UN CAFE POLITIQUE UTILE DANS L'OISE

Publié le 1 Mars 2013

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nCAFE POLITIQUE CONTRE SUR LA SECURITE DE L’EMPLOI (INSECURITE DE l’EMPLOI)

Très intéressant hier le café politique qui se tenait à Creil organisé par un camarade Alain Boutroue.

Nous étions une vingtaine de participants d’horizons divers de la gauche, de syndicalistes, et nous avons discuté pendant plus de 2 heures de cet accord pour la Sécurité de l’emploi que pour ma part je l’ai baptisé « Accord pour l’insécurité de l’emploi ».

Nombreuses questions sur son contenu et la façon de le combattre.

C’est le secrétaire général de l’UD CGT de l’Oise, Bruno Hénin, qui l’a présenté et il a montré que c’était un accord qui allait pour ainsi dire comme un gant pour le patronat.

Cet accord a été signé par le Medef et trois organisations syndicales qui ne sont pas majoritaires dans le pays : la CFDT, la CGC, la CFTC.

Drôle de démocratie….

Même ce qui peut apparaitre comme de prime abord favorable  ne l’est pas comme en particulier la mutuelle pour les salariés n’en disposant pas ; en effet, le texte prévoit que c’est la patronat qui décidera de quelle compagnie il fera appel et nous pouvons penser qu’il fera appel à des compagnies d’assurances privées qui se frottent d’ailleurs les mains.

Derrière cette mesure, un intervenante l’a dit, c’est la Sécurité sociale qui est visée avec la volonté de réduire son rôle de solidarité et d’y mettre à la place l’assurance privée et tout ce qu’elle comportera comme injustices notamment pour ceux qui ne pourront se payer les meilleurs contrats comme cela devient le cas quand les tarifs se font en fonction de l’étendue des risques assurés.

Un document de la CGT circule actuellement dans les entreprises et montre tous les dangers de cet accord et en particulier le fait qu’un patron peut, à tout moment, pour réaliser davantage de profit, mettre son entreprise dans le rouge et faire appel à l’accord pour pendant 2 ans et bloquer les salaires, réduire le temps de travail où l’augmenter à sa convenance avec des cadences infernales.

Plusieurs intervenants manifestèrent leur indignation et notamment, que derrière ces mesures, c’est le code du travail qui est dépecé ainsi que les conventions collectives qui peuvent être ainsi mis en veilleuse. L’étonnement vint aussi sur le fait que si un travailleur refuse une mobilité, une mutation, il peut être licencié sur le champ.

Tous les participants notèrent que le monde du travail n’a pas encore perçu le coté dangereux de ces mesures qui servent uniquement le capital dans sa couse au profit.

Dans la discussion vint l’interrogation du pourquoi la CFDT avait pu signer un tel accord.

Certains signifièrent qu’ils n’en été pas étonnés vu que dans d’autres occasions cette organisation avait déjà signé des textes réducteurs de droits. D’autres indiquèrent que la CFDT se situe toujours comme force accompagnatrice du PS quand celui-ci est au pouvoir.

Une autre réponse fut faite, celle de la CFDT qui ne croit pas à une alternative autre que l’austérité.

Le débat se situa ensuite sur  la façon de combattre cette politique d’austérité et de se battre pour un véritable changement. Là, les opinions devinrent plus tranchées entre ceux qui voient un changement total par la grève générale et ceux qui veulent construire ce changement dans la vie de tous les jours.

Le réel et l’utopie furent l’objet du débat avec l’idée de travailler les idées et de redonner du sens à la conscience de classe.

Toutes et tous se mirent d’accord pour dire qu’il fallait discuter beaucoup avec les salariés et les populations pour convaincre que l’on pouvait faire autrement que les politiques d’austérité en cours en Europe particulièrement.

L’idée de changement ne se précise t’elle pas dans les luttes et certains-es évoquèrent les luttes et manifestations massives qui se déroulent actuellement en Europe.

La nécessité d’un syndicalisme international plus fort fut évoqué et aussi un combat politique plus conséquent contre le capitalisme à ce niveau.

Des questions vinrent sur la possibilité de mener la lutte de classe et de s’opposer à la mise en concurrence des salariés à l’échelle de la planète. il fut question de s’opposer à cette mise en concurrence qui se fait par l’abaissement du prix de la force de travail et des exemples furent apportées que là où la main d’œuvre est payé à vil prix, des luttes et des succès se font comme au brésil, en Roumanie et même en Chine où des grèves éclatent et les salariés chinois obtiennent des revalorisations de salaires importantes au point que les capitalistes songent à transférer leurs usines ailleurs.

La discussion se poursuivit, un participant parla de révoltes nécessaires, d’autres signifièrent qu’il faut plus que de la révolte et de l’indignation mais de l’engagement.

Une bonne soirée de débats, de propositions,  de critiques avec l’idée de faire avancer les choses et tous nous nous quittèrent avec l’objectif rappelé par Bruno Hénin, de réussir une grande journée de luttes et de manifestations le 5 mars avec les rendez-vous prévus dans l’Oise .

 

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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