EDF INJUSTIFIABLE !

Publié le 10 Juillet 2013

Comment justifier 10% d'augmentation de l'électricité?

Ils se foutent de nous… maintenant

cela serait la faute au nucléaire….

Mais personne ne dit rien quand EDF augmente ses tarifs

malgré 3 milliards de bénéfices

EDF - La pilule électrique va être difficile à avaler. Comment expliquer une hausse de 10% des tarifs de l'électricité d'ici un an, alors qu'EDF brille sur les marchés financiers. Le groupe énergétique s'est même offert le luxe d'augmenter ses dividendes en février... le jour où Henri Proglio, son PDG, a réclamé des tarifs plus hauts. Les investisseurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés: l'action EDF a bondi de 9% mardi à la mi-journée.

L'électricien public, dont l'Etat détient 84% du capital, a enregistré en 2012 un bénéfice net de 3,3 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires de 72,7 milliards. Comment justifier la nécessité de couvrir ses dépenses d'exploitation avec de nouveaux prix?

Le problème se situerait dans le nucléaire, qui représente 27% de la facture électrique des ménages.


Le parc nucléaire doit être renforcé

De telles hausses, d'après le régulateur, sont nécessaires pour couvrir la progression nettement supérieure à l'inflation des charges d'EDF, et notamment ses dépenses croissantes pour entretenir et renforcer la sûreté du parc nucléaire hexagonal, mis en service entre 1975 et 1995.

Derniers exemple en date, la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) a été arrêtée 2 jours pour une panne au début juillet. Fin juin, c'est un incendie qui s'est produit dans celle de Bugey (Ain). Quelques jours avant, c'est un autre incendie qui s'est déclaré dans l'unité de production n°1 de la centrale de Cattenom (Moselle).

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a par ailleurs dressé des "insuffisances en matière de rigueur" dans la centrale de Paluel (Seine-Maritime), qui assure avec sa voisine de Penly plus de 12% de la production française d'électricité. En 2012, la centrale a enregistré 76 incidents, dont 13 classés au niveau 1 (le plus bas) de l'échelle INES (qui en compte sept), correspondant à une anomalie sans conséquence sur l'environnement mais sortant du régime de fonctionnement autorisé.

Avec ces "incidents", la production d'énergie atomique a chuté entre 2011 et 2012, passant de 421 TWh (térawattheures) en 2011 à 405 TWh en 2012. En 2013, EDF souhaite faire croître sa production nucléaire à un niveau compris entre 410 et 415 TWh. Un objectif ambitieux alors que cette année, EDF sera soumis à 7 arrêts de longue durée, contre 6 en 2012. Pour cela, il faut donc investir sur le long terme.


Le gouffre de l'EPR de Flamanville

Sur l’EPR de Flamanville (Manche), les surcoûts de plus de 5 milliards d’euros depuis le début de la construction portent les investissements à 8,5 milliards d’euros au total. Le réacteur de nouvelle génération sera mis en service "fin 2016", mais on a appris à se montrer patient sur le dossier de l'EPR.


En outre, des négociations sont actuellement en cours au Royaume-Uni, afin de construire quatre EPR. Le groupe discute avec le gouvernement britannique des conditions de rachat de l’électricité. Le groupe espérait initialement conclure ses négociations avant la fin du premier trimestre mais celles-ci traînent en longueur en raison de ce désaccord sur le prix.

Voilà l'explication mise en avant pour justifier une hausse de 10% en deux fois, l'une en août 2013 et l'autre un an après en 2014 que suporteront en premier lieu les ménages alors que les entreprises seront épargnées!. Mais en réalité n'est ce pas l'arbre qui cache la forêt ? Le fond n'est ce pas la volonté des actionnaires d'EDF (public et privé) d'augmenter les profits sur le dos des consommateurs afin de mieux se servir encore des dividendes.

Car quand on réalise 3 milliards de bénéfice net en une année, il y a certainement mieux à faire que de servir en priorité les actionnaires (dont l'Etat qui a prélevé 2.3 milliards d'euros) et notamment faire les investissements nécéessaires à la sureté de nos centrales!

Il est urgent de remettre sur ses pieds la gestion d'EDF et d'arrêter de considérer EDF et les ménages comme des vaches à lait.


L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ne fait pas baisser les prix, bien au contraire !

Cette libéralisation conduit à des gâchis : affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence.

C’est pour cette raison que les communistes proposent la création d’un pôle 100 % public de l’énergie et qu'ils préconisent la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie.

Le 9 juillet 2013

Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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