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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PRESIDENTIELLES UN PCF A LA HAUTEUR

Publié le 8 Septembre 2011 par aragon 43 in communisme

divers_067-copie-1.gifUN PARTI COMMUNISTE A LA HAUTEUR

Je viens de lire les travaux du conseil national du PCF:  mon parti.

Deux rapports excellents sur la situation générale et l'international.

Le compte rendu a du mal à refléter le niveau d'une discussion qui mériterait des développements plus conséquents.

Peut-être ont-ils été édifiants ? On ne le sait pas à travers ce qui est rapporté.

Peut-être que la forme compte rendu ne le permet pas ?

J'ai déjà dit mon manque d'intérêt pour ce genre de compte rendu d'intervention que l'on demande à faire par les intéressés pris sous les fourches caudines de quelques lignes.

Je préférerai un compte rendu analytique approfondissant les questions les plus débattues: peut-être faut-il en revenir à la synthèse des débats faits par le présentateur de l'introduction ?

Un débat a retenu mon attention: celui de l'expertise (trop ou pas assez).

Je pense que nous avons besoin d'expertise. Je dirai d'analyse politique sur les faits de société et en particulier de la crise de ce système.

Un contributeur a eu le mot juste: le capital est dans ses contradictions… oui, et elles sont fondamentales, et cela il faut le dire. Il est en contradiction avec la société et ses aspirations mais en même temps il cherche comme un animal blessé, voulant assurer sa survie, à trouver des solutions qui lui permettrait de garder la maitrise de la société qu'il domine de plus en plus par le recours à l'autoritarisme et par une démocratie élitiste.

Il veut donc faire payer sa crise systémique -durable si on s'arrange avec lui comme sont toujours prêts à le faire les socialistes -aux peuples qu'il tient sous sa férule.

Il faut donc expliquer les ressorts qui le conduise à faire payer ses crises aux peuples et aux travailleurs.

Prenons un seul fait: le plan Fillon. Dans ce plan il y  avait deux mesures qui les possédants tenaient à faire disparaitre: les plus values sur les valeurs mobilières en cas de vente et la TVA pour les grands parcs d'attraction. Elles ont été supprimées ou réduites à leur plus simple expression et d'autre part, concernant les mutualistes, ceux-ci n'ont pas obtenu la moindre mansuétude du pouvoir, ils paieront plein pot.

Et l'on pourrait trouver d'autres exemples.

Oui, il faut débattre de la dette:   mais pour exprimer le fait que ces dettes que l'on exhibe en ce moment  sont l'expression d'un système dépassé qui préfère la rente spéculative que la création de richesse.

A ce sujet, la dette est toujours considérée comme quelque chose de négatif quand il s'agit de faire peur aux gens. Et combien de fois ne nous a-t-on pas  dit la célèbre phrase: "il ne faut pas vivre au-dessus de vos moyens".

Et c'est le discours employé par les domestiques du capital qui sont au gouvernement en ce moment et ils nous accusent d'en être les instigateurs.

Mais qui a vécu au dessus de ses moyens ?

Le capital et toute la famille des nantis qui se sont servi dans les caisses.

Et les plus values qu'ils ont empoché, frauduleuses, apparaissent en dette, aujourd'hui, dans les bilans des Etats.

Ces dettes sont les fruits amers de toutes les exactions du capital sur les valeurs créées, tant par les niches fiscales que les capitalistes se sont octroyées telles les exonérations de toutes sortes que les immenses profits tirés du travail où les salariés n'ont plus que les restes.

Oui, je partage cette démarche communiste, de montrer pendant la période qui vient, aux français, les méfaits financiers de politiques ultralibérales engagées depuis les années 1980 jusqu'à aujourd'hui, tant par des gouvernements de droite que sociaux libéraux.

Prenons donc de nombreuses initiatives en ce sens mais n'oublions surtout pas que l'on peut faire autrement.

J'ai entendu dire que pendant la campagne les communistes ne cacheraient pas leur identité tout en faisant campagne pour les présidentielles et les législatives dans le cadre du Front de Gauche: voilà une bonne raison de mettre en avant les propositions des communistes, non pas pour ravaler quelque peu la façade d'un capitalisme aux abois mais pour créer du communisme par des propositions commençant à remettre en cause ce système dépassé.

Le programme partagé avec le beau mot 'l'humain d'abord" en est vecteur.

Une dernière chose par rapport à ce conseil national: attention à ce que nous n'apparaissions pas dans un débat déconnecté de la réalité.

Avec la dette, l'idéologie dominante tente de faire oublier ses méfaits, de submerger dans une sorte de psychanalyse culpabilisatrice.

Ce dont souffrent ceux que nous appelons à changer les choses, c'est d'une vie qui se dégrade de plus en plus dans tous les aspects sociaux et éducatifs.

Des millions de personnes sont devenues pauvres, un grand nombre d'entre eux ne croient plus à la politique, ne croient plus à l'action collective, parfois sont prêtes à des votes exutoires et souvent  s'abstiennent.

C'est eux qu'il faut aller voir.

Il est envisagé des marches, c'est bien… mais pourquoi pas des groupes d'aides et de réflexion pour changer les choses dans chaque quartiers et des propositions à présenter à ce niveau ?

J'ai dit, lors du vote des communistes pour le candidat à la présidentielle, que ce qui comptera c'est notre présence sur le terrain avec nos idées communistes et le projet partagé bien sûr, Mélenchon n'était pas mon candidat, mais maintenant les blés sont sous la grêle d'une crise que l'on veut nous faire payer durement, il s'agit donc, comme savent le faire des marxistes, d'être sur le terrain des idées de classe dans un moment où l'idée communiste à du sens et le capital du plomb dans l'aile.

Soyons acteurs.

 

Bernard LAMIRAND

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