les sénateurs communistes et du Front de gauche rejettent l'austérité

Publié le 8 Novembre 2012

Jeudi 8 novembre 2012

Les sénateurs communistes et du Front de Gauche

rejettent l'austérité

Le gouvernement a essuyé un nouvel échec au Sénat, mercredi 7 novembre, avec le rejet en séance du projet de loi de programmation budgétaire 2012-2017, qui fixe les objectifs du gouvernement sur la durée de la législature.

Comme pour le projet de loi sur les tarifs de l'énergie rejeté la semaine dernière, alors que la droite et les centristes restaient arcboutés sur une opposition de principe au gouvernement, se sont les sénateurs communistes et du Front de Gauche qui ont eu raison du texte. La loi de programmation fixe prévoyait notamment un déficit limité à 3 % du PIB en 2013 et à 0,3 % en 2017, alors qu'il est de 4,5 % cette année.

Les sénateurs communistes ont expliqué leur vote par "le refus de l'austérité" et leur opposition à une loi "filleule du traité budgétaire européen".  La droite de son côté réclamait encore plus d'austérité, d'autant plus motivée que la veille le 1er ministre avait laché 20 milliards aux patrons cèdant sous la pression du Medef et des groupes capitalistes. C'est ce qui fit affrimer par Eric Boquet sénateur communiste"C'est une tout autre logique anti-libérale que nous portons".

Les écologistes et les radicaux de gauche ont apporté leur soutien au gouvernement et ont voté l'austérité. Le chef de file du groupe écologiste Jean-Vincent Placé a semblé cependant gêné. Il a qualifié de "précipitée" la trajectoire du désendettement avec des conséquences "qui pèsent trop lourd pour être supportées sans séquelles", mais approuvé le choix du gouvernement car "la confiance ne se divise pas". Alors que de son côté, Jean Arthuis, pour les centristes, a regretté "qu'on n'aille pas plus promptement vers un allègement des charges et une hausse de la TVA".

Même François Marc, rapporteur général PS de la commission des finances, semblait gêné. "La situation n'est pas banale puisque j'interviens en tant que rapporteur d'un texte que la commission, contrairement à ma préconisation a décidé de rejeter", a-t-il souligné, avant de défendre titre personnel" de la politique budgétaire du gouvernement.

Le projet de loi de programmation budgétaire, inscrit en procédure accélérée, va être soumis à une Commission mixte paritaire, composée de 7 sénateurs et 7 députés, avant que l'Assemblée nationale n'ait le dernier mot. 

Mais son rejet au Sénat montre qu'un bras de fer est définitivement entamé entre l'exécutif et les communistes. La gauche, avec ses quatre composantes - PS, écologistes, radicaux de gauche et Front de gauche -, ne dispose au Sénat que de 6 voix d'avance. La défection de l'un ou l'autre de ces groupes suffit à la mettre en minorité. Après deux rejets facilités par les sénateurs communistes, le projet de budget de la sécurité sociale puis le projet de loi de finances pour 2013 devraient connaître le même sort.

Les élus communistes ont été reçus par la ministre de la santé Marisol Touraine et Jérôme Cahuzac, qui n'ont voulu faire aucune concession. Ils seront reçus par le premier ministre Jean-Marc Ayrault; jeudi. 

Les sénateurs communistes représentent 4 millions d'électeurs (11.1%) sans lesquels Hollande et les députés socialistes n'auraient pu être élus. Comme ils l'ont réaffirmé à plusieurs reprises, ils veulent être respectés et entendus afin que puisse s'affirmer dans les votes des sénateurs une majorité de gauche dont a besoin le gouvernement pour fairte passer une partie de sa politique. 

Or aujourd'hui, le Parti Socialiste et le gouvernement méprisent les sénateurs communistes, ils les ignorent oubliant que ce sont eux qui font la majorité de gauche au Sénat. Mépriser les sénateurs communistes et du Front de Gauche c'est mépriser les 4 millions d'électeurs de gauche qui ont fait élire Hollande et les députés PS et EELV. Nos sénateurs porteurs de l'intérêt général, ont une démarche saine et juste, celle de combattre ce qui est mauvais pour la France et son peuple dans la politique gouvernementale (l'austérité) dont les oreilles sont trop ouvertes aux sirènes patronales et des marchés financiers.

 

Le 8 novembre 2012

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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