LE FOOTBALL EST BOUFFE PAR LE FRIC

Publié le 9 Août 2013

LE FOOTBALL EST BOUFFE PAR LE FRIC

DANS LE COUPE CE N'EST PLUS CHAMPAGNE MAIS LES PÉTRODOLLARS QUI COULENT

LE FOOTBALL A LA DERIVE

Le championnat de France de football reprend et l’on entend déjà dire que l’affaire est réglée : c’est le club qui aura acheté les joueurs les plus chers qui gagnera. Et chacun y va de son pronostic avéré ; c’est le PSG ou Monaco.

A quoi bon alors s’enflammer pour ce championnat où les dés sont pipés par le fric !

Je ne suis guère nostalgique mais ce qui se passe dans le football devient abominable. Naguère, même s’il y avait parfois quelques matches truqués, l’ensemble des compétitions et le championnat de France étaient, somme toute, propres avec des clubs qui ne cherchaient que la compétition sportive.

L’argent domine avec les sponsors et les mécènes plus que jamais.

Certes, ce n’est pas une découverte mais cela devient plus que dérangeant quand on aime le sport.

Ici, le dopage c’est d’ingurgiter des sommes fabuleuses en achetant des joueurs et les payant en fonction de leurs prouesses footballistiques pour le bien être des coffres-forts.

Je me souviens de ces matches du grand LOSC (Lille) où j’allais aux grandes rencontres avec mon père dans le vieux stade Henri Jooris où le spectacle était formidable avec des joueurs réputés mais qui ne gagnaient pas de grandes fortunes.

J’ai même été une fois invité à suivre un match et regarder l’entrainement puis la préparation dans les vestiaires jusqu’au coup d’envoi du match.

Jusqu’à présent, je me gardais de faire des critiques et je continuais à m’intéresser à mon équipe préférée le LOSC que j’ai suivi ces dernières années.

Bien sûr, nous ne sommes plus au football de papa, encore qu’à cette époque il y avait aussi des transferts, mais aujourd’hui la coupe est pleine, pas celle de la coupe de France, encore que, la coupe est pleine de ces financiers qui dominent les clubs avec leur fric.

Le football est pourri par l’argent.

Le football n’est plus qu’une question de recettes et de cours à la bourse mais le degré vient d’être atteint avec le PSG et Monaco qui naviguait encore l’an dernier dans les eaux de la seconde division.

Des centaines de millions ont été ingurgités pour faire de ces deux clubs des multinationales du football.

Deux mécènes se sont emparés, avec le fric qu’ils ont, de ces deux clubs et rivalisent dans l’achat de joueurs que l’on achète comme des esclaves aux enchères.

Ou sont les droits de l’homme là-dedans ?

L’émir du Qatar, celui qui fait travailler dans les pires conditions des travailleurs pour préparer sa coupe du monde qu’il a obtenu par la grâce de ses relations avec les politiciens et dirigeants les plus pourris de la planète et surtout parce qu’il détient une fortune pétrolière immense et un mécène russe venu dont on ne sait où, certainement un profiteur qui a pu s’octroyer des possessions à la fin du système soviétique, se sont donc payés ces deux clubs et ont achetés les meilleurs joueurs comme si on achèterait des cacahuètes.

Bref le foot est plus que jamais une affaire de gros sous.

La France du football est maintenant contaminée par ces vermines de la finance comme l’est l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne et l’Italie etc.

S’y joint évidemment tous les roitelets des multinationales et aussi le potentat défraichi de Monaco.

Que vaut aujourd’hui ces matches où c’est le compte en banque et la liasse d’actions qui fait l’équipe gagnante ou presque ?

Que du fric…

Bien sûr quelques petits poucets viendront les déstabiliser de temps en temps pour montrer au public bienveillant que tout est clair.

Et puis quel dégout de voir ces clowns du foot faire leur numéro comme dans un cirque mais un cirque qui les rémunère grassement avec des sommes astronomiques alors que des hommes et des femmes travaillent aujourd’hui pour quelques euros et que la misère s’installe.

C’est poignant de les voir se réfugier dans les paradis fiscaux avec leur belle auto.

Bien sûr, pour la classe dirigeante, comme au temps de Rome, il faut du pain et des jeux pour empêcher quelques révoltés de s’opposer à la misère régnante.

Oui ce football ne vaut plus tripette et nous savons que tous ces matches ne se gagneront qu’avec le mécène bourré de pognon et qui veut coûte que coûte le voir fructifier.

Bernard Lamirand

Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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