LE MEDEF VA T'IL LEGIFERER A LA PLACE DES DEPUTES ?

Publié le 2 Avril 2013

arton42.jpgLE PARLEMENT AUX ORDRES DU MEDEF OU SOUCIEUX DE L’INTERET GENERAL ?

Nous le savons, l’ANI, accord sur la flexibilité, texte félon signé par trois organisations syndicales et le Medef, nous ramène en arrière et satisfait la soif des profit des grandes entreprises du CAC40  en organisant la mise en concurrence des salariés français concernant leurs conditions d’emploi et de travail dans les entreprises et services.

Je ne reviens pas sur l’analyse du texte qui entraine une flexibilité accrue des travailleurs, une précarité de leur emploi et de leur salaire.

Simplement de dire que toutes les facilités sont attribuées au patronat pour organiser au mieux l’exploitation des salariés selon ses besoins du moment.

L’édifice social en garanties collectives construit depuis les premiers pas du mouvement ouvrier est remis en cause avec la bénédiction d’un gouvernement de gauche social-démocrate.

C’est sans précédent, même les gouvernants les fourbes depuis la libération n’avaient osé aller aussi loin.

Chacun, chacune, sait que ce sont les luttes qui ont permis d’agréger des acquis sociaux importants tout au long du vingtième siècle, ne serait-ce que par les conventions collectives et sur le plan législatif par le code du travail.

Des hommes et de femmes ont parfois fait le sacrifice de leur vie pour que le salarié se libère de ses chaines et entraves de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Ces conquêtes sociales seraient vidées de leur contenu et feraient place à une sorte de terre brulée du capital dans l’entreprise si le législateur venait à se faire abuser par cet accord scélérat.

L’accord des partenaires « antisociaux » est de passer par-dessus bord tout l’arsenal de défense du monde salarié sous prétexte de baisse du coût du travail, un comble pour des syndicats qui devraient défendre ce dits coût qui n’est que richesse produite et accaparée par les actionnaires.

Le patronat aurait ainsi toutes les cartes en mains pour obliger les salariés à accepter ses conditions et le contrat de travail deviendrait une sorte de contrat éphémère en fonction de la recherche du profit maximal.

Le parlement, en transposant cet accord, abandonnerai pour la première fois dans ce pays son rôle de législateur social pour le laisser entre les mains du patronat qui vient de nous donner un premier aperçu de sa façon de décider du social dans son entreprise ou sa branche.

Une telle chose serait pour le parlement un déni dans sa fonction de législateur de protéger le citoyen sur sa vie et ses conditions de travail.

Le président de la République n’a pas à faire pression sur les députés et sénateurs pour qu’ils appliquent un texte qui ne défend pas l’intérêt général.

La pression qu’il exerce vers les députés est inadmissible et de surcroit inacceptable quand il leur dit d’aller demander la permission aux signataires s’ils envisagent de modifier le texte jusqu’à la virgule.

Le 9 Avril soyons tous dans la rue pour exiger des parlementaires de gauche qu’ils défendent le droit et rejettent les fricotages entre la droite, le patronat et certaines organisations syndicales.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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