Publié le 27 Août 2018

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Publié le 26 Août 2018

DES COMMUNISTES A L’OFFENSIVE PARTOUT

Comme d’habitude, cette période d’été n’a pas été de tout repos pour ceux et celles qui souffrent de ce système honni et qui continue à fonctionner pour quelques uns et unes qui en profitent.

Tout l’été, nous avons pu voir que la misère n’avait pas quitté les quartiers les plus pauvres et d’ailleurs ceux-ci regardent leur pouvoir d’achat prendre la dimension d’un arbre de plus en plus desséché.

Alors il reste la solidarité, qui ne dément pas, et c’est l’honneur d’un parti communiste français, qui, comme toujours, fait en sorte d’aider à ce que des enfants puissent partir quelques heures et respirer le bon air de la mer ou de la campagne. C’est ce que s’attache ma fédération PCF de l’Oise chaque année en invitant plus de 1500 enfants et parents à se rendre à la mer en Picardie.

S’échapper pour ainsi dire de leurs cités où le système les enferme dans la misère et qui n’a que des yeux que pour les beaux quartiers huppés des grandes villes où rien ne manque pour les rejetons de la bourgeoisie.

Et puis, quelle rentrée ?

Le corbeau noir de Matignon vient de nous la révéler.

Le premier ministre, en effet,  vient  d’annoncer la couleur : la rentrée sera serrage de ceinture à fond  pour le bas peuple et dorée pour les profiteurs. Le budget de 2018 se traduira à nouveau par des coupes sombres qui affecteront particulièrement ceux et celles qui ont du mal à vivre comme on dit. Tout y est : les indemnités chômage réduites, les allocations logement, les salaires et les retraites encore réduite après la ponction avec la CSG. Ces retraités-es recevront une aumône caractérisée de 0,3 % alors que l’inflation a pris 2,3 %.

Et pendant ce temps les dividendes explosent et les actionnaires et notamment ceux des grandes banques et des multinationales emporteront sans coup férir leur butin dans les paradis fiscaux.

Oui un gouvernement à la solde des riches ; qui en douterait encore ?

Oui, un septembre noir nous attend et aussi un hiver glacial pour notre vie de salariés-es et de retraités-es.

Regardez comment le MEDEF – qui est au pouvoir- avec des ministres issus de son rang- festoie en voyant combien cela va rapporter encore plus de dividendes à tous les «  fainéants et fainéantes »qui pullulent dans ses rangs et qui vont ramasser  le fruit du travail des prolétaires.

Macron et Philippe nous promettent donc une année d’austérité.

Nous allons de devoir faire monter les mécontentements et que ceux-ci leur explosent, excusez-moi du  terme – « à la gueule ».

Oui, il faut une rentrée fracassante de luttes tout azimuts pour le pouvoir d’achat et pour défendre notre Sécurité sociale.

Ne laissons rien passer.

Les communistes ont un grand rôle à jouer dans la montée de ces luttes et surtout de ne pas se confondre avec les chasseurs de place qui, déjà, se manifestent et font la course à l’échalote pour accéder au pouvoir.

Communistes, nous avons à être nous-mêmes comme je dis souvent et comme nous venons de le faire  pendant ces vacances auprès de nos semblables et de leurs problèmes ;  nous avons à discuter intensément pour montrer qui profite de la situation et qui trime sans en recevoir son dû et comment s’organiser pour la lutte. Cela passe certainement par des discussions passionnées avec ceux et celles qui sont dans le besoin mais qui ne voient pas comment on peut s’en sortir.

Alors oui, en ce mois de septembre qui arrive, allons aux portes des entreprises à la rencontre des salariés, allons voir les retraités-es et suscitons partout les luttes.

C’est là-dessus que nous seront utiles et en faisant fleurir cette belle citation : « l’humain d’abord » et une invitation à faire à tous mes lecteurs et lectrices ; venez à la Fête de l'Humanité les 14-15-16 septembre pour vous détendre et prendre les forces nécessaires dans les nombreux débats et rencontres pour terrasser l'adversaire de classe.

Bernard LAMIRAND Section PCF de Creil-Nogent-Villers Saint Paul

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Août 2018

Je mets en ligne ce texte de mon camarade "Canaille le rouge" qui montre à quel point s'exerce en ce moment le déni de l'histoire et notamment de cette période qui a vu la libération de la France des hordes nazies et des salopards qui ont collaboré avec l'ennemi durant la guerre. Pour ces gens là, il s'agit de gommer aujourd'hui cette histoire et ce qui fait la France : celle des luttes et des résistances, celle des conquis sociaux, celle du progrès social, celle de l'humain et non de la machine à fric.

Bernard Lamirand

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Publié le 23 Août 2018

Mettons tous et toutes un oeillet rouge pour dire notre indignation de voir un homme privé de liberté par un état qui devient de plus en plus fascisant. Honte à ces gouvernants qui se conduisent ainsi.

Mettons tous et toutes un oeillet rouge pour dire notre indignation de voir un homme privé de liberté par un état qui devient de plus en plus fascisant. Honte à ces gouvernants qui se conduisent ainsi.

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Publié le 14 Août 2018

Brésil : Sharan Burrow et le président de la CUT Wagner Freitas rendent visite en prison à l’ex-président Lula

 

Bruxelles, le 14 août 2018 (CSI EnLigne) : La Secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow, accompagnée de Wagner Freitas, Président de la plus grande centrale syndicale brésilienne, la CUT, ont rendu visite le 9 août à l’ancien Président du Brésil, Lula, à la prison de Curitiba où il est en détention policière en raison d’accusations montées de toute pièce. Burrow a réaffirmé la solidarité du mouvement syndical international avec Lula, tandis que Freitas réitérait le plein soutien de la CUT à la candidature de Lula pour la prochaine élection présidentielle au Brésil.

 

« Lula est un prisonnier politique et les gens le savent très bien. La résistance prend de l’ampleur chaque jour face à ce qui n’est qu’une parodie de justice ; en dépit de toutes les tentatives de pervertir l’état de droit, de réduire Lula au silence par sa détention et de lui refuser ses droits politiques, les sondages montrent qu’il aurait plus du double des voix de n’importe quel autre des candidats. Lula nous a dit sans ambiguïté qu’il va se présenter aux élections présidentielles depuis sa cellule parce qu’il refuse que le peuple brésilien vive dans la pauvreté, privé d’éducation, de santé ou d’autres services publics et de protection sociale. Il veut faire en sorte que la population accède à de bons emplois et à des salaires décents. Il s’opposera à toutes les tentatives de le réduire au silence et même s’il est privé de sa participation politique active, son colistier Fernando Haddad parlera en son nom », a dit Burrow.

 

Burrow et Freitas ont été rejoints par le syndicaliste coréen Han Sang-gyun devant la prison, dans le campement où se sont installées des centaines de personnes pour témoigner de leur solidarité avec Lula. Han, ancien président de la centrale syndicale nationale KCTU, a été libéré de prison à la fin du mois de mai en Corée, après avoir purgé plus de deux ans d’une peine imposée sous le régime corrompu de l’ancien président coréen, désormais renversé, Park Geun-hye.

 

« Lula est conscient de la montée en puissance de l’autoritarisme partout dans le monde, qui accompagne le déficit d’emplois décents, l’affaiblissement des protections de l’emploi et la diminution des salaires provoquée par la cupidité des entreprises. Il comprend que la lutte pour les droits et libertés démocratiques est mondiale, et a témoigné de sa gratitude pour la solidarité internationale qui s’exprime en faveur de sa cause. La lutte de Lula en faveur de la démocratie, des droits et du travail décent est aussi notre lutte », a dit Burrow.

 

La CUT, en collaboration avec d’autres mouvements progressistes du Brésil, se mobilise en faveur d’un soutien national à la candidature de Lula, l’homme politique le plus populaire du pays.

 

« De puissants groupes d’intérêt manipulent le système judiciaire brésilien en vue d’empêcher que le peuple puisse réélire Lula et consolider le pouvoir et les privilèges qu’ils font fructifier depuis le reversement de la Présidente qui avait succédé à Lula, Dilma Rousseff, dans un coup d’état orchestré par un Parlement gangrené par la corruption. Le mouvement syndical international est entièrement solidaire de Lula et du peuple brésilien », a dit Burrow.

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL, #CGT

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Publié le 11 Août 2018

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Publié le 7 Août 2018

Proche-Orient

La CGT proteste contre les actes de piraterie pratiqués par les forces israéliennes, ainsi que les arrestations de syndicalistes à cette occasion

lundi 6 août 2018

Suite à un nouvel arraisonnement d’un navire par les autorités israéliennes, la CGT exige que le gouvernement français s’engage — entre autres — à saisir les organisations internationales afin que le gouvernement israélien soit condamné lourdement et qu’il cesse ses actions intempestives et illégales.

Dans la nuit du vendredi au samedi 4 août, le Freedom, deuxième bateau de la « Flottille de la Liberté » a été arraisonné dans les eaux internationales. Les assaillants qui ont pratiqué un acte de piraterie étaient les forces spéciales israéliennes, sous commandement du gouvernement d’Israël. À l’occasion de cet arraisonnement, Pascal Maurieras, marin CGT qui participait à cette mission humanitaire pacifique, a été violemment interpellé, frappé et jeté dans une prison israélienne.

Lors de l’arraisonnement du premier bateau — Al Awda — c’est Mike Treen, syndicaliste néo-zélandais de Unite, adhérant à NZCTU — New Zealand Council of Trade Unions — et à la CSI —Confédération syndicale internationale — qui a été interpellé et très violemment frappé par les agresseurs, entraînant des blessures importantes. Ces agressions, violences à l’encontre de syndicalistes et enfermements doivent cesser immédiatement. Il semble que Pascal Maurieras sera expulsé aujourd’hui vers la France même si aucune confirmation ne nous a été donnée.

La CGT s’étonne du peu de réactivité du gouvernement français pour faire respecter les règles de droit international, du peu d’empressement que le ministère des Affaires étrangères a montré pour demander des nouvelles et la libération de notre compatriote. La CGT pense qu’une fois de plus, les gouvernements français et israélien font preuve d’une volonté de criminaliser l’action syndicale, et que cela relève des discriminations syndicales.

La CGT exige que le gouvernement s’engage :

  • à faire libérer sans délais Monsieur Maurieras, ainsi que toutes les autres victimes, qui étaient toutes et tous sur ce navire pour une mission humanitaire et pacifique ;
  • à faire cesser au plus vite ces actes de pirateries répétitifs en prenant toutes les mesures protectrices nécessaires pour assurer la sécurité des missions humanitaires et pacifiques. Pour rappel, Madame Sarah Katz, ressortissante française, a déjà été victime d’un acte de piraterie à bord du navire Al Awda, le 29 juillet, acte de piraterie revendiqué par le gouvernement Israélien et son armée ;
  • à saisir les organisations internationales afin que le gouvernement israélien soit condamné lourdement et qu’il cesse ses actions intempestives et illégales ;
  • à ce que la France et les organisations internationales exercent de vraies actions pour faire respecter les droits des Palestiniens, victimes depuis a minima 1948.

Montreuil, le 6 août 2018

 

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Publié le 25 Juillet 2018

BENALLA : CE QUE RECELE CET EPISODE DE LA CINQUIEME REPUBLIQUE

S’il y avait un exemple de plus  pour démontrer la duplicité de ce pouvoir, nous l’avons avec les démêlés entre tous ces courtisans et courtisanes qui se taisent ou se contredisent lors des interrogatoires des commissions d’enquête du parlement.

L’affaire Benalla est révélatrice de ce qu’a pu engendrer comme malformation démocratique tout au long de son existence la cinquième république, je veux dire le pouvoir personnel comme le qualifiait dès 1958 le Parti communiste français.

Nous sortions de la  quatrième république établie à la libération de la France après l’occupation nazie et la collaboration des classes dirigeantes  avec Pétain sous le régime de Vichy: celle-ci était entrée en vigueur le 27 Octobre 1946  jusqu’au 4 Octobre 1958 .

Je pourrais énumérer toutes les malversations de cette cinquième république et les pratiques des divers présidents de la République élus au suffrage universel mais inutile de détailler, chacun a en mémoire le SAC et les barbouzes, le Rambo-varior ou encore le meurtre de personnalités jamais élucidées comme celui  de Boulin ministre gaulliste sous Giscard d'Estaing.

L’Elysée est devenu le lieu de promiscuité de toute une élite triée sur le volet pour accomplir le pouvoir personnel d’un homme se croyant au dessus des lois et en les faisant lui- même à son image. N’oublions pas que son gouvernement est tenu par une élite qui se baladent de ministère en ministère  et finissent souvent dans les hauts lieux de l’argent roi.

Cette cinquième république arrive pour ainsi dire en bout de course mais elle peut subsister justement à travers une clique qui tient à tout prix à tenir le pouvoir . C’est ce qui se passe en ce moment.

L’affaire Benalla montre bien que cette cinquième république est totalement vermoulue. Le respect ne peut même plus être invoqué quand ces gens violent leurs propres règles.

Les petites fripouilles sont nécessaires à la survivance d’un pouvoir personnel parce que le système considère qu’il a besoin d’individus de cette trempe et d’hommes de mains pour casser le social dans ce pays et ce que vient de dire Macron par la phrase devenue célèbre ce jour  sous l’apostrophe «  qu’ils viennent me trouver »  ressemble à un parler d'un vulgaire chef de bande.

Ces gens- là ne sont pas seulement des frotte-manche, ils sont là pour orienter à coups de crosses ou d’armes idéologiques encore plus malfaisantes les décisions à prendre pour démunir le peuple et manipuler le monde du travail.

Cela est insupportable.

L’affaire Benalla n’est donc qu’un épisode, des plus « rocambolesque certes ;  mais qui montre bien que cette cinquième république née sous un coup d’Etat,  conduit inexorablement à la fin de la démocratie parlementaire, et pas seulement puisqu’elle s’attaque au fonctionnement démocratique de la vie sociale et économique du pays.

La récente remise en cause du code du travail avec la volonté du pouvoir de réduire comme une peau de chagrin le peu de démocratie sociale à l’entreprise et au travail est là pour démontrer que le système ne s’embarrasse même plus des structures dites intermédiaires pour faire passer ses exigences.

Ce n’est donc pas la dictature du prolétariat mais bien celle du capital et de ses hommes liges.

Macron, ne l’oublions pas, a été parrainé par les plus grands patrons du CAC 40 et aussi des grandes multinationales pour arriver au pouvoir et avoir un sauf conduit de la droite et du libéralisme pour diriger ce pays pour leurs intérêts.

Voilà à quoi il faut s’attaquer et si l’affaire Benalla permet d’ouvrir les yeux sur ce qui amène à confier le pouvoir à des « conducator »,  cela serait une étape e pour en finir avec l’élection du Président de la République au suffrage universel car là est le véritable problème.

Dépassons donc  vite ce débat d’un "malandrin" dans les coulisses de l’Elysée pour engager le débat pour une démocratie à la hauteur de changements fondamentaux nous extirpant du système capitaliste qui est en lui-même une dictature imposée au monde du travail.

Cela peut être un excellent thème pour le congrès du PCF et notamment de présenter un candidat communiste pour mener campagne pour en finir avec cette cinquième république et l’élection présidentielle au suffrage universel.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 19 Juillet 2018

VIOLENCE POLICIÈRE

Les violences seraient-elles couvertes en haut lieu ?

jeudi 19 juillet 2018

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, circulent des images sur lesquelles on peut voir le responsable de la sécurité du président de la République s’adonner à des violences, lors d’une manifestation le 1er mai. À en croire les services de l’État (dixit le directeur de cabinet du président), il était en « immersion » parmi les forces de l’ordre afin de voir « comment se gérait la sécurité d’une grande manifestation » !
Pourtant, ce que l’on constate sur les images n’a rien à voir avec la gestion de la sécurité mais plus avec un déferlement de violence gratuite envers les manifestants. Violences importantes et répétées ! Nous constatons aussi, sur ces images, que des personnes, hors police, peuvent se munir de casques de policier et intervenir avec violence pour frapper des militants en toute impunité.
Comment les autorités peuvent-elles justifier la présence active d’un individu extérieur aux forces de police ? Etait-il habilité, par qui, pour quoi ?
Déjà, lors des mobilisations contre la loi travail, des violences avaient été constatées, la CGT avait exigé une enquête parlementaire.
La CGT est favorable à la sécurité des manifestations et de ceux qui y participent. Quels sont les ordres donnés par les autorités publiques aux forces de l’ordre ? Quels moyens leur sont attribués pour assurer une réelle sécurité ? Les autorités doivent tout mettre en œuvre pour y parvenir.
Cette enquête n’a jamais eu lieu. Elle doit maintenant être diligentée dans les plus brefs délais. Il est question de libertés fondamentales comme celle de manifester, revendiquer, se mobiliser pour faire valoir des exigences citoyennes.

Montreuil, le 19 juillet 2018

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 16 Juillet 2018

POUR UN PCF DU 21EME SIECLE  

J’ai  attendu la « Base COMMUNE » avant de me décider à contribuer en tant qu’adhérent du parti communiste français. Je croyais à un sursaut, j’ai été déçu, et je trouve que ce document ne permet pas de s’élever et de relever le défi de notre existence future comme force politique qui compte.   Pourtant, il avait été acté que les communistes puissent débattre à partir d’un texte offensif et sur le fond. Un document qui devait faire le bilan de l’activité écoulée et de l’orientation décidée depuis le dernier congrès en regard de la situation sociale, économique politique actuelle et ainsi de réfléchir au devenir de l’idée communiste en France et plus largement dans le monde.

Le document qui nous est présenté est soporifique, et s’il parle de tout, il en fait une sorte de fourre tout et finalement ne plait vu les critiques qui émanent d’un peu partout.

Je verrai plutôt un autre texte : celui  de redonner une dynamique aux communistes, un esprit conquérant.

Des questions cruciales pour l’avenir du PCF  se posent donc : en quoi le communisme peut-il retrouver toute sa place dans ce monde qui « va à volo » sous les coups de boutoirs d’un capitalisme destructeur qui compte demeurer envers et malgré tout, n’hésitant pas à manier l’autoritarisme, la dictature, ses liens avec le fascisme qui renait de ses cendres notamment en Europe, là où il est né ?

Plusieurs points attirent mon  attention et m'interroge :

-Que penser de la base commune ?

-Ou en sont les idées communistes?

-Quelle  vision communiste du 21eme siècle ?

- Qu’est devenue la présence communiste particulièrement dans les lieux de travail ?

Je prends seulement ces points : ils  me paraissent essentiels pour assurer le devenir du PCF arrivé à un stade où son existence est en jeu, et là,  je veux souligner qu’il ne s’agit pas de faire peur mais de dire que l’existence de notre parti est posée à ce 38eme congrès.

Certains et certaines d’ailleurs ne l’évacue pas dans leur base alternative à ce congrès pour en faire un enterrement de première classe.

Question subsidiaire : J’ajouterai que l’on entend une petite musique nous disant qu’il vaudrait mieux se ranger sagement chez Mélenchon et se contenter d’afficher nos idées dans un conglomérat où nous ne serions plus qu’un point de repère : en fait nous ne serions plus que des observateurs venant apporter la parole communiste dans un charivari populiste dont l’histoire nous dit qu’il peut aboutir aux pires situations connues au 20eme siècle.

Je vais donc dans un premier temps essayer de donner simplement mon opinion.

  1.      Que penser de la « Base commune » 

Le document «  Base commune » ne répond pas à la demande des communistes d’avoir un texte lisible, non académique, prospectif sur le fond et amenant à des issues concrètes. Le contenu laisse à désirer : je ne trouve pas cette volonté d’être nous-mêmes et je me demande si le congrès n’est pas qu’un moment à passer pour ensuite retourner aux vieilles habitudes entre spécialistes dans le circuit clos du Colonel fabien.

Ce document a été voté par une petite majorité des membres du Conseil National du PCF. Question :   que sont devenus la moitié des membres de ce conseil national absents pour voter ce document fondamental ?

Peut-il être alors une base commune pour tous les communistes dans ces conditions ?

Je ne le pense pas … car il ne rassemble pas et les communistes ont besoin de se rassembler sur des bases qui les projettent devant et avec leur identité communiste.

L’expérience a prouvé que même dans un  congrès, il peut y avoir plus sourd que celui qui ne veut point entendre. L’exemple de nos décisions pour les élections présidentielles le prouve : le fait accompli pour faire pression pour la candidature de Mélenchon suffit à lui-même. Cette décision de notre premier secrétaire prise la veille du vote des communistes était inacceptable et ne correspondait pas aux décisions du conseil national.

Cela  a d’ailleurs conduit à un échec de cette stratégie, admis d’ailleurs par Pierre Laurent après les élections,  ayant comme résultante un effacement du PCF à la grande satisfaction d’une bourgeoisie pas mécontente de pouvoir organiser l’ignorance par les médias du PCF, relayée en plus par les coups de boutoirs venimeux de Mélenchon maniant l’invective contre la direction de notre parti sans que celle-ci réagisse  trop occupée à discutailler s’il fallait qu’elle fasse encore allégeance ou  se révolter contre le « conducator ».

Ce texte ne répond donc pas à mes interrogations :  il reste cramponner à une unité de façade qui nous prive de mettre franchement en œuvre nos idées.

  1.      Ou en sont les idées communistes ?

Je ressens un manque de fermeté pour porter les idées communistes. Pourtant nous sommes dans un moment significatif où les salariés-es ont besoin d’un éclairage et d’une bataille de classe qui soit à la  hauteur de  l’enjeu : dépasser ce système capitaliste qui détruit et démoli chaque jour un peu plus l’humanité et la planète.

Certains, pour signifier notre fin de l’histoire communiste nous  invite, comme je le disais précédemment, à n’être même plus une force d’appoint mais un simple témoignage. Ils invoquent le fait que le parti communiste français n’est plus crédible et l’on ressort les échecs communistes et notamment la fin de l’URSS. Nous devrions porter notre croix pour l’éternité et simplement commémorer l’histoire communiste dans ce qu’elle eut de bon et de mauvais.

Au contraire, nous avons besoin de nous faire voir sur les lieux de travail, dans les cités et aussi en tant que nous-mêmes dans les élections nationales et régionales. Les militants font ce qu’ils peuvent mais ils ont besoin de se sentir estimés dans ce travail de bénédictin qu’ils font chaque jour à travers bien des vicissitudes et d’une direction communiste qui ne sait pas où elle va et cultive le rassemblement pour le rassemblement. Le rassemblement ne consiste pas à laisser la place aux autres pour une unité de façade. L’unité ne peut se faire que sur un contenu de classe et non sur des bases minimalistes où n’apparait plus l’objectif de changer cette société et ainsi de se conformer à une gestion de l’immédiat.

   3) Quelle vision du communisme au 21eme siècle 

Le stalinisme a été préjudice énorme à l’idée communiste dans le monde et dans notre pays.

Cela a été une des causes du recul des idées communistes mais pas la seule.

L’autre raison est notre apathie révolutionnaire face à un capitalisme en état  de dégénérescence.

La lutte de classe est plus que jamais une réalité vécue :   la bourgeoise est là pour montrer que le combat est idéologique.

La montée populiste de droite comme de gauche sont des signes d’un manque de présence communiste affirmée dans les batailles des idées.

La régénération des idées d’extrême droite et d’un néofascisme assumé, montre aussi que le capital est prêt à tout pour garder le pouvoir quand il se sent menacé.

Nous sommes donc dans un monde de plus en plus dangereux et les armes peuvent à nouveau parler : il est donc nécessaire qu’apparaissent d’autres alternatives que les guerres qui ne sont que la forme la plus violente de la mise en concurrence des salariés et des batailles que se mènent entre eux dans le cadre de l’économie de marché.

Une force communiste, demain, est capable de propulser autre chose et un monde de paix et de coopération dont nous en aurons besoin pour traiter des problèmes de plus en plus complexes que posent le surarmement, les migrations, les questions écologiques, le réchauffement climatique et ses conséquences sur la terre, la nature, la vie et l’humain mais pas seulement l’humain  mais aussi l’humain avec la faune et la flore.

Il faut dire haut et fort que doit être mise en cause dans le monde ce système qui capte toutes les richesses créées par le travail tout en détruisant la nature. Il faut faire éclater ce scandale des profits immenses et de la financiarisation de l’économie alors que l’argent pourrait servir à toutes les causes pour vivre mieux et vivre communiste sur cette planète.

Nous avons pris un retard considérable sur notre implication dans les évolutions du travail, de la surexploitation capitaliste et de l’aliénation totale exigée des masses laborieuses à l’exigence du profit maximum. Il en va donc de la prise en considération des couches nouvelles de la jeunesse et bien sûr des femmes dont on a toujours du mal à leur donner toute leur place dans la société et dans notre organisation. Notre parti doit-être à  l’avant-garde des évolutions technologiques et sur  ce que cela entraine dans le travail : les travaux de Paul Boccara sur la révolution informationnelle doivent être pris plus au sérieux ; de même ses propositions concernant « la sécurité de l’emploi et de la formation ».L’idée de mettre sur le même plan nos propositions et celle de Friot sur le salaire à vie démontre les ambigüités de notre direction et le document « base commune » reste dans l’expectative sur toutes ces questions du prix de la force de travail en système capitaliste et comment y mettre les germes du dépassement du salariat.

Il faut donc gagner des formes de dépassement du  salariat dans tous les domaines de la vie et à commencer par travailler les gratuités telles l’eau, l’électricité, les transports, les logements etc. Cela passe par des services publics d’une autre dimension et en menant une bataille de chien pour que les citoyens s’en emparent et ne laissent pas les travailleurs des services publics livrés à eux-mêmes. C’est pareil pour la protection sociale et en particulier les questions de la santé pour tous dont la gratuité devrait devenir une règle de bon sens-y compris tout de suite. Il y a aussi la place des retraités-es jusqu’à leur fin de vie et comment les considérer comme des citoyens et des travailleurs à part entière  avec tous les moyens nécessaires pour leur assurer leurs vieux jours. Les retraités-es vont bientôt représenter plus de 30 % de  la population.

Le communisme doit donc s’afficher.

Il ne peut limiter son combat à notre sphère nationale.

Nous devons être des puissants contributeurs pour changer ce monde et le dire partout et au niveau national bien sûr mais aussi soutenir à ce que des forces se lèvent partout dans le monde pour bouter dehors ce système de plus en plus abominable.

Nous devons travailler la classe ouvrière d’aujourd’hui et pour demain et lui donner une nouvelle assise qui n’est plus celle seulement des ouvriers professionnels ou spécialisés mais celle aussi des techniciens ingénieurs cadres travaillant à la création de biens matériels et sociaux.

Les évolutions technologiques doivent servir les travailleurs et leur famille et non servir les intérêts du capital.

Partout une bataille tenace doit s’engager pour établir des nouveaux droits pour les travailleurs et en particulier sur les conditions d’emploi et de travail.

La pensée Marx doit être féconde alors et bien en lien avec le réel pour que les idées communistes triomphent sur cette planète et fassent en sorte que « le manifeste communiste » redevient la vraie alternative face au capitalisme.

  4) Quelle présence communiste dans les lieux de travail ?

Les convergences doivent être bâties à partir du lieu du travail mais aussi converger dans les luttes avec les salariés d’autres pays et dans les groupes et l’idée d’en finir avec les financiers et les banques qui jonglent avec les milliards ce qui suppose de se sortir de la mainmise des multinationales et transnationales.

La mise en concurrence des travailleurs doit être banni tant à l’échelle de notre pays qu’au niveau international.

La démocratie doit devenir une réalité sur chaque lieu de travail  et cela nécessite de l’ancrer avec des formes d’organisation qui permettent aux travailleurs d’être maitres de leur travail et de la valeur ajoutée qu’ils créent.

Une démocratie réelle à l’entreprise pour dépasser enfin le capitalisme et  en finir avec  la baisse du dit-coût du travail  (bas-salaires – salaires aléatoires,  temps de travail gratuit, précariat, ubérisation, droits sociaux minimas etc.

Nous avons trop  laissé le terrain de l’entreprise au patronat depuis des années.

Le parti communiste français n’a pas pris le train des évolutions qui apparaissaient déjà lors des grands mouvements de 1968.

C’est l’autre raison de sa perte de crédibilité parmi les travailleurs.

Il ne peut vivre de la nostalgie d’un passé même s’il y a toujours des choses à dire de cette belle histoire du PCF et notamment du rôle qu’il a joué dans la plupart des grands acquis sociaux de ce pays.

Sa quasi disparition des lieux de travail où auparavant il était solidement implanté a été une grave erreur.

Certes les casses industrielles dans les grands secteurs de la métallurgie, de la chimie, du textile et autres ont conduit à la disparition de structures PCF dans les entreprises.

Cela a fait beaucoup de mal au PCF mais il s’est aussi effacé de lui-même en négligeant sa présence à l’entreprise. On ne peut pas dire que nous avons été à la hauteur pour trouver les solutions adéquates pour poursuivre une vie politique à cet endroit. Nous avons (pas partout)  laissé le champ libre à la politique patronale qui n’a pas manqué de prendre notre place sur le terrain.

Le parti n’a trouvé comme réponse que d’apparaitre que quand le feu est à la maison, mais peu sur des batailles offensives et souvent notre direction ne prend même pas en compte le travail qu’effectue la commission économique du PCF notamment sur le plan de l’emploi, de l’industrie, des nouvelles technologies, de la place des travailleurs dans le process du travail etc.

Nous avons donc besoin d’un parti qui rétablit sa place dans les lieux de travail : son absence ne peut être compensée par le mouvement syndical qui n’a pas les mêmes fonctions.

Pour finaliser cette contribution, je pense qu’il faut absolument des changements radicaux dans le parti  pour se sortir de notre effacement et retrouver la parole communiste notamment à l’entreprise.

L’heure est à la militance auprès des travailleurs.

Le discours PCF doit être de mise partout et pour tous.

Pour cela, il faut faire appel à la jeunesse, le parti a parmi ses membres de jeunes communistes talentueux.

IL me parait essentiel d’avoir un parti qui travaille plus collectivement, plus à l’écoute des militants et militantes  et que les formes de militances permettent à ces jeunes hommes et femmes d’être les créateurs d’un PCF nouveau. Cela suppose de revoir de fond en comble nos organismes de direction et aussi la façon de les piloter.

A mon avis une nouvelle équipe s’impose.

Il est temps de se remuer sinon nous ne serons plus qu’un mollusque invertébré et une espèce en voie de disparition.

Il faut donc un texte autrement plus dynamique que celui qui nous est présenté et qui ne répond pas aux attentes des communistes.

C’est pour cette raison que je suis signataire du texte  « Pour un manifeste communiste du 21eme siècle ». Ce manifeste peut devenir une base commune de tous les communistes désireux de voir leur parti reprendre comme on dit « du poil de le bête ».

Alors, que ce Congrès soit historique : qu’il soit celui du retour du PCF comme une force qui va compter pour changer le monde.

 

Bernard LAMIRAND  Section de Creil-Nogent sur Oise, Villers Saint –Paul.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF CONGRES, #POLITIQUE

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