MIGAUD OU MYGALE ?

Publié le 27 Juin 2013

MIGAUD OU MYGALE ?

La mygale est une araignée géante qui, avec ses crochets, s’emparent de tout ce qui est dans les parages les plus proches.

Nous salariés et retraités, avec un « Migaud », et sa cour des comptes, sommes les proies les plus faciles, celles que l’on peut attraper aisément à travers les prestations sociales et les salaires.

La cour des comptes ne vient-elle pas de demander au gouvernement d’aller plus loin dans les mesures à effet rapide comme le gel du point de la fonction publique, la réduction et des modalités pour réviser l’indexation des prestations sociales à l’exception des minimas sociaux ( encore heureux !).

Parlant de mesures plus structurelles, l’attaque est lancée concernant la masse salariale ( GVT positif, effectifs et temps de travail) et la cour des comptes souhaite également la réduction des dépenses au niveau des territoires et régions.

Bref, aller encore plus loin pour atteindre un déficit de 3 %.

Le travail, son prix, est donc accusé de couter encore trop cher après les coupes sombres précédentes. Par contre les financiers peuvent continuer à s’en mettre plein les poches ; mais on me dira, cela n’a rien à voir avec les dépenses de l’Etat.

Si... une telle cure touche l’ensemble des citoyens.

Pourquoi cet éminent corps de l’état choisit de s’en prendre à la masse salariale ?

Ne serait-il pas plus judicieux de toucher au volet profit financier, par exemple les dividendes monstrueux ou encore de puiser dans le magot que le patronat a obtenu des exonérations de cotisations sociales où des dizaines de milliards d’euros sont récupérables tout de suite pour les finances de l’état.

Que des experts en comptes financiers n’y pensent pas montrent à quel point ceux-ci ont été dressés par le système capitaliste pour s’occuper que de la partie la plus variable, le coût du travail humain, les salaires et traitements, les prestations sociales et donc de laisser tranquille le coté coût du capital.

Finalement ces gens-là ne rendent pas service à la nation et à ceux qui font la richesse du pays en accusant les salariés et les retraités de couter trop chers car il s'agit de cela.

Nul doute que leurs mesures d’austérité se traduiront par une aggravation de la situation économique et sociale et nous risquons de « mourir guéri »..

« S’assurer du bon emploi de l’argent public, en informer le citoyen » : voilà ce qui est inscrit au fronton de la Cour des comptes ; mais qui pourrait être contre une si belle devise si derrière ne se dissimulerait pas l’hydre du capital, qui ordonnance l’art et la manière comptable de considérer certaines dépenses comme un coût alors qu’elles sont créatrices de richesse.

La Cour des comptes, fidèles à ses repères capitalistes imposés ne considèrent donc pas comme dépenses nuisibles les dividendes démesurés, les agios et frais financiers, les stock-options, les intérêts mirifiques et pourtant ce sont ces dépenses qui finissent par grèver le budget de l’état et ses rentrées financières.

Mais, çà chut…

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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