SAPIN A LA RONDE DU MEDEF

Publié le 31 Août 2012

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J’avais prévu de ne point revenir sur la ronde des ministres à l’université d’été du Medef.

Hélas, un point particulier m’y ramène.

Le séjour de Michel Sapin ministre du travail chez les pourvoyeurs de chômage.

C’est sa déclaration qui événement m’a fait sursauter.

Quoi, un ministre du travail qui en rajoute sur les libertés des employeurs à licencier : on aura tout vu !

Certains vont crier à la trahison quand ils apprendront ce que ce ministre a dit à Madame Parisot et je reprends l’affirmation parue dans le journal l’Humanité et de Thomas Lemahieu qui n’en revient pas  et je cite : « les entreprises ont besoin de sécurité ! Aujourd’hui, le droit du licenciement et ses conditions d’application ne sont pas sécurisants pour les entreprises, on ne sait pas combien de temps va durer la procédure, combien  elle va coûter … »

Et, poursuit le journaliste, le ministre de l’emploi invite le Medef à jouer le jeu : « c’est le compromis du donnant donnant, du gagnant gagnant ». Avant de concéder, mais pour mieux rassurés ses interlocuteurs : « Oui, il y a du rapport de forces, mais avec le très haut niveau de chômage, objectivement, il est très favorable aujourd’hui. »

J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de cette formule du donnant donnant et du gagnant gagnant où à chaque fois les travailleurs se font b….

Mais le bouquet est atteint quand ce ministre se penche sur les besoins de sécuriser les licenciements pour les patrons afin qu’ils ne se trouvent pas devant les procédures intentées par les salariés et les syndicats et qui durent trop longtemps en salaires à payer et en indemnités.

A ce jeu là, je me demande bien ce qui va sortir de cette conférence sociale et des différents thèmes abordés et à voir l’empressement des socialistes à reprendre les arguments du patronat comme celle du coût du travail et aujourd’hui des procédures trop longues pour licencier les travailleurs, on sent bien que l’emprise du MEDEF envahie les ministères et en particulier celui du travail et de l’emploi.

Ce même jour, Pierre Laurent déclare que nous n’allons pas égrener l’échec du changement mois après mois, je peux qu’être d’accord avec cette formulation mais cela dit, notre colère ne doit pas s’estomper par une sorte de mutisme sur les renoncements en cours et je pense que la CGT a raison de mettre tout de suite à la rentrée l’accent sur les luttes pour faire bouger les choses avec bien sûr , comme le dit Pierre Laurent mais aussi André Chassaigne, nos propositions.

Ce gouvernement n’est pas notre ennemi, avons-nous dit,  mais il faut dire la vérité, elle ne peut que faire bouger les choses avec une forte mobilisation car le pire serait de faire le gros dos devant une politique qui va droit dans le mur et qui créée déjà les conditions d’une grande déception des travailleurs.

Comme le disait une militante qui interpellait Hollande à Chalons Sur Marne : il faut le faire bouger et il faut que cela bouge dans le bon sens.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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