Publié le 26 Août 2012

LES  FOUETTARDS

 

En fin de semaine, Merkel et son ami Hollande ont reçu tout à tour le premier ministre grec venu demander un petit délai supplémentaire pour gruger ce peuple mis à la diète pour payer les frasques bancaires et capitalistes.

Auparavant, les deux acolytes avaient préparé la rencontre à Berlin, devenu le lieu  décisions où l’Allemagne dicte ses règles libérales à tous les peuples européens.

Cela s’est vérifié, ce dimanche, quand Hollande et le premier ministre grec se sont présentés sur le perron de l’Elysée où nous avons pu voir le dirigeant grec s’incliner devant l’ukase germano-français de payer la dette dans les délais et en prenant les mesures adéquates pour y parvenir.

L’austérité pour le peuple grec, telle est l’ordonnance renouvelée par le professeure Merkel et par son assistant Hollande.

En fait, un vieux remède, un peu comme ces doctes médecins qui dans le passé soignaient l’anémie par des sangsues censées  purifier le malade, qui, du même coup, finissait par en mourir.

On peut comprendre que Merkel, dirigeante de la droite capitaliste et libéral fasse payer les pauvres et surtout pas les riches grecs mais qu’Hollande ,élu socialiste, préconise les mêmes cures d’austérité et encourage ce premier ministre grec, homme des banques et d’une droite extrême, à aller encore plus fort dans le remise en cause des droits sociaux d’un peuple complètement nu est intolérable.

On peut aussi saisir à travers ce nouvel épisode austéritaire envers les grecs, l’attitude nonchalante voir muette concernant une vraie relance française par les salaires dans notre pays

Bernard LAMIRAND

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Publié le 23 Août 2012

800px-Standard_oil_octopus_loc_color.jpgLE REPAS DU CAC 40 A L’ELYSEE

Ils étaient douze grands dirigeants du CAC 40 a être reçu à déjeuner, ce jour, à l’Elysée, par le Président de la République.

Douze braqueurs des salaires et des retraites et d’acquis sociaux.

Les 12 apôtres du CAC 40 était au repas (mais ici pas au dernier)  ; il y en aura bien d’autres, entre gens de bonne compagnie, et avec des infidèles comme ils le sont tous, infidèles à la nation, au peuple qu’ils ponctionnent de par les profits réalisés sur le dos des salariés.

Le nouveau chanoine de Latran et  de l’Elysée dit alors aux chevaliers de l’argent roi : Prenez, mangez, ceci est  le résultat du sacrifice imposé aux salariés par la petitesse de l’augmentation du SMIC  et nous contribuerons à réduire  votre dette en demandant aux fidèles de faire offrande de leur salaire, de leur retraite, de leurs avantages sociaux. Il prit ensuite une coupe amère où trainait l’odeur du coût du travail ; et, après avoir rendu grâce au pétrolier présent de la cathédrale du profit Total, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est la finance, la finance de l’alliance, pour le pardon des péchés capitalistes dont je vous absous par l’application du traité de la règle d’or dont je suis devenu le disciple par la grâce de la sainte mère Parisot du Medef.

Le repas était d’excellente facture, Hollande rompit le pain et en donna un belle miche à Baudouin Prot (BNP Paribas),à Christophe de Margerie (Total), à Bertrand Collomb (Lafarge) et à Jacques Aschenbroich (Valeo) et aux autres aussi qui auraient pu s’offusquer d’être mal servi.

Ceux-ci savaient tous  de quoi il en retournait, eux qui prennent chaque jour le pain de la bouche aux travailleurs.

Puis chacun d’entre eux participa au lavage des pieds du chanoine de l’Elysée, celui qui est pour la rédemption des péchés du capital. Ce geste montrait à quel point les apôtres du CAC 40 s’ aplatissaient devant le nouveau doyen de Latran pour recevoir cadeaux, pompes et magnificences mais aussi d’avoir le feu vert pour continuer à remplir l’escarcelle du coût du capital au détriment du coût du travail.

Les  plus heureux à l’autel du profit était sans conteste Christophe de la Margerie de Total, son visage était épanoui sous ses grosses moustaches et son teint plus que rosi :  ne venait-il pas d’apprendre, ce matin, que le prix du pétrole ne serait pas bloqué contrairement à la promesse faite par Hollande qui avait tonitruait avant les élections contre les rapaces du l’or noir.

Un autre se félicitait aussi de la sublimité de Hollande, Benoit Prot (pas prout), ce picsou des banques, de ces financiers qui ont mis la France en difficulté en 2008 par les actions pourries et les spéculations hasardeuses précédentes ; il pensait que le ciel lui aurait tombé sur la tête ainsi qu’un courroux extrême après toutes ces péripéties bancaires : eh bien non, le chef de la chapelle libérale de l’Elysée lui rendit hommage et le réconforta en lui disant que c’était pour rire son attaque à Villepinte, lors de la campagne électorale, contre la finance.

Le repas était excellent, les bouteilles de grand cru mirent nos 12 apôtres du CAC 40 en extase devant ce chef de l’état, qui tout compte fait, n’était pas l’ennemi décrit par le précédent chanoine de Latran, le dénommé Sarkozy, et aucune méchanceté, genre Mélenchon, ne semblait effleurer son front et derrière ses lunettes se dégageait un regard doux envers le capital.

Entre la poire et le fromage, chacun s’excitât, sur les chances du redressement de la France, quelques-uns, les plus grisés, se lâchèrent et demandèrent à Hollande de poursuivre le travail commencé par son prédécesseur et notamment d’étreindre les syndicats au point de les étouffer mais surtout de permettre au CAC 40 de continuer à passer avec la sébile et de ponctionner les travailleurs.

Hollande ne leur fit aucune promesse leur indiquant seulement que c’était Angéla qui déciderait ce soir lors d’une autre agape à Berlin.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 23 Août 2012

BROUETTE d'OR

En Pologne je

ramasse à la brouette

le fric grace aux salaries

payés à coup de lances pierres

 

 

PEAUDOUCE OU LA PEAU DES FESSES POUR LES TRAVAILLEURS LICENCIES ET POUR CEUX QUI SUIVRONT AILLEURS

Je viens de prendre connaissance d’un article édifiant paru dans le journal « La Voix du Nord » concernant la reconversion des salariés de l’usine Peau Douce de Linselles dans le Nord.

Une usine rachetée par le groupe suédois SCA qui l’a ensuite transféré en Pologne avec armes et bagages,  mais sans les travailleurs de cette usine.

Quelque chose d’une production nationale utile qui a disparu et qui permettait aux travailleurs de ce coin du Nord de vivre décemment avec des salaires, des conventions collectives, une sécurité sociale, une retraite assurée.

La première question que je me suis posé est alors de savoir qui était ce Groupe Suédois et je lis la chose suivante dans sa présentation : « Un palmarès impressionnant pour le groupe SCA ».

Puis une indication qui fait apparaitre ce groupe comme méritoire en matière d’environnement et des droits de l’homme et je cite à nouveau :

« Partout dans le monde, SCA s’est impliqué dans des initiatives de développement durable dont l’esprit reflète ses valeurs de respect, d’excellence et de responsabilité. Cette démarche a été reconnue par de nombreuses organisations écologiques et organismes gouvernementaux qui ont distingué SCA pour ses efforts en matière d’environnement et son travail pour le respect des droits de l’homme ».

Plus loin, encore un louange : SCA a la volonté de garantir un environnement professionnel sûr et non discriminatoire pour tous ses employés. Chaque site doit, au minimum, respecter strictement toutes les lois et/ou accords collectifs applicables dans son pays d’implantation. SCA n’a de cesse d’améliorer en permanence l’hygiène et la sécurité sur les lieux de travail.

Quand à ce qui concerne l’hygiène et la sécurité sur les lieux de travail, les travailleurs de l’Usine de Linselles en sont exclus puisqu’ils ont tous perdu leur boulot.

Mais ce qui m’a décidé de consacrer un article à ce groupe, c’est la raison pour laquelle SCA a liquidé le site de Linselles et dans l’article que lui consacre La Voix du Nord la réponse est donnée : « Les couches pour bébés du Suédois SCA sont fabriquées depuis plus d'un an en Pologne, avec les machines que faisaient tourner les 280 salariés du site de Linselles ». Et la raison invoquée est bien une histoire de gros sous : « Les responsables syndicaux mettent la pression, mais connaissent la tradition de dialogue social des Suédois, qui ont fait le rapide et simple calcul que les marges progresseraient avec des ouvriers polonais payés quelques centaines d'euros, contre des Français à plusieurs milliers ».

Eh bien, voilà ce qui se passe dans cette Europe libérale, la mise en concurrence des salariés, l’obligation d’accepter les conditions de travail et de salaires toujours plus bas pour garder l’emploi, et quand l’ensemble des lois d’un  pays, comme la France, oblige à maintenir un niveau de droits sociaux élevés, le capitaliste prend alors la poudre d’escampette pour s’installer là où il y a l’Eldorado du travail presque gratuit et sans contraintes sociales :  c’est le cas de la Pologne capitalisée et libéralisée.

Alors il ne reste aux salariés concernés qu’à partir avec le meilleur plan dit social, celui d’une indemnisation et avec la nécessité de se reconvertir dans des emplois de proximité, de services par exemple, où l’on vivra avec des bas salaires et une protection sociale ajustée à ces types d’emplois, c’est ce qui est arrivé aux travailleurs de l’usine de Linselles.

Et nous voyons là, comment les tours de passe passe se font dans ce système, pour sans arrêt, par petites touches, mais aussi par de grands coups de balai, comme à Linselles, ils réduisent le prix de la force de travail à sa plus simple expression : celui que l’on connaissait au 19eme siècle et que l’on pratique en Pologne ou ailleurs, là où les protections sociales sont inexistantes ou démantelées.

Les travailleurs de Linselles sont aujourd’hui dans des petits boulots pour ceux qui en ont retrouvés et les autres se contentent de peu ou de rien.

Voilà le système auquelle il faut s’attaquer : empêcher que cette Europe Libérale puisse permettre à des profiteurs de récupérer des productions, des marques, des brevets, d’exploiter et de rendre toujours plus difficiles les conditions de vie et de travail puis de déménager les productions et les outils vers  là où les travailleurs sont payés à coup de frondes.

Les crânes d’obus qui hantent les ministères, les chevronnés de l’expertise, les think-tank qui scrutent les horizons économiques, les lobbys qui s’activent à Bruxelles pour rendre le profit toujours plus profitables n’ont pas du tout l’intention de changer la moindre rondelle de ce système pourri et il importe que les syndicalistes reprennent la main et se battent pour que le droit collectif, le droit social, la loi sociale, reprennent le dessus et il me semble nécessaire que le syndicalisme Européen soit plus actif en la matière.

Le prix de la force de travail ne saurait souffrir de la division syndicale, ce prix doit être porté partout comme une exigence.

Pour cela il faut établir un salaire minimum Européen et que son niveau permette de rattraper en une dizaine d’années les salaires comme par exemple ceux de la France ou de l’Allemagne.

Il faut couper l’herbe sous le pied de ces entreprises qui mettent en concurrence les salariés pour descendre le niveau des salaires et remonter le niveau de leur profit.

Je préconise même une loi qui ferait en sorte que lorsqu’une entreprise veut délocaliser en Europe, elle soit obligée de garder le même nombre de salariés là où elle s’installe ainsi que les droits acquis sociaux de l’entreprise qu’elle a décidé de fermer.

Tout cela montre, tout compte  fait, le mal qu’à pu faire cette constitution européenne de 2005 auquelle Sarkozy a refusé le vote des français et auquelle les socialistes l’ont ensuite accepté.

Le marché libre et non faussé inclus cette possibilité que le renard puisse régner en maitre dans le poulailler du marché du travail comme ils disent et le nouveau traité européen qu’Hollande vient d’accepter en rajoute en matière d’austérité et de mises en  concurrence des salariés.

De grandes luttes seront nécessaires pour mettre fin à ce déni social que nous prépare cette Europe du capital.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 22 Août 2012

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Pour ne pas être tondus

 

POUR UN REFERENDUM CONCERNANT LE TRAITE DE LA REGLE D’OR CAPITALISTE

Ce traité, (le TSCG ( Traité de Stabilité, de Coordination et de Gouvernance ) doit être soumis à la décision du peuple souverain. Il a été imposé par Sarkozy et Merkel aux salariés et aux retraités pour  payer les frasques des banquiers et les superprofits que ce sont attribués les actionnaires des grandes multinationales de la finance et de l’industrie depuis plusieurs décennies.

La dette provient pour l’essentiel de cette soif de profits, de spéculations financières, et donc d’enrichissement de ces gens là.

Qu’ils payent leurs dettes, leurs vols, et que ce ne soit pas les travailleurs qui payent à leur place.

Hollande, dans ses promesses électorales avait indiqué le nécessité de le renégocier, cela n’a pas été fait et ce n’est pas le misérable ajout factice d’un  chouya de croissance qui fait solde de tout compte.

En plus ce traité est un traité anti-travailleurs, antisocial.

Il impose ainsi, ce traité, que partout les petits se délestent de  leur droits sociaux, acceptent la remise en cause de leur départ à la retraité à 60 ans, admettent que leurs salaires et leurs retraites doivent être réduit pour rendre à nouveau les banques prospères pour les actionnaires.

En gros pour faciliter un coût du capital plus élevé à payer par les travailleurs en réduisant leurs acquis sociaux.

Les multiples plans sociaux qui tombent du ciel actuellement comme des strato-cumulus nimbus qui éclatent en orages violents nous mettent sous la grêle des profiteurs et le parapluie de l’accompagnement social ne protégera personne.

Ce traité, avant qu’il en soit ratifié par tous les pays européens, met en récession toutes les économies et en particulier la Grèce, l’Espagne, le Portugal et la gangrène est en train de gagner la France qui se satisfait de ne pas être en récession parce qu’elle a encore un PIB à 0,1 % de croissance : la belle affaire d’entendre ainsi des croupions sociaux libéraux comme Moscovici vice président du Nouveau siècle*  ( la présidente est la parvenue Notat de la CFDT) rouler des épaules avec son pitoyable 0,1 %, fruit de ce pitoyable traité européen.

L’exigence du Front de gauche d’un référendum et en particulier du PCF doit être donc pris en compte et ce gouvernement doit en prendre la décision.

C’est au peuple de trancher et non à l’idiot du village capitaliste, le dénommé Cohn Bendit, qui vient de s’en prendre à Eva Joly qui se prononce pour un tel référendum.
Il me semble aussi que tout syndicaliste qui se respecte devrait aussi se prononcer dans ce sens car ce traité va, dés sa mise en œuvre  dans notre pays et dans toute l’Europe, produire des effets désastreux concernant le niveau de vie des salariés et des retraités ( c’est déjà en cours dans les domaines de la protection sociale, les salaires, les retraites, les conventions collectives) et je trouverai inadmissible que le mouvement syndical français ne se prononce pas contre ce traité mortifère pour les travailleurs.

Bernard LAMIRAND

*"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auxquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.

Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.

 

 

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Publié le 19 Août 2012

Dimanche 19 août 2012

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A Aigues-Mortes, les soutiens à un couple, condamné pour avoir tiré sur des jeunes en tenant des propos racistes, ne se cachent pas.


Le pépé sourit, puis il dit : «Ils ont mal visé. Les Arabes, faut tous les massacrer.» A côté de lui, une brochette de retraités attendent que l’après-midi passe à l’ombre des remparts de la petite ville d’Aigues-Mortes, dans le Gard. Ils disent : «C’est bien vrai.» Ou pire. Bien pire. Un bras lance un salut nazi. Rires. A quelques mètres d’eux, des touristes les dévisagent effarés. Les retraités ne s’en rendent pas compte. Dix jours plus tôt, un fait divers est venu briser l’apparente tranquillité de la bourgade camarguaise et réveiller le démon raciste chez certains.


 

Le 4 août, peu après minuit, dans le petit quartier du Bosquet, à l’extérieur des remparts, un couple passe au ralenti à bord d’une Picasso verte devant le parking de l’épicerie Vival où les jeunes du coin viennent étirer les soirées en été. L’un d’eux s’approche demandant s’ils ont besoin d’un renseignement. La voiture repart. Elle revient quelques minutes plus tard. Un canon de fusil de chasse sort de la fenêtre conducteur. Un homme d’une quarantaine d’années crie : «C’est pas les Arabes qui vont nous donner des renseignements. On est en France.» Sa compagne dit : «On est chez nous.» L’homme tire deux coups en l’air. Puis pointe son arme sur les jeunes et les prend en chasse. La plupart sont partis se cacher, où ils pouvaient. L’un d’eux raconte avoir attendu dans un buisson, un autre a sauté dans le jardinet d’un pavillon tout proche.


 

Plombs.

 

En tout, une dizaine de coups de feu. Dont deux sur la voiture d’une femme rentrant dans le quartier avec sa fille de 9 ans. L’homme tire, sa passagère recharge. «C’était comme une chasse à l’homme, elle disait "courez, courez" en rigolant. Il faisait sombre, on ne comprenait rien. J’ai pensé que j’allais mourir», raconte l’un des jeunes, encore fébrile. Un seul sera blessé, légèrement. Sur son bras, son dos, l’entrejambe, il y a quatre petits trous de plombs. William Vidal, 44 ans, employé municipal passionné de chasse, avait pris des cartouches «petit gibier».


 

Lors de leur garde à vue, William Vidal et Monique Guindon minimiseront les faits en assurant n’avoir tiré qu’en l’air et en expliquant avoir répondu à des «insultes» proférées par les jeunes. Ils nieront la dimension raciste de leur geste. Ils disent juste ne plus supporter les personnes qui «squattent» le soir devant l’épicerie et qui les insulteraient régulièrement. Les dépositions approximatives du couple, par ailleurs passablement alcoolisé, ne tiennent pas face aux treize témoignages concordants recueillis dans la foulée par les gendarmes, et aux constatations faites sur place. Jugés trente-six heures plus tard en comparution immédiate, il écopera de quatre ans ferme, elle de deux. Le caractère raciste sera retenu comme circonstance aggravante.


 

Le geste n’a pas ému grand monde. Les victimes ont le sentiment d’avoir vécu une agression «très grave» traitée en simple fait divers. Ils ne peuvent s’empêcher de penser à ce qui se serait passé «si un Arabe avait tiré sur des Français de souche». Le maire socialiste n’a pas souhaité réagir publiquement. Le lendemain des faits, il était cependant allé rencontrer les jeunes. «Il nous a dit que c’était intolérable. Il nous a parlé du massacre des Italiens à Aigues-Mortes en 1893 [1]. Le parallèle est bizarre : on est français, on est nés ici», explique une des victimes. Pour lui, cette «confusion» en dit long sur le «malaise face aux enfants d’immigrés». Après l’agression, ils ont tenté de contacter la Licra et SOS Racisme. «Ils ont dit qu’ils nous rappelleraient», constate un des jeunes un peu amers. «On se sent seuls», ajoute un autre.

 

 

désinhibiteur.

 

D’autant que la condamnation du couple à de la prison ferme, elle, a suscité de très vives réactions. Quelques jours après, un comité de soutien était monté sur Facebook par des proches du couple afin, notamment, de recueillir des dons pour aider à l’éducation de leurs enfants durant leur incarcération. Puis une pétition «contre l’emprisonnement de William Vidal et Monique Guindon» était lancée sur Internet, recueillant plus de 800 signatures en quelques jours. Sur le texte, il est stipulé sans raison que les jeunes «fêtaient le ramadan». Un lien renvoie vers un article du Midi libre rappelant que l’auteur des tirs, ancien pompier volontaire, avait sauvé un enfant de la noyade deux ans auparavant. Ces soutiens ont été vite débordés par l’emballement violemment raciste. Le compte Facebook a été supprimé cette semaine. Sur Internet, l’affaire est devenue un aimant à extrémistes racistes et islamophobes.

 

 

A Aigues-Mortes, chez certains, elle s’est révélé un terrible désinhibiteur. L’un des jeunes, un ingénieur biomédical qui a grandi ici, s’interroge. «On sait qu’il y a du racisme dans la région, on passait outre, parce qu’il n’y a pas que ça, loin de là. Mais, depuis qu’il y a eu ce passage à l’acte, on n’est pas bien.» Un de ses amis raconte avoir le sentiment «qu’en devenant victime il est devenu coupable». «J’ai l’impression de voir dans le regard des gens qu’on est responsables de les avoir mis en prison.»

 

Le Gard est le seul département français où le Front national est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. A Aigues-Mortes, dans la circonscription où a été élu Gilbert Collard, les votes FN ont frisé les 40% aux législatives. Devant les remparts de la vieille ville, les retraités qui soutiennent «William» espèrent que l’avocat frontiste s’emparera de l’affaire pour le procès en appel.

 

Red’One, l’auteur de cette chanson, est l’une des victimes. Il l'a écrite «parce qu’il fallait que ça sorte».

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Publié le 19 Août 2012

Economie : des clés pour comprendre

Une banque publique en modèle réduit
Par Jean-Christophe Le Duigou (1)

Economie : des clés pour comprendreLe sujet pourrait paraître aride en plein mois d'août. Mais la question du financement de l'économie française est cruciale. De ce point de vue, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
 
Bonne nouvelle, le gouvernement annonce la mise en place très rapide d'une banque publique d'investissement qui pourrait être opérationnelle dès 2013.
 
Mauvaise nouvelle, Bercy s'est empressé d'en dessiner des contours très restrictifs, comme s'il fallait parer toute vision plus ambitieuse. Rien n'est cependant joué. Raison de plus pour revenir sur quelques donnée qui éclairent cette grande question du financement de l'économie non résolue depuis 30 ans. Première constatation, la France ne « vit pas au-dessus de ses moyens » comme tentent de l'accréditer certains experts. Elle dégage un flux d'épargne positif qui s'est élevé l'année dernière à 360 milliards d'euros, soit un peu plus de 18 % du PIB. La France détient même le record devant les principaux pays européens. Seul l'État ne parvient pas avec ses ressources propres à couvrir ses dépenses courantes. Le problème de la France vient de la couverture des investissements, dont le montant global s'élevait à 411 milliards d'euros en 2011, soit un besoin de financement de 51 milliards d'euros qui n'a pu être assuré que par des flux financiers venant du reste du monde.

Mais, seconde constatation, ce déficit extérieur est très faible au regard des actifs financiers que la France a accumulés sur le reste du monde. Fin 2010, la France possédait 5 240 milliards d'actifs financiers à l'étranger. Pour chaque euro de l'épargne des ménages investi dans le pays, près d'un autre euro part vers le reste du monde. Ce flux vers l'extérieur a quasiment doublé en 15 ans ! Une part importante de l'épargne des ménages et des entreprises a donc servi à financer un développement à l'étranger. Le problème de financement de la France ne vient-il pas d'abord de cette véritable hémorragie de l'épargne nationale ?
Troisième constatation, les institutions financières, banques et assurances ne font pas correctement leur travail de financement de l'économie. Malgré une progression du total des crédits alloués à l'économie, le rôle spécifique des banques, qui est de transformer de l'épargne à court terme en des financements de long terme pour l'investissement, a régressé. Le taux d'intermédiation des banques françaises qui mesure cette activité a chuté de plus de 20 points en 15 ans. Il est désormais bien au-dessous de celui de nos partenaires européens. L'évolution est plus brutale encore pour les assureurs. Seule une moitié des placements des assureurs à destination des entreprises bénéficie à l'économie nationale. La Cour des comptes n'hésite pas à les pointer du doigt : « Alors que les assureurs étaient des investisseurs traditionnels en fonds propres des entreprises, ils auraient divisé la part de leurs placements par 5 en 10 ans. »

Dans un tel contexte, le projet de banque publique d'investissement esquissé par Bercy ne serait qu'un cautère sur une jambe de bois. Dotée de 20 milliards d'euros, la BPI pèserait 0,4 % des actifs bancaires actuels. Même si elle emprunte, on voit mal comment la banque publique sera en capacité de résoudre à elle seule l'impasse financière actuelle des PMI et PME. D'autant qu'elle devra intervenir en partenariat avec des acteurs privés. Elle reproduira les limites du Fonds stratégique d'investissement qu'il n'a jamais pu se dégager vraiment des critères financiers classiques. En clair, la BPI ne palliera pas le manque de financements à long terme des entreprises. On peut craindre qu'elle devienne la béquille d'un système financier trop content de lui transférer une bonne partie des risques qu'il ne veut plus assumer.
On ne peut en rester à ce « modèle réduit » de banque publique concocté à Bercy. La création d'un véritable « pôle public bancaire et financier », socle d'une nouvelle politique de financement de l'économie, doit s'imposer dans ce débat essentiel.
(1) Économiste et syndicaliste20
(L'Humanité Dimanche)

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Publié le 18 Août 2012

Samedi 18 août 2012

 

Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce

les «professionnels de l’ingérence»

15 août 2012 à 17:12

 

«La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur», estime le président d'honneur du MRC.

 

Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, a dénoncé mercredi les «professionnels de l’ingérence» qui poussent, selon lui, la France à «intervenir militairement» en Syrie, dans une déclaration à l’AFP.

 

«La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur», estime-t-il.

 

Selon l’ancien ministre de la Défense, «des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres».

 

«Le précédent libyen ne saurait être invoqué», déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a, selon lui, «été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu'à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali».

 

M. Chevènement rappelle que le président François Hollande «a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies». «La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier», affirme-t-il.

 

Selon le sénateur du territoire de Belfort, «la politique de "changement de régime" a été pratiquée en Irak» par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais «elle ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France».

 

Dans le quotidien Le Monde, l'écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie.

 

(AFP)

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Publié le 17 Août 2012

BROUETTE d'OR

exonération, une brouette de dividendes pour le capital

 

 

EXONERATIONS DE COTISATIONS SOCIALES LE GOUVERNEMENT CEDE AU PATRONAT

« Bercy renonce à ramener de 1,6 à 1,5 SMIC le point de sortie des allégements de charges patronales, la mesure étant susceptible de détruire quelque 40.000 postes. Mais les allégements vont être calculés sur une base plus large, intégrant la participation et l'intéressement », telle est l’information que je viens de lire dans la presse de ce matin.

Encore un renoncement face aux puissants intérêts du capital et de la pression que mène le Medef contre ce qu’il appelle le coût du travail qui réduirait la compétitivité des entreprises françaises.

Et ce n’est pas en intégrant la participation et l’intéressement ( ce qui est un retour à la normale) que la situation de l’emploi s’améliorera.

D’ailleurs, contrairement aux affirmations des experts financiers du patronat que l’on retrouve dans les lobby comme  l'Institut Montaigne qui avait même anticipé 40.000 destructions d'emplois et un alourdissement du coût du travail de 1,7 milliard d'euros pour cette petite réduction de charges dites patronales alors qu’elles ne sont que des salaires qui se socialisent en futures retraites et en soins médicaux particulièrement, on peut aisément rétorquer que depuis la mise en place des allégements de cotisations dites patronales jusqu’à 1,6 smic, personne n’a vu l’ombre d’une reprise de l’emploi mais au contraire sa dégradation continuelle.

Ce gouvernement cède ainsi sur la question centrale du prix de la force de travail puisque les cotisations versées par les entreprises font partie de la part qui revient aux salariés et qui est distribué en salaires direct et en salaires socialisés durant toute la carrière du travailleur.

Il cède aussi à la question centrale du dit « coût du travail » et donc aux arguments du patronat comme quoi ce coût, donc les salaires et les avantages sociaux, sont des charges et non un partage des richesses en faveur du travail.

La cotisation sociale est un élément essentiel du prix  de la force de travail, en réduire la portée c’est offrir au capital, aux entreprises du CAC 40 particulièrement ( notons que les PME qui emploie la plupart du temps des salariés payés au SMIC ne sont pas concernés) des profits de plus en plus élevés et l’on peut d’ailleurs considérer que la part plus grande prise par les dividendes dans ces entreprises provient justement de ces exonérations jusqu’à 1,6 SMIC.

En cédant à la pression du patronat et des entreprises du CA 40, sur un petit chouya (0,1% d’exonération) le gouvernement accepte l’idée patronale que les salaires doivent baisser pour de plus grand profits du capital.

Il n’y a aucune raison de maintenir dans ce pays des exonérations de cotisations sociales et s’il y a à trouver des ressources, c’est la part prise par les profits ( le coût du capital) qui doit être réduit voir complètement gelé pour assurer ce que le patronat appelle la concurrence et la compétitivité.

Le gouvernement prend donc une mauvaise décision en cédant au capital et il confirme sa position que la relance venant des salaires n’est pas son objectif t on l’avait déjà constaté à travers la dérisoire augmentation du SMIC .

Hors, il n’y aura pas dans ce pays de vraies croissance et d’emplois nouveaux et durables sans l’augmentation du SMIC et des salaires en général.

Ce gouvernement trace ainsi son propre échec à terme.

Il faut combattre ces mesures par une grande bataille salariale dans le pays.

Les syndicats ont ce rôle là à jouer.

Partout, déposons les cahiers de revendications salariales et exigeons la suppression de toutes les exonérations de cotisations sociales.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 16 Août 2012

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ISRAEL PILIER DE LA GUERRE AU MOYEN ORIENT

Il y a quelques jours, j’ai fait un article sur les risques d’embrasements au Moyen-Orient.

Cela se confirme.

Cet endroit où les foyers d’incendie, jamais éteints, est sous une braise permanente dont les vents israéliens viennent toujours souffler haine et violence.

Nous apprenons ainsi que ce pays dirigé par la droite avec ses fanatiques religieux s’apprêtent à bombarder l’Iran et estime même le nombre de morts que cela produira :  quel cynisme pour ne pas dire autre chose.

Je n’ai aucune sympathie pour le régime des ayatollahs iraniens qui ont mis le peuple iranien sous l’éteignoir religieux, comme en Israël et ailleurs dans toute cette région. Il y a d’autres moyens de s’assurer que l’Iran n’a pas en construction l’arme nucléaire et il est aussi juste d’interdire à Israël d’en posséder. Je dirai même qu’il importe aujourd’hui de supprimer toutes ces armes nucléaires dans le monde et qu’une conférence de désarmement serait judicieuse.

Il y a donc risque d’embrasement sérieux et une guerre qui peut prendre des proportions incalculables pour la paix dans le monde. Les déclarations d’un ancien ministre de la défense israélien indique qu’Israël est prêt à attaquer avant l’automne l’Iran, et ce qui est insupportable, c’est le manque de réaction des gouvernements des pays occidentaux comme si cette intervention recevait leur bénédiction.

Aucune déclaration de la Présidence de la République pour exiger la paix dans cette région et dénoncer cette menace d’intervention d’Israël, y compris de son ministre des affaires étrangères Fabius. La France s’était félicité à plusieurs reprises, du temps de Mitterrand et de Chirac, d’avoir dit ce qu’elle pensait de l’attitude guerrière et colonialiste des dirigeants israéliens, notamment Sharon refusant aux palestiniens leur indépendance et un état.

Comme nous pouvons le voir, les armes parlent en ce moment dans cette région du monde et de plus en plus les armes se distribuent pour permettre la mise en place de régimes favorables (pseudo-démocratiques) liés particulièrement aux intérêts financiers qui tirent les ficelles de révolutions justes mais récupérées avec à leur tête les nababs de l’Arabie et des émirats.

Regardons bien le décor de cette région : Lybie, Tunisie, Egypte voient les révolutions tourner à l’avantage  de religieux avec le retour à des pratiques ancestrales.

La Syrie est au cœur d’une bataille de son peuple pour éliminer un régime autoritaire, sanguinaire mais où les mêmes opérants qu’en Lybie veulent s’emparer du pouvoir et sont soutenus par des pays aussi dictatoriaux que la Syrie. L’Irak est aussi en coupe réglée depuis l’intervention de l’Otan.

Derrière cela, regardons qui tient les cordons de la bourse : ce sont les émirats et l’Arabie Saoudite alliés des Américains et ceux-ci.

L’on peut aussi voir à quel point la Turquie qui a relâché sa laïcité  provenant du temps de Kemal Atatürk, semble devenir le pivot d’un système étatique religieux au Moyen Orient allié aux puissances occidentales et capitalistes.

Tout cela est dangereux pour la planète et un conflit dans cette région du Moyen-Orient peut dégénérer si des mesures de paix ne sont pas prises par l’ONU.

Une conférence internationale devrait régler ce problème et faire en sorte que les peuples soient les décideurs de leur avenir et que plus aucune arme de guerre, y compris nucléaire, ne soit présente dans cette région du monde.

Cela requiert aussi l’indépendance de la Palestine pour en finir ave cette poudrière.

Israël ne semble pas y consentir et pour cause, elle est au centre du dispositif capitaliste pour tenir cette région pour les compagnies pétrolières.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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Publié le 16 Août 2012

REPONSE LAIQUE A UN CARDINAL RETROGRADE

Par une prière lue dans tous les diocèses et signé par le Cardinal André 23, l’église sort de sa mission évangélique pour prendre position sur les problèmes de sociétés qui regardent pas seulement ceux qui croient mais aussi les athées, agnostiques, matérialistes etc.

Allons-nous retrouver cette vieille église réactionnaire, celle de l’alliance du sabre et du goupillon ?

Le 15 août est la fête de l’assomption, celle de la mère de Jésus élevée au ciel selon la catéchèse de l’église catholique et apostolique, c’est la date choisie par ce cardinal pour intervenir sur des sujets qui sont de mon avis, temporels.

C’est le lien marial hétérosexuel qui doit faire force de lois canoniques et civiles.

Pour les croyants qui vivent leur foi autrement que celle du culte mariale, cette prière est mal acceptée car elle vient prendre position sur des problèmes de la vie sociétale et politique auxquels ils participent.

Pour les citoyens que nous sommes tous, croyants ou incroyants, on peut légitimement s’interroger sur cette prière de l’assomption qui nous ramène à des cultes datant des vœux prononcés par Louis XIII plaçant la France sous le patronage de la vierge Marie.

Nous n’en sommes plus là Monsieur le Cardinal. La laïcité est notre loi à toutes et tous.

Nous pouvons nous rendre compte que les religions ( le respect de la croyance n’est pas en cause) cherchent à sortir de ce qui avait été convenu pour notre pays à travers la laïcité, c'est-à-dire le principe de séparation, dans l’état, de la société civile et de la société religieuse. La laïcité est aussi le caractère des institutions, publiques ou privées, qui, selon ce principe, sont indépendantes du clergé et des Églises ; l'impartialité, ou la neutralité de l'État à l'égard des Églises et de toute confession religieuse.

Le droit de décider de la façon de vivre en famille ou pas, marié, célibataire, divorcé, pacsé, union libre, couples homosexuels ou hétérosexuels, sont des droits de décider de sa façon de vivre en société et dépasse les directives de quelques religion que ce soit énoncées tout au long des siècles et que l’église catholique a elle-même fait évoluer en fonction des sciences et des techniques.

Au moment où les représentants du peuple sont prêts à légiférer, cette prière a plus qu’une portée à l’intérieur de l’Eglise puisqu’en faisant pression, elle veut interdire aussi bien à des croyants qu’à des non croyants de choisir leur façon de vivre et d’avoir des enfants dans les formes d’union qu’ils ont choisis.

L’Eglise catholique en prenant cette initiative se place sur le terrain de la réaction.

Hormis cela, il est inquiétant de constater cette remontée d’obscurantisme dans la société à travers un radicalisme religieux ramenant par exemple la femme à la maison et uniquement procréatrice et appendice de l’homme.

Le retour de la Charia en est aussi un exemple.

Ces phénomènes ne sont pas indépendants de la crise que le système capitaliste subit en ce moment et l’on peut se demander, si cela n’est pas une façon pour le capital de se servir des religions monothéistes pour mieux préserver sa domination en offrant aux peuples, non du pain et de jeux, mais des nouveaux croisés détournant les peuples de la paix et les ramenant dans les ténèbres conceptuelles.

Les déclenchements de conflits intra-religieux actuellement, les feux allumés de guerre entre factions religieuses offrent au capital le moyen de brouiller les cartes pour continuer à imposer sa domination économique et idéologique dans le monde.

Bernard LAMIRAND

 

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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