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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PRESIDENTIELLES EN FINIR AVEC CETTE ELECTION

Publié le 4 Mars 2011 par aragon 43 in politique

350px-Serment du jeu de paumePRESIDENTIELLES: EN FINIR AVEC CETTE FORME ARCHAIQUE D'ELIRE UN POTENTAT

Il faut en finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel.

C'est une mascarade électorale.

Elire un homme ou une femme pour que pendant 5 ans ils peuvent décider de tout et de n'importe quoi relève de l'absolutisme et par un vote: ce qui est un comble.

Est-ce qu'au 21eme siècle, nous avons besoin d'une régence de 5 ans, de forme monarchique par voie électorale, d'un crétin entouré d'une cour composée d'oligarques, de technocrates, d'énarques, d'experts, comme au temps où les courtisans enveloppaient le seigneur de leurs recommandations et de leurs progénitures ?

Cette élection présidentielle, qui va se dérouler jusqu'en mai 2012, est à mettre à la poubelle de l'histoire des errements pseudo-démocratiques.

Elle devient pitoyable. Et le peuple qui y croyait en 1958 (illusion d'avoir son mot à dire), a vu  se détruire petit à petit cette présidentialité supposée démocratique. Cette présidence de la République au suffrage universel a été la conséquence des errements de la quatrième République et de ces gouvernements de la troisième force  (coalition gouvernementale française au pouvoir sous la Quatrième République, et regroupant la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), les radicaux, le Mouvement républicain populaire (MRP) et les modérés, pour soutenir un atlantisme US, ne survivant que par son anticommunisme viscéral, additionné aux vicissitudes du colonialisme arrivé au bout de son existence et qui n'avait plus que le choix des armes pour maintenir des peuples sous la bride.

Spectacle piteux, les prémisses de cette élection présidentielle 2012, elle nous montre jusqu'à quel point la dérive constatée dés le départ par les communistes en 1958 entraine de plus en plus de pouvoir personnel et anti-démocratique.

Car le paradoxe de cette élection au suffrage universel, que le bon sens afficherait volontiers comme le perfection de la démocratie puisque chaque français vote, c'est que c'est un vote, tout compte fait, pour empêcher que chaque citoyen participe à la vie démocratique de son pays pendant 5 ans.

Il faut donc enlever cette élection et rendre au peuple, par ses représentants, la véritable légitimité à se gouverner: celle de l'élection des députés sur liste et à la proportionnelle et placée sur le contrôle des français durant toute la législature par des formes nouvelles de contrôles démocratiques et d'interventions directes.

Plus profondément, il faut créer de nouveaux instruments démocratiques dont il serait trop long ici d'en détailler le contenu et notamment sur les lieux de travail où règne plus que jamais la dictature patronale comme celle du fric.

Il serait donc utile que cette élection présidentielle qui se fera, encore une fois, pour élire un monarque soit la dernière et celle où se dénonce la mascarade électorale de tous ces prétendants qui vont faire risette pendant des mois au peuple français.

Cette élection présidentielle et ses excès démontre aujourd'hui tout son coté archaïque:   le peuple peut se donner les clefs de la république sans avoir besoin d'un concierge à l'Elysée.

La constitution de 1958, où s'est établie cette forme de pouvoir arbitraire, est à revoir de fond en comble.

Certains (es) vont jouer le jeu de l'élection comme si de rien n'était, ils prendront les habits vermoulus de cette constitution une fois élu:  le lendemain de leur élection ils s'installeront dans les meubles pour devenir eux-aussi des petits seigneurs comme le "drôle" actuel.

C'est la fonction qui veut cela parce que érigée pour la domination de la bourgeoisie sur le peuple.

Le dernier avatar de cette présidentialisation, c'est l'hôte actuel de l'Elysée qui nous l'offre sur un plateau d'argent: il aura tout compte fait, par ses excès, authentifié ce que le PCF disait de cette élection en 1958 et en faire l'antithèse de la souveraineté du peuple. Il l'aura amenée, cette élection, au bord  de sa négation par son comportement.

Quel respect peuvent encore avoir ces français de cette fonction après de telles calamités.

L'individu dont je vous parle l'a détruite alors que le peuple dans un premier temps la considérait et la respectait comme  une valeur républicaine.

Regarder le comportement de ce président, hier, au Puy en Velay, où il porta le discours de cette vielle France des temps obscurs, de cette France populiste et liguarde, de cette France qui divise, de cette France qui dénonce son voisin ou l'étranger, de cette France couleur de lys qui ripaille et qui veut nous faire boire le calice jusqu'à lie de leurs méfaits  et de leurs amis du CAC 40.

L'élection présidentielle devrait voir les candidats de gauche dirent directement au peuple que s'ils sont élus,  ils proposeront de mettre un  point final à cette élection et que le lendemain de celle-ci, ils demanderont au peuple de voter une nouvelle constitution confiant la gouvernance aux citoyens et à une assemblée nationale placée sous le contrôle de ceux-ci.

J'attends que le PCF propose cette direction et que son candidat mène bataille dans ce sens et à contre courant de toute cette médiacratie qui ne voit que quelques futurs potentats de gauche comme de droite y compris la mégère du front national.

Puisque la mode est actuellement de faire des appels, d'en faire un réclamant la fin de la fonction de président de la république élu au suffrage direct serait une bonne chose.

Allons courage… semons… indignons-nous et révoltons-nous.

 

Bernard LAMIRAND

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