LES RETRAITE MALTRAITES

Publié le 17 Mars 2013

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Un monstre à 3 têtes: Medef-Sociétés d'Assurances

Gouvernement pour engloutir les pensions

des retraités

 

LES RETRAITES MALTRAITES

Depuis quelques jours, à nouveau, se déclenchent un tir de barrage contre les retraités-es et surtout contre leur droit à avoir la pension prévue par le régime général et celui des retraites complémentaires.

L’engagement était de leur fournir au moment de la retraite une pension représentant l’évolution salariale de leur carrière  tenant compte du coût de la vie et de la croissance des salaires moyens.

Cet engagement initial est pour ainsi dire déposé sur la table des renoncements.

Rappelons que la pension de retraite est un salaire socialisé. Elle est le prix de la force de travail. Elle n’’est pas une charge sociale.

Comme les retraités-es ne peuvent être touchés par des mesures tel l’allongement de l’âge de la retraite, il ne reste pour les pourfendeurs de la retraite par répartition qu’à s’en prendre au niveau de leur retraite.

C’est ce qu’ils tentent de faire en ce moment.

Le Medef vient de marquer un point en obtenant pendant trois ans ( et pourquoi pas le prolonger par la suite)  une baisse de la pension pour les Complémentaires avec l’insistance pour que le gouvernement en fasse de même pour le Régime général.

Il est inacceptable que des organisations syndicales ( CFDT-FO-CFTC) aient pu signer la baisse des retraites comme  le disait un retraité très en colère lors d’un échange samedi dernier.

Mais l’affaire risque de ne pas en rester là. Chacun se rappelle, qu’il y a quelques années, le patronat avait orchestré une campagne sur les « retraités privilégiés » et l’on voyait des retraités ( une minorité)  à la télévision, s’offrir des vacances de milliardaires dans les iles paradisiaques.

Cette campagne rebondit aujourd’hui et l’on nous présente les retraités comme des nantis ; en effet certains experts  considèrent qu’il faut s’attaquer à la valeur patrimoniale que possèderait le retraité.

L’idée ferait son chemin d’une retraite minimale pour les plus fragiles et une sorte d’abattement pour les autres en fonction de la valeur de leur patrimoine immobilier allant jusqu’à détecter les épargnes mis de coté pour les vieux jours.

C’est scandaleux.

Le régime de retraite par répartition et solidaire a été mis en place à la libération par un ministre communiste, Ambroise Croizat ; il repose sur des retraites en fonction des salaires  reçus à partir des meilleures années de salaires et selon ce que chacun contribue.

Décider d’y retrancher la valeur patrimoniale remettrait en cause cet édifice.

Ces experts, attitrés certainement par le Medef, peut-être aussi par le gouvernement -nous verrons bientôt- visent le patrimoine des retraités salariés mais vous ne les entendrez jamais parler du patrimoine de ceux qui protègent leur butin en le cachant en Suisse, au Benelux ….

C’est ignoble de s’en prendre aux retraités salariés au lieu de s’en prendre à ceux qui accumulent les richesses prises sur la valeur ajoutée au détriment du monde du travail.

Et puis, comment ne pas être révolté, quand on sait que ces retraites sont les fruits de cotisations versées par ces salariés du temps de leur activité et en fonction de leur niveau de qualification auquel correspondait un salaire.

On peut appeler cela de la spoliation en matières de retraites.

En effet, ils s’en prennent à tous ces familles de retraités salariés qui ont acquis leur maison, leur appartement, avec des prêts et des intérêts élevés pendant 25 à 30 ans.

Considérer que la valeur de ce patrimoine doit faire partie du calcul de la pension de retraite est choquant.

Bien sûr d’autres salariés n’ont pu y parvenir et payent des loyers prohibitifs, mais qui sont responsables de ces loyers iniques sinon les profiteurs qui dévalisent ces retraités pauvres. Est--ce donc une raison pour s’en prendre à ceux qui ont pu construire souvent en se serrant la ceinture. Certainement pas !

Nous voyons là le jeu patronal, celui de diviser les retraités,de les opposer les uns aux autres et éviter ainsi  les vrais solutions: celles de faire payer les revenus du capital et de s’en prendre à leur patrimoine foncier et financier acquis indument.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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