LA TELE AU SERVICE DU MARKETING SPORTIF

Publié le 16 Août 2013

LA TELE AU SERVICE DU MARKETING SPORTIF

LA TÉLÉ AU SERVICE DU MARKETING LIBÉRAL

Comme beaucoup de français, j’aime le sport et la transmission des épreuves à la télévision.

Que ce soit le cyclisme, la natation, l’athlétisme, ces sports et bien d’autres nous font vibrer.

Ce n’est malheureusement pas le cas en ce qui concerne un sport que j’aimais beaucoup, le football, aujourd’hui livré aux financiers et un excellent article dans l’Humanité de ce jour nous montre à quel point ce sport n’est plus que la liasse d’actions à la corbeille de la bourse.

Mais là n’est pas mon propos pour ce papier.

Mon propos concerne ces baveux de la télé et la « pompe » auquelle ils organisent les reportages sportifs.

Nous sommes loin des vrais reporters qui, avec verve, nous enchantaient et nous tenaient en haleine lors des grandes compétitions.

Nous avons affaire à des affrioleurs, leur séduction vise à la vente des maillots et chaussettes et autres moyens de la « compét » et l’on sent chez eux que le marketing est leur raison d’être, même s’ils ne vantent pas, il y a toujours un moyen de présenter la chose.

La loi du marché pour être plus clair.

Mais un marché qui intègre le téléspectateur dans la société libérale dans le feu roulant des publicitaires qui ne reculent devant rien pour que leur produit soit le gagnant.

Les termes employés peuvent apparaitre dérisoires mais ils pénètrent.

Les médailles, les records, les victoires sont celles des sponsors.

Les maillots sont bien mis en évidence dans les interviews.

Mais aussi la façon dont on qualifie les athlètes, ce ne sont plus des champions mais des tsars ou des tsarines, un tel est le roi de la montagne ou le roi de la perche, un autre est un gamin même une fille quand la petite tape paternelle s’adresse à un athlète qui promet ou qui déçoit par la performance réussie ou manquée.

Un tel ou une telle vaut tant à l’argus.

Le signe de croix est mis en évidence par les caméras. Pas encore la prosternation mais cela viendra si cela rapporte et les meilleurs deviennent les dieux du stade. Encore un superlatif pour fixer l’ésotérisme libéral.

Les entraineurs sont des patrons ou tel sportif qui dominent est patron de l’équipe.

Dans ces propos qui peuvent apparaitre sibyllins, c’est tout un art de la communication pour consacrer la compétition sportive comme une vulgate pour la compétition économique est sociale où les meilleurs gagnent ou deviennent des "patrons".

La civilisation du mérite, quel meilleur moyen pour la faire partager que de la fairer passer par le sport.

Les baveux de la télés ont acquis à ce sujet une réelle expérience, ils ne diffèrent pas des autres baveux que l’on voient dans les journaux télévisés, au coté du journaliste qui présente le journal, pour vous expliquer avec science que l’explication donnée ne peut souffrir d’aucune contestation.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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