LE FRONT DE GAUCHE

Publié le 23 Avril 2013

LE FRONT DE GAUCHE UN OUTIL POUR CHANGER LA SOCIETE

Le Front de gauche ne peut être une machine électorale pour quiconque, même pétri des meilleures intentions.

C’est un outil que se sont données les forces progressistes du pays en faisant en sorte que chacune de ces forces garde son identité et la mêle dans le souci de la libération du monde du travail en trouvant les chemins d’être ensemble sur un projet émancipateur.

Il faut donc travailler un projet révolutionnaire de sortie de crise et l’idée d’une sixième république est excellente à condition qu’elle soit comprise et acceptée par les citoyens comme l’alternative à cette société en crise.

La cinquième république n’est pas celle du monde du travail, nous le savons, elle est celle qui a dépossédé le peuple du pouvoir dès sa naissance en 1958 en le confiant à des élites bourgeoises de droite ou sociales-libérales bourgeoises.

La sixième république ne peut donc être un slogan brandi au moment des élections, elle doit avoir un contenu clair : celui de dépasser le capitalisme.

Une longue bataille s’engage dés maintenant pour qu’elle soit l’affaire de tous.

Il ne s’agit donc pas de s’en remettre à des hommes ou femmes providentiels pour l’incarner.

L’incarnation ne peut être que celle du peuple tout entier ( l’humain d’abord).

Il faut travailler l’argumentation envers le peuple pour qu’il en saisisse la portée et qu’il y a une autre alternative que celle de se coucher devant le capital ou de faire semblant de lutter contre tout en étant la ligne avancée de celui-ci dans le despotisme et le fascisme quand la bourgeoisie sent son pouvoir vaciller.

L’argumentation est alors notre démarche, elle ne peut être conduite par les outrances, la véhémence, les postures politiciennes qui affaiblissent son contenu.

Le parti communiste français est l’inspirateur principal de ce Front de gauche, il est celui qui lui donnera de la crédibilité et l’espoir d’une société meilleure par son long passé de combat de classe.

Le parti socialiste a fait le choix qu’il n’y avait point de salut hormis celui de gérer en bon petit soldat le système ; même s’il fuit de tout bord. Mais Il ne s’agit pas, pour toute inculpation, de le gratifier des plus bas mots du langage de charretier pour que les citoyens saisissent leur salut.

Le cinq mai doit être un grand moment du peuple, de ces citoyens qui ont voté Hollande et qui se sentent floués. La manifestation, qui doit être massive, n’est pas de propulser un nouveau premier ministre mais bien de faire avancer les idées et que celles-ci deviennent la force motrice pour une politique nous sortant du cadre capitaliste.

Le parti communiste français doit jouer pleinement son rôle de rassembleur des hommes et des femmes au sein du Front de gauche pour cette nouvelle république.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

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