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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PCF ET LES PRESIDENTIELLES

Publié le 12 Février 2011 par aragon 43 in communisme

divers_005.gifPCF ET LES PRESIDENTIELLES

Quel jeu joue la direction de notre parti ?

Je suis en droit de m'interroger.

J'ai déjà dit mon opinion sur la méthode décidée par le conseil national pour déterminer notre positionnement pour les élections présidentielles.

Je ne sens vraiment pas un vrai débat communiste pour situer notre projet communiste avant de le mettre en relation avec ceux de nos autres partenaires du Front de Gauche.

J'ai l'impression d'une simple alliance électoraliste pour se préparer à gouverner avec les socialistes si ceux-ci reviennent au pouvoir: une sorte de ragoût de gauche plurielle.

Ainsi aucun débat de fond entre les communistes dans les sections et dans les fédérations pour présenter un projet communiste avant qu'il puisse être versé dans le pot commun d'un front de gauche qui ne doit pas être un parti mais un rassemblement de luttes pour moi.

J'ai remarqué que les autres partis travaillaient leurs propres projets. Bien sûr on me dira que circulent des textes, que l'on fait appel aux communistes pour faire des propositions, mais cela ressemble plus à une formalité à faire avant une mise en commun qui semble déjà bien réglée. Je ne sens pas la dynamique communiste s'établir sur un projet porteur.

Je sens plutôt un alignement sur les positions de Mélenchon devenu une sorte de cache sexe de nos insuffisances.

Ainsi des communistes s'expriment de plus en plus pour s'interroger sur la démarche communiste pour préparer les présidentielles. Cette élection, dont des camarades  considèrent qu'il vaut mieux ne plus présenter de communistes de peur d'un nouvel échec, montre le manque de courage politique du parti. Notre parti est né justement du courage d'affronter à contre courant la société capitaliste. Et puis l'élection présidentielle, en ce moment, c'est une occasion d'avoir un candidat qui la casse et qui montre jusqu'à quel point Sarkozy a conduit la fonction de la présidence de la République: une sorte de république oligarchique et anti-démocratique. Et puis en ce moment de crise durable, l'élection présidentielle peut-être le moyen de faire du communisme son grand retour sur la scène publique et de redonner de la grandeur aux idées communistes.

Un candidat communiste semble vouloir mener ce combat, c'est Chassaigne.

Mais il est laissé pour compte et l'appui de la direction PCF lui est parcimonieusement donné. Hier à Nantes, il a exprimé son malaise de communiste en disant qu'il  se faisait une autre interprétation du Front de gauche: "le front de gauche ne doit pas s'enliser dans des questions purement électorales et se limiter à coélaborer son projet avec les autres forces qui le composent. "Le mouvement social n'est pas une antichambre où l'on attendrait des changements venus d'en haut". Et un autre camarade dans le débat des lecteurs disait "  il ne faudrait pas que les communistes aient le sentiment que les dés sont pipés et que le choix est déjà fait. Ce serait néfaste pour la campagne quelle que soit la candidature retenue ainsi que pour l'élargissement du Front de Gauche".

Un sentiment de malaise règne chez des communistes comme moi qui ont l'impression qu'on leur demande d'écrire le scénario d'une pièce qui serait déjà jouée. J'en veux pour preuve les appuis à tous de bras donnés à la candidature de Mélenchon et j'ai été étonné de voir l'ancienne première secrétaire du PCF, Marie George Buffet, venir soutenir dans le Nord,  le déplacement de Mélenchon ainsi rapporté par l'humanité de vendredi : " Front de Gauche cap au Nord" et quelques lignes dans l'article indiquant: " en fin de journée, il a été (Mélenchon) rejoint par Marie Georges Buffet (PCF) et Christian Piquet (Gauche unitaire)" et deux jours avant, une belle photo, toujours de Marie George Buffet avec Mélenchon. Cela m'apparait comme la promotion de cette candidature alors qu'il y en a d'autres.

Je n'aime pas ces façons de faire pour accréditer tout compte fait qu'il y a qu'une candidature à retenir et faire pression sur les adhérents communistes pour en arriver à une sorte de fait accompli au moment de leur décision.

J'avais jusqu' à présent éviter de me prononcer dans les appels auxquels j'avais été sollicité, n'en faisant pas d'habitude, mais la tournure prise par la direction du PCF, m'amène à me prononcer pour Chassaigne car je suis sûr qu'il mènera un combat dépassant ces œuvres politiciennes et politicardes de plus en plus rejetées par notre peuple.

Bernard LAMIRAND

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