HOLLANDE ET AYRAULT : TOUT POUR LES PATRONS DU CAC 40

Publié le 6 Septembre 2013

HOLLANDE ET AYRAULT : TOUT POUR LES PATRONS DU CAC 40

UN GOUVERNEMENT QUI FRAPPE AU PORTE MONNAIE

Un gant de fer pour les travailleurs et un gant de velours pour le patronat.

Voilà résumé ce qu’est l’attitude de ce gouvernement.

Les annonces pleuvent concernant l’imposition des ménages, des familles qu’elles soient à salaires modestes ou plus élevés. D’autres annonces tombent aussi en ce moment, ce sont celles qui vont bénéficier au patronat et aux actionnaires.

Elles sont alléchantes et Gattaz va prendre sa carte bientôt au parti socialiste.

Les salaires et les retraites baissent mais les dividendes augmentent.

Les analystes prévoient ainsi une progression des dividendes de 5%, à 38,3 Milliards d'Euros en 2013, pour l'ensemble des société composant l'indice phare CAC40.

Les actionnaires se pourlèchent les babines.

Tout pour "la gueule des patrons" mais "ceinture" pour le monde du travail qui produit les richesses.

Les hausses d’impôts pour les salariés et les retraités pleuvent en ce moment.

Ainsi les avantages prévus pour les élèves et les étudiants vont être réduits et près de 500 millions et vont être récupérés sur les familles ayant des enfants en scolarité. Précédemment étaient annoncés par le premier ministre la fin de l’exonération de l’impôt sur le revenu de la majoration de 10% de pension pour les parents ayant élevés 3 enfants et maintenant tombe une partie des avantages que les salariés bénéficiaient dans le cadre des contrats collectifs complémentaire santé, souscrits par les salariés des entreprises. A cela s’ajoutera la hausse de la TVA au premier janvier qui passera au taux normal de 19.6% à 20%. La demi part si la personne seule a élevé un enfant pendant 5 ans sera définitivement supprimée en 2014 (imposition des revenus 2013).

Pendant ce temps, les salaires et le retraites reculent, aucune hausse du SMIC au 1er juillet et les éventuelles revalorisations des retraites du régimes général ont été reculées au 1er octobre au lieu du 1er avril. Quand au retraites complémentaires c’est la désindexation qui règne.

De nombreuses personnes reçoivent actuellement leurs feuilles d’impôts avec des augmentations conséquentes, notamment pour les familles les plus modestes qui ne payaient pas d’impôts sur le revenus et qui reçoivent la douloureuse: plusieurs centaines d’euros.

D’énormes queues se pressent devant les directions des impôts ne comprenant pas ce qui leur arrivent et ne pouvant payer.

C’est un scandale.

Et le fait de payer l’impôt pour ces familles va entrainer la perte d’avantages particuliers par rapport à leur situation par exemple concernant les transports collectifs.

Ces mesures viseraient à réduire la dette, une dette dont le monde du travail n’a aucune responsabilité, une dette qui provient de la financiarisation de l’économie, des spéculations, des actionnaires qui s’en sont mis plein les poches pendant des années et qui a entrainé la crise que nous connaissons actuellement et il faudrait payer pour ces gens là.

On peut appeler cela une politique d’austérité qui ne dit pas son nom.

Seul est épargné le capital. Hollande et Ayrault n’ont que les yeux de Chimène pour séduire Gattaz.

Ainsi le patronat va récupérer 20 milliards pour la compétitivité par la suppression de certaines niches fiscales favorables au monde du travail, il demande maintenant 100 milliards en réduisant le dit coût du travail. Quand aux niches patronales, celles par exemple des exonérations, il n’est nullement question d’y toucher, ne serait- que celle des exonérations de cotisations sociales dont les patrons bénéficient jusqu’à 1,6 SMIC.

Pour lui, tout est permis et le ministre des finances annonce de nouveaux dégrèvements pour le patronat qui iront renflouer les caisses à dividendes.

Et puis, ce matin, les patrons ne se gênent plus, à Peugeot Citroën, après avoir décider la fermeture d’Aulnay et de certaines des installations de Rennes, la direction veut appliquer l’accord scélérat de la flexibilité signé par le MEDEF et la CFDT qui prévoie de réduire les salaires et les avantages particuliers pendant deux ans et notamment les primes.

Baisse des salaires, des retraites, hausse des impôts pour le monde du travail, précarité et chômage, retraite retardée à plus de 65 ans voir 70 ans, voilà le bilan de ce gouvernement, un bilan favorable au capital.

Nul doute qu’il faudra compter sur nous-mêmes et les luttes.

En premier lieu sur les salaires, la mère des batailles comme disait hier Thierry Le Paon dans son intervention au meeting de la région parisienne devant 4000 militants.

Le 10 septembre soyons nombreux dans les rues, manifestons, faisons grève, faisons signer les pétitions, engageons le combat pour que ce gouvernement change son fusil d’épaule et cesse de s’en prendre au acquis sociaux.

Le 10 Septembre, au lieu de râler dans notre coin, sortons les drapeaux de la lutte.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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