MITTAL VA RECEVOIR DE AYRAULT UN BEAU CADEAU DE NOEL

Publié le 7 Décembre 2012

APRES AVOIR CAPITULE EN RASE CAMPAGNE DEVANT MITTAL, AYRAULT VA LUI FAIRE UN MAGNIFIQUE CADEAU AVEC LE CREDIT D'IMPOT ET PENDANT CETEMPS LES TRAVAILLEURS TRINQUERONT A NOEL
Mittal : l'Etat pourrait lui faire un cadeau de 30 millions d'euros

mittal

Grâce au pacte de compétitivité et à son crédit d'impôt recherche "sans condition", l'Etat pourrait bientôt verser entre 20 et 30 millions d'euros à une société comme Mittal. De quoi provoquer une certaine gêne.

Publié le 06 décembre 2012, 17h02

Dans un dossier déjà plus qu'épineux, l'information pourrait faire l'effet d'une bombe. Selon Le Parisien, le Fisc pourrait bientôt signer "des gros chèques" aux multinationales. En cause : le pacte de compétitivité et plus précisément sa traduction concrète dans un crédit impôt. Le "crédit d'impôt pour la comppétitivité et l'emploi", d'ores et déjà voté par l'Assemblée nationale, va bénéficier à toutes les entreprises sans exception. Un arbitrage rendu par Jean-Marc Ayrault alors que certains élus de gauche voulaient conditionner cette aide à l'investissement ou la réserver aux petites et moyennes entreprises. Deux socialistes ont tenté de faire des projections. Et les premiers chiffres sortis de leur calculette sont sujet à controverse. Selon l'économiste Karine Berger, secrétaire nationale du PS à l'Economie et le député de l'Essonne Jérôme Guedj, en "régime de croisière", le crédit d'impôt pourrait en effet pousser l'Etat à accorder un allègement d'impôts équivalent à 20 ou 30 millions d'euros pour la société Mittal. Selon Jérôme Guedj, plutôt classé à la gauche du PS, il s'agirait de l'équivalent du chèque accordé par Nicolas Sarkozy à Liliane Bettencourt. Une entreprise comme Sanofi, qui supprime en ce moment plusieurs centaines de postes malgré un bénéfice de 5 milliards d'euros, pourrait gagner encore plus : entre 30 et 40 millions d'euros toujours selon Le Parisien.

Ces calculs sont rendus publics au pire moment pour le gouvernement. Alors que ce week-end, l'accord passé entre Matignon et Mittal prévoyait de faire de Florange une vitrine pour le projet Uclos, un prototype de haut fourneau nouvelle génération permettant de produire de l'acier sans émettre ou presque de CO2, la Comission européenne a annoncé qu'ArcelorMittal avait retiré son dossier du projet. Une énième révélation sur le dossier Mittal qui a été vécue comme un "bras d'honneur" par les salariés de Florange. L'appel d'offre pour le projet Uclos est européen et devait bénéficier de financements communautaires. Le géant de l'acier, qui pourrait donc bénéficier en sus d'aides publiques, est-il vraiement décidé à péreniser le site et à préserver ses emplois ? L'Indien s'est empressé de sortir ses lances à incendie. Main dans la main avec le gouvernement, il afirme que sa participation au projet Uclos est simplement victime d'un "contretemps". Le groupe parle de "problèmes techniques" et estime qu'Ulcos n'est pas encore suffisament abouti pour demander un financement européen. Un nouveau dossier de candidature est promis. Peu convaincu par cette version des faits, Edouard Martin, le représentant CFDT de Florange, a annoncé ce jeudi après-midi l'occupation des hauts fourneaux.

EN VIDEO - Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a défendu ce jeudi sur RTL la solution qu'il a choisie sur Florange.

Rédigé par aragon 43

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