Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PRESIDENTIELLES DROITE ET BOURGEOISIE EN MANOEUVRE

Publié le 5 Septembre 2011 par aragon 43 in communisme

divers_005.gifPRESIDENTIELLES: DROITE ET BOURGEOISIE EN MANŒUVRE POUR GARDER LE POUVOIR

Un socialiste, Guy Mollet, ancien président du conseil, du temps de la 4eme République, racontait que le droite française était la plus bête du monde.

Il s'était lourdement trompé: il passa sous les fourches caudines des intérêts de celle-ci dans des opérations militaires comme celles du Canal de Suez et des guerres coloniales qu'il dû mener pour elle.

Cette droite, responsable des guerres coloniales, avait su ainsi embrigader les socialistes de l'époque pour défendre ses dividendes et du même coup, face à l'échec prévisible des socialistes, en retirer le bénéfice en faisant triompher De Gaulle comme sauveur suprême et auteur de cette abominable 5eme république.

Une vieille citation dit: la bourgeoisie ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

On peut être tenté de le croire au vu de ce qui se passe actuellement dans les coulisses du pouvoir mais aussi de la sociale-démocratie. N'avait-elle pas déjà anticiper la chute de Sarkozy en lançant par médias interposés la candidature de Strauss-Kahn avant ses déboires charnels.

Faire supporter par la gauche la crise peut ressembler à ce qui s'est passé en Algérie où la droite colonialiste de l'époque a fait porter par la SFIO et les centristes de l'époque une autre situation de crise qui a entraîné des centaines de milliers de morts de part et d'autres.

Certes, on dit que l'histoire ne se répète pas mais on dit aussi qu'elle peut bégayer.

N'est-elle pas entrain de bégayer en ce moment ?

Sarkozy est en difficulté, le phénomène de rejet semble définitif, le pays traverse sa crise la plus profonde depuis 1945, et il cherche à faire supporter cette crise par le PS et les mesures qu'il prend actuellement ainsi que la règle d'or vise à intégrer les dirigeants socialistes dans la même nasse que celle de l'Algérie: l'union sacrée pour défendre hier les riches colons et aujourd'hui les gros financiers du CAC 40.

A droite et au centre, Raffarin, Borloo, Villepin, semblent de plus en plus ne plus croire en un deuxième mandat de Sarkozy et les appels du pied vers les socialistes ( en particulier Hollande) se font pressants.

Le fait que Raffarin se distingue contre une mince partie des mesures Fillon, le fait que toujours le même Raffarin dit toute sa sollicitude pour Strauss-Kahn, qui a de grandes qualités dit-il (on sait lesquelles), tout cela montre que les manœuvres sont en cours pour que la bourgeoisie française puisse passer le cap des présidentielles en gardant le pouvoir tant avec des hommes situés à droite que des hommes situés à gauche mais empreints de libéralisme.

Le retour à Paris de Strauss-Kahn, ponctué par une présence médiatique impressionnante, est une opération politique pour le réintroduire rapidement dans le concert politicien qu'il s'agira de mettre en place au second tour pour élire, s'il le faut, un socialiste bon teint libéral.

D'ailleurs, au parti socialiste, la machine électoraliste est en marche pour cela. Certes la règle d'or venant de Sarkozy est inacceptable car elle remettrait en selle le monarque mais à y regarder de plus près, les socialistes ont avalé leur chapeau;  à part Montebourg, tous les candidats aux primaires ont accepté de ramener la dette en 2013 à 3% et bien sûr, ils seront obligés, pour y parvenir, à demander d'énormes sacrifices aux français et en particulier aux travailleurs comme en Grèce avec Papandréou ou en Espagne avec le Zélé Zapatero.

Hier, le candidat du Front de Gauche, Mélenchon, a démontré les conséquences d'une telle politique branchée sur la règle d'or et les dégâts pour l'économie nationale: il a raison.

Quand Hollande et Aubry déclarent que Strauss-Kahn avec ses compétences comme directeur du FMI est utile pour la France, assurément ils choisissent d'aider le capital dans sa crise, les riches, les spéculateurs plutôt que le peuple.

Le scénario des années de crise coloniales peut se reproduire sous une nouvelle facette, celle de la crise et l'on pourrait voir, au fur et à mesure que l'échec de Sarkozy sera patent, des alliances se constituer et les petites phrases de Raffarin vantant les mérites de Strauss-Kahn, celles en écho des socialistes pour utiliser les compétences de celui qui a mis le peuple grec sur la paille montrent que la politicaillerie est en marche.

Raison de plus pour le PCF d'être lui-même, bien sûr, avec son candidat, pour décoder toutes ses manœuvres mais surtout montrer qu'un autre chemin est possible et là l'idée communiste est importante car ce système ne peut être raccommodé mais dépassé par des mesures autres que les accompagnements de crise que nous préparent les socialistes.

Cela dit, pour que ce scénario d'une alliance terrible socialo-centristes, voir certains UMP, ne se produit pas, pour que la gauche s'unisse, il n'y a qu'une seule alternative possible, c'est l'irruption du peuple, des travailleurs en lutte, des indignés, de grandes manifestations durant toute la période prochaine sur tous les sujets où droite et sociale-démocratie libérale à l'image de Valls vont tenter d'accorder leur violon de crise.

M'est parvenue ce matin, en lisant l'humanité, les décisions du CN du PCF avec un réel espoir que la campagne électorale du Front de gauche  ne sera pas celle d'érudits politiques mais celles des luttes et je partage ces propositions de marche, de manifestations, de débats dans tous le pays et surtout d'une campagne collective associant tous les communistes.

C'est le peuple qui doit décider du programme et ce programme doit s'imposer.

Le programme partagé est une réponse à la crise, une réponse pour commencer à dépasser ce système capitaliste.

C'est la seule manière de mobiliser les travailleurs pour le vote, c'est la seule manière d'éviter un vote utile consistant qu'à se séparer de Sarkozy pour n'avoir qu'un autre monarque qui le singe pendant cinq ans.

 

Bernard LAMIRAND

Commenter cet article