MALADIE D'ALZHEIMER TRAVAILLEZ PLUS LONGTEMPS

Publié le 18 Juillet 2013

MALADIE D'ALZHEIMER TRAVAILLEZ PLUS LONGTEMPS

LE CÉRÉBRAL SERA CE QUE NOUS EN FERONS EN AMÉLIORANT LES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL ET NON EN LES DÉGRADANT

POUR EVITER LA MALADIE D’ALZHEIMER TRAVAILLEZ JUSQU’À CE QUE MORT S’EN SUIVRE !!!

Depuis la publication d’une étude de l’INSERM, considérant que le travail permet de retarder la maladie d’Alzheimer, certains médias l’adossent à la réforme des retraites et à la nécessité de travailler plus longtemps.

C’est également pour le Medef et le gouvernement un appui inattendu qui leur permet d’alimenter leur slogan : « on vit plus longtemps on doit travailler plus longtemps ».

Mais ils évitent de dire dans quelles conditions aggravées cela se fera.

L’étude a été faite chez 400.000 artisans et chefs d'entreprise à la retraite depuis au moins douze ans.

On aurait aimé que cette étude se fasse sur ceux qui ont de plus en plus de mal à faire travailler leurs neurones dans cette société libérale qui les empêche même de penser dans leur travail.

Les chiffres sont très précis selon cette étude : après 60 ans, chaque année travaillée en plus réduit de 3 % le risque de souffrir un jour d'Alzheimer. Autrement dit, en repoussant la retraite de 60 à 65 ans, on réduit de 15% le risque de développer la maladie.

Donc travaillez plus longtemps et maintenir une vie professionnelle serait un moyen d’éviter cette sale maladie dégénérative.

Mais faut-il s’en arrêter à la continuité de la vie professionnelle jusque 65 ans, voir plus, pour gagner des années de vie sans cette maladie. Par exemple ne peut- on pas faire travailler ses neurones autrement ?

Et puis qui a dit que la retraite, c’était le seuil d’entrée vers la maladie et puis la mort.

La retraite n’est-elle pas une vie nouvelle, justement pour rattraper ces années d’aliénation dans un travail où l’homme n’est plus qu’une machine à ,produire.

Nous ne sommes plus à la retraite pour les morts à travers le système des retraites ouvrières et paysannes en 1910 où c’était la loterie ; quelques-uns survivaient et profiter quelques temps, souvent dans les pires conditions, d’une petite retraite que la CGT appelait « la retraite pour les morts ».

La Sécurité Sociale mise en place par Croizat en 1945 avait comme but de permettre aux travailleurs de profiter de la vie et non pas de se préparer au tombeau.

« La vie professionnelle est le moyen le plus intense pour mobiliser ses fonctions cérébrales », souligne la Pr Françoise Forette, présidente de l'ILC*. Le professeur semble méconnaitre la vie professionnelle d’aujourd’hui où le travailleur est poussé à la cadence infernale d’un travail dévalorisé et sous pression. Là, ce n’est pas la maladie d’Alzheimer qui guette les travailleurs mais la dépression et parfois le suicide et notre société capitaliste, actuellement, engendre un tel mal -vie professionnel accentué aussi par des conditions de travail déplorables, notamment les maladies professionnelles, que l’âge d’une vie en bonne santé y compris en activité se dégrade sérieusement en ce moment et aura aussi des répercussions graves pour les futures retraités.

Et puis, sans méconnaitre le travail des artisans et des chefs d’entreprises qui ont des activités qui leur permettent de vivre autrement et de faire fonctionner leurs facultés intellectuelles et cérébrales, ce n’est pas le cas d’une grande masse des travailleurs aussi bien dans le secteur privé que dans les administrations où la souffrance au travail règne.

Cette étude vient conforter, tout compte fait, l’idée que pour vivre en bonne santé il faut des conditions de travail qui le permettent, ce qui n’est pas le cas actuellement.

j’aurais aimé que ce professeure et l’Inserm disent que l’amélioration des conditions de travail est gage d’un recul et d’un retardement de la maladie d’Alzheimer plutôt que de servir la soupe au patronat et au gouvernement en préconisant comme traitement un retardement de l’âge de la retraite à 65 ans.

D’ailleurs l’âge de la retraite à 60 ans a contribué à ce que nombre de salariés prenant leur retraite ont trouvé une nouvelle vie, développé leur connaissances par les loisirs, la culture, les voyages, les livres, le bricolage et jardinage etc. Cette nouvelle vie a contribué à leur bonne santé et certainement pour ceux qui pouvaient être la cible de cette sale maladie à une vie prolongée.

Cette étude nous prouve une chose : il faut améliorer les conditions de travail, rendre la vie active plus riches, donc la réduction du temps de travail mais aussi dans le travail, changer les méthodes actuelles pour faire que le travailleur ne soit plus aliéné à la concurrence, au marché et donc aux cadences infernales sans parler en plus des inquiétudes qui pèsent sans arrêt concernant son emploi, son salaire et ses conditions de reconnaissance professionnelle.

Oui cette étude nous montre qu’il faut améliorer la vie au travail et aussi celle d’une retraite à 60 ans qui permet une vie nouvelle et une bonne santé si cette retraite est prise dans de bonnes conditions d’âge et des prestations.

Vive la retraite à 60 ans.

Bernard LAMIRAND

*International Longevity Center (ILC)

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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