BENGLADESH : EN FINIR AVEC L'ESCLAVAGISME DANS LES PAYS PAUVRES

Publié le 23 Mai 2013

BENGLADESH : EN FINIR AVEC L'ESCLAVAGISME DANS LES PAYS PAUVRES

LES TRAVAILLEURS DU TEXTILE SONT DES ESCLAVES

Je réagis ce matin à la page que l’Humanité consacre à ces travailleurs du textile du Bengladesh.

Une série d’article qui montre à quel point l’exploitation de l’homme par l’homme se perpétue et se développe notamment là où on peut exploiter presque gratuitement la main-d’œuvre locale.

Pour le capital il est nécessaire d’avoir des pays pauvres pour produire à bas coûts..

Merci L’Humanité pour ces pages très instructives sur les responsables de cette exploitation de travailleurs dans les pires conditions.

Le drame de Dacca, 1127 tués, montre à quel point le capital tue l’humain.

C’est certainement la tuerie au travail la plus importante que l’industrie du textile ait pu connaitre.

Les conditions de travail sont dignes des esclaves qui trimaient dans les champs de coton au 19eme siècle pour fournir richesse et opulence au patronat du textile, notamment en Angleterre et en France.

30 euros par mois voilà la paye offerte à ces pauvres gens du Bengladesh.

Mourir pour des bénéfices énormes qu’empochent les grandes multinationales du commerce et à commencer par nos grands groupes français qui ont organisé ces productions dans les pires conditions pour leur profit.

On a baptisé ces grandes unités du commerce du nom de grandes marques pour cacher leur origine, du temps où elles exploitaient les ouvrières du coté de Roubaix ou de Manchester.

Nous pouvons les accuser d’atteintes à la vie humaine car elles savaient les conditions dans lesquelles des hommes, des femmes, des enfants travaillaient et vivaient dans ces lieux d’insécurité pour leur propre vie.

Ce drame humain, ce crime du travail, dans les pires conditions, nous devons le dénoncer.

Certains sont entrain de culpabiliser les acheteurs de vêtements que nous sommes, mais nous aussi sommes pris dans l’étau de cette surexploitation et de cette mise en concurrence au niveau mondial par le capital. Nous achetons en effet des articles à bas prix confectionnés par ces salariés ultra-exploités parce que nous sommes réduit à les acheter à ces prix abaissés parce que nous même sommes obligés de nous fournir au plus bas prix du fait de nos bas salaires conséquence de cette mise en concurrence.

Nous sommes pris comme ces travailleurs dans l’étreinte du capital.

il faut non seulement la desserrer mais casser cet outil de mise en concurrence.

Nous avons là une vue de ce que c’est que ce marché libre et non faussé : il est criminel.

Les profiteurs nous les connaissons : ce sont ces grandes multinationales de la vente. Nous connaissons leur origine, nous savons ceux qui ont organisé ce transfert des productions du textile en délocalisant dans les pays où la main d’œuvre est presque gratuite, où le régime politique est corrompu, sanguinaire, dictatorial.

Regardez comment ces grandes entreprises du textile d’hier, dont on disait qu’elles étaient en faillite, se sont retrouvées les moyens de s’en sortir dans les années 80.

En fait, ce sont elles qui ont vidés les carnets de commandes de leurs usines du Nord de la France, , qui ont demandé l’aide de l’état pour les restructurer puis les fermer avec des dizaines de milliers d’emplois supprimés et que croyez vous qu’ils faisaient entretemps : Ils délocalisaient dans ces pays où s’exhalait bon le fric à gagner en faisant travailler les populations locales pour une bouchée de pain.

Plongez-vous dans leur gros ventre graisseux et fécond en matière de travail gratuit, vous trouverez tous les anciens patrons qui exploitaient dur les filles du textile du Nord de la France.

Ils sont devenus milliardaires aujourd’hui avec leurs marques et pour défendre leur magot acquis dans les pires conditions d’exploitation, ils vont jusqu’à le placer là où ils peuvent encore échapper au fisc.

En Belgique….

Oui, ils peuvent aller à la messe tous les dimanches, ils peuvent jurer qu’ils n’y sont pour rien, ils peuvent dire que le marché n’est pas coupable comme le dit le directeur de l’OMC : tout compte fait ils y mettent la main comme au siècle dernier quand les bourgeois avaient sous la main des soutiers pour tenir la bride au cou aux esclaves dans les champs de coton, les bananeraie, les champs de canne à sucre etc.

Des fripouilles du système oui…

Ils est temps que le syndicalisme international prend une nouvelle dimension, que l’OIT ne se contente pas de résolutions qui finissent dans le fond d’un tiroir à Genève.

Les 1127 tués de Dacca attendent justice et réparation.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #INTERNATIONAL

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