GOSS MONTATAIRE SOUTIEN AUX SALARIES PCF OISE

Publié le 1 Août 2013

GOSS MONTATAIRE SOUTIEN AUX SALARIES PCF OISE

Nouvelle casse industrielle : soutien aux salariés de Goss ! - Montataire, 31 juillet 2013

Le contexte

Les Goss sont victimes d'un jeu de massacre financier qui voit la société Goss International Europe - créée pour l'occasion - racheter sa filiale française placée en redressement judiciaire avec seulement un peu plus de cent emplois « sauvés » sur les 430 postes basés à Nantes et Montataire.

Le tribunal de commerce de Compiègne a tranché en ce sens le vendredi 26 juillet, après l'homologation de l'offre de Goss International Europe par le ministère public le mercredi 24 juillet.

Le site de Montataire est appelé à fermer, les quelque 80 emplois restants (sur 320 actuellement) étant déplacés en région parisienne. Les salariés devraient recevoir leur lettre de licenciement dès la fin de la première semaine d'août.

Ces derniers n'ont plus aucun contact avec leur direction, le directeur du site Théo Buchmeyer est devenu invisible : le seul interlocuteur est l'administrateur judiciaire, maître Rongeot, qui est payé pour assurer l'exécution du jugement. Ils n'ont plus accès au site industriel depuis le vendredi 26 juillet.

Un rassemblement de soutien et de lutte initié par la municipalité de Montataire

La municipalité de Montataire et son maire PCF Jean-Pierre Bosino ont organisé le mercredi 31 juillet un rassemblement dans la torpeur de l'été, pour apporter le soutien aux Goss et pour lutter contre ce nouveau coup tordu. Sans oublier les côtés affectif et patrimonial de cette entreprise, ex-Marinoni, implantée à Montataire depuis des décennies.

Les présents ont pu signer une pétition et lire le communiqué des élus de Montataire et d'Alain Blanchard, conseiller général PCF de l'Oise du canton qui avait accompagné les salariés de Goss le 26 juillet au tribunal de commerce.

Était aussi distribuée la lettre du député PCF de l'Oise Patrice Carvalho qui a interpellé la ministre de la justice Taubira pour que cette dernière intervienne afin que le ministère public se reprenne et fasse appel de ce jugement.

Il avait précédemment écrit au ministre du redressement productif Montebourg, dont le commissaire régional était encore aux abonnés absents. Comme l'a fait remarqué Jean-Pierre Bosino lors de ce rassemblement, c'est pourtant de nouveau un savoir-faire industriel qui risque de quitter le paysage national, Montataire étant le seul site à produire des rotatives offset en France.

L'absence des élus des autres municipalités de la communauté d'agglomération - seule Christiane Carlin, élue PCF de Nogent-sur-Oise était présente - est regrettable alors que le chômage a augmenté de 14 % en un an dans l'Oise (mais cette absence est-elle surprenante ?).

Les prises de paroles

Les salariés de Goss étaient en réunion d'information avec Pôle Emploi lors de ce rassemblement. À l'issue de cette réunion, ils sont venus remercier les manifestants de leur présence et le délégué CGT Denis Tomczak a pris la parole. Il a rappelé la manœuvre profitable pour Goss (tri des personnes qui seront reprises, plan social a minima…) et défavorable pour la communauté. Il a regretté la décision du tribunal de commerce, créant de fait une jurisprudence et empêchant toute possibilité de mettre Shangai Electric, groupe chinois bénéficiaire propriétaire de Goss, devant ses responsabilités. Le maintien du site de production ne peut plus être discuté, alors que des commandes pouvant assurer le travail de 250 personnes existaient mais elles nécessitaient un investissement en matériels d'un peu moins de 7 millions d'euros.

Plusieurs salariés sont intervenus pour souligner leur méfiance par rapport aux propos de l'administrateur judiciaire et leur sentiment d'abandon, n'ayant plus d'interlocuteurs en face d'eux.

Jean-Pierre Bosino a ensuite pris la parole et s'est demandé où était la volonté du redressement productif : n'était-il pas possible d'avancer ces 7 millions d'euros remboursables sur le bénéfice fait par la production de ces rotatives ? Surtout quand 2 millions d'euros ont été donnés au repreneur de Still qui a fermé la boîte… De même, Michel Françaix, député PS de l'Oise de la circonscription, a interpellé le Premier ministre Ayrault, ancien maire de Nantes, ville où est située le second site de Gauss France : aucune réponse ou initiative de ce dernier !

Que faire ?

  • se rassembler
  • faire pression pour que le ministère public fasse appel de ce jugement, stoppant ainsi la procédure (l'appel du CCE n'est, lui, pas suspensif)
  • permettre aux salariés d'être informés de leurs droits, en rendant possible une réunion entre eux et la direction du travail (le maire Jean-Pierre Bosino contactait le préfet en ce sens dès l'après-midi, mettant une salle communale à disposition, le site industriel n'étant plus accessible).

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Luttes

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