RAPPORT GALLOIS : LA COMPETITIVITE CHEVAL DE TROIE DU PROFIT

Publié le 5 Novembre 2012

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GALLOIS  LA COMPETITIVITE CHEVAL DE TROIE DU PROFIT ROI

Après plusieurs semaines d’intenses pressions patronales, le rapport Gallois vient de sortir, sa principale mesure concerne la remise en cause de 30 milliards de cotisations sociales dont vingt  pour les patrons et 10 pour les salariés.

C’est le choc de compétitivité dit l’intéressé, qui, pour le faire avaler par les ménages, l’appelle doucereusement un choc de confiance et même du patriotisme.

Les patrons seront exonérés de cotisations sociales jusqu’à 3,5 SMIC, c'est-à-dire qu’une grande partie des cotisations sociales ne seront plus recouvrables dans l’entreprise.

Gallois nous dit:  cela permettra d’être plus compétitif avec les autres pays. C’est faux et la gain obtenu, s’il va à entreprise sans passer par les profits distribués, ne représente qu’une somme modeste comme le disait, ce jour, Nasser Mansouri, dans le journal l’Humanité, et puis nous avons l’exemple des pays nordiques où le dit coût du travail, c'est-à-dire le salaire est plus élevé qu’en France et cela n’affecte aucunement leur compétitivité.

Mais le fond du problème n’est pas là : nous assistons à une reculade du gouvernement devant les profiteurs et la finance qui n’entendent pas voir leurs profits reculer et ils s’attaquent à la partie salaire socialisé représentée par les cotisations sociales des travailleurs et de leur entreprise par l’entremise de la richesse qu’ils ont créée et qu’ils entendent conserver comme garanties en matière de santé, de retraite, d’indemnités chômage.

C’est cela que Gallois préconise de piquer aux salariés pour les remettre à ces fonds de pensions, ces sociétés d’assurances, ces banques d’affaires qui dévastent notre économie depuis des décennies.

D’ailleurs quand on regarde la courbe des profits depuis une vingtaine d’années et celles de la rémunérations des salariés, les deux courbes se sont entrecroisées à un moment donné et celle des profits a grimpé vertigineusement.

Gallois indique que les salariés en bénéficieront puisqu’eux aussi ne paieront plus de cotisations jusqu’à 3,5 SMIC : c’est un marché de dupes. Je dis bien marché de dupe puisque cette part cotisable des salariés sera vite bouffée par le fait que les salaires seront moins revalorisés par la suite comme vient de l’être par exemple le SMIC et rapidement le petit avantage aura fondu au soleil des profits du CAC 40 .

Ces trente milliards de choc de compétitivité rentreront à coup sûr dans la cagnotte des actionnaires et des ces groupements qui spéculent et réclament des taux de profit allant jusqu’à plus de 15 % du chiffres d’affaires.

La patriotisme que nous prêche Gallois est un patriotisme patronal et certainement pas social.

Déjà, la droite s’en pourlèche les babines et Copé vient de saluer le courage de Gallois, il appuie son plan et indique que ses propositions rejoignent celles formulées par l’UMP et Sarkozy.

Il est à parier que le MEDEF et les patrons du CAC 40 se féliciteront de ces mesures, tout en faisant la fine bouche, car leur but est bien celle de reconstituer leur magot entamé par la crise mais pour cela les trente milliards ne sont qu’un avant gout et certainement pas le plat de résistance qui est celui d’une austérité totale du monde du travail, la fin de la Sécurité Sociale, la privatisation des services publics, la retraite à 70 ans etc.…

Hollande, de son perchoir, vient tout de suite de déclarer qu’il prendrait en compte ce rapport et notamment pour l’emploi. Il se moque de nous, car jusqu’à présent ces facilités d’exonération de cotisations sociales en cours jusqu’à 1,6 SMIC n’ont rien créé en emploi. Au contraire l’emploi et l’industrie se sont dégradés au rythme des allégements fiscaux et sociaux dont a bénéficié le capital sans que le travail en voit la couleur.

C’est donc une tromperie comme l’est cette renommée dont bénéficierait Gallois comme patron de gauche et de grand industriel. Quand on regarde ses prestations économiques depuis l’époque où il était directeur de l’industrie, elles sont franchement mauvaises. Si la France est dans un état de sous-développement industriel, il fait partie de ces décideurs qui ont cassé le socle industriel de notre pays notamment la sidérurgie, la machines outils, l’électronique, la navale, le textile.

Cet homme là conseillait les socialistes dans les gouvernements Fabius, Cresson, Bérégovoy, Jospin.

Sont parcours industriel, c’est comme Attila, là où il a passé, il ne reste plus que des débris industriels et des carcasses d’usines. L’aéronautique est sa seule carte de visite mais faut-il rappeler le rôle joué par les syndicats de la métallurgie CGT pour préserver l’industrie aéronautique française depuis la libération de la France et un retour historique démontrerait la chimère qu’il a de se montrer comme le talent créateur industriel.

Oui ce rapport est un coup de pied de l’âne pour ceux qui l’ont commandé et qui manifestement sont entrain, de se ranger derrière la bannière du libéralisme.

La rapport Gallois imprimera une ligne d’austérité s’il vient à être appliqué et la compétitivité sera le cheval de Troie comme méthode pour que les ménages payent la note et s’inclinent devant la majesté de la finance.

A nous les travailleurs de corriger cela par l’action.

L’essentiel de la riposte se jouera non devant le parvis de l’Elysée, de Matignon ou du MEDEF mais  bien dans la rue.

Rendez-vous est pris pour bientôt.

Affutons notre riposte.

Bernard LAMIRAND

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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