HOLLANDE EN LORRAINE AVEC SES SABOTS

Publié le 27 Septembre 2013

HOLLANDE EN LORRAINE AVEC SES SABOTS

EN LORRAINE AU PAYS DES PROMESSES ON MEURT DE FAIM

Quelques réflexions sur l’équipée de Hollande en Lorraine.

Lui est allé à Florange contrairement à son prédécesseur Sarkozy qui n’osa pas retourner à Gandrange.

Il affronté les masses quoique les sifflets furent assourdissants.

Il est ravi d’avoir fait la nique à Sarko qui n’osa plus mettre les pieds dans le secteur.

Quel acte de courage… Un peu de « com. » C’est tout bon en ce moment d’aller voir les ouvriers à quelques encablures de nouvelles élections …

Mais ce contentement ne semble pas ravir la population sidérurgique du bassin qui ne s’est guère déplacée pour applaudir le casseur de Florange.

Mais il fallait sauver le brave « Soldat Martin », qui, de son haut-fourneau, tout en gueule de gueulard*, avait crié naguère à la trahison et promis que les choses n’en resteraient pas là et qu’on allait voir ce que n’allait voir avec l’obstruction à la fermeture des dits- hauts fourneaux de Florange.

Hélas, aujourd’hui, les hauts fourneaux de Florange ne produisent plus qu’une image de carcasse abandonnée à la rouille envahissante et le « Saint-Martin de la sidérurgie » s’est dégonflé.

Le soldat Martin avait donc besoin d’un petit coup de pouce du président, qui de ce fait, était prêt à oublier que le 2eme classe Martin l’avait traité de traitrise lors de la capitulation de Montebourg et de Ayrault devant l’hindou Mittal.

Le soldat Martin avait donc besoin d’un soutien en ces moments si durs pour lui, et le président, magnanime, avait aussi besoin d’assurer aux troupes socialistes du coin une compensation avec la proposition d’une implantation sidérurgique pour compenser la fin des coulées de fonte en Lorraine.

Un centre de recherche s’installera donc sur le lieu où la fonte ne sera plus qu’un souvenir.

Au pays des promesses, on meurt de faim dit un vieux proverbe, il faut l’appliquer à cette promesse qui ressemble plus à un dépannage, à une sorte de lot de consolation pour le camarade Martin qui, dans l’affaire, laisse non des plumes mais ce qui lui reste du manteau du célèbre saint romain.

Il pourra rejoindre son vieux maitre à penser, le vieux camarade Jacques Chérèque, père de François, celui qui truste en ce moment les portefeuilles bien rembourrées de la République. Jacques, lorsqu’il avait trahi la lutte des sidérurgistes en 1979, leur avait promis mille merveilles avec le parc des Schtroumpfs. On sait ce qu’il en ai advenu, le parc pourrit à quelques encablure de l’autoroute.

Mais c’est vrai, un effort avait été fait pour sauver à cette époque le soldat Chérèque, il fut, aux dires des lorrains, celui qui a été le meilleur reconverti puisqu’il devint le préfet de la région Lorraine de Chirac puis ministre de la mer de Mitterrand pour bons et loyaux services pour les deux présidents.

Jacques, ces dernier temps, peut-être pour sauver le « soldat Martin », annonce qu’il a fallu plus de vingt ans pour créer des nouveaux emplois. Des emplois qui furent de compensation pour un certain nombre d’entre eux n’ayant qu’une durée éphémère le temps d’éponger les cruautés faites aux sidérurgistes à qui l’on conseillait de se mettre à leur compte, d’ouvrir des baraques à frites etc.

Rassurez- vous, le sieur Martin ne terminera pas sa carrière de sidérurgiste dans les friteries ou les élevages de lapins.

Une dernière chose, un centre de recherche en Lorraine, il y en a déjà un, celui de Mézières les Metz.

Mais peut-être que le nouveau centre de recherches aura une tout autre mission, celui d’enfourner les promesses et de lâcher des coulées de vœux pieux sur une sidérurgie amputée de ce qui faisait sa force : ses hauts fourneaux et ses aciéries disparues du paysage lorrain.

Bernard LAMIRAND

*Le gueulard est le trou au sommet d'un haut fourneau, par où sont chargés le minerai de fer et le coke. C'est également par cet orifice que s'échappe le gaz de ...

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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