LA SYRIE : BAS LES PATTES

Publié le 8 Septembre 2013

LA SYRIE : BAS LES PATTES

LA SYRIE : UN ENJEU POUR LE CAPITALISME

Pendant que le G20 se réunissait en Russie, les occidentaux complotaient en Finlande en réunissant sous la houlette du secrétaire d’état américain l’ensemble des grands pays capitalistes européens pour accentuer la pression sur l’ONU et sur le congrès américain pour une frappe sur la Syrie.

Cela montre à quel point les « va t’en guerre » n’ont que faire de la recherche d’une solution pacifique et y compris des opinions massives des populations américaines et européennes qui refusent ces frappes.

Le but recherché, ce sont les intérêts capitalistes à défendre dans cette région et la place stratégique qu’occupe la Syrie est cruciale pour l’avenir des capitaux pétroliers et gaziers.

Il faut donc se débarrasser d’un régime autoritaire qui ne fait pas partie de l’obédience de la clique capitaliste internationale. D’autres régimes autoritaires existent dans cette région, y compris Israël, pour assurer la mainmise du pétrole, du gaz et des moyens de transports de ces matières pour les grandes multinationales : pour eux ils n’est pas question de les bombarder et de mener une guerre sainte pour la démocratie évidemment.

Les révolutions arabes servent aussi de prétexte pour en organiser une en Syrie, cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Il semble bien que réussir en Syrie, un coup d’état, c’est reprendre l’offensive dans l’ensemble monde arabe et islamique en ayant des nouveaux potentats engraissés et payés pour tenir le système, il s’agit donc de rhabiller autrement les vieilles dictatures aux habits flambants neufs mais carnavalesques de la démocratie libérale tronquée.

Faire punition au nom de la liberté, de la démocratie, il y a de quoi rire venant de ces fripouilles en smoking qui sont allés graisser leur fusil en Finlande.

Les pires dictateurs sont dans cette partie du monde et en premier lieu Israël qui maintient tout un peuple palestinien dans des camps de concentration. Les autres sont encore plus vils comme l’Arabie et le Qatar que nous recevons à l’Elysée et qui maintient une dictature de fer et maltraite les femmes et les travailleurs étrangers qui fabriquent les palaces et les stades pour la coupe du monde de Football.

La Confédération internationale des syndicats (CSI) ne vient t’elle pas de jeter l’opprobre sur ce pays qui pratique la répression contre les travailleurs qui luttent pour leurs conditions de travail.

Oui la Syrie est un enjeu, un moyen d’encercler l’Iran, de disposer d’une nouvelle donne régionale pour dominer avec la Turquie l’ensemble des pays du Moyen-Orient ; une Turquie élevée comme puissance policière du système. Cette Turquie pourrait devenir le bras séculier des forbans du capitalisme dominateur dans cette région.

Ces décisions de passer outre de l’ONU, de nier toute résolution pour la paix, montre que l’appareil militaro-industriel et financier occidental a choisi la guerre y compris en sachant les risques de déflagration dans cette région qui nous conduirait à la pire des choses. On pourrait dire et j’ose la comparaison : il n’y a plus l’URSS on peut y aller et retrouver les bonnes vieilles guerres entre capitalistes.

L’arme chimique et bactériologique a été utilisée et cela ne fait aucun doute, s’il elle l’a été par Assad, cela montrerait que ce régime est incapable de dépasser ses outrance autoritaires et ses crimes (notamment contre des forces progressistes) pour rester au pouvoir comme l’ont été et le sont encore d’autres dictateurs mis en place par les américains et par nous-mêmes comme on a pu le voir depuis 1958 avec les roitelets africains que l’on formait pour diriger des dictatures aux ordres des multinationales et ces dictatures ont massacrés leur peuple comme au Rwanda quand ceux-ci voulaient se libérer.

Et puis ces armes chimiques lancées en Syrie peuvent être aussi le signal tout trouvé et organisé sciemment pour lancer la guerre comme l’ont été d’autres prétextes récemment en Irak mais aussi lors des deux dernières guerres mondiales.

Peut-être que dans une dizaine d’années viendront les mêmes révélations que celles fausses concernant l’Irak et que la France avait alors dénoncé comme fallacieuses.

Enfin, triste à voir que c’est la France qui prend l’initiative pour cette guerre de croisés, une France dirigée par les socialistes qui feraient mieux de faire la guerre contre la pauvreté qui s’installe dans le pays et faire la guerre à ceux qui s’en mettent plein les poches en ce moment et que le gouvernement soutient à l’image des grandes amours actuelles avec le Medef.

A quand une frappe punitive contre les dividendes.

Triste à voir aussi que c’est Fabius, celui qui avait refusé que la France perde son identité à travers une Europe militarisée sous le fanion des forces de l’OTAN, et qui avait appelé à voter non au référendum sur la constitution européenne, organisait avec les américains cette expédition punitive en cours de préparation.

Et que dire de Hollande, ressemblant plus à Napoléon 3 nous entrainant dans un « Sedan » de la honte.

Seul émerge un homme pour qui j’avais des doutes, vu son mutisme devant la dictature sanglante des généraux Argentins, le pape : celui-ci est le seul à s’élever contre cette guerre punitive qui peut entrainer les peuples de cette région dans la pire tragédie, celle des guerres de religions, des pogroms, des tueries déjà en cours : c’est la paix entre tous les hommes de bonne volonté qui le conduit ; je partage.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL

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Colas BREUGNON 09/09/2013 00:06

L'actuel héritier de Constantin n'est pas pacifiste : si c'était le cas, il ne serait pas resté neutre lorsque l'Opus Dei et Vidella ont éradiqué les "théologiens de la libération" en Argentine.
Dans la lignée de ses deux prédécesseurs, il n'est préoccupé que par l'influence de l'église catholique dans l'est du Bassin Méditerranéen ...
Contrairement au nouvel empire, le représentant de l'ancien, n'est pas prêt à sacrifier les chrétiens d'orient sur l'autel d'un nouvel oléoduc. C'est tout.
On appelle cela des "contradictions inter impérialistes".