MARIO MONTI S'INQUIETE: TANT MIEUX, C'EST QUE CA BOUGE ...

Publié le 6 Août 2012

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nMARIO MONTI S’INQUIETE : TANT MIEUX, C’EST QUE CA BOUGE …

Le Président du conseil italien vient de s’inquiéter concernant les tensions entre les pays européens concernant les politiques économiques de l’Europe avec le risque d’un éclatement de la zone euro.

Que dit-il ? Selon la revue économique « Challenges » : « Il a indiqué avoir évoqué avec la chancelière allemande, la montée dans l'opinion italienne d'un ressentiment à l'égard de l'Allemagne et parfois d'Angela Merkel elle-même, mais aussi de l'Union européenne (UE).

Un aveu de taille, mais qu’il essaye de circonscrire à un ressentiment entre les peuples sur qui paye et  qui reçoit, alors que le ressentiment tend à être contre les politiques d’austérité menées partout en Europe ( une façon de biaiser le problème).

Une chose est certaine, Mario Monti est bien obligé de l’avouer :  les peuples en ont marre de ces décisions qui les frappent de plein fouet qui détruisent les acquis sociaux pour payer les frasques bancaires et les profits exorbitants réalisés par les grandes multinationales et les fonds capitalisés.

L’Union Européenne est considérée comme la responsable de cet appauvrissement des Européens pour favoriser le marché libre et non faussé auquel le peuple français s’est prononcé par référendum contre mais que d’autres peuples en auraient fait autant si le pouvoir de s’exprimer leur avait été donné.

L’Europe dans sa constitutionalité est remise en cause parce qu’elle sert non l’intérêt général mais des intérêts particuliers : ceux de la bourse, des profiteurs et des voleurs que l’Europe libérale et capitaliste couvre et protège.

Les mouvements sociaux font peur et c’est cela qui inquiète Monti dans son pays mais aussi ce qui se passe en Espagne après la Grèce et ce qui va se passer à la rentrée avec cette décision des syndicats des industries Européennes de manifester le 9 octobre dans toute l’Europe pour que s’arrête la casse industrielle.

Les traités signés par les 27 de l’Europe sont des traités qui frappent les peuples, détruisent non seulement leur emploi, leur pouvoir d’achat, leurs accès à la santé et à la retraite mais détruisent pour des dizaines d’années tout espoir de croissance et de progrès pour satisfaire l’appétit des actionnaires.

Il faut exiger des référendums partout pour s’opposer à cette politique d’austérité et en France, le parti communiste, le Front de Gauche plus largement, appelle à ce que par une pétition l’exigence que le peuple se prononce se fasse par référendum.

Hollande, s’était engagé à renégocier ces décisions européennes prises du temps de Sarkozy : il doit respecter sa parole.

Il ne peut considérer que l’ajout de quelques lignes sur un hypothétique croissance réglera le problème : c’est de l’enfumage pur et simple.

L’austérité va jeter des centaines de milliers de personnes au chômage dans notre pays et ailleurs en Europe ; le taux de chômage va atteindre les 10 % dans notre pays et ce gouvernement socialiste ne pourra tenir longtemps la route sur :  « c’est la faute de son prédécesseur ». Il est aux manettes et c’est à cette gauche au pouvoir de prendre des décisions autres que celles de l’austérité et de laisser les grands groupes industriels et financiers licencier des centaines de milliers de salariés pour relancer leur profit et leurs dividendes.

S’il ne fait rien, s’il se contente d’accompagner les décisions patronales, ce gouvernement va au devant de graves vicissitudes et notamment de la montée en masse d’un mécontentement qui ne pourrait profiter alors qu’à la réaction de droite qu’elle soit conservatrice ou extrême.

Il importe donc que le mouvement syndical prenne ses responsabilités et l’heure n’est plus aux ronde de jambes dans les ministères avec les redites des périodes de 81 à 84 où Mauroy expliquait qu’il fallait de  l’accompagnement social face à la réaction patronale de fermer des entreprises importantes : il poussa d’ailleurs les choses à leur extrême en faisant des entreprises nationalisées les lieux de restructuration les plus importants comme la sidérurgie, la navale, la machines outil et aussi l’industrie électronique auquel il ne donna pas les moyen de son évolution.

L’heure  doit être carrément à l’action et aux luttes pour que le Président de la République et son gouvernement élu par le peuple de gauche n’en vienne pas à pratiquer la même politique économique et sociale que ce qu’a pu faire la droite sarkozienne.

La meilleur façon de l’aider, c’est bien de lui donner un coup de pied aux fesses pour qu’il prenne la bonne direction.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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