Publié le 30 Août 2012

index-copie-4PARIS, 29 août 2012 (AFP) - Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "alarmé" mercredi par

la situation de la France en cette rentrée, a annoncé une mobilisation en octobre pour la défense de

l'industrie et demandé au gouvernement de "trancher" entre les demandes du Medef et celles des salariés.

"Il y a une forme d'alarme de notre point de vue sur la situation économique et sociale", a affirmé M.

Thibault dans un entretien à l'AFP au lendemain d'une réunion des Fédérations et des Unions

départementales.

"Depuis la conférence sociale" de juillet "il y a une forte détérioration de la situation", a estimé le numéro

un de la CGT. "On a eu beaucoup de témoignages alarmants sur les perspectives d'emploi dans plusieurs

départements, faisant état de projets de restructurations, de suppressions d'emplois ou un ralentissement

d'activité".

"La liste d'entreprises réduisant leur potentiel de production est considérable", a relevé M. Thibault, ce qui

"confirme notre regret qu'à la conférence sociale il n'y a ait pas eu d'autres annonces du gouvernement pour

faire face à l'urgence en matière d'emploi".

"Il faut que le gouvernement prenne la mesure de l'urgence et des attentes", a-t-il prévenu.

"Le mécontentement était fort et a provoqué un changement de président de la République. Il est normal

qu'il y ait une impatience importante, vu la dégradation de la situation", a-t-il jugé.

Alors que l'université d'été du Medef est ouverte mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault - une

première-, M. Thibault n'a "pas interprété" ce geste comme un soutien au Medef. "Ce "serait d'ailleurs

surprenant dans la mesure où le Medef n'avait pas caché qu'il ne souhaitait pas une alternance politique",

relève-t-il.

La CGT va-t-elle inviter M. Ayrault à son Congrès de mars 2013 à Toulouse? "Ce n'est pas dans nos

traditions d'inviter le gouvernement", a-t-il dit.

"le gouvernement va devoir trancher"

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Août 2012

POMPEDEUP.jpgFABIUS:UN JANUS

Je suis sur la route, en voiture, et j’allume la radio et sur France-Inter, ce matin, l’invité était Fabius, ministre des affaires étrangères qui nous a parlé de ce qui se passe en Syrie.

L’intéressé nous a développé tout le mal qu’il pensait du régime dictatorial de la Syrie. Dommage qu’il n’y a pas pensé plus tôt.

A l’entendre, il faut dégager le dictateur qui dirige ce pays.

Fabius, ne faudrait-il pas alors que tu t’occupes aussi des principaux dictateurs amis de la France?

Hollande vient d’affirmer aux diplomates français la nécessité de mettre en place un gouvernement provisoire et la stratégie qui semble se dégager est de trouver le moyen de contourner les règles internationales qui régissent les rapports entre pays du fait de l’impossibilité d’une décision de l’ONU.

Fabius l’a évoqué avec des possibilités d’interventions si le régime emploie l’arme chimique ou s’il attaque la Turquie, qui fait partie de l’Otan, ce qui permettrait alors une riposte de celle-ci, dont la France, qui a rejoint le commandement militaire sous l’ère de Sarkozy.

Il ne resterait plus alors qu’à obtenir le feu vert du drôle Bernard Henry Levy dit BHL pour que l’affaire soit envisagée.

Bref, nous sommes en plein dans la préparation d’une politique d’intervention comme celle de l’Afghanistan ou celle récente en Libye pour expulser le despote Kadhafi ou encore celle hier de l’Irak qui ne s’en remet pas.

En fait, la France de Hollande ressemble à celle de Sarkozy : les armes doivent parler au nom d’une intervention humanitaire qui cache derrière son nom l’intervention du capital dans cette région.

Ces régimes despotiques en déshérence face aux peuples qui réclamaient la démocratie marquaient les prédominances géopolitiques capitalistes  autour du pétrole dont cette région est pourvue, ne l’oublions pas

Longtemps, les multinationales du pétrole, du gaz et des matières premières se sont servis de ces despotes et les ont encouragé au Moyen-Orient comme ceux qui ont dirigé l’Egypte après Nasser, la Tunisie après Bourguiba, le Maroc , la Libye quand Kadhafi a fait allégeance aux Etats-Unis, l’Irak dont la France était un grand pourvoyeur d’arme mais aussi le Maroc et pour couronner le tout la Turquie, sous le régime des généraux et maintenant d’un islamiste qui brade ce qui reste du régime laïc d’Atatürk, sans oublier le rôle de gendarme joué par Israël, porte avions du système US, qui malmène le peuple palestinien.

A question posée par un auditeur sur le rôle de la religion dans cette région, Fabius n’a pu esquiver cette réalité mais il l’a marginalisé, restant sur l’idée d’une dualité inter-religieuse, certes réelle mais qui ne vient pas par hasard.

Pour un ministre des affaires étrangères, sa vision me semble singulièrement rétrécie : son analyse superficielle est plutôt dans l’air du temps : mettre de l’ordre dans cette région pour ne pas perdre la maitrise pétrolière et gazière après le printemps arabe qui a surpris les puissances dominatrices de la région.

Quand Fabius attaque à juste raison ces régimes despotiques, il manque d’à propos et il omet de caractériser ceux qui tirent les ficelles et en particulier l’Arabie Saoudite et les émirats dont chacun sait qu’ils sont tenus par la bride américaine et qu’ils sont tout aussi despotiques que les pays où Fabius entre en croisade contre les dictatures.

En plus, à y regarder de plus près, l’occident capitaliste vient de choisir, après la voie des despotes pour garder la prééminence pétrolière, une nouvelle voie celle des religieux pour garder le cap du profit, mais un tel schéma risque de leur bruler les doigts.

Fabius comme Hollande le savent, mais ils ont décidé de se couler dans le moule américain comme ils ont décidé de se couler dans le moule d’une Europe libérale avec le traité européen.

La Syrie est la proie de ce choc et bien sûr loin de moi de partager ce qui s’y passe avec le sanguinaire Bachar El Assad et l’ont pourrait, après avoir quitté l’Afghanistan, se trouver devant un nouveau bourbier.

Fabius a ensuite dit que ces questions relevaient de l’Europe unie, il a plaidé aussi pour ce traité infâme signé par Sarkozy et Merkel et je me souviens de sa venue à la fête de l’Humanité lors du référendum sur la constitution  européenne où il avait dit tout le mal qu’il pensait de celle-ci.

Fabius n’est qu’un Janus.

Tout compte fait, il méritait le jaune d’œuf qu’il a pris sur la tête lors du débat.

Bernard LAMIRAND

 

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Publié le 28 Août 2012

arton1032-10c0e-copie-1.jpgTERRA-NOVA PROPOSE L’ETATISATION DE LA SECURITE SOCIALE

 

Je viens de prendre connaissance d’un nouveau rapport de l’organisme d’études, proche du parti socialiste, concernant l’avenir de la Sécurité sociale.

Cet organisme propose ni plus ni moins l’étatisation de la Sécurité sociale.

Il considère que le système mis en place à la libération a fait son temps et ne répond plus à la situation actuelle :je le cite : « La gauche ne peut se contenter de valoriser l'héritage de la Libération, c'est-à-dire la gestion du système par les partenaires sociaux ».

Cette position est un moyen de disloquer cette grande conquête des travailleurs en la sortant des règles qui ont conduit à sa naissance :son appartenance aux assurés, même si un travail de sape, depuis la disparition de Croizat en 1951, a été entrepris pour leur retirer le droit de décider et ce fut le cas à travers la disparition des élections des administrateurs de la sécurité sociale et son remplacement par la mise en place d’un paritarisme mortifère avec le patronat.

Cet organisme, un tant soit peu libéral, a en vue d’en finir avec le système qui fonctionne sur la base de cotisations sociales et non de l’impôt et donc d’y mettre un terme à ce qui a déjà été amputé par les exonérations et la mise en place de la CSG.

Il est dit : « Le rôle de l'État dans la régulation doit être affirmé aux dépens des organismes de protection sociale issus du modèle corporatiste » : en clair tout doit être mis en place pour en finir avec les règles de solidarité et d’en faire une sorte de système anglais dont on sait comment il a terminé sur le plan des retraites et la façon aussi dont est conçue une assurance maladie étatisée où le malade n’est qu’un numéro matricule attendant dans la longue file d’attente pour être soigné (nombre d’anglais viennent de plus en plus se soigner en France vu les difficultés d’accès à temps à l’hôpital et aux soins adéquats dans les services hospitaliers de la Grande Bretagne).

Cet article m’amène donc à réagir rapidement sentant que les propositions faites par cet organisme d’étude font partie des rampes de lancements des libéraux pour tuer ce qui a fait la force du système français : la solidarité et la répartition.

D’ailleurs les contributeurs à cette idée d’étatiser la Sécurité Sociale ont pris la précaution de dire qu’il ne remettrait pas en cause la répartition et que leur système s’apparenterait à la répartition en le mettant aussi en comparaison avec le système allemand maintenu en Alsace Lorraine par une contribution supplémentaire des salariés.

Tout cela sonne faux et derrière se dissimule une certaine perfidie : cacher l’idée à travers l’étatisation  de la Sécurité sociale de la mise en place à terme de système assurantiels privés qui prendraient la relève au fur et à mesure de la désintégration de la Sécurité Sociale française, unique au monde et proie actuelle des assurances privées qui applaudiront aux propositions de ce thinck-thank libéral social.

Ainsi pourrait voir le jour une cotisation que les français seraient obligés de payer, bref une sorte de CSG bis et dans la position de cet organisme apparait clairement l’idée d’une substitution à la Sécurité Sociale, celle notamment d’y intégrer ce qui existait avant la Sécurité Sociale  et je le cite à nouveau : « imposer une « assurance obligatoire complémentaire régulée ». Ce service serait fourni par les mutuelles, assurances et autres institutions de prévoyance sous l'étroit contrôle de l'État est-il indiqué.

Comme on peut le voir, derrière ces manœuvres apparaît l’objectif d’en finir avec ce que Croizat avait mis en place à la libération : la cotisation du salarié et de son entreprise et Terra Nova attaque cette décision en la taxant de corporatisme. Bref, l’objectif est donc de mettre fin à la cotisation de l’entreprise déjà bien entamée par les précédentes réformes et notamment par les exonérations dont ont pu bénéficier les entreprises et particulièrement les grandes multinationales sous l’excuse de compétitivité et de coût du travail.

Hors chacun sait que cette cotisation de l’entreprise plus particulièrement est un salaire socialisé et Croizat l’avait d’ailleurs bien amené en refusant que la Sécurité sociale soit financée par l’impôt comme certains le proposaient lors de sa création, s’appuyant sur le système anglais de Beveridge qui s’est écroulé pour le plus grand bénéfice des assurances privées comme chacun sait.

L’étatisation proposée par cet organisme social-libéral ne vise en fait qu’à mettre fin à cette grande conquête sociale et la remplacer furtivement par l’arrivée par petite touches du privé et il est à penser que mis sous la coupe autoritaire de l’Etat et de son financement par le contribuable, un beau jour on nous expliquera qu’il vaut mieux confier son devenir à des organismes dits compétents comme les assurances privées

Nous serions alors revenu à la triste période des assurances sociales d’avant guerre.

 

Bernard LAMIRAND

Animateur du comité d’honneur Ambroise Croizat.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 27 Août 2012

arton2032-18c13.jpgLA DROITE EN EMBUSCADE

 

Hier se déroulait les rencontres de la droite pour choisir le futur président de l’UMP et nous avons pu voir cette droite piaffer d’impatience de retrouver les rênes du pouvoir au plus vite et d’en créer les conditions dans l’opposition en mettant en œuvre tous les rouages que détient la bourgeoisie.

Rien qu’à voir leurs bobines on a envie de vomir.

Copé et sa bande, ainsi que Fillon ;leur seule rivalité c’est d’avoir la place et d’être les meilleurs chevaliers servants de la bourgeoisie dont ils sont issus tous les deux.

Ce sont eux qui ont mis la France dans l’état où elle se trouve en ce moment sous la baguette d’or de Sarkozy et quand on voit la situation actuelle, l’on peut se dire, non pas que ces gens là ont failli mais ils ont appliqué à la lettre les objectifs définies par ce capitalisme mondial de démolir tous les acquis sociaux obtenus.

Ce chantier de démolition ils comptent le poursuivre y compris en n’étant plus au pouvoir et en mettant la pression sur le gouvernement socialiste et en le poussant au maximum dans les contradictions qui l’habite.

A ce jeu là, à chaque fois que le changement vers le progrès s’impose comme nécessité, l’on peut constater que les socialistes cèdent et on vient encore de le voir par une mesure pourtant pas compliquée à prendre comme le blocage du prix de l’essence où le gouvernement décide une mesure  ridicule alors que les multinationales du pétrole  s’empiffrent en ce moment avec les émirats.

Le plus dur est à venir nous dit-on lorsqu’il faudra appliquer à fond le nouveau traité européen décidé par Sarkozy et Merkel et qui conduira automatiquement à une récession généralisée de l’Europe et en particulier de la France.

Le fait que les socialistes sont aux manettes et singent les mesures préconisées par Sarkozy ne peuvent qu’aider la droite a toujours poussé davantage les socialistes à aller plus loin dans une politique en faveur du capital.

Lorsque l’on entend le ministre du redressement industriel dire à l’adresse des salariés de l’automobile qu’il faut être, pour ainsi dire, soucieux de l’avenir d’un grand groupe comme Peugeot :  ce qui supposerait qu’il ne faut pas mettre en cause les décisions de réduire les effectifs, de fermer certains sites comme Aulnay, on peut plus que s’interroger sur la volonté de ce gouvernement d’aider à un retour à la croissance, à une vraie reconquête industrielle.

Le traité européen est un cercueil social disait Francis Wurtz dans sa chronique dans l’Humanité dimanche de cette semaine : il diagnostique ce qui arrivera si ce traité est voté par les députés et les sénateurs, car ce traité affirmera une ligne antisociale qui appauvrira l’ensemble  des travailleurs et permettra à la bourgeoisie de s’en tirer après avoir mis les économies sur la paille avec leur soif de profit financiers et les dettes qu’ils ont causé.

Ce traité doit être dénoncé pour ce qu’il est un appauvrissement du monde du travail.

La décision prise par l’Humanité d’une pétition pour la tenue d’un référendum, approuvé par une très large majorité des français dans un sondage paru ce matin dans ce même journal, doit être le moyen d’obliger les socialistes à respecter sur un tel sujet les citoyens et la république.

L’idée d’une grande manifestation pour remettre en cause ce traité est à souligner comme un moment crucial pour empêcher que le pire arrive.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Publié le 26 Août 2012

LES  FOUETTARDS

 

En fin de semaine, Merkel et son ami Hollande ont reçu tout à tour le premier ministre grec venu demander un petit délai supplémentaire pour gruger ce peuple mis à la diète pour payer les frasques bancaires et capitalistes.

Auparavant, les deux acolytes avaient préparé la rencontre à Berlin, devenu le lieu  décisions où l’Allemagne dicte ses règles libérales à tous les peuples européens.

Cela s’est vérifié, ce dimanche, quand Hollande et le premier ministre grec se sont présentés sur le perron de l’Elysée où nous avons pu voir le dirigeant grec s’incliner devant l’ukase germano-français de payer la dette dans les délais et en prenant les mesures adéquates pour y parvenir.

L’austérité pour le peuple grec, telle est l’ordonnance renouvelée par le professeure Merkel et par son assistant Hollande.

En fait, un vieux remède, un peu comme ces doctes médecins qui dans le passé soignaient l’anémie par des sangsues censées  purifier le malade, qui, du même coup, finissait par en mourir.

On peut comprendre que Merkel, dirigeante de la droite capitaliste et libéral fasse payer les pauvres et surtout pas les riches grecs mais qu’Hollande ,élu socialiste, préconise les mêmes cures d’austérité et encourage ce premier ministre grec, homme des banques et d’une droite extrême, à aller encore plus fort dans le remise en cause des droits sociaux d’un peuple complètement nu est intolérable.

On peut aussi saisir à travers ce nouvel épisode austéritaire envers les grecs, l’attitude nonchalante voir muette concernant une vraie relance française par les salaires dans notre pays

Bernard LAMIRAND

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Publié le 23 Août 2012

800px-Standard_oil_octopus_loc_color.jpgLE REPAS DU CAC 40 A L’ELYSEE

Ils étaient douze grands dirigeants du CAC 40 a être reçu à déjeuner, ce jour, à l’Elysée, par le Président de la République.

Douze braqueurs des salaires et des retraites et d’acquis sociaux.

Les 12 apôtres du CAC 40 était au repas (mais ici pas au dernier)  ; il y en aura bien d’autres, entre gens de bonne compagnie, et avec des infidèles comme ils le sont tous, infidèles à la nation, au peuple qu’ils ponctionnent de par les profits réalisés sur le dos des salariés.

Le nouveau chanoine de Latran et  de l’Elysée dit alors aux chevaliers de l’argent roi : Prenez, mangez, ceci est  le résultat du sacrifice imposé aux salariés par la petitesse de l’augmentation du SMIC  et nous contribuerons à réduire  votre dette en demandant aux fidèles de faire offrande de leur salaire, de leur retraite, de leurs avantages sociaux. Il prit ensuite une coupe amère où trainait l’odeur du coût du travail ; et, après avoir rendu grâce au pétrolier présent de la cathédrale du profit Total, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est la finance, la finance de l’alliance, pour le pardon des péchés capitalistes dont je vous absous par l’application du traité de la règle d’or dont je suis devenu le disciple par la grâce de la sainte mère Parisot du Medef.

Le repas était d’excellente facture, Hollande rompit le pain et en donna un belle miche à Baudouin Prot (BNP Paribas),à Christophe de Margerie (Total), à Bertrand Collomb (Lafarge) et à Jacques Aschenbroich (Valeo) et aux autres aussi qui auraient pu s’offusquer d’être mal servi.

Ceux-ci savaient tous  de quoi il en retournait, eux qui prennent chaque jour le pain de la bouche aux travailleurs.

Puis chacun d’entre eux participa au lavage des pieds du chanoine de l’Elysée, celui qui est pour la rédemption des péchés du capital. Ce geste montrait à quel point les apôtres du CAC 40 s’ aplatissaient devant le nouveau doyen de Latran pour recevoir cadeaux, pompes et magnificences mais aussi d’avoir le feu vert pour continuer à remplir l’escarcelle du coût du capital au détriment du coût du travail.

Les  plus heureux à l’autel du profit était sans conteste Christophe de la Margerie de Total, son visage était épanoui sous ses grosses moustaches et son teint plus que rosi :  ne venait-il pas d’apprendre, ce matin, que le prix du pétrole ne serait pas bloqué contrairement à la promesse faite par Hollande qui avait tonitruait avant les élections contre les rapaces du l’or noir.

Un autre se félicitait aussi de la sublimité de Hollande, Benoit Prot (pas prout), ce picsou des banques, de ces financiers qui ont mis la France en difficulté en 2008 par les actions pourries et les spéculations hasardeuses précédentes ; il pensait que le ciel lui aurait tombé sur la tête ainsi qu’un courroux extrême après toutes ces péripéties bancaires : eh bien non, le chef de la chapelle libérale de l’Elysée lui rendit hommage et le réconforta en lui disant que c’était pour rire son attaque à Villepinte, lors de la campagne électorale, contre la finance.

Le repas était excellent, les bouteilles de grand cru mirent nos 12 apôtres du CAC 40 en extase devant ce chef de l’état, qui tout compte fait, n’était pas l’ennemi décrit par le précédent chanoine de Latran, le dénommé Sarkozy, et aucune méchanceté, genre Mélenchon, ne semblait effleurer son front et derrière ses lunettes se dégageait un regard doux envers le capital.

Entre la poire et le fromage, chacun s’excitât, sur les chances du redressement de la France, quelques-uns, les plus grisés, se lâchèrent et demandèrent à Hollande de poursuivre le travail commencé par son prédécesseur et notamment d’étreindre les syndicats au point de les étouffer mais surtout de permettre au CAC 40 de continuer à passer avec la sébile et de ponctionner les travailleurs.

Hollande ne leur fit aucune promesse leur indiquant seulement que c’était Angéla qui déciderait ce soir lors d’une autre agape à Berlin.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 23 Août 2012

BROUETTE d'OR

En Pologne je

ramasse à la brouette

le fric grace aux salaries

payés à coup de lances pierres

 

 

PEAUDOUCE OU LA PEAU DES FESSES POUR LES TRAVAILLEURS LICENCIES ET POUR CEUX QUI SUIVRONT AILLEURS

Je viens de prendre connaissance d’un article édifiant paru dans le journal « La Voix du Nord » concernant la reconversion des salariés de l’usine Peau Douce de Linselles dans le Nord.

Une usine rachetée par le groupe suédois SCA qui l’a ensuite transféré en Pologne avec armes et bagages,  mais sans les travailleurs de cette usine.

Quelque chose d’une production nationale utile qui a disparu et qui permettait aux travailleurs de ce coin du Nord de vivre décemment avec des salaires, des conventions collectives, une sécurité sociale, une retraite assurée.

La première question que je me suis posé est alors de savoir qui était ce Groupe Suédois et je lis la chose suivante dans sa présentation : « Un palmarès impressionnant pour le groupe SCA ».

Puis une indication qui fait apparaitre ce groupe comme méritoire en matière d’environnement et des droits de l’homme et je cite à nouveau :

« Partout dans le monde, SCA s’est impliqué dans des initiatives de développement durable dont l’esprit reflète ses valeurs de respect, d’excellence et de responsabilité. Cette démarche a été reconnue par de nombreuses organisations écologiques et organismes gouvernementaux qui ont distingué SCA pour ses efforts en matière d’environnement et son travail pour le respect des droits de l’homme ».

Plus loin, encore un louange : SCA a la volonté de garantir un environnement professionnel sûr et non discriminatoire pour tous ses employés. Chaque site doit, au minimum, respecter strictement toutes les lois et/ou accords collectifs applicables dans son pays d’implantation. SCA n’a de cesse d’améliorer en permanence l’hygiène et la sécurité sur les lieux de travail.

Quand à ce qui concerne l’hygiène et la sécurité sur les lieux de travail, les travailleurs de l’Usine de Linselles en sont exclus puisqu’ils ont tous perdu leur boulot.

Mais ce qui m’a décidé de consacrer un article à ce groupe, c’est la raison pour laquelle SCA a liquidé le site de Linselles et dans l’article que lui consacre La Voix du Nord la réponse est donnée : « Les couches pour bébés du Suédois SCA sont fabriquées depuis plus d'un an en Pologne, avec les machines que faisaient tourner les 280 salariés du site de Linselles ». Et la raison invoquée est bien une histoire de gros sous : « Les responsables syndicaux mettent la pression, mais connaissent la tradition de dialogue social des Suédois, qui ont fait le rapide et simple calcul que les marges progresseraient avec des ouvriers polonais payés quelques centaines d'euros, contre des Français à plusieurs milliers ».

Eh bien, voilà ce qui se passe dans cette Europe libérale, la mise en concurrence des salariés, l’obligation d’accepter les conditions de travail et de salaires toujours plus bas pour garder l’emploi, et quand l’ensemble des lois d’un  pays, comme la France, oblige à maintenir un niveau de droits sociaux élevés, le capitaliste prend alors la poudre d’escampette pour s’installer là où il y a l’Eldorado du travail presque gratuit et sans contraintes sociales :  c’est le cas de la Pologne capitalisée et libéralisée.

Alors il ne reste aux salariés concernés qu’à partir avec le meilleur plan dit social, celui d’une indemnisation et avec la nécessité de se reconvertir dans des emplois de proximité, de services par exemple, où l’on vivra avec des bas salaires et une protection sociale ajustée à ces types d’emplois, c’est ce qui est arrivé aux travailleurs de l’usine de Linselles.

Et nous voyons là, comment les tours de passe passe se font dans ce système, pour sans arrêt, par petites touches, mais aussi par de grands coups de balai, comme à Linselles, ils réduisent le prix de la force de travail à sa plus simple expression : celui que l’on connaissait au 19eme siècle et que l’on pratique en Pologne ou ailleurs, là où les protections sociales sont inexistantes ou démantelées.

Les travailleurs de Linselles sont aujourd’hui dans des petits boulots pour ceux qui en ont retrouvés et les autres se contentent de peu ou de rien.

Voilà le système auquelle il faut s’attaquer : empêcher que cette Europe Libérale puisse permettre à des profiteurs de récupérer des productions, des marques, des brevets, d’exploiter et de rendre toujours plus difficiles les conditions de vie et de travail puis de déménager les productions et les outils vers  là où les travailleurs sont payés à coup de frondes.

Les crânes d’obus qui hantent les ministères, les chevronnés de l’expertise, les think-tank qui scrutent les horizons économiques, les lobbys qui s’activent à Bruxelles pour rendre le profit toujours plus profitables n’ont pas du tout l’intention de changer la moindre rondelle de ce système pourri et il importe que les syndicalistes reprennent la main et se battent pour que le droit collectif, le droit social, la loi sociale, reprennent le dessus et il me semble nécessaire que le syndicalisme Européen soit plus actif en la matière.

Le prix de la force de travail ne saurait souffrir de la division syndicale, ce prix doit être porté partout comme une exigence.

Pour cela il faut établir un salaire minimum Européen et que son niveau permette de rattraper en une dizaine d’années les salaires comme par exemple ceux de la France ou de l’Allemagne.

Il faut couper l’herbe sous le pied de ces entreprises qui mettent en concurrence les salariés pour descendre le niveau des salaires et remonter le niveau de leur profit.

Je préconise même une loi qui ferait en sorte que lorsqu’une entreprise veut délocaliser en Europe, elle soit obligée de garder le même nombre de salariés là où elle s’installe ainsi que les droits acquis sociaux de l’entreprise qu’elle a décidé de fermer.

Tout cela montre, tout compte  fait, le mal qu’à pu faire cette constitution européenne de 2005 auquelle Sarkozy a refusé le vote des français et auquelle les socialistes l’ont ensuite accepté.

Le marché libre et non faussé inclus cette possibilité que le renard puisse régner en maitre dans le poulailler du marché du travail comme ils disent et le nouveau traité européen qu’Hollande vient d’accepter en rajoute en matière d’austérité et de mises en  concurrence des salariés.

De grandes luttes seront nécessaires pour mettre fin à ce déni social que nous prépare cette Europe du capital.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 22 Août 2012

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Pour ne pas être tondus

 

POUR UN REFERENDUM CONCERNANT LE TRAITE DE LA REGLE D’OR CAPITALISTE

Ce traité, (le TSCG ( Traité de Stabilité, de Coordination et de Gouvernance ) doit être soumis à la décision du peuple souverain. Il a été imposé par Sarkozy et Merkel aux salariés et aux retraités pour  payer les frasques des banquiers et les superprofits que ce sont attribués les actionnaires des grandes multinationales de la finance et de l’industrie depuis plusieurs décennies.

La dette provient pour l’essentiel de cette soif de profits, de spéculations financières, et donc d’enrichissement de ces gens là.

Qu’ils payent leurs dettes, leurs vols, et que ce ne soit pas les travailleurs qui payent à leur place.

Hollande, dans ses promesses électorales avait indiqué le nécessité de le renégocier, cela n’a pas été fait et ce n’est pas le misérable ajout factice d’un  chouya de croissance qui fait solde de tout compte.

En plus ce traité est un traité anti-travailleurs, antisocial.

Il impose ainsi, ce traité, que partout les petits se délestent de  leur droits sociaux, acceptent la remise en cause de leur départ à la retraité à 60 ans, admettent que leurs salaires et leurs retraites doivent être réduit pour rendre à nouveau les banques prospères pour les actionnaires.

En gros pour faciliter un coût du capital plus élevé à payer par les travailleurs en réduisant leurs acquis sociaux.

Les multiples plans sociaux qui tombent du ciel actuellement comme des strato-cumulus nimbus qui éclatent en orages violents nous mettent sous la grêle des profiteurs et le parapluie de l’accompagnement social ne protégera personne.

Ce traité, avant qu’il en soit ratifié par tous les pays européens, met en récession toutes les économies et en particulier la Grèce, l’Espagne, le Portugal et la gangrène est en train de gagner la France qui se satisfait de ne pas être en récession parce qu’elle a encore un PIB à 0,1 % de croissance : la belle affaire d’entendre ainsi des croupions sociaux libéraux comme Moscovici vice président du Nouveau siècle*  ( la présidente est la parvenue Notat de la CFDT) rouler des épaules avec son pitoyable 0,1 %, fruit de ce pitoyable traité européen.

L’exigence du Front de gauche d’un référendum et en particulier du PCF doit être donc pris en compte et ce gouvernement doit en prendre la décision.

C’est au peuple de trancher et non à l’idiot du village capitaliste, le dénommé Cohn Bendit, qui vient de s’en prendre à Eva Joly qui se prononce pour un tel référendum.
Il me semble aussi que tout syndicaliste qui se respecte devrait aussi se prononcer dans ce sens car ce traité va, dés sa mise en œuvre  dans notre pays et dans toute l’Europe, produire des effets désastreux concernant le niveau de vie des salariés et des retraités ( c’est déjà en cours dans les domaines de la protection sociale, les salaires, les retraites, les conventions collectives) et je trouverai inadmissible que le mouvement syndical français ne se prononce pas contre ce traité mortifère pour les travailleurs.

Bernard LAMIRAND

*"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auxquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.

Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.

 

 

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Publié le 19 Août 2012

Dimanche 19 août 2012

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A Aigues-Mortes, les soutiens à un couple, condamné pour avoir tiré sur des jeunes en tenant des propos racistes, ne se cachent pas.


Le pépé sourit, puis il dit : «Ils ont mal visé. Les Arabes, faut tous les massacrer.» A côté de lui, une brochette de retraités attendent que l’après-midi passe à l’ombre des remparts de la petite ville d’Aigues-Mortes, dans le Gard. Ils disent : «C’est bien vrai.» Ou pire. Bien pire. Un bras lance un salut nazi. Rires. A quelques mètres d’eux, des touristes les dévisagent effarés. Les retraités ne s’en rendent pas compte. Dix jours plus tôt, un fait divers est venu briser l’apparente tranquillité de la bourgade camarguaise et réveiller le démon raciste chez certains.


 

Le 4 août, peu après minuit, dans le petit quartier du Bosquet, à l’extérieur des remparts, un couple passe au ralenti à bord d’une Picasso verte devant le parking de l’épicerie Vival où les jeunes du coin viennent étirer les soirées en été. L’un d’eux s’approche demandant s’ils ont besoin d’un renseignement. La voiture repart. Elle revient quelques minutes plus tard. Un canon de fusil de chasse sort de la fenêtre conducteur. Un homme d’une quarantaine d’années crie : «C’est pas les Arabes qui vont nous donner des renseignements. On est en France.» Sa compagne dit : «On est chez nous.» L’homme tire deux coups en l’air. Puis pointe son arme sur les jeunes et les prend en chasse. La plupart sont partis se cacher, où ils pouvaient. L’un d’eux raconte avoir attendu dans un buisson, un autre a sauté dans le jardinet d’un pavillon tout proche.


 

Plombs.

 

En tout, une dizaine de coups de feu. Dont deux sur la voiture d’une femme rentrant dans le quartier avec sa fille de 9 ans. L’homme tire, sa passagère recharge. «C’était comme une chasse à l’homme, elle disait "courez, courez" en rigolant. Il faisait sombre, on ne comprenait rien. J’ai pensé que j’allais mourir», raconte l’un des jeunes, encore fébrile. Un seul sera blessé, légèrement. Sur son bras, son dos, l’entrejambe, il y a quatre petits trous de plombs. William Vidal, 44 ans, employé municipal passionné de chasse, avait pris des cartouches «petit gibier».


 

Lors de leur garde à vue, William Vidal et Monique Guindon minimiseront les faits en assurant n’avoir tiré qu’en l’air et en expliquant avoir répondu à des «insultes» proférées par les jeunes. Ils nieront la dimension raciste de leur geste. Ils disent juste ne plus supporter les personnes qui «squattent» le soir devant l’épicerie et qui les insulteraient régulièrement. Les dépositions approximatives du couple, par ailleurs passablement alcoolisé, ne tiennent pas face aux treize témoignages concordants recueillis dans la foulée par les gendarmes, et aux constatations faites sur place. Jugés trente-six heures plus tard en comparution immédiate, il écopera de quatre ans ferme, elle de deux. Le caractère raciste sera retenu comme circonstance aggravante.


 

Le geste n’a pas ému grand monde. Les victimes ont le sentiment d’avoir vécu une agression «très grave» traitée en simple fait divers. Ils ne peuvent s’empêcher de penser à ce qui se serait passé «si un Arabe avait tiré sur des Français de souche». Le maire socialiste n’a pas souhaité réagir publiquement. Le lendemain des faits, il était cependant allé rencontrer les jeunes. «Il nous a dit que c’était intolérable. Il nous a parlé du massacre des Italiens à Aigues-Mortes en 1893 [1]. Le parallèle est bizarre : on est français, on est nés ici», explique une des victimes. Pour lui, cette «confusion» en dit long sur le «malaise face aux enfants d’immigrés». Après l’agression, ils ont tenté de contacter la Licra et SOS Racisme. «Ils ont dit qu’ils nous rappelleraient», constate un des jeunes un peu amers. «On se sent seuls», ajoute un autre.

 

 

désinhibiteur.

 

D’autant que la condamnation du couple à de la prison ferme, elle, a suscité de très vives réactions. Quelques jours après, un comité de soutien était monté sur Facebook par des proches du couple afin, notamment, de recueillir des dons pour aider à l’éducation de leurs enfants durant leur incarcération. Puis une pétition «contre l’emprisonnement de William Vidal et Monique Guindon» était lancée sur Internet, recueillant plus de 800 signatures en quelques jours. Sur le texte, il est stipulé sans raison que les jeunes «fêtaient le ramadan». Un lien renvoie vers un article du Midi libre rappelant que l’auteur des tirs, ancien pompier volontaire, avait sauvé un enfant de la noyade deux ans auparavant. Ces soutiens ont été vite débordés par l’emballement violemment raciste. Le compte Facebook a été supprimé cette semaine. Sur Internet, l’affaire est devenue un aimant à extrémistes racistes et islamophobes.

 

 

A Aigues-Mortes, chez certains, elle s’est révélé un terrible désinhibiteur. L’un des jeunes, un ingénieur biomédical qui a grandi ici, s’interroge. «On sait qu’il y a du racisme dans la région, on passait outre, parce qu’il n’y a pas que ça, loin de là. Mais, depuis qu’il y a eu ce passage à l’acte, on n’est pas bien.» Un de ses amis raconte avoir le sentiment «qu’en devenant victime il est devenu coupable». «J’ai l’impression de voir dans le regard des gens qu’on est responsables de les avoir mis en prison.»

 

Le Gard est le seul département français où le Front national est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. A Aigues-Mortes, dans la circonscription où a été élu Gilbert Collard, les votes FN ont frisé les 40% aux législatives. Devant les remparts de la vieille ville, les retraités qui soutiennent «William» espèrent que l’avocat frontiste s’emparera de l’affaire pour le procès en appel.

 

Red’One, l’auteur de cette chanson, est l’une des victimes. Il l'a écrite «parce qu’il fallait que ça sorte».

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 19 Août 2012

Economie : des clés pour comprendre

Une banque publique en modèle réduit
Par Jean-Christophe Le Duigou (1)

Economie : des clés pour comprendreLe sujet pourrait paraître aride en plein mois d'août. Mais la question du financement de l'économie française est cruciale. De ce point de vue, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
 
Bonne nouvelle, le gouvernement annonce la mise en place très rapide d'une banque publique d'investissement qui pourrait être opérationnelle dès 2013.
 
Mauvaise nouvelle, Bercy s'est empressé d'en dessiner des contours très restrictifs, comme s'il fallait parer toute vision plus ambitieuse. Rien n'est cependant joué. Raison de plus pour revenir sur quelques donnée qui éclairent cette grande question du financement de l'économie non résolue depuis 30 ans. Première constatation, la France ne « vit pas au-dessus de ses moyens » comme tentent de l'accréditer certains experts. Elle dégage un flux d'épargne positif qui s'est élevé l'année dernière à 360 milliards d'euros, soit un peu plus de 18 % du PIB. La France détient même le record devant les principaux pays européens. Seul l'État ne parvient pas avec ses ressources propres à couvrir ses dépenses courantes. Le problème de la France vient de la couverture des investissements, dont le montant global s'élevait à 411 milliards d'euros en 2011, soit un besoin de financement de 51 milliards d'euros qui n'a pu être assuré que par des flux financiers venant du reste du monde.

Mais, seconde constatation, ce déficit extérieur est très faible au regard des actifs financiers que la France a accumulés sur le reste du monde. Fin 2010, la France possédait 5 240 milliards d'actifs financiers à l'étranger. Pour chaque euro de l'épargne des ménages investi dans le pays, près d'un autre euro part vers le reste du monde. Ce flux vers l'extérieur a quasiment doublé en 15 ans ! Une part importante de l'épargne des ménages et des entreprises a donc servi à financer un développement à l'étranger. Le problème de financement de la France ne vient-il pas d'abord de cette véritable hémorragie de l'épargne nationale ?
Troisième constatation, les institutions financières, banques et assurances ne font pas correctement leur travail de financement de l'économie. Malgré une progression du total des crédits alloués à l'économie, le rôle spécifique des banques, qui est de transformer de l'épargne à court terme en des financements de long terme pour l'investissement, a régressé. Le taux d'intermédiation des banques françaises qui mesure cette activité a chuté de plus de 20 points en 15 ans. Il est désormais bien au-dessous de celui de nos partenaires européens. L'évolution est plus brutale encore pour les assureurs. Seule une moitié des placements des assureurs à destination des entreprises bénéficie à l'économie nationale. La Cour des comptes n'hésite pas à les pointer du doigt : « Alors que les assureurs étaient des investisseurs traditionnels en fonds propres des entreprises, ils auraient divisé la part de leurs placements par 5 en 10 ans. »

Dans un tel contexte, le projet de banque publique d'investissement esquissé par Bercy ne serait qu'un cautère sur une jambe de bois. Dotée de 20 milliards d'euros, la BPI pèserait 0,4 % des actifs bancaires actuels. Même si elle emprunte, on voit mal comment la banque publique sera en capacité de résoudre à elle seule l'impasse financière actuelle des PMI et PME. D'autant qu'elle devra intervenir en partenariat avec des acteurs privés. Elle reproduira les limites du Fonds stratégique d'investissement qu'il n'a jamais pu se dégager vraiment des critères financiers classiques. En clair, la BPI ne palliera pas le manque de financements à long terme des entreprises. On peut craindre qu'elle devienne la béquille d'un système financier trop content de lui transférer une bonne partie des risques qu'il ne veut plus assumer.
On ne peut en rester à ce « modèle réduit » de banque publique concocté à Bercy. La création d'un véritable « pôle public bancaire et financier », socle d'une nouvelle politique de financement de l'économie, doit s'imposer dans ce débat essentiel.
(1) Économiste et syndicaliste20
(L'Humanité Dimanche)

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Rédigé par aragon 43

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