GATTAZ: SON JARDIN, SES RONCES, SES CAILLOUX

Publié le 3 Juillet 2013

GATTAZ: SON JARDIN, SES RONCES, SES CAILLOUX

Image:Un vrai nettoyeur des mauvaises herbes du capital: Karl Marx.

Nous connaissions la célèbre phrase d’Henri Krasucki « Cultivons notre jardin syndical » ; il nous conviait à cultiver notre jardin syndical. Voilà que le nouveau « singe du Medef » Gattaz fils, vient de nous proposer son jardin patronal et la nécessité de le débarrasser des ronces et des cailloux.

Le nouveau patron du Medef avec sa sale gueule de taulier, son dos vouté comme un vieil hyène en recherche de proie, son air de faux jeton, ses yeux roublards ,sa mine en cachet d’aspirine délai de péremption dépassé, semble sortir d’un flacon de formol où il aurait été conservé comme une relique du passé, du temps du CNPF où officiait le père Yvon Gattaz, celui qui a plongé la France de l’époque dans une terrible désindustrialisation dont on a pas fini d’en subir les conséquences.

Son premier discours a été un hymne à l’entreprise compétitive et pour atteindre les sommets de la compétitivité, il faudra, dit-il, débroussailler et tirer les ronces dans le jardin ainsi que les cailloux.

Les ronces, c’est pour le Président du Medef, la réglementation et en particulier le code du travail et les cailloux ce sont les charges et les prélèvements, autrement dit les salaires et les retraites trop élevés ainsi que les cotisation sociales.

Et pour ponctuer le tout, le nouveau « taulier » du Medef, nous fait le coup de son père Yvon Gattaz, refrain que celui-ci avait déversé durant ses mandats de président dans les années 1980 : « nos entreprises sont asphyxiées , elles sont ligotées et elles sont terrorisées par une fiscalité et des charges sociales beaucoup trop élevées ».

Et pour désherber et mettre de l’ordre dans le jardin, il nous propose de ratisser le terrain :

- En premier lieu, un transfert sur 5 ans de 50 milliards d’euros de cotisations sociales qui pèsent sur le travail vers des mécanismes de type TVA et CSG.

- Ensuite, une baisse sur 5 ans des prélèvements obligatoires de l’ordre de 50 milliards d’euros, en impôts divers et taxes. Et là-dessus dit-il, mon message est clair : « nous n’accepterons plus de hausse des prélèvements obligatoires, ni de hausse de taxes ou d’impôts qui pèsent sur nos activités ».

- Enfin une démarche de simplification du code du travail.

Et pour rendre le jardin rempli de fleurs dividendes, la patron du Medef, fait serment d’être à fond pour le dialogue social et il constate qu’il y a possibilité, pour ainsi dire, avec des syndicats comme la CFDT qui a signé des accords, sur la flexsécurité et qui vient de signer un texte sur le croissance. Son rôle, dit-il encore, sera de mettre en place cette flexsécurité dans les entreprises.

Le « pitbull du Medef » compte aussi avoir l’écoute du gouvernement, comme l’avait réussi Laurence Parisot, et il propose un pacte avec une définition ressemblant à du sang et des larmes : « à tous, nous demandons du courage : au gouvernement pour mener les réformes indispensables, aux salariés pour les comprendre et les accepter qui nécessitera des adaptations permanentes » ; et aux patrons certainement pour plus précarité des travailleurs en chômage et en flexibilité dans l’emploi et les salaires.

Ce jardin, s’il a des ronces et des cailloux, ne peut être que le résultat de la politique de profit maximum de ses amis du CAC 40 qui ont détruit des capacités de production et laissé que des ruines et des déserts industriels dans notre pays.

Le jardin, s’il est débarrassé des ronces patronales et des gros cailloux représentant les coûts du capital, poussera alors les belles plantes grâce à l’entretien des vrais jardiniers, ceux qui créent les richesses par leur travail et les dividendes se transformeront en salaires et prestations sociales.

Rendez-vous le 5 septembre à l’appel de la CGT pour enlever les épines et les mauvaises herbes du capital et pour semer pour une bonne récolte d’emplois et des salaires.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CAPITALISME

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Commenter cet article

Rochex 05/07/2013 12:17

"Quand le patron te flatte demande-toi quelle connerie tu as faite" (Henri Krasucki) CQFD

Blanchard 04/07/2013 09:15

Merci Bernard de nourrir des réflexions de classe qui en ont bien besoin !! Je note la date du 5 septembre. Excellent blog Alain