MANIF LA BASTILLE 180000 PARI REUSSI (L'HUMANITE)

Publié le 5 Mai 2013

MANIF LA BASTILLE 180000 PARI REUSSI (L'HUMANITE)

Pari réussi : 180 000 personnes ont marché pour la VIème République et contre l'austérité

Militants Front de gauche, Verts, du NPA, associatifs, syndiqués et simples citoyens de gauche ont défilé en nombre ce dimanche 5 mai de la Bastille à Nation. Ils sont venus avec chacun leurs mots d'ordre, et se retrouvent majoritairement autour de deux idées fortes : non à l'austérité et au pouvoir de la finance et pour une VIème république, plus sociale et plus juste.

  • Paroles de manifestants

Françoise, 60 ans, enseignante. « Ma première exigence est l'emploi, il faut augmenter les salaires, surtout les plus bas pour combattre la misère sociale et relancer l’économie. Et il faut un Smic à 1500 voire 1700 euros ! » Pour elle, la « la sixième république est une république qui doit être plus juste avec la proportionnelle afin que toutes les tendances puisse s'exprimer. Et bien sure il faut plus d'humanisme. »

Stéphanie, 38 ans, enseignante chercheur. Sa première exigence ? « une sixième république ou l'humain serait une priorité, une société juste. Il faudrait aussi que la finance soit au service de l'humain et pas le contraire. Il faut que le peuple prenne en main son destin, aujourd’hui hui on est infantilisé. »

Franck,32 ans, commercial. Sa première exigence : « j'attends un vrai mouvement a gauche. Aujourd'hui le gouvernement a toujours trop de tendances libérales. »
Pour lui, la VIème serait : « une voix référendaire plus importante, surtout pour ce qui est des grandes questions de société. Je souhaite aussi moins de connivence entre l'exécutif et la finance. On a besoin de plus de transparence des institutions »

Ian Brossat sur le 5 mai : « Magnifique mobilisation contre l'austérité. La gauche est belle quand elle relève la tête. »

Romain Militant au NPA. Son exigence : On appel à la manif contre la finance et l’austérité, les gens de cette manif sont contre la politique d’Hollande qui revient à poursuivre la politique de Sarkozy. On a appelé sur nos propres mots d’ordre contre la finance et l’austérité, mais on n’est pas d’accord sur le mot d’ordre d’une 6ème république parce qu’on pense qu’aujourd’hui ce n’est pas suffisant.

Christelle Militante CGT Dunkerque, employée communale : « On veut un changement radical de politique, que le gouvernement arrête ses politiques d’austérité et de s’en prendre aux salariés. Des milliards de richesses sont crées et on veut que ce soit mieux répartit. » Pour elle, il y aurait beaucoup à faire pour marquer un vrai changement de cap à gauche. « C’est difficile d’établir une priorité, mais je pense à l’amnistie des syndicalistes et ce serait bien que le parlement ne vote pas l’ANI. »

Assis devant la bastille, Nicolas 23 ans étudient en pédagogie socio-culturelle, clame au son du chant des partisans : "Nous sommes là pour que le peuple reprenne sa place!". Phillipe son ami Allemand est professeur de photographie. Il ajoute "La 6ème république viendra. Pas maintenant mais elle viendra, ils n'ont pas le choix. C'est un symbole, un signe fort que nous cherchons qui marquera toute l' Europe et sa politique d'austérité".
Ce qui le touche c'est de voir le mélange de gens différents réunis sous la même banderole qui s'identifient aux mêmes idées.
Pour Jérôme, graphiste de 24ans "la première réforme à adopter c'est la règle verte. Elle réindustrialiserait le pays. Ça voudrait dire que les citoyens français ne prendraient pas plus à la planète que ce qu'elle peut proposer". Changer la manière de consommer et d'industrialiser fournirait des millions d'emplois selon ces jeunes militants.
Quant à leur avis sur la priorité aux jeunes de la campagne de François Hollande: "la jeunesse en première ligne c'était pour faire joli, c'était juste symbolique."
"On reprend le terrain face à l'extrême droite qui a envahit les rues depuis quelques mois. Nous sommes là contre l'austérité. Nous ne lâcherons rien. Nous avons besoin du même mouvement que les indignés en Espagne, pour l'irruption des jeunes sur les devants de la scène." Jérôme ajoute en relevant fièrement le menton "mais il y a de belles choses aussi, on ne cherche pas seulement le rouge, la révolution, le sang. L'évolution plutôt que la révolution". "Et merci l'Humanité pour votre boulot !"

  • L'arrivée du carré de tête à Nation

"On reprend le terrain face à l'extrême droite qui a envahit les rues depuis quelques mois. Nous sommes là contre l'austérité. Nous ne lâcherons rien. Nous avons besoin du même mouvement que les indignés en Espagne, pour l'irruption des jeunes sur les devants de la scène." Jérôme ajoute en relevant fièrement le menton "Mais il y a de belles choses aussi, on ne cherche pas seulement le rouge, la révolution, le sang. L'évolution plutôt que la révolution".

Propos recueillis par Céline Agostini, Alexandra Edip et Silvestre Rome

Rédigé par aragon 43

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