MALI DECLARATION DU PCF

Publié le 13 Janvier 2013

arton335-7c5d3.gifMali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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Gourmel Michel 14/01/2013 10:27


Mali, les vraies raisons de la guerre coloniale d’Hollande :


Pour mieux comprendre cette nouvelle guerre coloniale, la carte est bien utile.


1ère raison : Le Pétrole … Total !


… Le bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit
le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie…


2eme raison : La déstabilisation du Sahel


Cette pauvre France qui sera encore obligée d’intervenir au Mali comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire et en Libye où le peuple savoure désormais le fruit de la démocratie comme jamais il n’en
était aussi savoureux dans aucune autre grande démocratie du monde.


(NDLR : Un des but de la guerre en Libye était la déstabilisation du Sahel dans le but de
pouvoir instaurer des guerres sans fin)


http://blogs.mediapart.fr/blog/ausmidt/090412/mali-les-raisons-francaises-de-la-destabilisation-du-mali


3ème raison : à 2 pas, côté Niger, les mines d'uranium
d'Areva : Arlit et surtout Imourarene (à 70 km au sud d’Arlit)


Niger : Areva
exploitera une nouvelle mine d'uranium en 2014


(Info Gérard G.) Areva va bientôt débuter l'exploitation d'une nouvelle mine d'uranium au
Niger. Une activité sans risque pour les hommes ni pour l'environnement, assure l'entreprise. Ce que contestent vivement les ONG, qui s'inquiètent.


Le nucléaire français a encore de l’avenir. Areva, leader mondial de l’énergie nucléaire, doit en effet débuter fin 2014 l’exploitation d’une troisième mine d’uranium au Niger, sur le site
d’Imouraren, dans le nord du pays.


Le gisement, de 8 km de long sur 2,5 km de large, contient une grande quantité de cet élément radioactif naturel. Areva va en extraire 5 000 tonnes par an sur au moins 35 ans, pour alimenter les
centrales françaises notamment. Mais le gisement étant situé entre 110 et 170 mètres de profondeur, il va falloir extraire 3,8 milliards de tonnes de roches (!) pour atteindre le précieux
élément. Le paysage désertique va vite voir pousser sur 200 km2 –
l’étendue du site industriel – des collines de roches...


Une mine qui donne soif aux bêtes


Une fois le précieux élément extrait, il va encore falloir utiliser beaucoup d’eau et de produits chimiques afin de le séparer de la roche. On ne devrait en effet trouver en moyenne que 800
grammes d’uranium par tonne de roche extraite…


Des collines de résidus radioactifs à l’air libre...


... mais 100% sûrs, selon l’entreprise


Des roches dites « stériles » qui polluent quand même les villes…


http://www.novethic.fr/novethic/rse_responsabilite_sociale_des_entreprises,sites_et_riverains,niger_areva_exploitera_nouvelle_mine_uranium_en_2014,138191.jsp


 


Washington envisage ( ? !) d'appuyer la France


L’art des médias de faire croire aux français qu’ils ne sont pas seuls et que c’est l’occident qui combat l’empire du mal au
Mali, alors que les autres pays occidentaux se croisent les doigts !


http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/12/mali-dernieres-informations-armee-francaise_n_2461378.html?ref=topbar


7 mois après, les USA se tâtent toujours pour savoir s’ils vont faire quelque chose … contre Al Qaeda nous dit-on mensongèrement (1 mois
en Libye nous a-t-on fait croire officiellement).


 


Hollande avait promis une intervention dans le cadre de l’ONU, menteur !


Mali : Hollande affirme que "la France répondra strictement dans le cadre" de l'ONU


http://www.lemonde.fr/afrique/video/2013/01/11/mali-hollande-affirme-que-la-france-repondra-strictement-dans-le-cadre-de-l-onu_1815977_3212.html


La France prête à soutenir
une intervention militaire au Mali (Le Drian)


«Une intervention militaire africaine dans le nord du Mali pour y restaurer la souveraineté du pays est inévitable et la France est prête à la soutenir même si elle ne peut en prendre
l'initiative», a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. «La
France n'a pas à prendre d'initiative militaire au Mali», a-t-il dit sur France Inf