HOLLANDE TRISTE BILAN D'UNE PREMIERE ANNEE DE PRESIDENCE

Publié le 2 Mai 2013

J’ACCUSE, JE REPROCHE, JE DENONCE

D’ici quelques jours, François Hollande va faire le bilan de sa première année de présidence de la République.

J’ai fait, pour ma part, un premier bilan de ses décisions qui touchent le monde du travail.

J’emploie pour cela trois verbes ; l’accusation parce que la gravité l’exige, le reproche parce que le choix est mauvais, la dénonciation parce qu’il s’agit alors de duplicité et de tartuferie.

Un an après, la situation sociale empire, et les capitalistes se frottent les mains quand Hollande fait le « sale boulot » : défaire les grands acquis sociaux et accompagner la crise par une politique d’austérité touchant tous les travailleurs du privé comme du public.

J’accuse le président de la République d’avoir laisser fermer les hauts-fourneaux de Florange contrairement à ses engagements et d’avoir accepté que Peugeot-Citroën liquide Aulnay et licencie 11500 travailleurs.

je reproche au président de la République d’avoir trompé les ouvriers en reniant ses propos qu’il avait tenu dans les usines pour défendre l’emploi industriel à l’exemple de Pétro-Plus, Still Saxby à Montataire, Fralib etc.

je dénonce le président de la République d’avoir fait preuve de duplicité pour avoir promis aux  travailleurs le maintien de leur entreprise s’il accédait au pouvoir pour ensuite  les abandonner au premier coup de menton du capital.

J’accuse le président de la République de mystifier les citoyens quand il dit que son but est d’encourager la croissance alors qu’il mène une politique de décroissance puisque le PIB est presque à Zéro pour l’année 2013 et  que 2014 s’annonce pire.

Je reproche au président de la République d’avoir choisi le monde de la finance contre le monde du travail sous prétexte de réduction des coûts du travail.

Je dénonce le président de la République quand il dit qu’il s’attaquera à la finance pour ensuite ne pas prendre les mesures adéquates pour réduire le coût du capital en intérêt, agios, dividendes, retraites chapeaux et placements financiers pour les gros actionnaires.

J’accuse  le président de la République de choisir la baisse ou le blocage des salaires et des retraites.

Je reproche au président de la République de faire des cadeaux fiscaux à la droite, au cercle des patrons profiteurs de la rente et par contre d’augmenter les cotisations des retraités et de baisser leur pension de retraite.

Je dénonce le président de la République de dire qu’il défend le monde du travail alors qu’il contribue à la destruction en grande partie du code du travail et des conventions collectives en répondant aux injonctions du patronat pour des accords de flexibilité.

J’accuse le président de la République de ne pas vouloir passer l’éponge pour les militants syndicaux qui ont lutté contre les violences patronales sous le quinquenat de Sarkozy en refusant la loi d’amnistie votée au Sénat.

Je reproche au président de la République de s’être prononcé pour toutes les politiques d’austérité au niveau Européen qui entrainent un appauvrissement général des populations européennes.

Je dénonce le président de la République de fausseté sur ses engagements pour l’emploi alors qu’il aggrave le chômage dans ce pays et qu’il met de plus en plus les travailleurs en situation d’emplois précaires et mal payés.

J’accuse le président de la République de n’avoir pris jusqu’à ce jour aucune décision concernant le devenir de l’Hôpital Public et de lui assurer un financement pérenne en faisant payer le capital et non les usagers.

Je reproche au président de la République de vider la Sécurité Sociale de toute sa substance de solidarité pour la livrer demain à des trusts de protection sociale complémentaires qui sont déjà entrain de miner cette grande conquête sociale.

Je dénonce le Président de la République d’avoir sous une pseudo-négociation sociale d’avoir divisé le monde du travail à partir de l’accord « scélérat » du 11 janvier  sur la flexibilité et le mobilité des salaires et de l’emploi.

j’accuse le président de la République de préférer les patrons aux travailleurs en les recevant comme des bienfaiteurs à l’Elysée.

Je reproche au président de la République ses choix en faveur de la finance qui encouragent toutes les forces réactionnaires dans leur quête du toujours moins pour les salariés.

Je dénonce l’attitude de « Janus » de ce président de la République qui feint de faire croire à l’espérance mais contribue plutôt à la désespérance des travailleurs et à favoriser ainsi le « Front National ».

J’exige en tant que citoyen que celui-ci respecte les travailleurs et tourne les talons à la politique austéritaire du traité européen qui les appauvrit.

Monsieur Hollande, vous n’avez plus la confiance de ce monde du travail qui avait voté pour vous car vous le décevez, vous ne pouvez pas le mépriser.

Monsieur Hollande, vos choix en faveur de la finance et de l’austérité, avec Madame Merkel, le monde du travail les rejette ainsi que  la puissante Confédération européenne des syndicats ;  cela devrez vous interroger sur cet unanimité du monde du travail européen contre votre politique et celle de Madame Merkel.

Monsieur Hollande, Il est encore temps de rebrousser chemin et de choisir le monde du travail et pas celui de la finance internationale.

Le direz-vous le 16 mai lorsque vous présenterez votre funeste bilan.

Bernard LAMIRAND

 

HOLLANDE TRISTE BILAN D'UNE PREMIERE ANNEE DE PRESIDENCE

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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