SALON AGRICOLE LE PRESIDENT S'ENCROTTE DE PLUS EN PLUS

Publié le 23 Février 2013

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adieu veau, vache, cochon, couvée

 

 

LE PRESIDENT CHEZ LES VACHES

Ah, rassurez-vous, ce n’est pas ce que vous pourriez penser !

Les vaches sont à Bruxelles et elles nous font manger de la vache enragée.

Ce matin il fait le tour des popotes de la ferme au saloon : il visite les poulaillers, les clapiers à lapins, il remue la glaise et le fumier laissés par les bestiaux, il papote avec les fermières et leur pot au lait (adieu veaux vaches, moutons poulets) , il s’assure que la traçabilité de l’élevage bovins, ovins, porcins permette à nos assiettes d’être mangeables après les magouilles des étripeurs.

Bref un président au champ mais pas au champ d’honneur.

C’est vrai, l’enjeu agricole y  est important, y compris pour le développement de nos productions, mais ce président est-il si proche de la vie des gens qui vont circuler dans les allées de ce salon de l’agriculture ?

C’est facile d’aller taper le cul des vaches, de se faire accompagner des caméras télévisuelles, de dire quelques bons mots préparés par quelques sots  ou pétes-sec qui pantouflent à l’Elysée  sur la situation économique et sociale.

Mais le coté bucolique à des limites ce matin.

Les commissaires politiques de l’Europe libérale - ils ont remplacé ceux de Moscou-  ont livré leur verdict : la France ne pourra respecter un déficit budgétaire de l’ordre de 3 % et la croissance sera égale à Zéro en 2013.

Voilà un président qui devrait nous expliquer les raisons de cette culbute.

N’est-ce-pas sa politique d’austérité ?

N’est-ce pas une politique qu’il a repris à son compte après avoir brandi les poings contre la finance ( l’ennemi, c’est la finance, disait-il ) et après avoir capitulé devant Merkel et appliqué sans vergogne le traité qu’elle avait décidé avec Sarkozy pour réduire les coûts sociaux et renflouer ceux qui ont causé cette crise ; ce Président n’a plus que comme argument que le « demain ça ira mieux », un peu comme le paysan qui attend qui attend l’ondée réparatrice mais lui sait qu’elle viendra de la nature alors que les artifices politiques ne sont que de l’esbroufe.

Hollande pourrait nous dire quelques mots quand même sur sa pirouette, pour s’en sortir, quand il a accepté la règle d’or et le traité européen en nous  signifiant qu’il avait obtenu un additif sur la croissance.

Où elle est cette croissance attendu pour 2013 ?

Zéro nous disent les experts européens qui critiquent la France mais oublient de se frapper la poitrine car c’est leur politique qui entraîne cette dégringolade économique et sociale de l’Europe.

Une dégringolade pour les beaux yeux du profit roi qui rayonne en ce moment.

Regardez-le, ces multinationales, elles se frottent les mains, elle réalisent des profits records et elles sont entendues par tous les pouvoirs qui se trainent à leurs pieds pour réduire ce qu’elles appellent le coût du travail.

Ce matin, un néokeynésien, Fitoussi, sur France-Inter, disait que cette politique ne pouvait qu’entrainer que la récession  et le chômage : ce que les économistes marxistes soulignent depuis bien longtemps.

Mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, et hier, soliloquant sur les diagnostics de croissance zéro pour la France, l’inénarrable Moscovici ministre des finances des libéraux et du Medef, promettait de faire encore des efforts pour soulager le capital de coûts trop élevés comme celui du travail et l’on peut saisir pourquoi ce gouvernement et Hollande mettent autant de zèle à casser le social et les services publics de ce pays.

En fait leurs recettes sont plutôt des purges, des purges administrées en Grèce, en Espagne, au Portugal et qui loin de remettre l’économie d’aplomb la plombe et c’est ce qui nous arrive en France avec les mesures d’austérité qui touche le travail et protège le capital.

Alors, Hollande, n’a plus que le plancher des vaches pour livrer ses balivernes à des paysans qui savent que l’on ne se payent pas de mots quand à la levée de semences et qu’il ne faut jamais raconter des histoires quand les blés sont sous la grêle.

Vivement le 5 Mars.

 

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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