates dont on a vu le résultat avec les comité anti-libéraux.

Que les choses soient claires, pour ma part, je ne m'oppose pas à un travail de la gauche sur la base d'un front anti-capitaliste mais cela peut et devrait se faire avec un parti communiste en prise avec le 21eme siècle et la pensée Marx laquelle je tiens particulièrement.

J'ai saisi encore dans cet article que les dirigeants vont bientôt donner leur point de vue, c'est leur droit au même titre que tous les communistes; mais c'est seulement leur droit; tout le monde compte pour un.

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 23 Août 2007


L’HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER CONVOQUEE PAR SARKOZY

Nous venons de vivre une période électorale où l’histoire fut appelée à comparaître; cela se poursuit actuellement.

L’histoire n’est pas neutre et cela nous le savons depuis longtemps.

Nous savons par exemple comment a été contée à l’école celle de la colonisation.

Une réhabilitation de l''époque coloniale, de l’emprise des colons français comme bienfaiteurs et civilisateurs, montrent que l’idéologie dominante est toujours prête à tout pour falsifier la réalité.

Mais nous n’avions pas tout vu !

Sarkozy pour les besoins de sa propagande n’a pas hésité à s’emparer de l’histoire du mouvement ouvrier et de la résistance.

Il fallait le faire !

Utiliser Jaurès, Blum, Môquet pour s’emparer de valeurs qui ne sont pas les siennes, c’est instrumentaliser l’histoire sociale.

En même temps, il dénonce 1968 comme responsable de la perte de valeurs mais derrière il y a  tous les acquis sociaux de 1936-1945,1968 qui sont menacés.

Remanier l’histoire, prendre à témoins des révolutionnaires, des grands penseurs, des résistants, c’est d’une certaine  façon pousser l’offensive idéologique pour combattre les valeurs ancrées dans le peuple autour du social, de l’humanisme, de la solidarité et de la résistance à l’oppression.

Guy Môquet a été choisi comme jeune pour évoquer cette France de la résistance et du sacrifice.

Guy Môquet, les métallos connaissent son histoire.

Le Président de la République, en prenant la décision de faire lire dans les écoles sa dernière lettre avant d’être fusillé, ne peut rester à la seule lecture de cet adieu à sa famille.

D’ailleurs les enfants n’en resteront pas là ;  ils voudront savoir les raisons  pour lesquelles la mort a été prononcée pour un jeune de 17 ans.

Il faudra donc expliquer l’exécution des 27 de Chateaubriand.

Et là, l’histoire ne peut en rester à l’instrumentalisation qu’en a fait Sarkozy. Qui a conduit au poteau d’exécution ces jeunes hommes militants syndicaux et membres du parti communiste ?

La question sera posée, les enseignants seront interrogés et il faudra y répondre dans les classes ;  l’on saura alors que ces hommes du peuple ont été arrêtés par un gouvernement français avant l’occupation parce qu’ils étaient communistes et livrés par ce même gouvernement aux forces d’occupation.

Ils ont été livrés par Pétain et par des gendarmes français aux nazis. Leur bourreau est  Pucheu : celui qui en 1936 participait au titre du puissant comité  des forges aux négociations de Matignon.

C’est cet individu, ministre de l’intérieur de Pétain qui coucha la liste des otages à exécuter et il nomma tous ces syndicalistes et communistes pour se venger de l’affront subi en 1936 quand ce patronat de la métallurgie dû céder face aux revendications qu’exprimait la CGT.

Oui, en lisant et commentant la lettre de Guy Môquet, il viendra à l’idée quentin, il est temps que l’histoire sociale soit enseignée à l’école.

Pourquoi pas en 2008, celle des occupations d’usines en 1968 et de ce qu’elles ont permises comme progrès sociaux.

Bernard Lamirand

Président de l’Institut d’histoire sociale CGT de la métallurgie

                                 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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