Publié le 21 Juillet 2019

Cela se passe à la terrasse d'un café où je déguste un expresso avec mon épouse ce matin après notre marche matinale.
Bonjour… ça va …  c'est une jeune femme attablée avec une dame âgée, et elle répond à un retraité  qui vient de lui faire ses salutations. Le monsieur, très grisonnant,  engage la conversation assez fort et l'on comprend ses paroles ;  ils se connaissent… il s'enquiert de leur santé ; c'est banal bien sûr mais la jeune femme lui répond : "elle est en retraite , elle est tranquille maintenant" !
Il fait beau à la terrasse du café, sur la place des passants cheminent avec le sac à commissions, un petit vent frais vient rafraichir l'atmosphère, quelques retraités assis sur un banc devisent;  l'on profite de la vie en retraite et alors me vient l'idée que demain qu'en sera t'il ? Un tel moment sera t'il encore possible de le respirer à plein poumon comme on dit en sirotant un café ou en regardant la nature et les passants : oui, cela sera t'il encore  possible  avec des retraites prises plus tard encore et souvent en mauvais santé et me venait l'idée que de tels moments vont devenir plus rares et pendant ce temps Macron pérore sous son balcon de l'Élysée que tout va bien, que les bénéfices rentrent, que son ami Arnaud est devenu le deuxième plus grand milliardaire du monde et ce qui compte c'est le travail  : et me revient dans ma mémoire : " la chanson d'Henri Salvador : "le travail c'est la santé, rien faire c'est la conserver, les prisonniers du boulot ne font pas de vieux os" et  alors cette image de vieux sidérurgistes resurgit que j'ai connu dans ma jeunesse à Usinor Dunkerque : je les vois encore attendre avec impatience leur retraite à 65 ans, avant la loi de 1981 après une longue bataille de la CGT  pour la retraite à 60 ans, et donc avant cela beaucoup de ces camarades mouraient de la sidérose ou des conditions de travail en feux continus dans des horaires de 56 heures d'affilée notamment dans les hauts fourneaux et les aciéries y compris avec des heures supplémentaires à foison pour remplacer les malades et compléter les équipes.
Macron, lui, en ce moment, respire l'air pur des Pyrénées et il ne risque pas de passer une retraite dans les conditions que vivront les générations actuelles à qui il  demande avec Delevoye de travailler plus tard, 64, 65,67 ans:  seules  les cannes et déambulateurs en profiteront et seront de mise pendant que les jeunes piafferont pour trouver un vrai boulot à contrat à durée indéterminé.
Salauds de riches.
Bernard LAMIRAND

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Publié dans #Actualités, #CAPITALISME, #FTM CGT, #Retraites, #SECURITE SOCIALE, #Syndicalisme

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Publié le 16 Juillet 2019

LA RETRAITE A POINT : L’ARNAQUE DE MESSIEURS MACRON ET DELEVOYE

Jeudi 18 juillet, Monsieur Delevoye doit rendre son rapport sur les retraites.

Il remettra en cause, n’en doutons pas, le système mis en place à la libération par Ambroise Croizat et Pierre Laroque, qui l’ont construit pour en faire  un système solidaire permettant aux français de bénéficier d’une vraie retraite et d’une vie nouvelle après le travail.

La presse délivre par petite dose depuis quelques jours  ce qui va sortir du chapeau de Monsieur Delevoye.

Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que c’est le système solidaire qui est attaqué de toutes parts ;  et pour essayer de faire passer la pilule, le pouvoir laisse échapper quelques indications afin de préparer les esprits et de banaliser des décisions qui étaient affirmées dans le programme présidentiel de Macron et dans les interventions gouvernementales.

Ainsi  le pouvoir annonce puis retire certaines mesures comme celles d’un allongement de l’âge de la retraite, parle de décisions à l’automne prochain quand sera discuté à l’Assemblée nationale le budget de la Sécurité sociale et annonce ensuite que la loi ne sera présentée qu’après les municipales de 2020.

En fait, un attentisme voulu, comme quelque chose qui arriverait doucement, sans faire trop de bruit, à pas de loup pour ne pas effaroucher les ayants droits et pour éviter une montée massive des luttes sur la question des retraites à la rentrée.

Je ne vais pas rentrer dans l’analyse des propositions  que va faire Monsieur Delevoye, je vais simplement expliquer où le « chien est amarré » comme on disait dans mon entreprise quand j’y militai.

C’est  le système Croizat des retraites  qui est attaqué dans ses fondamentaux : âge de départ de la retraite avec  une décote surcote, disparition du calcul de la retraite sur les meilleures années, financement par l’impôt au lieu des cotisations sociales. Le but étant d’arriver à disloquer le système mis en place en 1945/46 et de créer les conditions à ce que l’on revienne à des retraites par capitalisation en laissant pour les plus fragiles une « retraite balai » payée par la CSG qui est un impôt.

Le projet que Delevoye va nous livrer se fraye donc un chemin vers cette destination finale : il n’y a pas besoin de grand discours et de grandes démonstrations pour s’en apercevoir.

L’âge de départ à la retraite se dissipera dans une machinerie infernale : En effet ce ne sera plus qu’une coquille vide : ce qui fera décision, c’est les conditions de départ avec l’épée de Damoclès au-dessus de la tête ;  la décote et la surcote obligeront à la poursuite de l’activité bien après 62 ans. Le nombre de points parachèvera ce retardement surtout si le récipiendaire détient qu’un nombre insuffisant de points de retraites pour partir. Celui-ci est donc pris en otage par la décote et la surcote, il y devra obéir sinon il partira avec une perte encore plus importante.

L’objectif est donc de retirer de la tête des salariés-es l’idée d’un âge de départ et l’âge légal devenant inopérant.

Le système à point

 Le système à point Macron, c’est le moyen qui permettra de mettre fin à une retraite par répartition, solidaire et intergénérationnel. Il étalonnera tous les salariés-es et les retraités-es au plus tard à une date tampon 2025.

Fini le calcul sur les meilleures années : Celles-ci étaient déjà été touchées dans le privé par la réforme Balladur en 1993 qui avait modifié la teneur en passant des 10 meilleures années aux 25 meilleures années de telle sorte que les générations suivantes ont perdues beaucoup d’argent dans cette modification.

Fini le calcul sur les six derniers mois de salaires pour la fonction publique et les régimes spéciaux qui n’auront plus que des points comme pour le privé.

 Le point de retraite Macron est donc un moyen  pour en finir avec le régime par répartition et solidaire et amener les retraités à compléter leur retraite par des systèmes de retraite par capitalisation.

Un système à point qui dénaturera totalement le système par répartition, solidaire, intergénérationnelle. Ce système à point est tout le contraire de l’égalité des salariés, les inégalités se creuseront davantage entre ceux et celles qui ont un travail  et les autres victimes de la précarité car le nombre de point de retraite sera le reflet que de la seule présence au travail et toutes les périodes de travail à durée déterminée ou de chômage ou de maladie seront éliminées de ce calcul.

L’inégalité salariale entre hommes et femmes sera d’autant plus exacerbée que les femmes sont en majorité dans les travaux de services et de temps partiels.

Enfin le pire vient avec l’idée que cet abaissement inexorable interviendra avec un prix de service du point établi par le gouvernement qui peut le réduire à volonté en fonction de la situation des caisses et du nombre de retraités-es ; autant dire que ce niveau de retraite amènera les ayants-droits à retarder d’eux-mêmes leur départ où alors de partir contraints et forcés par l’âge dans les pires conditions.

Le financement 

Quand au financement, cette réforme par point liquidera à terme les cotisations sociales payées par le salarié et l’entreprise :   cette cotisation de l’entreprise fait partie du salaire, c’est un salaire socialisé et non une charge patronale.

La cotisation sociale a été mise en place par Croizat en 1946 et le débat à l’Assemblée constituante a été particulièrement soigné par Croizat pour bien faire la distinction entre un système financé par l’impôt et un système financé par la cotisation. Croizat avait  emporté la décision de la cotisation sociale du salarié et de l’entreprise.

En Grande Bretagne, c’est le contraire qui l’avait emporté et aujourd’hui c’est un régime forfaitaire minimal  qui existe dans ce pays financé par l’impôt.

Le travail de sape depuis des années de faire en sorte d’éteindre petit à petit la cotisation dite de l’employeur dans les fiches de paie et de la remplacer par la CSG pour la maladie pourra aussi être appliquée pour les retraites. La CSG englobera alors l’ensemble du système de sécurité sociale et cet impôt est supporté massivement par les salariés et les retraités.

Voilà ce que Macron nous prépare, une arnaque et une seule chose reste à faire, c’est de faire de cette question des retraites une bataille féroce à la rentrée.

Nous savons déjà comment ils veulent nous manger, il faut leur faire savoir de quel bois nous nous chauffons.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #Retraites, #SECURITE SOCIALE

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Publié le 14 Juillet 2019

14 JUILLET  ET LA REVOLUTION

Cette date et ce qualificatif sont d’une grande signification.

C’est la prise de la Bastille, c’est la révolution contre la monarchie qui dirige la France et qui arrive à son terme.

Le peuple n’en peut-plus.

Par tous les pores de la peau des asservis se dégage la volonté d’en finir avec le despotisme.

La France est celle d’un peuple opprimé par une aristocratie, la cour, la noblesse qui tient tous les pouvoirs. La bourgeoisie émerge dans ce sillage et la France est encore celle des paysans, des corporations, des marchands et la classe ouvrière se limite à quelques manufactures.

La révolution va mettre par terre un régime corrompu comme aujourd’hui il l’est. La bourgeoisie prend le pouvoir après avoir éliminé ceux qui voulaient aller plus loin comme Robespierre.

Plusieurs moments révolutionnaires eurent lieu entretemps avec l’émergence de la classe ouvrière naissante et chacun se souvient comment la bourgeoisie au pouvoir tentera à chaque fois par des répressions sanglantes d’empêcher que le prolétariat prenne le pouvoir.

Nous en somme là aujourd’hui.

Des  penseurs comme Marx ont dit que ce système courra tôt ou tard à sa perte.

Le moment n’est-il pas venu ?

Regardons ce monde, il ne vit que de prébendes et le fric coule à flot pour la bourgeoisie, l’instinct du propriétaire, maitre du séant domine en France et dans le monde.

La révolution n’est pas un mot galvaudé, il est ignoré ce 14 juillet 2019 à Paris.

Ce matin, depuis 7h30, les médias nationaux clament le 14 juillet, fête nationale. Ils ne diront aucun mot sur la révolution de la Bastille. Aucun bouquet de fleurs ne sera déposé devant ce qui reste de cette endroit où le peuple à mis par terre l’aristocratie.

Macron, petit bourgeois amiénois, succède à une cohorte de « maquignons de la république » qui ont défendu le système dés sa naissance.

Pourtant nous avons eu par le peuple de vrais 14 juillet comme celui que je retiens de la libération de la France et du rôle joué par la classe ouvrière pour résister et se débarrasser du nazisme et du fascisme que la bourgeoisie avait pactisé et collaboré pendant l’occupation de la France.

Enfant, j’ai défilé avec mon école et je brandissais mon petit drapeau bleu blanc rouge, participais à des retraites aux flambeaux où nous chantions des airs révolutionnaires et l’hymne national la marseillaise.

Vint le retour, très vite, de cette bourgeoisie infecte, reprenant le pouvoir avec le concours d’une sociale démocratie ils allaient nous conduire au pire avec les guerres d’Indochine et d’Algérie.

Et puis, une cinquième république est venue, la nôtre aujourd’hui, la pire puisqu’elle est celle qui peut nous conduire à des catastrophes humaines et sociales incommensurables.

Aujourd’hui, elle montre ses dents, ses crocs, ses armes. Elle fait défiler à Paris tout ce qui peut se vendre comme sophistiquées pour tuer. Des sous-marins dernière générations sont mis en vente et défilent pour être exposés.

Le 14 juillet ne peut être le défilé pour le commerce des marchands d’armes.

Le président de la république va discourir toute la journée, l’emphase ne changera rien à cette situation qui fait qu’aujourd’hui un peuple se sent mépriser par cette caste qui tient tous les pouvoirs.

Il y a des bastilles à prendre.

Travaillons à ce que le peuple s’unisse et fasse de la politique et ne se réfugie plus dans l’abstention où le vote d’extrême droite que cette bourgeoisie d’ailleurs utilise à nouveau pour garder le pouvoir.

Oui, révolution : l’ancien existe et le nouveau tarde à venir et une phrase du chant de « l’internationale » me revient : « Il n'est pas de sauveur suprême, ni Dieu , ni César , ni Tribun... Producteurs sauvons-nous nous-mêmes » !

Bernard Lamirand

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #COMMUNISME, #LIBERTE, #paix ou guerre

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Publié le 13 Juillet 2019

LES BRIGANDS DE  LA REPUBLIQUE

Dans le temps ce mot « brigand » était employé pour les voleurs de grands chemins.

Les  marauds contemporains ne sont que des compères du capitalisme.

Ils ne volent pas mais ils prélèvent et ne sont que des acolytes du système en place.

Il y a toutes les « attirances » pour y parvenir.

L’affaire Benalla a occupée la vie politique durant tout l’été dernier et les queues de comète sont loin d’être terminée : depuis d’autres affaires sont venues s’y joindre;  et le feuilleton continu. L’affaire De Rugy vient nous rappeler que notre république bourgeoise sécrète ces maux, qui ne sont pas fortuits et qui se développent d’autant plus que l’argent ruisselle et les parvenus genre De Rugy sont à la curée et s’accaparent des bas morceaux.

Mais regardons-y de plus près !

Est-ce un hasard que ces faits viennent de plus en plus souvent, avec des personnes dites irréprochables de par leur origine, leur statut, leur bienséance dans la société ?

Pourquoi ces messieurs et ces dames, à qui on donnerait le bon dieu sans confession, abusent de leur place dans les rouages de l’Etat et aussi dans les postes enviés de l’économie, de l’industrie et des grandes banques et s’installent les organismes internationaux comme le FMI avec Madame Lagarde après Strauss-Kahn.

Le tapage fait sur des affaires, qui éclatent de ci-de là, entraine le bon peuple à être outré à juste raison de toutes ces rapines plus ou moins grandes.

Mais posons-nous la question, pourquoi le peuple réagit-il là-dessus et presque jamais sur les grands scandales financiers comme ceux relatifs à la crise des subprimes dont les peuples ont payé et paye encore la facture ou encore quand telle ou telle multinationale ferme des entreprises et met à la porte des milliers de salariés pour chercher des profits de plus en plus élevés là où la main d’œuvre est récupérable pour une bouchée de pain ?

C’est peut-être machiavélique ce que je vais dire, mais tout cela n’est-il pas fait pour que la montagne des appropriations, détournements et profits  soit cachée par la petite souris voleuse. Je le pense  et je ne suis pas le seul. Bien sûr, les « « rats de caves » se servent sans vergogne et sans honte. On dit, en termes châtiés, qu’ils ont mis la main dans le pot de confiture pour relativiser et éviter que l’ogre soit atteint.

Un exemple, ce monsieur de Rugy, arrivé au pouvoir par la grâce d’un président mis en place pour contrôler la maison du capital en France, n’est qu’un commis ;  il est là pour soulager le capital en crise ; alors on considère que c’est des broutilles et que peu importe s’il y a quelques maraudes, comme par exemple celle du PDG de Renault ou encore le scandale du groupe « Général Electric » dont Macron a été à la manœuvre comme ministre de l’économie et des finances sous Hollande.

Alors que « la populace » comme on disait du temps des seigneurs, hurle et s’indigne devant les repas plantureux, les belles bagnoles, les parties de cul des sous- intendants, le principal c’est qu’ on ne parle pas du grossiste en capital, qu’on lui foutes la paix et que celui-ci puisse profiter  en laissant quelques restes à la meute des sous-fifres. Les médias aux mains du capital y montrent tout leur savoir-faire

Marx avait vu cela ;  le capitalisme est né dans ce fric frac, il démontre  que le capital c’est la propriété absolu des moyens de production et d’échange  où l’égoïsme de la classe dirigeante règne à travers son idéologie du « chacun pour soi ».

Eh oui, combat d’idées, nécessité d’aider ce que les prolétaires d’aujourd’hui  ne se laisse berner par les idées dominantes et par l’extrême droite utile pour détourner le peuple des vraies batailles à mener : celles de vite dépasser ce système qui tourne fou.

Marx ne disait-il pas que les idées dominantes sont toujours celles de la classe dominante. Alors, plaçons le débat sur ceux qui s’accaparent des richesses créées et montrons que les rapines ne sont que la fiente d’un système inique d’appropriation de la richesse créée qu’il faut vite mettre au rebus.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #CAPITALISME, #COMMUNISME

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Publié le 6 Juillet 2019

Publié dans #Actualités

Un texte court : qui va gagner le tour de France 2019 ?

Chaque année nous nous posons la question.

On nous raconte que l'absence de certaines vedettes ou stars du cyclisme va permettre une course ouverte et palpitante.

Le tour de France est une institution. C'est une épreuve populaire. Des millions de personnes se massent tout au long du parcours ; c'est la fête et l'on voit de près les coureurs, la caravane, les produits publicitaires déversés gratuitement à travers par exemple des berlingots.

La télévision nous montre l'exploit, les paysages, l'été et l'insouciance des vacances. Une manière de s'évader.

Mais le décor derrière les paillettes n'est pas très "beautiful".

Le tour de France est devenue l'enjeu des marchands ; marchand du temple du capitaliste le plus débridé.

Le fric  partout.

Evidemment un tel spectacle attire les financiers de toute sorte.

Ils sont là:  l'équipe de Froome est maintenant tenue par un magnat du pétrole et du plastique. L'an passé Froome et ses congénères était les as contre la pollution des plastiques et ce que cela entrainait dans les océans.

Cette année leur nouveau sponsor prêchera l'utilisation des plastiques et des carburant, lui grand propriétaire d'un business pétrolier. Ce Monsieur, milliardaire, en fait son "joujou" de cette équipe qu'il a payé cher. Ce monsieur n'aime la classe ouvrière britannique et ailleurs et d'ailleurs celle de toute la planète qu'il emploie.

Il veut gagner et être "le manitou du cyclisme" en ajoutant  une corde à son arc le cyclisme après le foot.

Et puis, posons-nous la citation : cette équipe, qui truste les victoire depuis des années, nous sortira  t'elle de son chapeau un nouveau Froome matière plastique?

Et puce à l'oreille;  c'est quand même bizarre que la Grande Bretagne qui ne cassait pas quatre pattes à un canard en cyclisme nous sort à la pelle des champions et des vainqueurs de tour de France.

Et oui…. à vaincre sans périls on triomphe sans gloire dans le tour de France, mais on bénéficie financièrement  de ces retombées capitalistiques.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 4 Juillet 2019

La chanteuse des usines en grève en 1968. Tristesse devant cette disparition

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Juillet 2019

Oui, je crois que cette expression correspond bien à ce qui se passe au niveau des chefs d'Etats Européens.

La presse, toujours égale à elle-même, nous livre ses apitoiements sur le fait que les chefs d'Etats européens ont passé toute la nuit pour se mettre d'accord pour qui va détenir le pompon de président de la commission Européenne.

La vérité est toutes autres, ces messieurs pour la plupart, se battent pour mettre leurs poulains friqués et leur offrir les meilleures places. Nous sommes à la distribution des prix. Peu importe l'individu - rappel Junker le tricheur  avait raflé le poste le dernier coup- toutes cette bande, en fait, magouille. D'autres postes, bien rémunérés sont  aussi dans le lot à partager. Dernière nouvelle, la présidente du FMI Lagarde,serait prenante de la banque européenne, voilà une dame qui passe d'une fonction de ministre des finances en France avec quelques gamelles au cul, puis profite de la mise en indisponibilité de Strauss Khan pour mœurs particulier en hôtel, pour rafler la mise et la paye et la voilà maintenant à l'affut d'une place de banquière.

Triste Europe du fric. En fait d'une caste qui va de l'extrême droite au social libéral, et qui, en ce moment, attend du système capitaliste que celui-ci leurs donne les jetons de présence indispensable à leur train de vie.

De l'air donc et pour cela il faut changer de système. Autant le dire, ce capitalisme est pourri jusqu'à la moelle. Qu'attendons-nous pour le mettre à la porte !

Vive le communisme.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #EUROPE, #INTERNATIONAL

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Publié le 30 Juin 2019

FAIRE OU NE PAS FAIRE DE LA POLITIQUE

Les élections européennes ont eu lieu et nous observons que les français boudent toujours les urnes même si ils ont voté un peu plus à ces élections.

Quand nous regardons de près les résultats, les abstentions se manifestent particulièrement dans les zones fortement urbaines. Egalement dans les régions où le chômage et la précarité règnent en maitre.

Dans la région des Hauts de France cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Les gens qui ne votent plus sont en majorité des travailleurs notamment dans les bassins industriels.

Ces abstentions ne sont donc pas le fruit du hasard ou d’une mauvaise humeur de l’électeur  et de l’électrice.

Peut-on par exemple attribuer à la désindustrialisation cette volonté  de l’électorat populaire de rester à la maison le jour des élections ?

Certes, mais d’autres raisons entrent ligne de compte, j’en citerai une : l’affaiblissement d’une conscience politique. Nous devons en examiner les raisons. Nous pourrions bien sûr invoquer et c’est vrai, le poids de l’idéologie dominante et sa façon de faire en sorte que toute possibilité de débattre soit réduite à la portion congrue et que c’est l’événementiel qui compte et qui corrompt le vrai débat.

N’avons-nous pas notre propre responsabilité dans cet état de fait ?  Par exemple ne manquons nous pas de présence sur le terrain et auprès des gens pour chercher  les alternatives à ce qui peut apparaitre chez le citoyen de plus en plus dépolitisé comme impossible ou illusoire.

Nous sommes dans un monde en pleine transformation et cela nécessite d’apporter des réponses et d’avoir  une vie militante qui permettent à la population de saisir pleinement ce qu’il perçoit confusément car il n’a pas les éléments qui lui permettent de se faire une opinion et souvent cette opinion est ensevelie sous les discours de classe de l’idéologie dominante qui projette ses propres réponses pour détourner les gens vers des solutions qui remettent en cause la gestion capitaliste.

Oui, dans cette situation si complexe, le citoyen, s’il n’est pas armé idéologiquement s’efface alors du débat politique auquel dans le meilleur des cas il ne se sent en mesure de se faire une opinion et dans le pire des cas  se tourne vers le rejet de la politique ou plus grave dans l’extrême droite à l’affut.

La campagne européenne d’Ian Brossat et du PCF a été un révélateur : révélateur que les gens s’intéressent à la politique quand on ne les ignore pas, qu’on va les voir, qu’on les écoute, que l’on prend le temps de cheminer avec eux sur des perspectives à partir du réel, d’un réel qu’ils vivent chaque jour sous les plus mauvais auspices et donc qui nécessitent de faire marcher les têtes comme on disait dans le temps.

J’ai constaté cela dans les points rencontres que nous avons organisé à Nogent sur Oise avec la Section du PCF.

Nous avons vu ainsi plusieurs centaines de personnes avec lesquelles nous avons passé un moment à l’écoute et au débat avec eux. Leurs propos montraient pour la plupart une sorte de dégout de la politique politicienne à tous les niveaux mais aussi plein d’idées pour changer quand on les pousse dans leurs retranchements.

Dans les échanges, cependant, un certain scepticisme semble l’emportait, l’idée  que le monde politique est incapable de répondre à leurs problèmes est manifeste, pour d’autres c’est « le tous pourris » qui l’emporte. Et quand nous les accostions, venait pour esquiver leur propre part à porter le débat, cette répartie : « je ne fais pas de politique ».

L’abstention a des raisons politiques : la crise et l’incapacité de ceux et celles qui sont au pouvoir à la régler. L’on sent que les citoyens ne sont plus en connexion pour ainsi dire avec leurs représentants.

La montée du mouvement des gilets jaunes l’atteste, les initiatives citoyennes sur des sujets variés aussi ; les gens sont à la recherche d’autres formes de vie collective pour trouver des solutions à leurs problèmes.

L’idée politique ne peut plus être l’apanage de quelques-uns.

L’abstention  est en partie le mal d’une démocratie délégataire à bout de souffle et les prochaines élections municipales nécessitent de la part du PCF des propositions pour faire en sorte de nous sortir d’un mode de vie dépassé et de plus en plus rejeté par la population ou alors par encore pire l’indifférence.

L’issue à l’abstention politique passe par une démocratie renouvelée où l’expression populaire doit dépasser le cadre limitatif d’un vote de délégation de pouvoir  et en ce sens nos propositions pour les municipales ne doivent pas se limiter l’entre-nous politicien.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ELECTIONS, #POLITIQUE

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Publié le 28 Juin 2019

ALLOCATION CHÔMAGE 0,7% d’augmentation de l’allocation chômage : mépris du patronat !

Publié le 26 juin 2019
Temps de lecture : 3 min.
Revalorisation allocation chômage : 0,7%, l’expression du mépris du patronat après les attaques du gouvernement. À l’appel de la CGT, de Solidaires et FSU Pôle Emploi, des associations AC ! , MNCP et APEIS, un rassemblement a eu lieu devant le Conseil d’administration de l’Unedic, ce 26 juin.

Le conseil s’est tenu alors que le gouvernement vient d’annoncer des économies drastiques sur l’assurance chômage qui transforment radicalement la nature de ce pan de la protection sociale.
Les mesures annoncées vont s’appliquer uniquement au détriment des allocations des chômeurs.
Alors que seulement 43% des travailleurs privés d’emploi inscrits à Pôle Emploi sont actuellement indemnisés, ce taux pourrait chuter à 35%, soit environ 1 chômeur sur 3.
La CGT a dénoncé le contexte dans lequel s’est tenu le Conseil :

  • suppression de l’accès aux droits pour 300 000 personnes ;
  • dégressivité des allocations des cadres (prélude à sa généralisation à tous les allocataires) ;
  • baisse violente des allocations pour 500 000 travailleurs précaires au 1er avril 2020.

Le gouvernement mène une guerre aux travailleurs, aux chômeurs, aux pauvres, bref à toutes celles et tous ceux qui cherchent un travail stable et sont privés de ce droit.
Ces réformes visent les jeunes, les femmes, les seniors et, plus généralement, les travailleurs qui subissent déjà la précarité.
La CGT a dénoncé la complicité des organisations patronales (Medef, CPME, U2P) avec le gouvernement ; en dehors de la dégressivité des indemnités des cadres, presque toutes les mesures annoncées par le gouvernement sont inspirées par les propositions patronales lors de la négociation impossible de novembre 2018 à février 2019.
Le patronat fait semblant de s’offusquer d’un bonus/malus symbolique mais le Medef joue avec le feu, en menaçant l’existence même de l’Unedic.
De même, le patronat a mené un odieux chantage à la revalorisation des allocations, avec les mêmes arguments : des allocations « trop généreuses » seraient nuisibles à la capacité à accepter un emploi…
La CGT a revendiqué, au contraire, d’appliquer une augmentation de 10 euros, par jour, pour les allocataires.
Après avoir proposé 0,5% d’augmentation, le patronat a royalement monté son ultime proposition à 0,7%, donc en dessous de l’inflation.
L’ensemble des organisations syndicales s’est abstenu pour ne pas empêcher cette minuscule augmentation. La polémique sur la baisse de 5 euros des APL montre que la CGT ne pouvait pas bloquer une revalorisation même insuffisante.
La CGT dénonce cette nouvelle preuve du mépris patronal à l’encontre des travailleurs, avec ou sans emploi.
La CGT appelle à amplifier les mobilisations pour une protection sociale de haut niveau (assurance chômage, retraites, etc.), à faire barrage aux décrets que le gouvernement entend prendre en douce pendant l’été.

Montreuil, le 26 juin 2019

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 26 Juin 2019

L’OIT renouvelle le contrat social, adopte une Convention sur la violence et appelle les gouvernements à répondre des violations

La Conférence internationale du Travail du centenaire s’est achevée par l’adoption de deux instruments majeurs : une Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail et une nouvelle Convention internationale pour combattre la violence et le harcèlement au travail.

« Cette semaine, l’OIT a pris un engagement historique, convenu entre les syndicats, les employeurs et les gouvernements, en faveur d’un avenir du travail centré sur l’humain et la réalisation du contrat social inscrit il y a 100 ans jour pour jour dans le mandat de l’OIT. À l’heure où le monde est confronté aux défis colossaux du changement climatique et de la transformation numérique, la Déclaration est un manifeste pour les droits et la protection de tous les travailleurs, ainsi que pour l’établissement d’un socle de protection sociale pour tous les travailleurs. Le socle de protection sociale comprend les centaines de millions de travailleurs piégés dans l’économie informelle ou acculés à des emplois précaires et dangereux, dont la rémunération ne suffit pas à subvenir à leurs propres besoins ainsi qu’à ceux de leur famille. Il couvre également les chaînes d’approvisionnement, où a lieu une exploitation débridée, et les entreprises de plateforme actuellement en plein essor. La Convention historique contre la violence et le harcèlement au travail marque l’aboutissement d’une campagne exceptionnelle en faveur de cette nouvelle norme internationale et les efforts viseront désormais à assurer sa ratification et sa mise en œuvre par les gouvernements. Grâce à ces décisions, le contrat social pour l’avenir, incarné par l’OIT, a été assuré », a déclaré la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), Sharan Burrow.

Une Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail

Avec l’apparition de nouveaux modèles d’entreprise tels que les entreprises de « plateforme », qui coupent à toute responsabilité en matière d’emploi, outre l’érosion croissante des droits des travailleurs à un emploi sûr assorti d’un salaire et de conditions décents, la Déclaration marque un renouvellement important du contrat social, où l’accent est mis sur un socle de droits et de protections pour tous les travailleurs. Elle appelle aussi à l’instauration de mesures de transition juste, pour protéger et soutenir les moyens d’existence au cours du processus de transition à une économie zéro carbone et dans le contexte de la transformation numérique accélérée du monde du travail. La négociation collective, le dialogue entre syndicats, employeurs et gouvernements et les actions transfrontalières visant à protéger les droits des travailleurs des chaînes d’approvisionnement y occupent également une place importante, au même titre que la protection des données, l’éducation et la formation. La Déclaration reconnait, par ailleurs, la santé et la sécurité au travail comme fondamentales pour un travail décent. Aussi, la Conférence a-t-elle adopté une Résolution qui énonce la voie à suivre pour que ce principe soit formellement reconnu par l’OIT dans le cadre des Droits fondamentaux des travailleurs. Elle appelle, en outre, le système multilatéral à adopter une approche cohérente, centrée sur l’humain, où l’OIT soit au cœur des politiques commerciales, financières, économiques et environnementales internationales.

Une nouvelle norme internationale pour combattre la violence et le harcèlement

La nouvelle Convention adoptée à l’issue de la Conférence garantit que le monde du travail doit être exempt de violence et de harcèlement, fournissant ainsi l’élan qui s’impose d’urgence dans la quête d’une protection pour des centaines de millions de travailleurs, dont les femmes représentent la majorité. Cela sous-entend une approche inclusive, qui étende la protection à tous les travailleurs, quel que soit leur statut contractuel, y compris aux personnes qui exercent l’autorité d’un employeur, aux chercheurs d’emploi, stagiaires, internes et apprentis, volontaires et autres. La Convention stipule aussi clairement que tous risques et dangers de violence et de harcèlement impliquant des tiers, tels que des clients, des prestataires de service, des usagers, des patients et des membres du public, doivent être dûment pris en considération et traités. Cette reconnaissance est extrêmement importante pour les travailleurs qui dans le cadre de leur emploi sont amenés à traiter avec les membres du public et dans un espace public.

L’OIT examine les cas de violations des droits par pays

La réunion régulière de la Commission de l’application des normes de la Conférence a procédé à l’examen des engagements des États membres de l’OIT en matière de protection sociale, une question prioritaire à l’heure où trois quarts de la population mondiale est inadéquatement ou pas du tout protégée.

La Commission a également examiné le respect des Conventions de l’OIT par les gouvernements. Les discussions ont porté sur 24 pays figurant parmi les pires contrevenants, dont la Turquie, le Brésil, l’Inde, le Kazakhstan, Fidji, le Zimbabwe et les Philippines, où le gouvernement du président Rodrigo Duterte s’est rendu complice de l’impunité accordée aux auteurs de violences à l’encontre de syndicalistes, qui sont parfois allées jusqu’au meurtre.

Un message pour les cent prochaines années

« La Conférence du centenaire a rappelé au monde toute l’importance que revêt l’Organisation internationale du travail, la plus ancienne et la plus significative de toutes les institutions multilatérales. Elle protège les plus vulnérables et garantit les droits des travailleurs. À l’heure où l’inégalité des revenus atteint des pics historiques et où l’espace démocratique se contracte, en cette ère de colère où les sociétés multinationales ont trop de pouvoir et les gens trop peu, l’OIT est un rempart contre la transformation du travail en une marchandise bradée sans aucune considération pour la dignité humaine », a déclaré Mme Burrow.

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL, #SYNDICALISME

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