Publié le 18 Novembre 2014

DANS QUEL MONDE VIVONS-NOUS ?

DANS QUEL MONDE VIVONS NOUS ?

Tout simplement dans un monde capitaliste, un monde où les voleurs sont rois et peuvent chaparder légalement puisque ce sont eux qui déterminent la façon dont ils vont faire main basse sur les richesses créées.

Je réagis d'autant plus que de nouvelles informations tombent sur ce monde de profiteurs que l'on trouve aussi bien dans les transnationales, chez des politiciens à la dévotion de ces groupes et chez les commis des cabinets ministèriels ou encore des grandes institutions d'Etat où les carrièristes se pavanent avec salaires et avantages mirobolants.

L'on nous amuse avec l'affaire Jouyet-Fillon-Sarkozy – bien que cela montre l'état de pourrissement du système- et pendant ce temps, nous apprenons de nouvelles révélations sur les chapardages de ces pontifs concernant des centaines de millions d'euros soustraits, notamment chez Dassault – qui ne vit que des comamndes militaires d'état - .

Ainsi Serge Dassault déversait depuis des dizaines d'années des sommes d'argent colossales à certains habitants de Corbeil pour se faire élire mais on peut aussi penser qu'il en répandait largement aux forces politiques auxquelles il appartient et dont actuellement la justice enquête.

On apprend aussi que c' est par la même filière que celle de Madame Bettancourt qu'il arrosait ainsi ses amis.

Nous constatons qu'il n'est pas le seul et que des députés UMP, qui ne déclaraient pas leurs revenus venant de paradis fiscaux, en faisaient autant. Et pour corser le tout, des PDG d'entreprise, où l'Etat est actionnaire, s'offrent des salaires et des retraites astronomiques.

A ne pas oublier non plus, le Président du MEDEF Gattaz : celui-ci récupère des profits de plus en plus élevés au fur et à mesure qu'il casse le social avec l'accord des pouvoirs publics .

Tous ces gens là, évidement, clament comme des procureurs qu'ils n'en peuvent plus des charges que les travailleurs leur coûtent et demandent la destruction du code du travail.

Tout cela est fait pour bien montrer que le pot de fer domine le pot de terre et que celui-ci n'a qu'a s'incliner devant les malversations légales ou illégales de ces thuriféraires de la finance.

Une dernière chose m'a sauté au yeux ce matin : cette annonce du Journal l'Humanité que le directeur général de la Sécurité sociale, Monsieur Van-Rockeghem, celui qui depuis des années organise avec les gouvernements de droite ou socialiste le serrage de ceinture à la Sécurité sociale, s'en va. L'on pourrait dire bon débarras, mais nous apprenons qu'il va diriger la plus importante société d'assurance sociale santé – un groupe santé qui a pour objet de concurrencer la Sécu et de la remplacer un jour. Ce groupe s'appelle Malakof- Médéric, d'obédience de l'ancien comité des forges forges d'avant guerre et dont on peut se rappeller qu'il fut un ardent propagandiste de la charte du travail pétainiste pendant l'occupation de la France. Il va remplacer le frère de Sarkozy, tout un programme, un groupe dit non lucratif mais qui s'organise pour le devenir . Il sera remplacé à la Sécurité sociale, nous dit-on, par un autre énarque, de la même promotion que Macron, qui, bien sûr, fera carrière et aura à dépecer ce qui nous reste dela Sécurité sociale comme ses maitres le prieront.

Nous voyions bien là, comment « ce beau monde » peut passer d'un bord à l'autre, sans complexe, puisque qu'ils sont formés pour les mêmes objectifs : remettre en cause les droits et acquis sociaux depuis la libération.

On ne peut qu'imaginer que ce Van-Rockeghem utilisera ses connaissances de la Sécurité sociale dans ses nouvelles tâches.

L'état devrait interdire une telle mutation : en droit commercial cela s'appelle de la concurrence déloyale : quand un cadre quitte son entreprise et connait des secrets confidentiels, il lui est interdit d'aller prospérer chez un concurrent et bien Van Rokeghem en allant dans la concurrence met en danger notre Sécurité sociale .

Tout cela donne envie de vomir .

Dans cette affaire, il s'agit aussi de dire au monde du travail qu'il ne doit pas s'enfermer dans « le tous pourris » mais bien de revenir à ce qui a fait sa force : son unité pour non seulement empêcher les mauvais coups mais aussi de redonner des droits sociaux à ceux qui crééent les richesses.

Oui, la finance est bien l'ennemi du monde du travail, elle a ses sbires pour saper nos droits sociaux et il temps d'engager un combat contre cette caste antisociale.

Pour cela, il ne s'agit pas de trouver un chevalier blanc, qui n'est pas blanc mais noir dans le tréfonds de lui-même, comme l'est le Front national, mais d'organiser la riposte et les luttes.

Cela commence par les salaires et les retraites et contre l'austérité.

Les travailleurs ont toutes les raisons de se prendre en main pour empêcher toutes ces exactions libérales et ce monde de voyous qui se partagent les pouvoirs.

Comme l'internationale le clamait : faisons leur rendre gorge.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 17 Novembre 2014

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Publié le 13 Novembre 2014

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Publié le 12 Novembre 2014

Un homme non élu voilà le drame de cette cinquième république
Un homme non élu voilà le drame de cette cinquième république

LE PATHETIQUE DEBAT JOUYET-FILLION-SARKOZY-LE PEN.

Le bruit médiatique est assourdissant.

Les protagonistes s'en donnent à cœur joie et l'enjeu n'est pas la vérité mais d'en découdre entre eux pour le pouvoir.

Qui a dit quoi, qui est menteur, qui essaye de ramasser la mise ? Le débat est perfide avec l'aide de ceux qui commandent les médias.

Nous sommes loin de ce qui devrait motiver les perroquets médiatiques :la situation sociale et économique du pays.

Pourtant, samedi et dimanche dernier, une conférence du parti communiste a réuni près de 800 délégués-es venant de toute la France pour discuter d'une autre politique et en finir avec cette république de pillards et de nantis.

Des propositions communistes ont émergé pour sortir notre pays de la crise et rendre au peuple le pouvoir de décider à la place de ces élites qui se croient tout permis.

D'en finir aussi avec des alliances électorales avec un parti socialiste qui, ensuite, mène une politique contraire aux intérêts du peuple et particulièrement du monde du travail.

Faire en sorte que naissent l'idée d'une République du peuple et que soit mis un terme à cette cinquième république née dans les bas-fonds d'une guerre d'Algérie et d'un coup d'Etat Gaulliste en 1958.

Une cinquième république - n‘hésitons pas à le dire- où a été consacré le pouvoir personnel au plus niveau et pareillement en élisant des députés à l'Assemblée nationale au scrutin uninominal par circonscription et non au scrutin proportionnel et de liste comme il serait d'usage démocratiquement.

Une République qui s'est vite transformée en un pouvoir aux mains d'une caste que l'on retrouve comme des mites encastrées dans les moindres recoins des structures d’état où ils font carrière pour servir non la République mais le capital.

Cette caste, nous la voyons aujourd'hui en œuvre dans des démêlés indignes, sentant que le pouvoir est à portée de fusil face à un parti socialiste qui n'a plus rien de socialiste et qui est lui-même gangréné.

Une caste au pouvoir avec son personnel des multinationales, avec des carriéristes dans les cabinets ministériels, des experts de toutes sortes ayant biberonnés dans les meilleures écoles où ils ont été dressés pour aller au pouvoir et servir le veau d’or.

Regardez-les, ils viennent aussi bien des écoles telles l'ENA, Sciences po, les grandes écoles de commerce, dans ces lieux les plus huppés où le capital les forme pour les groupes multinationaux et les structures et superstructures du pouvoir.

Ils se connaissent, ils déjeunent ou dinent ensemble, ils sont souvent de mèche et savent préparer les coups fourrés pour déstabiliser un concurrent, pour propulser celui qui demain leur offrira au pouvoir les meilleures places et des émoluments défiant toute concurrence comme la centaine de millions d’euros dont va bénéficier Mestrallet le PDG de GDF –SUEZ pour sa retraite.

Certains n'ont jamais été élus : cependant ils font le beau temps pour le libéralisme mais surtout le mauvais temps pour le monde du travail.

Regardez ce Monsieur Jouyet – mais il y en a à la pelle qui sont aux manettes sans jamais avoir été élu- ; eh bien, lui il gouverne sans mandat du peuple, rencontre ses amis de tous bords, prépare les coups de Jarnac , il peut se permettre d'avoir été ministre de Sarkozy puis de passer dans l'autre camp et tenir un poste de secrétaire général de l'Elysée et être une sorte d'alter-égo du président supérieur aux ministres et aux députés d'une majorité sous sa botte : toute une bande dirige ainsi la France qu'elle soit de droite, PS et demain si on y prend garde d'extrême droite car eux aussi viennent des mêmes milieux et espèrent la place avec les mêmes amis.

Une France du peuple qui, assurément, n'a plus son mot à dire dans cette distribution des rôles quand c'est le pouvoir personnel et les ambitions qui sont érigés en système, un système avarié, disons-le, avec des coupe-jarrets politiques à chaque coin de rue.

Des canailles de haut vol se sont immiscées dans ces partis qui n'en sont plus et qui ne sont que des rampes de lancement pour prendre le pouvoir et se l'accaparer.

Comment des individus, comme Jouyet, peuvent ainsi être aux devants des choses, sinon qu'ils sont entretenus par une autre officine, celle des médias où les copains des copains s'y retrouvent régulièrement dans les diners, dans les colloques, dans les fondations, dans think-thank et dans des émissions politiques à la télé prévus pour eux.

Oui, vivement une République du peuple.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 11 Novembre 2014

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Publié le 9 Novembre 2014

PIERRE LAURENT : L'ALTERNATIVE C'EST MAINTENANT

Pierre Laurent : "L'alternative c'est maintenant ! "

Fabrice Savel avec AFP

Dimanche, 9 Novembre, 2014

"L'alternative, c'est maintenant!" a lancé le secrétaire national du PCF, qui s'adressait à plus de 800 délégués communistes réunis depuis samedi à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a estimé dimanche que Manuel Valls "n'est pas et ne sera jamais le Premier ministre de la gauche". "C'est sans attendre que j'appelle toutes les forces qui refusent cette politique d'austérité à travailler à une nouvelle majorité de gauche, un nouveau contrat de transformation sociale, écologique et démocratique, qui devra être mis en oeuvre par un nouveau gouvernement", a déclaré Pierre Laurent, lors de son discours de clôture de la conférence nationale du PCF.

"Maintenant on s'y met! Voilà le message envoyé par cette conférence nationale, personne ne peut rester au milieu du gué", a-t-il dit, ajoutant que "le constat ne suffit plus, c'est à l'action, à la construction qu'il faut passer". "Nous serons s'il le faut "la force tranquille" qui ne renoncera jamais à ouvrir le chemin d'une alternative gagnante", a proposé le chef de file des communistes, qui veut "poursuivre sans relâche (ses) efforts pour dialoguer et construire avec tous, socialistes, écologistes, républicains qui sont convaincus de l'impasse actuelle".

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a de nouveau tendu la main samedi aux «amis frondeurs, écologistes ou tout simplement socialistes affligés» pour construire une «alternative à l’austérité». «Je veux dire à tous ceux avec lesquels nous voulons travailler et avancer, du Front de gauche bien entendu mais aussi à nos amis frondeurs, écologistes ou tout simplement +socialistes affligés+ : prenez avec nous conscience de l’urgence et de l’ambition nécessaire», a lancé Pierre Laurent dans son discours d’ouverture de la conférence nationale du Parti communiste français.

Plus de 800 délégués communistes se sont réunis ce week-end à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour «travailler à l’émergence d’une véritable alternative de société, de politique et de gouvernement et à la démarche de rassemblement nécessaire pour y parvenir». «La France est mal engagée, mal gouvernée, trahie par un pouvoir qui n’a ni idée nouvelle, ni ambition véritable si ce n’est de servir les intérêts des marchés», a dit Pierre Laurent. «Il nous incombe de prendre pour notre part en charge l’avenir de la gauche toute entière et pas seulement de la partie de la gauche que nous constituons», a souligné le secrétaire national du PCF.

«C’est une bataille et des initiatives qui doivent se déployer sur tout le territoire sans attendre la fumée blanche d’un repas à la Fête de l’Humanité, d’une assemblée générale du Front de gauche ou d’un vote des frondeurs au Parlement», a-t-il souligne. En toile de fonds de ces rassemblements politiques, les élections départementales de mars 2015. «Nous devrions viser la construction de candidatures dans tous les cantons», a lancé Pierre Laurent qui veut «proposer de nouveaux visages». Sur le terrain, les communistes veulent aussi «mener des actions concrètes» pour «lutter contre l’austérité». Pierre Laurent a ainsi appelé à participer aux manifestations du 15 novembre avec le collectif 3A ou du 6 novembre avec les chômeurs. Pierre Laurent lui-même entamera à partir de janvier un «tour de France» des régions.

«La question écologique est au cœur de notre combat pour un nouveau modèle de développement», a aussi déclaré Pierre Laurent rappelant que Paris accueillera en 2015 la conférence sur le climat et soulignant le «rapport alarmiste du GIEC».

"Si nous avons beaucoup changé, si nous avons beaucoup évolué, si nous avons même beaucoup tâtonné pour cela, nous n'avons jamais renoncé à être ce que nous sommes: des communistes, des combattants, des résistants, des chercheur d'avenir", insisté Pierre Laurent. "Nous savons ce qui s'annonce, l'échec historique du pouvoir socialiste, la victoire possible de la droite, du Front national", mais "ce scénario peut être mis en échec", a estimé le sénateur de Paris. "Nous devons écarter tous les petits calculs et nous consacrer à une seule chose: sortir de l'ornière en inventant un nouveau mode de développement pour la France", a-t-il expliqué.

Pierre Laurent a notamment esquissé plusieurs propositions de réforme, comme la "nationalisation des autoroutes", "une nouvelle loi bancaire", "un impôt éthique" avec une baisse de la TVA et une imposition des revenus spéculatifs, la "hausse des salaires". Face à la semaine d'action du Medef du 1er au 8 décembre, Pierre Laurent propose "une contre-semaine d'action, arguments contre arguments". "Partout, demandons des comptes: où va l'argent du CICE? Où va l'argent du crédit impôt recherche? Où va l'argent des banques ?

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Novembre 2014

SECURITE SOCIALE DECLARATION CGT

Déclaration CGT

Conseil d’installation de la CNAMTS du 6 novembre 2014

en présence de la ministre de la Santé

Nous sommes réunis ce jour dans notre maison qu’est la Sécurité sociale, voulue et créée en 1945 pour donner un sens commun à la population de notre pays.

Les principes fondamentaux de la Sécurité sociale sont encore autant d’actualité aujourd’hui qu’à sa création en période de reconstruction du pays. L’exigence d’une Sécurité sociale de haut niveau, en cette période de crise, est tout autant incontournable.

Grace à ses acquis et à des droits garantis, la Sécurité sociale, permet même en temps de crise économique et sociale, d’éviter à des milliers de salariés de plonger dans la misère et la pauvreté.

Nul ne peut se permettre de la remettre en cause.

La protection sociale n’a pas pour but de réduire les inégalités. Cette réduction relève de la politique sociale du pays, c’est un choix politique qui revient au gouvernement.

S’attaquer aux inégalités pour remettre en cause les différences sociales impose un choix que doit faire d’urgence votre gouvernement.

A l’inverse, la Sécurité sociale est basée sur la solidarité avec les principes d’Universalité, d’Unicité et de Démocratie à la différence d’un système assurantiel et individualiste qui aggrave les inégalités. La Sécurité sociale est le pilier de la protection sociale.

L’Universalité avant d’être un mot est un principe indéfectible et les attaques contre celle-ci telle que la remise en cause des allocations familiales pour toutes les familles est une erreur majeure.

Cette offensive s’attaque aujourd’hui à la famille avant de s’en prendre demain à la santé donc à la vie de nos concitoyens.

La Sécurité sociale est une et indivisible. C’est un ensemble cohérent faisant que toute la population, de la naissance à la mort, de l’individu à la famille, du travailleur, du privé d’emploi au retraité, des personnes les plus démunies aux personnes aisées ; depuis bientôt 70 ans, elle instaure le principe unique au monde selon lequel « chacun cotise selon ses revenus et reçoit selon ses besoins ».

Afin de défendre ces principes, la démocratie est le moyen incontournable de sa mise en œuvre. C’est pourquoi la CGT revendique des élections aux organismes de Sécurité sociale.

Notre Sécurité sociale doit être gérée directement par l’intermédiaire des représentants des assurés sociaux.

Pour rappel notre dernière élection a eu lieu le 19 octobre 1983 sous un gouvernement ressemblant au vôtre.

Par le pacte de responsabilité, avec des économies de 10 milliards sur l’Assurance maladie soit disant sans dégrader la qualité des soins !!! 3 milliards pris sur les hôpitaux d’ici 2017 alors que ceux-ci sont en très grandes difficultés financières… 11 milliards sur les autres branches de la Sécurité sociale – vieillesse, famille et recouvrement auxquelles s’ajoutent les économies sur les frais de gestion des caisses de 1,2 milliards, ce qui représente plus de 5 000 suppressions d’emplois.

Votre gouvernement s’attaque aux fondements même de notre système.

La Sécurité sociale n’est pas malade de trop de dépenses mais d’un manque de recettes. Le patronat, depuis toujours, a agi pour affaiblir les droits et diminuer les cotisations sociales au financement. De réforme en reforme, il a obtenu des exonérations de cotisations sociales (30 milliards par an) notamment sur les bas salaires, des baisses de cotisations, des aides publiques de l’Etat (220 milliards aujourd’hui)… au nom d’un soi-disant « coût du travail » trop élevé qui nuirait à l’emploi. Clairement, aujourd’hui le coût n’est pas celui des salaires mais bien la part de richesses prélevées sur le travail pour le donner en cadeau aux actionnaires.

La CGT s’oppose à un financement de la Sécurité sociale par l’impôt dont le seul maitre d’œuvre est l’Etat et défend les cotisations sociales car elles sont la part socialisée de notre salaire, la part de richesses créées dans l’entreprise par le travail.

La CGT combat pour une Sécurité sociale avec des droits pour bien vivre, bien travailler, fonder une famille et bien vieillir. La Sécurité sociale est fondée sur la solidarité : par leurs cotisations, les personnes en bonne santé permettent la prise en charge des malades, les salariés en activité cotisent pour la retraite des plus âgés.

Aujourd’hui les inégalités progressent, l’accès aux soins devient difficile, voire inaccessible pour certains. Les renoncements aux soins sont devenus une pratique courante et mettent gravement en danger la population. Les prestations familiales stagnent quand elles ne diminuent pas. Les retraités d’année en année sont de plus en plus pauvres par la perte de leur pouvoir d’achat. L’accompagnement des personnes âgées est peu pris en charge et les engagements de l’Etat sont sans cesse repoussés. La CGT exige que les engagements du Chef de l’État soient mis en œuvre.

La CGT ne peut admettre cette politique de déconstruction de la Sécurité sociale, de remise en cause des prestations sociales, de transferts de charges sur les assurés sociaux et leurs familles. Tout comme elle rejette cette démagogie sur la culpabilisation de la population et du « tous fraudeurs ».

Alors que la Cour des Comptes (rapport de septembre 2014) dénonce la fraude des employeurs entre autres par le travail dissimulé et les autres irrégularités représentant au bas mot un manque à gagner de plus de 25 milliards pour la Sécurité sociale.

Pour exemple, l’État vient encore de s’illustrer en ponctionnant de plusieurs millions sur les organismes publics et privés s’occupant de l’insertion des personnes en situation de handicap (AGEFIPH et FIPHFP). L’État plus que tout autre a un devoir d’exemplarité et en ce domaine comment expliquer que le Palais de l’Elysée, l’Assemblée Nationale, le Sénat et la Cour des

comptes soient les seuls de notre pays à être exemptés de l’obligation d’emplois de personnes handicapées et aussi de versement de la contribution volontaire ?

Comment l’État peut-il dignement imposer des actes quand lui-même s’y soustrait ?

Nous ne pouvons passer sous silence la suppression à l’Assurance maladie de 16 000 emplois en 10 ans. C’est une réduction de personnels sans précèdent qui met en danger la pérennité et les missions de notre Sécurité sociale. Nous vivons les conséquences logiques des COG instaurées par le plan Juppé en 1995 et les déstructurations et dégradations du service rendu à nos assurés sociaux. C’est une véritable attaque contre le service public de la Sécurité sociale.

Poursuivant dans la même logique, la COG 2014/2017 approuvée uniquement par le patronat entérine à nouveau une baisse d’au moins 4 800 emplois et de 15 % des frais de gestion.

La CGT s’est opposée à cette COG car elle constate que nous en sommes à un risque de rupture qui met en très grandes difficultés les personnels de l’Assurance maladie pour accomplir leurs missions de service public et ne saurait avaliser cette situation de plus en plus critique.

Les nouvelles technologies, la dématérialisation, les mutualisations, etc… ne sauraient justifier une telle baisse. Dans les faits, les relations avec les assurés sociaux se dégradent par les fermetures d’accueils, les délais de versement des indemnités journalières, les délais de traitement des prestations, etc… du fait du manque de personnels et de moyens.

De même, nous ne pouvons pas ignorer les grandes difficultés de l’hôpital public, qui tous les ans, voient ses moyens diminuer et ses difficultés grandir. Les urgences hospitalières représentent le dernier lieu de recours pour les malades et les personnels par leur dévouement faisant face à la pénurie de moyens.

La CGT réclame une véritable politique nationale de santé avec les moyens humains, financiers et matériels pour répondre aux besoins de la population.

L’individu doit être appréhendé dans la globalité avec tous les déterminants de son état de santé au sens de la définition de l’OMS.

En prenant en charge les soins de réparations et d’accompagnant mais surtout en priorisant les actions de prévention. Ces derniers exigent une priorité nationale en faveur de la prévention.

Aujourd’hui les assurés sociaux vivent leurs relations avec le monde médical dans un système cloisonné de par son organisation même.

En effet, que ce soit par pathologies, par classes sociales, par groupes d’appartenance, par âge, par zones géographiques, etc… notre système de santé aborde invariablement la personne sous différents angles sans assurer une prise en charge complète, cohérente et coordonnée.

Notre système de santé avec le choix de cette organisation par secteur d’activité cloisonné entre différents mondes, tel que la médecine du travail, la médecine scolaire, les PMI, les

secteurs sanitaires et médicaux sociaux, la médecine de ville demande à être repensé pour enfin prendre l’individu dans sa globalité.

Notre système de santé ne peut ignorer les liens forts de la santé et du monde du travail, de la santé et de l’environnement, de la santé et des inégalités et exclusions, de la santé et de la vie au quotidien. En fait, l’individu tant comme la santé doivent être appréhendés dans leur globalité en prenant en compte les spécificités, non pas pour les opposer, mais bien pour mener des actions permettant un « mieux vivre en bonne santé ». Dans cet axe, la prévention prend toute sa dimension et représente le socle du mieux-être.

Ce système, la CGT le dénonce d’autant plus qu’il prend en compte, à l’encontre des assurés sociaux, des intérêts catégoriels tels que ceux des professionnels de santé libéraux, du secteur privé lucratif, des industriels en tous genres du monde la santé, etc…

La CGT ne peut cautionner une telle organisation et le projet de loi sur la stratégie nationale de santé reste figé dans cette optique. De même, vous et le gouvernement étiez les premiers à contester la loi HPST que vous n’hésitez pas à continuer de mettre en œuvre.

La CGT, en tant que première organisation syndicale de ce pays, avec toutes les responsabilités que cela incombe, est force de proposition.

La CGT est déterminée à mobiliser l’ensemble de la population pour reconquérir notre Sécurité sociale et en faire le ciment du progrès social.

Contact : ( 01 55 82 82 38 - Mail : assurance-maladie@cgt.fr

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Publié le 8 Novembre 2014

AU LIEU DE TORDRE LES PETITS TORDONS LES GROS PROFITEURS
AU LIEU DE TORDRE LES PETITS TORDONS LES GROS PROFITEURS

HOLLANDE LES IMPOTS NE DOIVENT PLUS AUGMENTER : FAUTE GRAVE ET PENALTY

Ce matin, ouvrant mon poste radio, je suis tombé sur France inter sur la bande de commentateurs habitués à développer les faits politiques et surtout à donner une analyse journalière de l'idéologie dominante dont ils ne parviendront jamais à se défaire car dressés pour l'expliquer aux masses .

Ils commentaient l'intervention du Président de la République.

Certains disant que ce fut un bide et d'autres que le Président avait été convaincant en restant bien campé sur sa politique de vérité par rapport à la crise et à la nécessité de mener à bien les réformes nécessaires jusqu'à la fin de son mandat en 2017.

L'impot était au cœur de leurs commentaires : il n'y aurait pas d'impots supplémentaires disaient les uns et d'autres laisser paraître leurs doutes.

L'idée étant pour ces gens là que l'impôt n'augmente plus pour les personnes physiques et pour les entreprises.

L'idée étant préconisé pour diminuer la dette en taillant dans le vif du social et des services publics.

Ben.... voyons ….. !

Aucun, évidemment, n'eut l'idée de diminuer cette dette d'une autre manière : celle de s'en prendre aux côuts dispendieux du capital en stocks options, en salaires mirifiques des PDG du CAC 40, aux pantouflards de l'Elysée et de Matignon payés à prix d'or pour apporter des expertises libérales et défendre les dividendes qui ne cessent d'augmenter en sucrant les salaires et les retraites des gens modestes que nous sommes.

Alors l'impôt ne devrait plus augmenter nous dit ce président des riches en 2015, version sociale libérale après celle libérale et conservatrice de Sarkozy.

Eh bien, démentissons ce verbiage de ces experts : l'impôt doit augmenter pour réduire la dette et éviter de s'en prendre aux services publics, aux salaires et à nos retraites.

L'impôt est acte citoyen et chacun doit le payer selon ses revenus.

L'impôt doit être revu en ce sens et les riches doivent payer plein pot et être poursuivi pénalement et financièrement quand ils fraudent et expatrient leur dividendes dans les paradis fiscaux.

Les grandes sociétés qui payent de moins en moins d'impôt doivent être frappées et qu'on ne nous disent pas que cela met en danger l'entreprise. Cela ne met en danger que les dividendes et tant mieux si c'est eux qui sont frappés plutôt que les travailleurs et les retraités.

Qu'ils payent !

Oui, réclamer une pause pour tous dans l'impôt est un non sens : l'impôt doit augmenter pour ceux qui s'en mettent plein les poches et se calculer proportionnellement pour ceux qui créent les richesses.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 7 Novembre 2014

HOLLANDE ET GATTAZ VEULENT SIMPLIFIER LA MEDECINE DU TRAVAIL

MEDECINE DU TRAVAIL :HOLLANDE ET GATTAZ VEULENT SIMPLIFIER LEUR RESPONSABILITE

Je viens de lire avec stupéfaction le dossier de l'Humanité du 7 Novembre 2014 consacré à des révélations concernant la remise en cause par le patronat de la médecine du travail.

Le fac similé que s'est procuré le journal l'Humanité est éloquent, le patronat veut, tout compte fait, réduire la médecine du travail à un rôle subalterne et avoir les mains libres pour exploiter les salariés sans avoir à rendre compte des consèquences sur leur santé.

Nous allons en revenir aux suceurs de sang.

En fait, ils veulent se débarrasser d'un système qu'ils dirigent depuis 1942 ( Pétain) avec des médecins qu'ils avaient ( pas tous) à leurs bottes puisque c'était le patronat et particulièrement l'Union des industries métallurgiques et minières qui les engageait.

En fait, les médecins du travail ne sont plus depuis longtemps le pli sous la couture du pantalon à leurs ordres et souvent ils dénoncent les conditions de travail des salariés et notamment la santé mentale qui se dégrade face à la précarité,à la flexibilité et « le marche ou crève » pour dégager le maximum de profit.

Abolir la médecine du travail sous prétexte que la visite n'est plus suivie est un artefact pour cacher la véritable raison : celle de n'avoir à supporter aucune responsabilité pénale en cas de maladie professionnelle, d'acccidents de travail, de mesures à pour les postes de travail selon leur état de santé.

Connaissant bien ces questions en tant qu'ancien sidérugiste, je peux témoigner que la médecine du travail était un outil que nous utilisions fortement pour prévenir les accidents et les maladies professionnelles et la visite médicale annuelle permettait aux médecins de détecter les signes avant coureurs de maladie qui allaient se déclarer tôt où tard, de discuter avec les salariés de leurs conditions de travail et d'éliminer des risques graves.

Ainsi de nombreux sidérurgistes ont été soignés à temps, d'autres ont été sauvés d'accidents du travail notamment dans les endoits les plus dangereux comme les huts fourneaux, les aciéries et les laminoirs par les inspections des médecins du travail avec les élus du personnel.

Combien de travailleurs qui ne voyaient jamais un médecin de ville ont été informé par le médecin du travail de telles ou telles maladies comme le diabète, les risques cardio vasculaires, de cancers etc. Combien d'autres, qui n'en pouvaient plus de travailler dans des conditions qu'ils ne pouvaient plus supporter, ont été mis dans des postes de travail plus doux ou encore ont été retiré du travail posté ou de nuit pour sauvegardé leur santé par des médecins du travail disponible et à leur écoute.

Oui, cette médecine du travail il faut la détenir à l'entreprise : elle joue un rôle important auprès des CHSCT et du comité d'entreprise. La défaire avec les comités d'entreprises et les délégués du personnel pour les remplacer par un organisme unique serait revenir à des temps révolus.

Alors simplifier la médecine du travail, c'est la défaire et la rendre inopérante au profit du patronat qui pourra dormir tranquille face aux maladies professionnelles dont on sait qu'il porte l'entière responsabilité comme nous le voyions avec l'amiante par exemple.

Demain une feuille de paie avec quelques lignes , une médecine du travail défaillante, un contrat unique d'embauche où le patronat décidera de tout, c'est rendre la vie au travail insupportable pour le salarié.

Ce serait aussi des CE qui ressembleront aux comités sociaux de Pétain.

Voilà ce qui se cache derrière la simplification.

Hollande et Gattaz ne sont pas des simplistes, simplement ils veulent simplifier les travailleurs en les rivant à leur travail décrété et leur oter le goût de la revendication et des droits sociaux.

Alors compliquons leur la vie.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 5 Novembre 2014

DECLARATION DU CCN DE LA CGT
Notre ordre du jour que ce soit sur l’actualité revendicative, la situation de notre entreprise de presse NVO, notre plan de travail, les 120 ans de la CGT en 2015 ou le projet de syndicalisation des travailleurs privés d’emploi, a été impacté par les annonces médiatiques et par la nécessité de donner des explications légitimes précises à tous nos militant-e-s et syndiqué-e-s.

Nous tenons, avant tout, à saluer l’engagement des adhérent-e-s qui témoignent de leur fort attachement à la CGT.

Avec une grande responsabilité tou-te-s les militant-e-s, tou-te-s les syndiqué-e-s, les centaines de milliers d’hommes et de femmes engagé-e-s chaque jour dans la défense des droits des travailleurs, font face, depuis une semaine, à une campagne de dénigrement visant toute la CGT, à travers les attaques dont fait l’objet notre Secrétaire général, auquel nous réaffirmons notre solidarité et notre confiance.

Nous reconnaissons et déplorons le dysfonctionnement interne, l’erreur commise ayant permis que, dans une organisation qui publie régulièrement ses comptes et qui s’est dotée d’une instance de contrôle financier, la décision d’engager 105 000 euros de travaux dans un appartement de location de 79 m², ait pu être prise sans débat et sans décision collective. Le CCN, la Commission Exécutive Confédérale et la Commission Financière de Contrôle, parce qu’ils sont soucieux de la bonne utilisation des cotisations des adhérents, vont travailler ensemble pour que cette situation ne se reproduise pas.

Nous mandatons donc la commission exécutive confédérale pour en tirer les leçons, les enseignements, pour sécuriser les processus de décisions collectives, prendre toutes les dispositions nécessaires pour renforcer le contrôle des engagements budgétaires de l’organisation. La CFC devra, faire toute la lumière sur le dysfonctionnement et faire des préconisations pour dorénavant éviter de telle faute. Elle pourra s’entourer de camarades issus d’organisation du CCN pour apporter une expertise.

Cependant, nous ne sommes pas dupes. Certains savent très bien se servir de fautes internes, que nous saurons et allons corriger, pour viser la CGT à un moment où chaque militant-e, chaque syndiqué-e s’emploie, chaque jour, à réagir aux violents choix libéraux et austéritaires dont les conséquences poussent toujours plus de personnes dans la précarité et le pays dans la crise.

Pour les salariés, nous sommes un des seuls remparts face à l’offensive conjuguée du Medef et du gouvernement. Nous savons que nous sommes attendus et ce défoulement médiatique initié par une fuite interne ne doit pas nous déstabiliser, nous diviser, ni semer le doute et la suspicion entre nous. Notre syndicalisme CGT est, non seulement, utile aux salariés mais il est surtout indispensable pour transformer le travail et donc contribuer à la transformation de la société.

L’investissement de notre corps militant dans la campagne des élections professionnelles dans la Fonction publique du 4 décembre, demeure le meilleur gage de réussite pour renforcer le rôle de notre organisation.

Nous avons construit un plan de travail depuis la rentrée. Après la mobilisation du 16 octobre dernier pour la reconquête du financement de la sécurité sociale, nous appelons les organisations à s’inscrire dans les actions déjà programmées, celle unitaire du 18 novembre dans la Fonction publique pour la défense de l’emploi, du pouvoir d’achat et des missions, et celle du 6 décembre pour l’emploi, contre le chômage et la précarité.

Les rencontres avec nos syndiqué-e-s à travers les assemblées générales de syndicats doivent se poursuivre et s’amplifier.

D’autre part, les rencontres interrégionales programmées en janvier 2015 constitueront, pour tous les militants, des moments de partage forts et seront l’occasion de retrouver les moyens, les leviers et l’énergie nécessaires pour mener notre syndicalisme de conquête.

Autant d’initiatives qui nous permettront de nous engager fortement à partir de nos propositions revendicatives dans une action interprofessionnelle au premier trimestre sur les sujets centraux que sont l’emploi, les salaires, la protection sociale, le développement de la production industrielle et les services publics. Face à la fronde conjointe du patronat et du gouvernement qui met à mal notre modèle social et entraine une régression sociale sans précédent, prenons appui sur notre exigence d’une autre répartition des richesses créées par le travail.

Le contexte économique, social et politique actuel nécessite plus que jamais l’intervention des salarié-e-s, des retraité-e-s et des privé-e-s d’emploi, à partir de leurs revendications, pour transformer leur situation de travail et de vie, et gagner des avancées sociales, dans l’unité la plus large.

Ne nous laissons pas détourner de nos objectifs revendicatifs. Nous sommes déterminés à faire en sorte que la CGT soit plus et mieux encore utile, accessible et solidaire.

Montreuil, le mercredi 5 novembre 2014E

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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