LE CAPITALISME ET LA CORRUPTION

Publié le 27 Avril 2013

LE CAPITALISME ET LA CORRUPTION

LE CAPITALISME ET LA CORRUPTION

L’affaire Cahuzac révèle les liens existants entre le monde des affaires ainsi appelé par les grands médias et qui n’est autre que le capitalisme.

L’histoire du capitalisme regorge de ces moments où des scandales financiers éclatent au grand jour et éclaboussent le monde politique à leur dévotion.

Les historiens pourraient nous raconter à loisirs les affaires plus ou moins véreuses qui ont saisi le cercle des larbins du capital. Par exemple le scandale du canal de Panama qui éclaboussa des hommes politiques de la troisième république. Ou encore l’affaire Stavisky qui déclencha les émeutes antiparlementaires et plus récemment plusieurs affaires qui secouèrent la droite gaulliste dont la dernière en date, celle de la dame Bettancourt en cours d’instruction par les juges et qui interpellent le précédent président de la République.

Ces moments là sont consécutifs aux crises du système capitaliste et révèlent le degré de pourrissement du système.

C’est donc le système qui est la cause des frasques de ceux qui ont entre leurs mains quelques clés que le capital leur a confier.

Dans ces moments là, et plus particulièrement quand la crise du capitalisme n’est plus conjoncturelle mais structurelle, le capitalisme fait marcher à fond la responsabilité du monde politique en l’accusant de tous les maux et en faisant son bouc -émissaire pour égarer le peuple.

Le « tous pourri » fait parti de l’arsenal pour déporter les conséquences des personnages qui l’ont servi mais surtout pour étendre le phénomène à toutes les structures démocratiques existantes et qui sont les outils du peuple pour combattre l’asservissement en cours.

Ainsi pour certains toute la société est pourrie et notamment ceux qui exercent des fonctions représentatives qu’elles soient politiques, syndicales, associatives.

Bref des structures que le monde capitaliste combat chaque jour et tente à l’occasion de les pervertir.

Ainsi, tout le monde est mis dans le même sac, l’élu municipal qui agit pour l’intérêt général et qui après son travail milite pour son quartier, sa ville, l’élu départemental ou régional qui agit pour ces concitoyens, l’élu national qui agit au nom du peuple.

Quand un est pris dans le doigt dans le pot de confitures, tous les autres sont accusés aussi pour les besoins de la cause.

Bien sûr, certains se corrompent, le système est là pour y parvenir mais dire que tous sont des corrompus est indigne. Allez dire cela, comme je l’ai entendu plusieurs fois cette semaine contre des militants syndicalistes, c’est inadmissible. Le refus de l’amnistie devrait faire réfléchir ces personnes qui sont alors eux aussi les jouets du système qui les incite à mettre tout le monde dans le même sac.

Le pire est quand le « tous pourri » pénètre la classe ouvrière sous les coups de boutoirs de l’assistant procureur du capital quand tout va mal pour lui : le fascisme et l’extrême droite qui jouent alors les chevaliers blancs.

Alors céder aux sirènes du « tous pourri » peut amener à des situations graves dans cette démocratie bourgeoise héritées de la révolution et qui doit être dépassée aujourd’hui parce que l’on discerne bien que le capitalisme est arrivé dans sa phase ultime et qu’il gangrènera de plus en plus la vie démocratique si les citoyens laissent libre cours à la délégation de pouvoir et au pouvoir personnel.

Alors, certains, pris par l’idéologie dominante, sont capables d’écouter toutes les sirènes accusant la démocratie d’être la cause de cette purulence que sécrète la société bourgeoise.

On sait historiquement comment cela peut finir. Derrière l’affaire Stavisky se cachait l’hydre du capitalisme le plus autoritaire : celui du fascisme et en France nous eûmes droit au pétainisme et à la collaboration des classes dirigeantes et en particulier le capitalisme financier et industriel.

Les attaques contre les députés, les partis dont certains demandent la disparition montre à quel point le mal insidieux du capitalisme en crise frappent même les gens du peuple.

Le capitalisme est arrivé à faire croire qu’il n’est en rien responsable de la situation et que c’est le politique cause de tous les malheurs actuels.

Tout cela montre comment ceux qui dirigent la société, les grand groupes internationaux arrivent à se dissimuler et à apparaitre plus blanc que neige.

L’affaire Cahuzac montre que des hommes et des femmes peuvent être pris dans le collet capitaliste, le fait de mettre le monde politique en demeure de déclarer sa fortune est un détour pour éviter de porter le problème là où le bât blesse. Le capitalisme est porteur de la corruption, il est même le voleur qui crie au voleur. Il l’a toujours été de par son origine. C’est lui qui doit rendre des comptes et que les comptes doivent être ouvert de ses banques et que celles-ci soient démasquées et nationalisées pour que la capital ne puisse plus tricher et arriver à faire payer ses crises par le monde du travail.

Oui, une sixième république est d’actualité quand on voit la décrépitude de ce système.

Le 5 mai de la Bastille à la Nation soyons nombreux comme l’étaient ceux en 1934 qui ont barré la route à l’extrême droite et aux « tous pourris ».

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CAPITALISME

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