MUNICIPALES LES COMMUNISTES ONT TOUTES LES RAISONS DE TRAVAILLER LE RASSEMBLEMENT A GAUCHE

Publié le 9 Septembre 2013

MUNICIPALES LES COMMUNISTES ONT TOUTES LES RAISONS DE TRAVAILLER LE RASSEMBLEMENT A GAUCHE

ELECTIONS MUNICIPALES TOUT FAIRE POUR DES LISTES DE PROGRES SOCIAL

L’élection municipale est un scrutin particulier.

C’est l’élection la plus proche du citoyen et il la conçoit à partir des projets municipaux.

Les enjeux sont la vie quotidienne dans une société libérale qui contrarie cette vie quotidienne en la rendant de plus en plus inégalitaire, ne serait-ce que par l’emploi, le logement, les transports, les questions de santé et de culture, l’éducation, le sport, l’enfance et la vieillesse etc.

Le PCF, principale force du Front de gauche, a pour mission de mettre en débat ces critères qui touchent les citoyens au plus près de leur existence dans la cité.

C’est un engagement que devraient signer les éventuels participants à une liste dite de large union de la gauche.

Rien n’est impossible quand il s’agit de rechercher tout ce qui poussera à dépasser l’austérité et l’abaissement social et à passer à l’offensive face à ce libéralisme destructeur.

Quand on observe la mandature qui s’achève, en règle générale, les engagements pris au niveau local ont été à peu prés respectés dans les municipalités d’union de la gauche, malgré les désaccords sur le plan national notamment avec une gouvernance socialiste qui va à rebours du progrès social.

Mais peut-on en rester là ?

Certes des différences de vues se sont exprimées pendant le mandat municipal qui s’achève. Ce n’est pas nouveau, ces désaccords sur les sujets de fonds dans les municipalités de gauche sur les enjeux nationaux et internationaux ou sur les problèmes de sociétés existent depuis longtemps et l’on pourrait dire depuis le congrès de Tours.

Ces désaccords de fond ne doivent pas nous entrainer à une sorte de négation de toutes possibilités d’agir ensemble et la commune est un support important pour rassembler les hommes et les femmes sur des bases de progrés.

Cela fait partie du débat de fond et de notre ambition de gagner la bataille des idées dans les populations en étant présents dans les conseils municipaux pour apporter la voix de ceux qui souffrent de ce système capitaliste en crise et mieux pour le dépasser. Et notre présence dans les conseils municipaux est très utile dans ces temps de crise notamment face aux licenciements, face aux mesures prises concernant la santé avec les menaces qui pèsent sur les hôpitaux etc.

Dans bien des cas, nous avons été les seuls à apporter une parole anticrise dans ces enceintes et d’avoir redonner de l’espoir et des luttes.

A mon avis, il ne peut donc y avoir une seule approche.

La solution consistant à établir des listes de Front de gauche systématiquement dès le premier tour dans les villes de plus de 10000 habitants serait une erreur.

Il y a des municipalités de gauche à direction socialiste et communiste qui ont bien fonctionné ensemble sur les problèmes locaux, certes chacun exprimant ses différences sur les choix de société.

Le pire serait de cliver la réflexion et le débat qui existent à ce niveau entre les composantes de la gauche et en sachant qu’actuellement le débat est rude mais que nous pouvons le faire bouger dans cette dimension de classe idéologique que nous avons à conduire y compris dans les enceintes où nous sommes ensemble pour gérer une commune, un conseil général, une région et les communistes l’ont fait et doivent continuer à le faire.

IL est un point essentiel, c’est d’être très de classe en ce moment face à la montée de l’extrême droite qui peut, avec la droite, progresser et enlever des municipalités de gauche et principalement communistes aux prochaines municipales et l’on se trouverait dans le scénario qu’ont connu nos anciens dans la montée fasciste des années trente avec des municipalités conquises par ces forces les plus hideuses y compris dans des lieux très populaires.

l’histoire ne se répète pas dit-on mais elle peut balbutier.

Il faut donc peser nos décisions sur le terrain et voir ce qui nous fera progresser et surtout gagner la confiance des populations pour des luttes offensives et rassembleuses.

C’est un combat de classe que nous menons et pas un combat pour accompagner la crise et nous avons besoin d’être là où se joue la bataille : la commune, les cités, les entreprises où là nous avons à trouver des équipes qui parlent communiste.

La meilleure des positions, me semble t-il, est celle de la mesure en fonction des réalités de terrain, en fonction des engagements de programmes pris ensemble et tenus ; et il faut caractériser nos exigences pour le premier tour tout en sachant que pour le second tour, s’il y a lieu, le vote à gauche s’imposera de toute façon face à la droite et à l’extrême droite.

Cette démarche là, honnête, politique, franche doit être portée à la connaissance des populations concernées.

C’est le programme municipal qui doit faire liste et rassemblement et ce programme doit être établi par les habitants et nous avons ce rôle de le faire poindre en prenant l’initiative de le faire vivre ainsi parmi la population.

Une telle démarche, offensive, démocratique, proche des gens est la seule façon de changer le cours des choses car nous ne solutionneront pas le problème en nous réfugiant sur notre Aventin.

Cela ne veut pas dire que les opérations manouvrières soient tolérables, elles doivent être combattues et ceux qui les mènent doivent être dénoncés pour des attitudes opportunistes et carriéristes comme celles qui se préfigurent à Saint-Denis où le député socialiste veut faire sa petite place en se présentant contre la municipalité de gauche sortante à direction communiste. Là nous avons le cas méprisable d’un profiteur qui est prêt à s’allier avec la droite pour enlever la municipalité de Saint-Denis aux communistes.

Nous avions déjà eu ce cas aux précédentes élections, c’est une tactique de grappillage, notamment en Seine Saint Denis pour réduire la présence communiste et cela se fait depuis plusieurs mandats et nous avons perdu ainsi Aubervilliers, Montreuil, Drancy où parfois d’ailleurs le parti socialiste a fait battre les communistes par la droite en espérant ensuite revenir au pouvoir comme ce fut les cas par exemple à Calais aux dernières élections municipales.

Ces méthodes doivent être non seulement dénoncées mais portées à l’attention des populations pour révoquer ce que j’appelle des crapuleries politiques.

Oui, notre parti, dans le cadre du Front de gauche a à faire en sorte que notre présence grandisse et ne se rapetisse pas dans les municipalités, non pas pour des places comme malencontreusement le portent des amis entrain de ressusciter un front de classe contre classe que le PCF avait conduit dans les années 1925 /1930 et qui nous avait isolé plutôt que de nous faire grandir et Maurice Thorez l’avait dépassé en portant l’idée du Front populaire.

Le travail communiste est de rassembler, bien sûr par n’importe comment, mais parce que le monde du travail a besoin d’un PCF qui porte l’idée du rassemblement pour vaincre ce système et la montée du fascisme dans notre pays.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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