RENAULT MEILLEUR ELEVE DU MEDEF ( TEXTE HUMANITE)

Publié le 10 Janvier 2013

- le 9 Janvier 2013

Renault propose à ses ouvriers de travailler plus pour... rien

Renault est décidément le meilleur élève du Medef en ce qui concerne la flexibilité de l'emploi. Le constructeur automobile français a proposé ce mercredi aux syndicats d'allonger de 6,5% en moyenne le temps de travail dans ses usines françaises, dans le cadre d'un accord de compétitivité à venir. Pour les salaires, on verra plus tard.

Le constructeur automobile, qui négocie depuis l'automne dernier un accord de compétitivité en France, aimerait aligner le temps de travail effectif de tous ses sites de production hexagonaux sur 35 heures, la durée légale du travail en France. Le groupe a signé en 1999 et 2000 un accord sur les 35 heures, mais des accords locaux plus avantageux dans les différentes usines ont abouti à des temps de travail effectifs inférieurs. Les sites tertiaires travaillent quant à eux à peu près la durée légale.

"Ceci contribuerait à rendre les usines françaises plus attractives dans le cadre d'affectations de volumes complémentaires à ceux de Renault", a indiqué le constructeur dans un communiqué qui fait référence à l'accueil dans les usines Renault de productions supplémentaires pour les partenaires de l'alliance, Nissan ou Daimler .

Les gagnants et les perdants

Pour le groupe, c'est tout bénéfice:

  1. cette réforme du temps de travail serait une source d'économie estimée autour de 65 millions d'euros par an
  2. et un moyen de faciliter le nouveau dispositif de mobilité géographique entre ses sites qu'il espère mettre en place pour s'ajuster aux aléas de la demande.

Pour les salariés en revanche, c'est une autre histoire. La question d'une éventuelle contrepartie salariale à un tel allongement du temps de travail sera abordée au cours d'une séance de négociations ultérieure, a précisé la porte-parole. Soit à peu près à la Saint-Glinglin. Rappelons que les salariés français de Renault négocient avec le couteau sous la gorge. La direction du groupe soumet la pérennisation des usines françaises du groupe à la signature de cet accord de compétitivité.

  • A lire aussi:

A Renault, "si on les laisse faire, ils vont nous ratatiner"

Et Renault avance un peu plus ses pions

L'automobile plombée par la baisse du pouvoir d'achat

S.G.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article